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LA GUERRE APRES LA GUERRE |
6 MARS 2003, WASHINGTON / CONFERENCE DE PRESSE
Si le régime irakien désarmait, nous le saurions parce que nous le verrions. Les armes irakiennes seraient présentées aux inspecteurs et le monde serait le témoin de leur destruction. Au lieu de cela, alors que le monde exige un désarmement et que plus de 200 000 soldats sont déployés près de son pays, la réponse de Saddam Hussein est de montrer quelques armes, tandis qu'il dissimule encore des armes de destruction massive et en produit davantage [...]. Saddam Hussein ne désarme pas. C'est un fait. On ne peut le nier [...]. Saddam Hussein et ses armes sont une menace directe pour notre pays, pour notre peuple et pour tous les peuples libres. Si le monde n'affrontait pas la menace que constitue le régime irakien, refusait d'utiliser la force, même en dernier ressort, -il- prendrait d'immenses et inacceptables risques [...]. Nous sommes dans la dernière phase de la diplomatie. [...] Il est maintenant temps que cette affaire aboutisse au Conseil de sécurité [...]. C'est une affaire de jours. Nous demanderons un vote [au Conseil de sécurité], quel que soit le résultat attendu. Nous voulons voir [chacun] se lever et donner son opinion sur Saddam Hussein et sur l'utilité du Conseil de sécurité des Nations unies. Il est temps d'abattre les cartes et de montrer de quel côté on se tient [...]. S'il nous faut agir, nous agirons. Et nous n'avons pas vraiment besoin de l'approbation des Nations unies pour le faire. [...] La France et l'Allemagne ont exprimé leur opinion. Nous sommes en désaccord sur la meilleure façon de s'occuper de Saddam Hussein. Je le comprends. Ils demeurent cependant nos amis et nous traiterons avec eux comme avec des amis. Nous avons beaucoup d'intérêts en commun. La relation transatlantique est très importante. [...] S'ils pensent qu'en accordant davantage de temps [à Saddam Hussein], il va désarmer, je suis en désaccord [...]. [En cas de guerre], nous donnerons aux [inspecteurs
des Nations unies, aux personnels humanitaires et aux journalistes]
une chance de partir. [...] Nous ne voulons pas que des gens soient
dans la ligne de mire. Nous ferons tout pour protéger les
vies innocentes. |