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> Le conflit irakien > 20 avril |
Lundi 14 avril 2003 [heure de Paris]
- 1 h. Des chars américains prennent position dans le centre de Tikrit. - 2 h 30. Un important scientifique irakien, Jaffar al Jaffar, spécialiste nucléaire, s'est rendu aux Américains en Irak, annonce à Washington un responsable américain. - 7 h 50. Des blindés américains contrôlaient le centre de Tikrit, où la situation est calme. - 10 h. Le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, affirme que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n'ont pas l'intention d'attaquer la Syrie après l'Irak. - 10 h 20. Les dirigeants irakiens seront "arrêtés
et jugés pour les crimes qu'ils ont commis contre le peuple
iranien" s'ils viennent en Iran, affirme Hamid Reza Assefi,
porte-parole du ministère des affaires étrangères
iranien. - 11 h 50. L'armée irakienne "semble finie en tant que force combattante organisée", déclare le capitaine Frank Thorp, du Centcom au Qatar. "Il serait prématuré de dire que la guerre est finie tant que la résistance se poursuit", ajoute-t-il. - 13 h 35. Les forces américaines ont pris le contrôle du palais présidentiel de Tikrit, indique le général américain Vincent Brooks. - 14 h 10. Les troupes américaines et britanniques quitteront l'Irak dès qu'un gouvernement "démocratique" y aura été installé, déclare l'émissaire britannique Mike O'Brien au président syrien, Bachar Al-Assad, à Damas, selon une source diplomatique britannique. - 15 h 10. Le ministre de la défense grec, Yannos Papantoniou, dont le pays exerce la présidence de l'Union européenne (UE), juge que le "danger numéro un" après la guerre en Irak est "que la victoire [...] américaine en Irak puisse conduire à une nouvelle vague d'arrogance avec de nouvelles interventions unilatérales contre une série de pays". Il ajoute: "C'est le danger numéro un, car s'il n'y a pas de contrôle international sur ces interventions, cela pourrait mener le monde au chaos, à la jungle". - 15 h 10. L'Egypte et la Jordanie appellent au retrait des troupes étrangères d'Irak et à la formation d'un "gouvernement irakien représentatif", déclarent les ministres des affaires étrangères des deux pays, Ahmed Maher et Marouane Moasher. - 15 h 15. Des voitures de police irakiennes, escortées par des militaires américains, patrouillent dans les rues de Bagdad pour la première fois depuis la chute de la ville. - 15 h 20. Le gouvernement de Damas dément les accusations américaines voulant que la Syrie possède des armes chimiques et nie avoir jamais coopéré avec le régime de Saddam Hussein. - 15 h 40. Les Syriens représentent le gros des combattants étrangers partis en Irak pour défendre le régime de Saddam Hussein, affirme le général Vincent Brooks, du commandement central américain (Centcom). - 16 h 15. Ali Al-Shawki, imam de la mosquée
Al-Rasoul, la plus grande du centre de la banlieue chiite d'Al-Sadr
City (ex-Saddam City), à Bagdad, dément qu'il y
ait un différend entre deux dignitaires de cette communauté
dans la ville sainte chiite de Nadjaf, et dénonce
une "manipulation" fomentée à l'étranger,
dans un entretien avec l'AFP. "Il n'y pas de conflit entre
[l'ayatollah Ali] Sistani et les chefs religieux de Nadjaf",
assure-t-il. - 16 h 30. Deux inspecteurs des Nations unies, en mission en Irak jusqu'au début de la guerre, qualifient de "totalement erronées" les preuves avancées par le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, dans son exposé sur l'Irak, le 5 février 2003devant le Conseil de sécurité. - 16 h 40. La Grande-Bretagne et les Etats-Unis souhaitent voir les trois autres membres permanents du Conseil de sécurité des nations unies - Chine, France et Russie - aider à la reconstruction de l'Irak, déclare à Koweït le ministre des affaires étrangères britannique, Jack Straw. - 16 h 45. Les Etats-Unis envisagent