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2002-L'actualité des droits de l'homme dans le monde

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L'actualité des
droits de l'homme


2002

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AUTRICHE

_24 novembre, Vienne. Les conservateurs (ÖVP) du chancelier sortant Wolfgang Schüessel remportent les élections législatives, obtenant 42,27% des voix. Le FPÖ, l'extrême droite du populiste Jörg Haider, avec laquelle M. Schüessel avait gouverné pendant près de trois ans, recueille seulement 10,16 % des voix, alors qu’il avait réuni 26,9% des suffrages en 1999. Les sociaux-démocrates du SPÖ, traditionnellement la première formation politique du pays, n'obtiennent que 36,9 % des suffrages alors que les Verts sont crédités de 8,96 %.

La formation d’un nouveau gouvernement s’annonce délicate, écrit Le Monde, qui relève que les conservateurs ont cassé la dynamique populiste des partisans de Jörg Haider.

BIRMANIE

_21 novembre, Rangoun. La junte militaire annonce la libération progressive de plus de 115 prisonniers politiques, dont plusieurs membres de la Ligue nationale pour la démocratie de Aung San Suu Kyi.

BURUNDI

_3 décembre, Arusha (Tanzanie). Le chef de l'Etat burundais Pierre Buyoya, un Tutsi (ethnie minoritaire) et Pierre Nkurunziza (Hutu), le chef des Forces pour la défense de la démocratie (FDD, principal mouvement rebelle hutu), signent un accord de ce cessez-le-feu qui met un terme à une guerre civile qui a fait, depuis 1993, quelque 300’000 morts. La majorité des victimes du conflit sont civiles.#

Cet accord partageant le pouvoir entre la minorité tutsie et la majorité hutue a notamment abouti à la mise en place d'institutions de transition.

CHINE

_24 décembre, Pékin. Xu Wenli libéré et expulsé vers les Etats-Unis. Vétéran du mouvement démocratique chinois, âgé de 59 ans, Xu a été l'un des animateurs du "Mur de la démocratie" de Pékin, l'hiver 1978-1979, aux côtés de Wei Jingsheng, et condamné à 15 ans de prison, avant d'être libéré en 1993. En décembre 1998, il avait été condamné à 13 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" - un chef d'inculpation qui a remplacé les "crimes contre-révolutionnaires" dans le code pénal chinois -, après avoir participé à la fondation du Parti démocrate chinois (PDC-interdit).

Human Rights Watch demande la libération des "nombreux milliers" de dissidents qui restent emprisonnés en Chine. "Nous sommes ravis que Xu Wenli soit libre. Mais personne ne devrait faire l'erreur de penser que sa libération est le signe d'une amélioration pour le respect des droits de l'homme par la Chine", déclare le directeur de la division Asie de l'organisation, Brad Adams. Pour l'organisation de défense des droits de l'homme, cette libération "n'est qu'un geste symbolique en direction de l'administration Bush, et une façon cynique pour Pékin d'éloigner les critiques internationales".

_20 décembre, Pékin. L'agence officielle Chine nouvelle confirme que l'opposant Wang Bingzhang, disparu fin juin près de la frontière sino-vietnamienne, [où il se trouvait en compagnie de deux personnes], est détenu en Chine. Figure de la dissidence exilée aux Etats-Unis, où il anime la revue "Printemps de Chine" et des organisations d'opposition au régime de Pékin, il serait accusé de terrorisme et d'espionnage au profit de Taïwan.

_6 novembre, Pékin. Dans une pétition adressée aux délégués du16ème congrès du parti communiste, près de 200 dissidents chinois réclament davantage de démocratie et la libération des prisonniers politiques en Chine, ainsi que la révision du jugement officiel du mouvement démocratique de 1989, qualifié de contre-révolutionnaire par le pouvoir.

Parmi les signataires du texte figurent des vétérans de la dissidence tels Ren Wanding et Zhou Guoqiang, ainsi que des membres du Parti démocrate chinois (PDC) interdit, comme Ma Qiang et He Depu (arrêté au début de la semaine).#

CONGO

_17 décembre, Pretoria. Un accord de paix intercongolais met fin au conflit qui déchire la République Démocratique du Congo (RDC) depuis quatre années en établissant un gouvernement transitoire d'unité nationale. Le président Joseph Kabila, aux termes de l'accord, reste président de la RDC, assisté de quatre vice-présidents pendant deux années de transition devant conduire le pays aux premières élections générales depuis celles qui ont consacré l'indépendance du Congo Belge de la Belgique en 1960.

Les quatre vice-présidents émaneront des deux principaux mouvements rebelles - le Mouvement de Libération du Congo (MLC, soutenu par l'Ouganda) et le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, soutenu par le Rwanda) -, ainsi que de l'opposition non armée et de la société civile. La guerre en RDC avait éclaté en 1998 pour tenter de renverser le président Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel président, et a fait un total de quelque 2,5 millions de morts dans la région des Grands Lacs.

