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10 DECEMBRE 2009
Navi Pillay [Onu] Thorbjørn Jagland
[Conseil de l’Europe]
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NATIONS UNIES, 61e ANNIVERSAIRE DE LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME
__Ban Ki-moon appelle à lutter contre la discrimination
| LE MESSAGE DE BAN KI-MOON |
A l'occasion de la Journée des droits de l'homme, célébrée le 10 décembre 2009, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a lancé un appel pour que tout un chacun, "à tous les niveaux", se joigne aux Nations unies et aux défenseurs des droits de l'homme partout dans le monde afin de combattre la discrimination.
La date du 10 décembre a été choisie en référence à l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme par les Nations unies, le 10 décembre 1948, à Paris. Cette année coïncide aussi avec l'anniversaire de l'adoption il y a 30 ans de la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes (CEDAW).
La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, a rappelé pour sa part que le concept de non discrimination se trouvait au cœur même de la notion de droits de l’homme. Et bien qu'il soit le thème officiel choisi cette année, ce concept devrait l'être "de manière non officielle tous les jours, tous les ans, pour tout le monde". Navi Pillay, qui a passé cette journée dans son pays, l'Afrique du Sud, a souligné que "lorsque l'on embrasse la diversité, on apporte une richesse et une profondeur supplémentaires à nos sociétés".
Cette journée a donné lieu à diverses manifestations autour des droits de l'homme. Au siège des Nations unies, à New York, une réunion spéciale intitulée "Race, pauvreté et pouvoir" était organisée. Figurait aussi au programme des manifestations, la 12e conférence des étudiants sur les droits de l'homme qui accueillait des échanges à distance entre des jeunes à New York, en France et au Mexique.
A Genève, des femmes de 28 pays se sont retrouvées dans le cadre d'une réunion consacrée aux femmes dirigeantes. Dans son allocution d'ouverture, la haut commissaire adjointe aux droits de l'homme, Kyung-wha Kang, a appelé les participants à se pencher plus particulièrement sur la protection des droits des femmes et sur les meilleurs moyens pour les femmes dirigeantes de contribuer à cet effort dans leurs pays respectifs.
A Bagdad, le Représentant spécial du Secrétaire général en Irak, Ad Melkert, a appelé le gouvernement central, celui du Kurdistan et les autorités locales à "entreprendre des actions durables et concrètes pour promouvoir et protéger les droits des minorités et pour mettre un terme à la tendance récente à pousser au déplacement forcé et à l'émigration des minorités, les minorités religieuses en particulier".
Pour sa part, le Représentant spécial des Nations unies pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a constaté qu'une génération entière de Somaliens "grandissait sans jamais avoir eu la chance de savoir ce que cela voulait dire de vivre dans un environnement pacifique et stable où les droits sont respectés". Il s'est dit convaincu que "les responsables de la perpétuation du conflit constituaient une petite minorité qui a causé des dommages incalculables et auxquels il sera exigé des comptes. L'impunité ne peut durer toujours".
A Dili, le Représentant spécial du secrétaire général au Timor Leste, Atul Khare, a souligné l'importance du rôle de l'Etat et de la société civile pour mettre un terme à la violence contre les femmes. S'exprimant lors d'une séance spéciale du Parlement timorais, il a exprimé l'espoir que les députés adopteraient une disposition prévue dans le projet de nouveau code pénal qui criminalise la violence domestique.
Enfin, la directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), Thoraya Ahmed Obaid, s'est vu remettre le prix des droits de l'homme Louis B. Sohn qui distingue les personnes ayant apporté une contribution significative aux droits de l'homme. Ban Ki-moon lui a rendu hommage à cette occasion rappelant le rôle de Mme Obaid dans l'avancement des droits des femmes en matière de procréation.
• BAN KI-MOON | LES ENGAGEMENTS ABSTRAITS EN FAVEUR DES DROITS DE L'HOMME NE SUFFISENT PAS, IL FAUT COMBATTRE LES INEGALITES ET L'INTOLERANCE PARTOUT OU ELLES SONT
Message du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, le 10 décembre 2009.
Nul ne peut dire qu’il n’y a pas de discrimination dans son pays. Il y en a des exemples partout, se manifestant sous des formes anciennes ou nouvelles, de façon masquée ou éhontée, dans la sphère publique ou privée. Elle peut prendre la forme d’un racisme institutionnalisé, de querelles ethniques, de flambées d’intolérance et de rejet ou d’une version officielle de l’histoire nationale qui nie l’identité d’autrui.
La discrimination prend pour cible des individus et groupes vulnérables : les handicapés, les femmes et filles, les pauvres, les migrants, les minorités et tous ceux que l’on trouve différents.
Ces personnes vulnérables sont souvent exclues de toute participation à la vie économique, politique, culturelle et sociale de la collectivité. Elles sont montrées du doigt et marginalisées sous l’effet d’une intolérance que des extrémistes savent exploiter. Dans certains pays, nous assistons à la montée de nouveaux mouvements politiques fondés sur la xénophobie.
Mais, ces victimes de la discrimination ne sont pas seules. Les Nations unies sont dans leur camp et elles s’engagent à défendre les droits de chacun, surtout ceux des plus vulnérables. C’est ce qui définit notre identité. C’est notre mission.
La communauté internationale des défenseurs des droits de l’homme continue de lutter contre les préjugés et la haine. La mobilisation de l’opinion publique a ouvert la voie à des traités mondiaux offrant une protection juridique contre la discrimination et les inégalités de traitement.
Mais, des engagements abstraits ne sauraient suffire. Nous devons continuer de lutter contre les inégalités et l’intolérance partout où elles sont.
A l’occasion de la Journée des droits de l’homme, j’invite tout un chacun, partout dans le monde, quel que soit son statut, à s’associer aux Nations unies et aux défenseurs des droits de l’homme dans le monde entier pour lutter contre la discrimination.
Source : Nations unies, New York, décembre 2009.

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