des sanctions contre la Syrie en raison de son attitude dans le conflit en Irak, déclare le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell. - 16 h 50. Le régime de Saddam Hussein est tombé, mais la dernière opposition que rencontrent les forces américaines, notamment à Bagdad, est composée de "forces irrégulières étrangères", déclare le Premier ministre britannique, Tony Blair. - 17 h. La Syrie est considérée par les Etats-Unis comme un "Etat voyou" qui figure sur la liste publiée annuellement par le département d'Etat américain des pays qui soutiennent le terrorisme, rappelle le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer. "La Syrie est un Etat terroriste. Ils abritent des terroristes". - 17 h 10. La Russie appelle les Etats-Unis "à plus de retenue dans leurs déclarations" à propos de la Syrie. - 17 h 15. L'Irak sera doté d'un "gouvernement irakien pleinement représentatif une fois qu'une nouvelle Constitution sera approuvée et après des élections qui [] seront programmées environ douze mois après le début de l'autorité intérimaire", déclare le Premier ministre britannique, Tony Blair, devant la Chambre des communes - 17 h 20. Le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, déclare que les Etats-Unis s'engagent à protéger le patrimoine historique irakien et vont aider à réparer les dégâts provoqués par le pillage du musée archéologique de Bagdad. - 17 h 45. Les hôpitaux de la ville de Kirkouk ont été "gravement endommagés et perturbés par les pillages" et par les coupures d'eau et d'électricité, à tel point que deux des hôpitaux "ne fonctionnent qu'à 25 % de leur capacité normale", indique l'Organisation mondiale de la santé (OMS). - 18 h. Le Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII), principal groupe d'opposition chiite irakienne, fait savoir qu'il ne participera pas à la réunion des opposants à Saddam Hussein prévue le 15 avril à Nassiriya, sous l'égide des Etats-Unis. - 18 h 40. Le conseil des ministres d'Arabie saoudite se déclare "inquiet" de la situation en Irak et souligne la nécessité pour les Irakiens de décider de la gestion de leurs affaires, rapporte l'agence saoudienne SPA. - 20h. La Ligue arabe exprime sa "vive inquiétude" face aux accusations américaines contre la Syrie, alors que le conseiller du président égyptien, Hosni Moubarak, mettait en garde les Etats-Unis contre la tentation de "viser un pays arabe après l'autre". - 20 h 45. Les opérations majeures de guerre s'achèvent en Irak, mais les Américains poursuivent "des combats mineurs", parfois vifs, indique un responsable de l'état-major conjoint au Pentagone. - 21 h 40. Plusieurs associations de juristes, tant américaines que britanniques, étudient la possibilité de saisir la justice internationale des crimes de guerre qui auraient pu être commis en Irak, tant par le régime de Saddam Hussein que par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. "Ce ne sont pas simplement les présumés crimes irakiens qui doivent faire l'objet d'enquêtes, mais aussi ceux des Etats-Unis et de leurs alliés", déclare Michael Ratner, le président de l'organisation non-gouvernementale américaine Centre pour les droits constitutionnels. "Les Conventions de Genève ne concernent pas qu'un seul camp", ajoute-t-il, soulignant que "la justice des vainqueurs n'est pas un principe accepté d'un point de vue juridique". - 23 h 40. Des organismes d'archéologie ainsi
que l'Unesco affirment avoir fourni à des responsables
américains des informations sur l'héritage culturel
irakien et sur les sites archéologiques de l'Irak plusieurs
mois avant le début de la guerre. "Nous les avons
mis en garde, dès le début, contre d'éventuels
pillages", explique un professeur de l'université
de Chicago, Mc Guire Gibson. Pour lui, la destruction du
musée de Bagdad est comparable à celle de la bibliothèque
d'Alexandrie, il y a plus de 2 000 ans. |