COTE D’IVOIRE

_18 décembre, Dakar. La Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) lance un appel au Conseil de sécurité des Nations unies pour résoudre la crise ivoirienne. En outre, les dirigeants africains décident le déploiement d’une force régionale de paix, chargée d’assurer "le retour à l’ordre républicain", avant le 31 décembre, et demandent des "réformes profondes", ainsi qu’un "plan global de sortie de crise", à l’actuel chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo.

INDONESIE

_9 décembre, Genève. Le gouvernement indonésien et les rebelles du Mouvement Aceh libre (GAM) signent à Genève un accord pour mettre fin à 26 ans de conflit dans la province d'Aceh, dans le nord de l'île indonésienne de Sumatra. Conclu sous les auspices du Centre Henry Dunant pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse, l'accord prévoit une cessation immédiate des "hostilités et [de] tous les actes de violence des deux côtés", ainsi qu'une phase de probation du cessez-le-feu de trois mois à partir du moment où des observateurs internationaux entreront en action.

Ce conflit a fait depuis 1976 plus de 10’000 morts, en majorité des civils, dans cette province indonésienne qui compte plus de 4 millions d'habitants.

EGYPTE

_3 décembre, Le Caire. Le militant égypto-américain des droits de l’homme Saad Eddine Ibrahim, 64 ans, libéré à la suite de la décision de la Cour de cassation d’annuler le jugement qui le condamnait à 7 ans de prison, pour ”diffamation contre l’Egypte” et financement illégal” de la part d’organisations étrangères [Le condamné avait reçu des fonds de l’Union européenne, de l’OTAN et de l’université israélienne d’Haïfa]. Un nouveau procès aura lieu à partir du 7 janvier 2003.

_13 novembre, Lausanne. Amnesty International dénonce la torture en Egypte. Selon l’organisation de défense des droits de l’homme, "toute personne placée en détention court le risque d’être torturée. Les éléments que l’organisation a recueillis au fil des ans montrent que la torture constitue une pratique généralisée et systématique, bien que la législation égyptienne et le droit international interdisent de torturer les détenus". Si "les réfugiés et les personnes détenues en raison de leurs orientations sexuelles sont particulièrement vulnérables", les allégations de torture ou de mauvais traitements viennent aussi bien d’enfants que de femmes ou de militants politiques.#

ESPAGNE

_20 novembre, Madrid. Dans une motion adoptée à l’unanimité le 20 novembre [date anniversaire de la mort du général Franco, en 1975], les députés espagnols condamnent le coup d’Etat du 18 juillet 1936 contre la République espagnole et la répression durant la dictature franquiste.

Le texte du Parlement déclare que le "devoir de la société démocratique" est d’offrir "une reconnaissance morale à tous les hommes et femmes qui ont été victimes de la guerre civile, ainsi qu’à tous ceux qui ont subi plus tard la répression de la dictature franquiste", et, en particulier, aux enfants envoyés en Russie, en France, en Grande-Bretagne, et dont on a perdu toute trace. Le texte précise que les familles des victimes recevront le soutien du gouvernement, "en évitant que cela serve à raviver les vieilles blessures ou à remuer les braises de la confrontation civile".

_19 octobre, Saint-Sébatien (Pays basque). A l’appel de la plate-forme citoyenne ”Basta, ya!” [Ca suffit!], 100’000 personnes défilent aux cris de ”Liberté”, ”Non à l’ETA” [organisation séparatiste basque], et de ”Non au nationalisme obligatoire”, pour réaffirmer leur attachement à la Constitution et au statut actuel d’autonomie du Pays basque.

EUROPE

_17 décembre, Strasbourg. Le dissident cubain Oswaldo Paya reçoit le prix Sakharov du Parlement européen. Agé de 50 ans, président du Mouvement chrétien de libération, Oswaldo Paya est à l’origine d’une pétition signée par plus de 11’000 cubains pour réclamer un référendum en vue de l’organisation d’élections libres.

_13 décembre, Copenhague. L'Union européenne (UE) décide un élargissement historique à dix nouveaux pays qui va pousser ses frontières jusqu'à la Russie et l'Ukraine, treize ans après la chute du communisme en Europe. Cet élargissement est le plus important depuis les débuts de la construction européenne, depuis la fondation de la Communauté européenne en 1957.

Les dix nouveaux pays accueillis par l'UE sont la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, Chypre et Malte. Leur entrée doit être effective le 1er mai 2004. La nouvelle Europe à 25 comptera un peu plus de 450 millions de citoyens.#

En outre, les dirigeants européens décident d’ouvrir des discussions avec la Turquie en décembre 2004 sur son intégration à l’Union européenne. Ils évalueront alors, les "avancées démocratiques" de ce pays.

