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11 SEPTEMBRE 2001 - 2002, LE PREMIER ANNIVERSAIRE DES ATTENTATS
:: Georges Bush : "Notre cause est celle de la dignité humaine: de la liberté guidée par la conscience et gardée par la paix"
| Le président américain George W. Bush
a a prononcé, jeudi 12 septembre 2002, devant la
57e Assemblée générale des Nations unies,
à New York, un discours empreint de fermeté, tant
à l'égard du régime irakien, qualifié
de "très dangereux" et de "menaçant",
et contre lequel "une action [est] inévitable",
qu'à l'égard des Nations unies, à qui il
a demandé de faire respecter les résolutions votées.
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Georges Bush, 11 septembre 2002. Photo Maison Blanche.
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11 septembre, New York. Un an après les attentats
de Washington et New York, de multiples cérémonies
commémoratives ont eu lieu aux Etats-Unis. New York a célébré
dans le silence, le recueillement et l'émotion ce premier
anniversaire. Des milliers de personnes se sont recueillies autour
du trou béant laissé par le World Trade Center,
simplement pour "dire adieu".
"Nous n'abandonnerons pas avant que justice soit faite
et que notre pays soit en sécurité", a déclaré
George W. Bush. C'est d'Ellis Island, l'île
du port de New York vers laquelle étaient dirigés
les immigrants venus d'Europe, à la fin du XIXe et au début
du XXe siècle, et avec la statue de la Liberté illuminée
en arrière-plan, que le président américain
s'est présenté en défenseur du monde contre
les terroristes et les tyrans: "Nous sommes soutenus par
une grande coalition de pays pour débarrasser le monde
du terrorisme. Et nous ne laisserons aucun tyran ou terroriste
menacer la civilisation avec des armes de destruction massive".

La guerre contre le terrorisme, a-t-il ajouté, est une cause "plus vaste" que l'Amérique. "Notre cause est celle de la dignité humaine: de la liberté guidée par la conscience et gardée par la paix".
LE DISCOURS DE GEORGES BUSH
Une longue année s'est écoulée depuis
que des ennemis ont attaqué notre pays. Nous avons vu les
images de l'attaque si souvent qu'elles sont imprimées
à jamais dans notre esprit, et se remémorer l'horreur,
revivre la douleur, imaginer à nouveau la terreur est à
la fois difficile et douloureux.
Pour ceux qui ont perdu des êtres chers, ce fut une année
de chagrin, de grand vide, de nouveau-nés qui ne connaîtront
jamais leur père ici sur terre. Pour les membres de nos
forces armées, ce fut une année de sacrifices et
de service loin de chez eux. Pour tous les Américains,
ce fut une année d'ajustements, pour se faire à
l'idée difficile que notre nation a des ennemis résolus
et que nous ne sommes pas invulnérables à leurs
attaques.
Cependant, ces événements qui nous ont mis au
défi nous ont également fait voir les traits de
caractère qui nous sauveront. Nous avons vu la grandeur
de l'Amérique dans les passagers d'un avion qui ont résisté
à ceux qui avaient pris les commandes de l'appareil et
qui l'ont fait s'écraser au sol afin d'épargner
la vie d'autres. Nous avons vu la grandeur de l'Amérique
dans les secouristes qui se sont empressés dans les escaliers
au péril de leur vie. Et nous continuons de voir la grandeur
de l'Amérique dans l'attention et la compassion que nos
concitoyens se témoignent les uns envers les autres.
Le 11 septembre 2001 sera toujours une marque indélébile
dans la vie de l'Amérique. La perte de tant de vies nous
a obligés à réfléchir à la
nôtre. Chacun a réalisé que nous ne sommes
sur cette terre que temporairement et que ces jours qui sont comptés
devraient être remplis de choses qui durent et qui comptent
: d'amour pour nos familles, d'amour pour nos voisins et pour
notre pays, de reconnaissance pour la vie et pour Celui qui nous
l'a donnée. Nous étions déterminés,
il y a un an, à honorer chacune des victimes jusqu'à
la dernière. Nous leur devons de nous en souvenir et nous
leur devons bien plus. Nous leur devons, ainsi qu'à leurs
enfants et aux nôtres, le monument le plus durable que nous
pouvons construire : un monde où la liberté et la
sécurité doivent leur existence à la façon
dont l'Amérique montre la voie, et à la façon
dont les Américains conduisent leur vie.
