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>  Le conflit irakien

20 MARS 2003 / LA GUERRE ANGLO-AMERICAINE EN IRAK
__Les agences des Nations unies appellent à la protection des réfugiés et des enfants, ainsi qu'au respect des droits de l'homme

Au début des hostilités en Irak, les responsables des agences humanitaires des Nations unies ont appelé au respect des droits de l'homme et à la protection des enfants, ainsi qu'à l'ouverture des frontières aux réfugiés fuyant le conflit.

Le haut commissaire aux droits de l'homme, Sergio Vieira de Mello, a fait part de la préoccupation que lui inspire la sécurité et la protection des civils et s'est prononcé pour le respect des droits de l'homme quelles que soient les circonstances. "Personne ne devra être arbitrairement privé de la vie et personne ne devra être arbitrairement détenu ou sujet à la torture" a-t-il dit.

De leur côté, les responsables du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) ont souligné "l'extrême vulnérabilité" des enfants irakiens. Affirmant que plus d'un million d'entre eux, âgés de moins de cinq ans, souffraient de malnutrition, l'Unicef a exhorté les parties concernées à respecter leurs obligations, en matière de protection de la vie et du bien-être des enfants.

Pour sa part, le directeur du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), Ruud Lubbers, a réitéré son appel aux pays voisins de l'Irak, pour qu'ils ouvrent leurs frontières aux réfugiés fuyant le conflit et répondent à leurs besoins temporaires de protection et d'assistance. "Malgré tous les efforts des Nations unies pour aboutir à une solution pacifique, nous devons maintenant faire face à la triste réalité de la guerre en Irak et aux nouvelles souffrances du peuple irakien", a-t-il déploré. Dans ce contexte, il a fait état des récents efforts du HCR pour aider l'Iran et la Jordanie à faire face à l'éventualité de l'arrivée massive de réfugiés.

Par ailleurs, au cours d'une conférence de presse tenue a Amman (Jordanie), les responsables du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui disposent respectivement de 800 et 328 employés locaux en Irak, ont indiqué qu'ils continueraient d'assurer leurs activités humanitaires dans ce pays si les conditions sécuritaires le permettent.

De leur côté, le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afghanistan, Lakhdar Brahimi, et le directeur général de l'Unesco, Koïchiro Matsuura, ont tous deux déploré le début des hostilités en Irak.

Source : Nations unies, New York, mars 2003.
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