   -> L’Europe des 25      -> "Le Monde"  L’Europe unie      -> "Libération"   Paris Ambitions

_21 novembre, Prague. L'Alliance atlantique [Otan] invite sept pays issus de l'Europe communiste à la rejoindre à la mi-2004: la Lituanie, l'Estonie, la Lettonie, la Slovaquie, la Slovénie, la Bulgarie et la Roumanie. La Pologne, la Hongrie et la République tchèque avaient rejoint en 1999 cette organisation militaire fondée en 1949 pour contrer la menace soviétique. Deux pays n'ont pas été retenus, l'Albanie et la Macédoine.

L’Otan, qui comptera 26 membres en 2004, s'est donnée pour mission de combattre les nouvelles menaces du 21e siècle, partout dans le monde. Pour le président français Jacques Chirac, "cet élargissement est bien ce moment historique où l'Europe est enfin réunie, où l'Europe et l'Amérique du nord réaffirment le caractère indivisible de leur sécurité".

_8 novembre, Paris. Dans un entretien publié par le journal Le Monde, Valéry Giscard d'Estaing affirme que la Turquie "n'est pas un pays européen" et que son intégration dans l'Europe des 15 signifierait "la fin de l'Union européenne". "La Turquie est un pays proche de l'Europe, un pays important, qui a une véritable élite, mais ce n'est pas un pays européen", estime l'ancien chef d'Etat français et président de la Convention sur l'avenir de l'Europe , ajoutant : "Sa capitale n'est pas en Europe, elle a 95 % de sa population hors d'Europe, ce n'est pas un pays européen".

Réplique immédiate de la Commission européenne : l'Union n'a "aucunement l'intention" de remettre en cause le statut de candidat donné officiellement à la Turquie par le sommet européen d'Helsinki en 1999. Il n'y a donc "pas lieu de remettre en cause aujourd'hui [cette] stratégie de pré-adhésion: "La Turquie a fait au cours des dernières années plus de progrès dans le domaine des droits de l'homme et de la démocratie qu'au cours des 50 dernières années".#

_21 octobre, Dublin. L’adoption par les Irlandais du traité de Nice, lors d’un référendum, ouvre la voie à l’élargissement de l’Union européenne (UE) à dix nouveaux pays de l’Est et du Sud.

FRANCE

_14 octobre, Troyes. Jacques Chirac s’engage à "lutter sans faiblesse contre les manifestations d'intolérance". Pour lutter contre "toutes les formes de discrimination", qu'elles soient racistes, sexistes, religieuses ou homophobes, il envisage de créer une "autorité indépendante".

Par ailleurs, le président français a proposé que, dans le cadre de la politique française d’intégration, chaque nouvel arrivant, entré légalement en France, "s'engage dans un véritable contrat d'intégration - comprenant notamment la possibilité d'accéder à des formations et à un apprentissage rapide de notre langue" -, sur le modèle de ce qui existe dans d’autres pays européens.

-> Un contrat d’intégration


FRANCOPHONIE

_20 octobre, Beyrouth. L’ancien président sénégalais Abdou Diouf succède à l’Egyptien Boutros Boutros-Ghali à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), à l’issue du Sommet de la francophonie de Beyrouth.

La déclaration finale indique que les pays membres "sont décidés à contribuer activement à l’adoption par l’Unesco d’une convention internationale sur a diversité culturelle, consacrant le droit des Etats à établir et développer des politiques de soutien à la culture et à la diversité culturelle". En outre, le sommet a appelé les pays membres à se mobiliser contre le terrorisme "dans le respect des droits de l’homme".

IRAK

_16 octobre, Bagdad. Seul candidat à sa succession, le président irakien Saddam Hussein, 65 ans, réélu pour sept ans avec 100 % des voix et un taux de participation de 100 %, annonce le numéro deux du régime, également président de la commission électorale, Izzat Ibrahim. En 1995, Saddam Hussein avait été réélu avec 99,96 % de oui.

IRAN

_29 décembre, Téhéran. Selon la député Jamileh Kadivar, l’Iran va abandonner la lapidation, un châtiment prévu par la loi islamique pour punir l’adultère. Elle assure que l’abandon de ce châtiment "n’est pas lié au dialogue avec l’Union européenne", mais à "un processus d’évolution de la jurisprudence de l’islam chiite. Je crois que le chiisme innove et évolue en prenant compte l’intérêt général".

