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L'actualité des droits de l'homme |
La cour indonésienne a jugé que le général Silaen n'était pas coupable d'avoir ignoré des informations faisant état de violations des droits de l'homme et estime que la police "n'a pas pris partie et est restée neutre, et son quartier général a été une option de choix pour ceux qui recherchaient protection". La Cour a aussi acquitté quatre officiers de l'armée et un de la police qui comparaissaient pour le massacre par des miliciens de 27 réfugiés dont trois prêtres dans une église, le 6 septembre 1999, à Suai, estimant que les accusés n'avaient pas de "liens de commandement ni de ligne de contrôle effective" sur les deux milices responsables de l'attaque. Le 14 août, l'ancien gouverneur du Timor-Oriental, Jose Osorio Abilio Soares, a été condamné à trois ans de prison. L'accusation avait réclamé 10 ans et six mois de prison. _27 NOVEMBRE 2002, Djakarta. Le chef d'une des principales milices pro-indonésiennes - la redoutable milice Aitarak - au Timor-Oriental, en 1999, Eurico Gutteres, 28 ans, reconnu coupable de crimes contre l'humanité et condamné à dix ans de prison. Il était jugé pour sa responsabilité dans l'attaque le 17 avril 1999 de la maison d'un leader indépendantiste, Manuel Carrascalao, dans laquelle 12 personnes, dont le fils de Carrascalao, avaient trouvé la mort. Ces meurtres avaient suivi un rassemblement organisé par Gutteres devant le siège du gouverneur. Selon l'accusation, Gutteres avait appelé les miliciens à tuer tous les partisans de l'indépendance. "Je n'ai aucun regret pour ce que j'ai fait" et "j'ai été trahi par le gouvernement", a déclaré Eurico Gutteres avant le verdict. _29 NOVEMBRE 2002, Djakarta. Deux officiers des
forces de sécurité indonésiennes et un fonctionnaire
acquittés par le tribunal spécial chargé
de juger les crimes commis en 1999 au Timor-Oriental. Le lieutenant-colonel
Asep Kuswani, un chef local de la police, le lieutenant-colonel
Adios Salova et un responsable civil, Leoneto Martins,
étaient accusés de n'avoir pas empêché
le massacre de 22 civils dans une église de Liquica en
avril 1999. _29 NOVEMBRE, Djakarta. Un septième officier des forces de sécurité indonésienne acquitté par le tribunal spécial chargé de juger les crimes commis en 1999 au Timor-Oriental. Le lieutenant-colonel Endar Priyanto, ancien commandant militaire de Dili, la capitale provinciale, était accusé dans le cadre du massacre de 12 personnes au domicile d'un leader indépendantiste, Manuel Carrascalao. Les juges ont estimé que les "allégations selon lesquelles le lieutenant-colonel Endar Priyanto avait autorisé ses subordonnés à commettre des violations massives des droits de l'homme n'étaient pas prouvées". L'accusation avait réclamé 10 ans de prison. _27 DECEMBRE, Djakarta. Le tribunal spécial condamne pour la première fois un officier supérieur, le lieutenant-colonel Sujarwo, ancien commandant militaire de Dili, à cinq ans de prison. _30 DECEMBRE, Djakarta. Le colonel Yayat Sudrajat dirigeait l'unité spéciale des Kopassus au Timor-Oriental, au moment des exactions de 1999, acquité par le tribunal spécial. Il était accusé de ne pas avoir empêché le massacre de 22 civils dans l'église de Liquica en avril 1999. Il est le 10e membre des forces de sécurité à être reconnu non-coupable. Les Kopassus, une unité d'élite chargée
des opérations spéciales, a été fréquemment
accusée de violations des droits de l'homme dans l'archipel
indonésien. |