|
20 MARS 2003, CONSEIL EUROPEEN DE BRUXELLES / LA GUERRE EN IRAK
__La déclaration commune des quinze pays de lUnion européenne sur l'Irak
Le commencement du conflit [irakien] nous place devant
une situation nouvelle.
Notre espoir est que le conflit se termine avec le minimum de souffrances et de pertes en vies humaines.
Nos défis communs sont les suivants :
En ce qui concerne l'Irak :
L'Union européenne est attachée
à l'intégrité territoriale, à
la souveraineté, à la stabilité politique
et au désarmement intégral et effectif de l'Irak
sur l'ensemble de son territoire, ainsi qu'au respect des droits
du peuple irakien, y compris de toutes les personnes appartenant
aux minorités.
Nous pensons que les Nations unies doivent continuer à
jouer un rôle essentiel pendant et après la crise
actuelle. Le système des Nations unies a une capacité
de coordination de l'assistance aux Etats sortant d'un conflit
et une expérience pratique en la matière qui sont
sans égales. Le Conseil de sécurité devrait
donner aux Nations unies un mandat ferme pour cette mission.
Il nous faut de toute urgence répondre aux besoins
humanitaires essentiels qu'entraînera ce conflit. L'Union
européenne est déterminée à jouer
un rôle actif dans ce domaine, conformément aux principes
établis. Nous appuyons la proposition du Secrétaire
général des Nations unies selon laquelle on peut
continuer à répondre aux besoins humanitaires du
peuple irakien grâce au programme "Pétrole contre
nourriture".
Nous voulons contribuer effectivement à créer les conditions qui permettront à tous les Irakiens de vivre dans la liberté, la dignité et la prospérité sous l'autorité d'un gouvernement représentatif, qui sera en paix avec ses voisins et un membre actif de la communauté internationale. Le Conseil invite la Commission et le Haut représentant à étudier les moyens par lesquels l'Union européenne pourrait aider le peuple iraquien à atteindre ces objectifs.
Sur le plan régional :
Nous exprimons notre solidarité avec les pays
confrontés à des problèmes et à des
risques du fait du conflit, y compris l'afflux éventuel
de réfugiés, et nous sommes prêts à
leur venir en aide. L'Union européenne s'emploiera activement
à soutenir la stabilité régionale.
Nous invitons tous les pays de la région à
s'abstenir d'actions susceptibles d'accroître l'instabilité.
Les pays de la région ont également une
responsabilité particulière pour ce qui est de prévenir
les actes de terrorisme.
Nous continuerons à oeuvrer activement en faveur
de la relance du processus de paix au Moyen-Orient grâce
à la publication et à la mise en oeuvre immédiates
de la feuille de route approuvée par le Quartette.
Nous approfondirons le dialogue et la coopération dans tous les domaines avec les mondes arabe et islamique. Nous espérons que les possibilités très importantes offertes par le processus de Barcelone pourront bientôt être utilisées à bon escient.
Sur le plan international :
Nous réaffirmons notre attachement au rôle
fondamental des Nations unies dans le système international
et au principe selon lequel c'est au Conseil de sécurité
qu'il incombe au premier chef d'assurer le maintien de la paix
et de la stabilité internationales.
Nous sommes résolus à renforcer la capacité
de l'Union européenne dans le cadre de la PESC et de la
PESD.
Nous demeurons convaincus qu'il nous faut renforcer le
partenariat transatlantique, qui reste une priorité stratégique
fondamentale pour l'Union européenne. A cet effet, un dialogue
suivi sur les nouveaux défis régionaux et mondiaux
est nécessaire.
Nous continuerons à contribuer à la consolidation
de la coalition internationale contre le terrorisme.
Nous intensifierons également nos efforts en faveur
d'une politique multilatérale globale, cohérente
et effective de la communauté internationale visant à
empêcher la prolifération des armes de destruction
massive.
Les objectifs ci-dessus sont liés entre eux et se complètent.
Ils devraient être poursuivis en parallèle par une
action coordonnée de l'ensemble des principaux acteurs
internationaux. Dans cette optique, la restauration de l'unité
de la communauté internationale constitue un impératif
absolu
|