_27 novembre, Téhéran. "Si nous ne respectons pas la dignité et les droits de l'homme, nous ne pourrons jamais accomplir la justice économique", déclare Mohammad Khatami, à l'occasion de la commémoration du décès de l'imam Ali considéré par les chiites comme le successeur du prophète Mahomet. "Ali était plus préoccupé par la liberté et les droits des gens que par la justice économique", ajoute-t-il dans une réponse voilée aux critiques des conservateurs qui l'accusent d'avoir échoué à trouver une solution aux problèmes économiques du pays.#

Le président iranien, pour qui "le vrai islam doit évoluer dans un environnement de liberté d'expression et non de dictature", assure que "la dignité, le respect et la liberté établis par le gouvernement d'Ali n'étaient pas réservés à ses amis mais aussi à ses ennemis", ajoutant qu'"Ali n'a obligé personne à lui prêter allégeance et n'a fait la guerre qu'à ceux qui l'ont poussé au conflit".

Ce discours intervient alors que la tension politique est à son comble entre les réformateurs, qui contrôlent le Parlement et la présidence, et les conservateurs, qui dominent l'appareil judiciaire et les forces de sécurité.

_17 novembre, Téhéran. Désavouant la justice et les ultra-conservateurs, le Guide suprême iranien Ali Khamenei ordonne aux juges de réviser la condamnation à mort de l'intellectuel Hachem Aghajari. Ancien combattant de la révolution islamique, Hachem Aghajari prône un islam réformé qui privilégie la raison aux dépens d’un suivisme aveugle des édits de la hiérarchie religieuse.

Le verdict avait été jugé "inapproprié" par le président réformateur Mohammad Khatami. Pour l’autorité judiciaire, la condamnation à mort vise "quelqu'un qui se dit musulman mais remet en cause les principes de la religion [...] et qualifie de singes ceux qui imitent les dignitaires religieux".

_27 octobre, Téhéran. En visite en Iran, le ministre suisse des affaires étrangères Joseph Deiss évoque avec son homologue iranien, Kamal Kharazi, les droits de l'homme, la peine de mort et, avec "insistance", les lapidations encore pratiquées en Iran, régulièrement montrées du doigt par les Occidentaux pour des violations des droits de l'homme.

"Nous espérons que l'Iran va ratifier la Convention contre la torture", déclare le chef de la diplomatie suisse. Sans nommer exclusivement et directement le régime de Téhéran, la Suisse "recommande" aux Etats appliquant la peine de mort de lui substituer une autre peine.#

ITALIE

_14 novembre, Rome. Jean Paul II dénonce devant les parlementaires italiens la "terrible dimension" prise par le terrorisme international et exonère les trois grandes religions monothéistes de toute responsabilité dans ce phénomène. Pour le pape, c'est "d'une manière totalement déformée" que chrétiens, musulmans et juifs ont été impliqués dans de telles situations.

KENYA

_27 décembre, Nairobi. Des élections générales (présidentielles, législatives et locales) consacrent la victoire de la Coalition nationale arc-en-ciel (NARC), qui regroupe quinze partis d’opposition, et de son candidat à la présidence, Mwai Kibaki. Ce dernier succède au président Daniel arap Moi, qui s’efface après vingt-quatre ans de règne.

NATIONS UNIES

_4 décembre, New York. L'exploitation sexuelle des enfants, le pillage des ressources naturelles et le terrorisme constituent les principaux fléaux dont il faut protéger les populations non-combattantes en temps de guerre, affirme Kofi Annan, dans un rapport publié par les Nations unies.

"Les hommes, les femmes et les enfants déplacés par les conflits ou autres désastres sont parmi les populations les plus vulnérables de la planète. Ils se tournent vers les Nations Unies et leurs partenaires humanitaires pour trouver un abri ou un refuge", affirme le secrétaire général des Nations unies.

_29 octobre, New York. Le nombre de personnes qui vivent dans un pays d'adoption a plus que doubler depuis 1975, atteignant les 175 millions, selon un rapport de la Division des Nations unies pour la population. Le rapport, intitulé "International Migration 2002", précise que 56 millions de migrants résident en Europe, 50 millions en Asie et 41 millions en Amérique du Nord. Environ 40% de tous les migrants vivent dans les pays moins développés.

PAKISTAN

_25 décembre, Islamabad. Trois personnes tuées et une dizaine d’autres blessées dans un attentat à l’explosif contre une église protestante de la province de Penjab, pendant une cérémonie de Noël.