L'attaque contre notre nation était aussi une attaque contre les idéaux qui la symbolisent. Nous avons la profonde conviction que chaque vie est précieuse parce que chaque vie est le don d'un Créateur qui nous destinait à vivre en liberté et en égaux. Plus que toute autre chose, ceci nous sépare de l'ennemi que nous combattons. Nous tenons à chaque vie ; nos ennemis à aucune - pas même à celle d'innocents, pas même à la leur. Et nous recherchons la liberté et les possibilités qui donnent du sens et de la valeur à la vie. Il existe de nos jours - et de tout temps - une ligne séparant ceux qui sont convaincus que tous les hommes sont égaux et ceux qui sont convaincus que la quête du pouvoir justifie le sacrifice d'hommes, de femmes et d'enfants. Il existe de nos jours - et de tout temps - une ligne séparant les défenseurs des libertés humaines et ceux qui veulent contrôler l'âme et la conscience des autres. Notre génération a maintenant entendu l'appel de l'histoire, et elle y répondra.
L'Amérique s'est engagée dans une grande bataille qui éprouve notre force et encore plus notre détermination. Notre nation est patiente et inébranlable. Nous continuons à poursuivre les terroristes dans les villes, dans les camps et dans les grottes des quatre coins de la terre. Une grande coalition de nations s'est jointe à nous afin de débarrasser le monde de la terreur. Et nous ne permettrons à aucun terroriste ou à aucun tyran de menacer la civilisation avec des armes de destruction massive. Aujourd'hui et à l'avenir, les Américains vivront en tant qu'hommes libres, sans ressentir aucune crainte, et jamais à la merci d'une machination ou d'une puissance étrangère quelconque.
Cette nation a vaincu des tyrans et libéré des
camps de la mort, levé le flambeau de la liberté
devant chaque terre captive. Nous n'avons nullement l'intention
d'ignorer ou d'apaiser cette bande de fanatiques que vient de
nous donner l'histoire et qui essayent d'acquérir le pouvoir
en tuant tout ce qui se trouve sur leur chemin. Ils sont en train
de découvrir, comme d'autres l'ont fait avant eux, la détermination
d'un grand pays et d'une grande démocratie. Dans les ruines
des deux tours, sous un drapeau déployé au Pentagone,
aux enterrements des disparus, nous avons fait une promesse sacrée,
à nous-mêmes et au monde, et c'est que nous n'aurons
pas de cesse que la justice ne soit faite et que notre nation
ne soit en sécurité. Ce que nos ennemis ont commencé,
nous le finirons.
Je crois qu'il y a une raison pour laquelle l'histoire a choisi
cemoment pour confronter notre pays à ce moment particulier.
L'Amérique s'efforce d'être tolérante. Nous
respectons la religion islamique, même si nous nous battons
contre ceux dont les actions profanent cette foi. Nous nous battons
non pas pour imposer notre volonté, mais pour nous défendre
et étendre les bienfaits de la liberté.
Nous ne pouvons pas savoir tout ce qui nous attend. Mais nous
savons que Dieu nous a mis ensemble à cet instant pour
pleurer ensemble, pour nous soutenir mutuellement, pour nous servir
les uns les autres et notre pays. Et le devoir qui nous a été
donné, celui de défendre l'Amérique et notre
liberté, est aussi un privilège que nous partageons.
Nous sommes prêts pour le périple et nous prions
ce soir que Dieu nous accompagne jusqu'au bout et nous garde dignes.
Demain, c'est le 12 septembre. Un jalon est passé, et une mission se poursuit. Ayez confiance. Notre pays est solide. Notre cause est encore plus grande que notre pays. Notre cause est celle de la dignité humaine : la liberté guidée par la conscience et protégée par la paix. Cet idéal que s'est donné l'Amérique est l'espoir que se donne l'humanité entière. Cet espoir a attiré des millions dans ce port. Cet espoir éclaire encore notre chemin. La lumière brille dans l'obscurité et celle-ci ne triomphera pas.
Que Dieu bénisse l'Amérique.
Source : Département d'Etat américain,
septembre 2002.
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