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L'actualité des droits de l'homme [Le Rapport des experts [ [Jugements 2003 et 2004] |
_7 AOUT 2003. "Les Nations Unies, [qui] ont suivi de près la manière dont les procès [des militaires indonésiens pour leur rôle dans les massacres de civils commis au Timor-Oriental en 1999] qui ont eu lieu en Indonésie ont "commencé à explorer" la possible mise en place d'un tribunal international, annonce l'organisation, le 7 août 2003 à New York. Le gouvernement indonésien avait décidé en 2000 de juger les militaires formellement impliqués dans les massacres du Timor, afin de prévenir la mise en place d'un tribunal international. La décision indonésienne avait été acceptée, mais les Nations Unies avaient alors indiqué que la création d'un tribunal international serait réexaminée à l'issue du déroulement des procès conduits par la justice indonésienne. Le dernier des procès de responsables militaires indonésiens s'est achevé le 5 août 2003 avec la condamnation à trois ans de prison du général Adam Damiri. Onze autres accusés, membres des forces de sécurité, et un civil, ont été acquittés. Deux officiers, l'ancien chef de la police de Dili, l'ex-gouverneur civil du territoire et un ancien chef de milice ont d'autre part été condamnés à des peines de prison, mais, ayant fait appel, ils ont été laissés en liberté. _5 AOUT 2003, Djakarta. Le général Adam Damiri, ancien commandant régional des forces indonésiennes condamné à trois ans de prison pour son rôle dans les violences survenues lors des massacres de 1999. "L'accusé est coupable. [...] Il a commis des actes criminels contraires aux droits humains et qui relèvent du crime contre l'humanité", a commenté le juge Erni Moustafa, malgré les appels à l'acquittement du parquet. Le général Damiri était la dernière
des dix-huit personnalités à avoir comparu devant
ce tribunal spécial, qui a relaxé la plupart des
accusés ou leur a infligé des peines clémentes.
Sur dix-huit personnes accusées - dont douze appartiennent
à l'armée -, seules cinq ont été condamnées
- deux officiers de l'armée, l'ancien chef de la police
de Dili, l'ex-gouverneur civil du territoire et un ancien chef
de milice -, toutes s'étant pourvues en appel. La peine
la plus lourde a été prononcée contre un
civil, condamné à dix ans de prison.
_12 MARS 2003, Djakarta. Le général indonésien Noer Muis, ex-chef militaire du Timor-Oriental, condamné à cinq ans de prison pour crimes contre l'humanité par le tribunal spécial indonésien chargé de juger les crimes commis en 1999 au Timor-Oriental pour n'avoir pas empêché deux massacres de civils, en 1999, à Dili et à Suai, qui avait fait respectivement 13 et 26 morts. A Suai, où une église avait été
la cible d'hommes en armes, Noer Muis, qui était colonel
à l'époque, a "intentionnellement permis et
même soutenu" l'attaque, selon les juges. Des troupes
gardant l'église avait été retirée
quelques heures avant l'attaque. L'accusation avait réclamé
10 ans de prison à l'encontre du général
indonésien, qui a affirmé qu'il avait tenté
d'empêcher les massacres. |