RUSSIE / Tchétchénie

_17 décembre, Moscou. Depuis 1999, la deuxième guerre de Tchétchénie a coûté la vie à 4.705 soldats, officiers et policiers russes, rapporte l'agence Interfax, qui cite un bilan officiel du conflit. Dans le même temps, les combattants tchéthènes auraient enregistré 14.113 morts, selon une source militaire en Tchétchénie citée par l'agence de presse russe. L'association des Mères de soldats russes estime que le bilan des victimes est en réalité plus de deux fois supérieur aux estimations officielles.#

RUSSIE

_29 octobre, Paris. La torture, les viols ou les "disparitions" sont monnaie courante en Russie, "pays sans véritable justice", en dépit des lois existantes, dénonce Amnesty International dans un rapport publié le 29 octobre 2002, à Paris, quelques jours après la prise d'otages par un commando tchétchène à Moscou.

Amnesty, qui propose plusieurs "recommandations" aux autorités russes à commencer par la mise en oeuvre d'une "réelle volonté politique de promouvoir et faire respecter les droits fondamentaux", lance un appel à la communauté internationale "à condamner les atteintes aux droits humains commis par les forces russes et tchétchènes en Tchétchénie".

-> Le rapport d’Amnesty      -> Les "recommandations"

SUISSE

_24 novembre, Berne. C'est d'extrême justesse - à une majorité de 3.422 voix - que le peuple suisse refuse l'initiative de l'Union démocratique du centre (UDC) ”contre les abus dans le droit d'asile”, dont le principal but était de durcir la politique d'asile en Suisse.

-> Plus d'information

_5 novembre, Genève. Selon Ruud Lubbers, haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, le texte de l’initiative sur l'asile de l'Union démocratique du centre (UDC), intitulée "Contre les abus dans le droit d’asile", est au centre d’une "campagne trompeuse", menée en Suisse dans le cadre de la votation populaire qui interviendra le 24 novembre 2002.

L’initiative de l’UDC, qui vise à ce que le droit d’asile devienne plus contraignant, exige que les requérants ayant transité par des Etats tiers réputés sûrs avant d'atteindre la Suisse soient privés de la possibilité de déposer une demande d'asile.#

-> Les déclarations de Ruud Lubbers

SYRIE

_16 novembre, Damas. Le principal opposant syrien, Riad Turk, libéré avant l’expiration de sa peine "pour des raisons humanitaires". Dissident, Riad Turk avait été condamné, en juin, à deux ans et demi de prison pour "atteinte à la constitution", "incitation à la sédition" et "propagation d’informations trompeuses affaiblissant le moral de la nation".

TCHETCHENIE

_11 novembre, Bruxelles. La Tchétchénie, grande oubliée du sommet Union européenne-Russie, titre Le Monde. "Européens et Russes sont prolixes pour souligner que "tous les actes terroristes sont criminels et injustifiables, quelles que soient leurs motivations, leurs formes et manifestations", et pour stigmatiser "la prise d’otages civils innocents [à Moscou], un acte de terrorisme lâche et criminel, qui ne peut être défendu ou justifié, quelle qu’en soit la cause", écrit le quotidien, qui ajoute :

"En revanche, pour les civils tchétchènes innocents, victimes de la répression militaire russe, le silence est général : ni Romano Prodi, président de la Commission européenne, ni Javier Solana, haut représentant de l’Union pour la politique étrangère et la sécurité commune (PESC), n’ont soufflé mot à ce sujet."

_7 novembre, Paris. Dx jours après la fin de la prise d’otages à Moscou, la guerre en Tchétchénie se poursuit avec une violence renouvelée, note Le Monde. Le quotidien relève que les représailles de l’armée russe frappent des centaines de civils”, et que "des villages ont été vidés de leurs habitants et des immeubles de Grozni, [la capitale], rasés".

TURQUIE

_25 novembre, Istanbul. Le président Ahmet Necdet Sezer rappelle les principes strictement laïcs de l'Etat, mettant sévèrement en garde contre toute atteinte à ces valeurs: "Il ne saurait aucunement être question de renoncer aux principes fondamentaux de l'Etat garantis par la Constitution", ajoutant: "Il n'apportera rien à personne de remettre à l'ordre du jour la question du voile". Le port du voile demeure strictement interdit dans les universités et les administrations publiques.#

Le chef de l'Etat, un ancien président de la Cour constitutionnelle, avait été contraint de serrer la main de la femme voilée du président du Parlement, Bulent Arinc, membre du Parti de la justice et du développement (AKP), lors d'une cérémonie protocolaire. Il s'agissait de la première apparition voilée dans l'histoire de la Turquie, pays musulman mais Etat laïc, de la femme d'un président du Parlement lors d'une cérémonie officielle.

Ahmet Necdet Sezer rappelle que les décisions de la Cour constitutionnelle interdisent le port du voile dans les lieux publics et qu'il est "impossible" d'amender la loi fondamentale pour lever cette interdiction. Les femmes de 16 ministres sur 25 du nouveau gouvernement, y compris celle du premier ministre, portent le voile.

_17 novembre, Istanbul. "Nous allons montrer qu’un pays musulman peut être démocratique, transparent et moderne et être avec le reste du monde", déclare le nouveau premier ministre turc Abdullah Gül.

_16 novembre, Istanbul. Le numéro deux du Parti de la justice et du développement (AKP), Abdullah Gül, nommé premier ministre. Economiste et spécialiste des affaires internationales, Abdullah Gül est, selon Le Monde, "un parlementaire soucieux des droits de l’homme et familier des milieux européens".

_3 novembre, Ankara. Le Parti de la justice et du développement (AKP), islamiste modéré, remporte les élections législatives. Avec plus de 34 % des suffrages, l'AKP disposera de 363 des 550 sièges au Parlement - et pourra gouverner seul. Le parti de centre gauche CHP - fondé par Atatürk - arrive en deuxième position, avec plus de 19% des voix. Les formations politiques traditionnelles, en particulier celles de la coalition gouvernementale tripartite sortante du premier ministre Bulent Ecevit - le parti démocratique de Gauche (DSP, gauche nationaliste), l’Action nationaliste (MHP, ultranationaliste), et Mère Patrie (ANAP, centre-droit) -, n'obtiennent pas le minimum nécessaire de 10% des voix pour être représentées à l'Assemblée.

C'est la première fois des 79 ans de l'histoire de la République de Turquie qu'un parti à la coloration islamiste obtient une telle majorité à l'Assemblée. La formation de Recep Tayyip Erdogan, un ancien maire d'Istanbul déclaré inéligible par la justice en raison d'une condamnation pour "incitation à la haine religieuse", s’est engagée à préserver la laïcité de l’Etat et à "accélérer" l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Elle se présente comme l’équivalent musulman d’un parti démocrate-chrétien européen.

-> Lu dans la presse internationale

_3 octobre, Ankara. La Cour de sûreté d'Ankara commue en prison à vie la peine de mort prononcée en juin 1999 à l'encontre du chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Ocalan, pour trahison et séparatisme, a rapporté l'agence Anatolie. Le Parlement turc a #aboli, en juillet 2002, la peine de mort en temps de paix.

Le PKK, rebaptisé aujourd'hui KADEK, a mené pendant 15 ans une lutte armée dans le sud-est du pays, à majorité kurde, pour obtenir la création d'un Etat kurde indépendant. Les combats, qui ont aujourd'hui pris fin, ont fait plus de 36.000 morts.

VATICAN

_25 décembre, Rome. Le pape Jean Paul II lance un "appel pressant" pour que "le monde ne cède pas à la méfiance" malgré le terrorisme, et invite les croyants et les hommes de bonne volonté à s'engager pour la paix. "Les croyants de toutes les religions, ainsi que les hommes de bonne volonté, bannissant toute forme d'intolérance et de discrimination, sont appelés à construire la paix : avant tout en Terre Sainte, pour arrêter enfin la spirale inutile de la violence aveugle, et au Moyen-Orient, pour éteindre les sinistres aveuglements d'un conflit qui, grâce à l'engagement de tous, peut être évité".

_17 décembre, Vatican. Jean Paul II demande une nouvelle organisation des nations et une charte des "devoirs humains universels" dans son message pour la Journée mondiale de la paix, qui sera célébrée le 1er janvier prochain. "Le temps n'est-il pas venu où tous doivent collaborer à la constitution d'une "nouvelle organisation de toute la famille humaine" pour assurer la paix et l'harmonie entre les peuples, et en même temps promouvoir leur progrès intégral ?".

Le pape, qui regrette "les fréquentes hésitations de la communauté internationale concernant le devoir de respecter et appliquer les droits de l'homme" [définis par la Déclaration universelle des Nations unies de 1948], souhaite l'établissement d'une véritable charte des devoirs de l'homme, base morale de la reconnaissance, partagée entre tous, d'un "ordre des choses" qui ne dépendrait pas de la volonté d'un individu ou d'un groupe.

_2 décembre, Vatican. Dans un message adressé à l’occasion de la Journée mondiale des migrants, Jean Paul II dénonce la montée du racisme et la xénophobie dans le monde depuis les attentats du 11 septembre, entraînant des lois plus sévères à l'égard des immigrés et des réfugiés.

Le pape invite tous les croyants à "combattre les manifestations de racisme, de xénophobie et de nationalisme exacerbé", ainsi que "toutes les formes de discrimination, de rejet et de marginalisation" et lance un appel en faveur de tous "les immigrés sans papier, les réfugiés, les demandeurs d'asile, les personnes déplacées en raison de conflits violents et à l'état endémique dans de nombreuses parties du monde et les victimes - en majorité des femmes et des enfants - du terrible crime du commerce d'êtres humains".#

VIETNAM

_7 novembre, Hanoï. Le "dissident" Le Chi Quang, accusé d'avoir publié sur Internet des articles critiques à l'égard du régime communiste, condamné à 4 ans de prison "pour délit d'opposition à l'Etat de la République socialiste du Vietnam".

–––> ET AUSSI... <–––––––––––––––––––––––––


__DEFENSE DE LA PAIX

_11 octobre, Oslo. Le prix Nobel de la paix 2002 attribué à l'ancien président américain Jimmy Carter "pour ses décennies d'efforts infatigables en faveur d'une résolution pacifique des conflits internationaux, des progrès de la démocratie et des droits de l'homme, et de la promotion du développement économique et social".

_24 juillet, New York. Le ralentissement du mouvement de démocratisation à travers le monde compromet le développement humain, estime le programme des nations unies pour le développement (PNUD), dans son rapport 2002. Le PNUD demande le renforcement de la démocratie dans les institutions internationales, dont les Nations unies, où ”le pouvoir est concentré dans les mains des pays les plus riches”. Sur plus de 190 pays dans le monde, seulement 82, selon ce rapport, sont des démocraties à part entière.

__DROITS DE L'ENFANT

_23 décembre, Washington. Les Etats-Unis ratifient le protocole à la Convention des droits de l'enfant interdisant d'envoyer au combat des enfants de moins de 18 ans - traité adopté par l'Assemblée générale des Nations unies le 25 mai 2000, entré en vigueur le 12 février 2002. Les Etats-Unis sont le 45e Etat à ratifier le protocole, signé par 111 pays.

Afin de pouvoir ratifier le traité, l'armée américaine a modifié ses règles concernant le déploiement des troupes et pris "toutes les mesures possibles" pour que des soldats de moins de18 ans soient pas déployés dans des zones de combat. L'âge minimum pour le recrutement reste fixé à 17 ans, mais nécessite alors le consentement des parents.#

_30 octobre, Bangkok. L'Unicef lance un appel à la démobilisation des quelque 75’000 enfants soldats en Asie de l'Est et dans le Pacifique, évoquant "les abus graves" subis par ces enfants dont certains ont à peine sept ans.

Carol Bellamy, directrice de l'agence des Nations unies spécialisée dans la protection de l'enfance, demande aux gouvernements et milices de la région de reconnaître qu'ils utilisent des enfants soldats, une pratique "illégale et moralement répréhensible qui n'a aucune place dans des sociétés civilisées".

__DROITS DE L'HOMME

_19 décembre, Paris. Le gouvernement français remet les "Prix des droits de l'homme de la République française : Liberté - Egalité - Fraternité" 2002 à cinq associations de cinq pays oeuvrant dans la lutte contre l'impunité et dans l'aide aux demandeurs d'asile.

Les cinq lauréats sont la Fondation Terre des hommes (Suisse), le Centre de l'aide légale et d'intégration des demandes d'asile (Pakistan), l'Association pour la promotion sociale alternative (Colombie), le Centre oecuménique des droits de l'homme (Haïti) et l'Observatoire congolais des droits humains (RDC).

Cinq autres associations ont été distinguées par une "mention spéciale" : Association de promotion et de défense des droits du peuple (Chili); Fondation nationale pour la promotion de la santé et de la développement de la recherche (Algérie); Association Nouveaux droits de l'homme (Cameroun); Institut des droits de l'homme de l'université José Simeon Canas (Salvador); Association des sociétés ethno-culturelles (Ukraine).

Décernés chaque année depuis 1988 par la Commission nationale consultative des droits de l'homme, les prix des droits de l'homme distinguent "des actions de terrain et des projets sur la protection et la promotion effectives des droits de l'homme, dans l'esprit de la Déclaration universelle des droits de l'homme".

_19 décembre, Washington. La démocratie et la liberté ont progressé dans le monde en 2002, malgré les mesures prises pour faire face aux menaces de terrorisme, estime Freedom House dans son rapport annuel.

Vingt-neuf Etats ont fait preuve de progrès vers la liberté, dont le Brésil, le Lesotho, le Sénégal et la Yougoslavie, qualifiés de "libres" par l'organisation américaine des droits de l'homme. Deux pays, Bahrein et le Kenya, sont désignés comme "partiellement libres", alors que la Côte d'Ivoire a régressé et est désormais qualifiée de "non libre". Un progrès est noté en Afghanistan, en Albanie, aux Comores, au Tadjikistan et en Turquie.#

Le Zimbabwe est stigmatisé pour la politique de "répression, de violence et de corruption" du président Robert Mugabe. Neuf pays sont considérés comme les moins libres de tous, dont la Birmanie, Cuba, l'Irak, la Corée du Nord et l'Arabie Saoudite.

_22 octobre, Genève. L'année 2001 a été particulièrement éprouvante pour l'application et le respect des droits de l'homme, affirme Mary Robinson dans son dernier rapport annuel sur la situation des droits de l'homme dans le monde.

Rappelant que les attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis avaient eu "sans aucun doute" l'impact le plus profond sur le travail des Nations unies, l’ex-haut commissaire souligne que, depuis cette date, la priorité est accordée à la lutte contre le terrorisme international, quel qu'en soient les moyens utilisés. "Certains estiment que les transgressions constatées en matière de respect des droits de l'homme, comme le recours à la torture ou l'abrogation de la liberté d'expression se justifient dans le cadre de la lutte contre le terrorisme", observe-t-elle. "Il s'agit d'une position erronée et contre-productive, car la meilleure manière de vaincre le terrorisme est justement en respectant les droits de l'homme, en encourageant la justice sociale et en renforçant la démocratie".

Mary Robinson a quitté son poste de haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme en septembre 2002. Elle a été remplacée par Sergio Vieira de Mello.

_21 octobre, Bruxelles. L’Union européenne (UE) décide d'engager un dialogue avec l'Iran sur la situation préoccupante des droits de l'homme dans le pays, avec pour objectif de soutenir les réformistes proches du président iranien Mohammad Khatami.

Dans une déclaration, les ministres des Affaires étrangères de l'UE réaffirment leur inquiétude face aux violations des droits de l'homme et des minorités, aux restrictions à la liberté d'expression et à la discrimination contre les femmes en Iran. Ils rappellent "la position ferme et ancienne" de l'Union européenne "contre la peine de mort et les formes particulièrement cruelles d'exécution comme la lapidation", ainsi que leur condamnation de l'usage de la torture.

__LUTTE CONTRE LA PEDOPHILIE

_18 octobre, Vatican. Le Vatican rejette la "charte" adoptée à Dallas (Texas), en juin 2002, par les évêques américains pour lutter contre la pédophilie dans l'Eglise, jugée "vague et imprécise", et demande sa révision. Le document prévoit notamment l'exclusion immédiate de tout prêtre responsable d'une agression sexuelle sur un mineur et des récidivistes, ainsi que le signalement aux autorités judiciaires des allégations d'abus sexuel sur mineur.#

Une commission mixte de huit membres, "composée de quatre prélats choisis par les évêques américains et de quatre représentants du Saint Siège" est chargée "de mener une nouvelle réflexion et de […] revoir" le texte de la charte.

-> Le projet de "charte" des évêques américains

__LUTTE CONTRE LE RACISME

_25 novembre, New York. L’Assemblée générale des Nations unies adopte une résolution qui proclame 2004 / Année internationale de commémoration de la lutte contre l'esclavage et de son abolition. Adopté par 153 voix contre 2 (Etats-Unis et Israël) et 3 abstentions (Australie, Canada, et îles Marshall), le texte condamne sans équivoque toutes les formes de racisme et de discrimination raciale, ainsi que l’usage abusif de la presse écrite et des médias audiovisuels ou électroniques, des nouvelles technologies de la communication, notamment l’Internet, pour inciter à la violence inspirée par la haine raciale.

__LUTTE CONTRE LA TORTURE

_7 novembre, New York. 134 pays approuvent, lors de la 3e Commission de l'Assemblée générale des Nations unies, le protocole à la Convention contre la torture proposé par la Suisse et le Costa Rica (contre 8 oppositions, celle des Etats-Unis, de la Chine, de Cuba, d'Israël, de la Syrie, du Nigeria, du Vietnam et du Japon, et 37 abstentions). En décembre, l'Assemblée générale des Nations unies devrait formellement adopter ce protocole.

"Ce protocole, qui s'inspire des visites aux prisonniers (de guerre et de droit commun) effectuées par les délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), vise à ce que tous les détenus, qu'ils soient emprisonnés dans des commissariats, dans des prisons ou ailleurs, puissent recevoir des visites de personnes indépendantes, lesquelles s'assureront que les prisonniers ne sont soumis à aucune torture ni à aucun traitement cruel ou dégradant." [Pierre Hazan, Le Temps, Genève, 9.11.2002]

__REFUGIES

_8 novembre, Genève. Le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) affirme que sept candidats à l'asile sur 10 (les trois-quarts des candidats à l'asile dans le monde) trouvent refuge dans les pays en développement, alors que ce sont les pays riches qui semblent se préoccuper le plus de l'afflux de nouveaux réfugiés chez eux.

Selon le HCR, le nombre des réfugiés dans le monde se situait autour de 12 millions de personnes entre 1997 et 2001, l'Asie étant en tête des continents pour le nombre des réfugiés accueillis. A eux seuls, les Afghans représentaient environ un tiers de la totalité des réfugiés dans le monde en 2001.



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