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> MARS _25 mars, New York. Un projet de résolution condamnant l'assassinat par Israël du chef spirituel du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine, rejeté par le Conseil de sécurité des Nations unies en raison du veto américain. Le projet, déposé par l'Algérie au nom des Palestiniens, a recueilli 11 voix favorables (dont celle de la France) et 1 contre. Trois Etats se sont abstenus : la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Roumanie.L'ambassadeur américain, John Negroponte, a expliqué devant le Conseil que le texte, selon lui "déséquilibré", "gardait le silence sur les atrocités terroristes commises par le Hamas". _25 mars, Jérusalem. Une soixantaine de responsables politiques et d'intellectuels palestiniens de premier plan publient jeudi dans le quotidien palestinien al-Ayyam, une pétition contre la violence invitant la population palestinienne à "maîtriser sa colère et à se soulever à nouveau massivement, mais pacifiquement". Parmi les signataires figurent des personnalités indépendantes comme le responsable de l'université al-Qods, Sari Nusseibeh ou la député Hanane Achraoui, mais aussi des cadres importants du Fatah, le principal mouvement politique palestinien, dont Abbas Zaki, membre du comité central, Amin Maqboul, responsable par intérim de la Cisjordanie depuis l'arrestation et l'emprisonnement de Marouane Barghouti et Ahmed Hillis, secrétaire général du Fatah pour la bande de Gaza dont l'un des fils a été tué récemment au cours d'une incursion israélienne. Des ministres - dont l'ancien ministre Yasser Abed Rabbo, l'un des principaux artisans de l'initiative de Genève -, des gouverneurs comptent également parmi les signataires. _24 mars, Gaza. Abdelaziz Al-Rantissi, nouveau leader du Hamas, écarte toute trêve avec Israël si celui-ci ne met pas fin à l'occupation: "Tant que nous serons occupés et agressés, nous ne serons pas prêts à parler d'un cessez-le-feu". Le chef de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, Mohammad Deif, menace également Israël d'une action "sans précédent" pour venger le fondateur du mouvement. "Notre action sera comme une explosion volcanique d'une ampleur sans précédent qui frappera l'entité sioniste". _23 mars, Jérusalem. Le chef de file du courant le plus radical du Hamas dans les territoires occupés, Abdelaziz Al-Rantissi, succède à la tête du mouvement islamiste à cheikh Ahmad Yassine. Le Premier ministre Ariel Sharon "et les Israéliens ne connaîtront pas la sécurité", affirme le nouveau chef du Hamas devant les principaux dirigeants du mouvement et des milliers de ses sympathisants rassemblés dans un stade de Gaza pour y recevoir les condoléances après la mort de Yassine. "Nous allons les combattre jusqu'à la libération de la Palestine, toute la Palestine". Le Hamas prône l'établissement d'un Etat islamique sur la Palestine du Mandat britannique, c'est-à-dire de la Méditerranée jusqu'au Jourdain, ce qui suppose la destruction de l'Etat d'Israël. _23 mars, Jérusalem. Mesures de sécurité renforcées en Israël. "Nous ferons notre maximum pour faire face à une possible vague d'attentats terroristes dans les prochaines semaines", affirme le ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, qui indique que le mouvement Hamas entrait désormais dans la catégorie des "ennemis stratégiques d'Israël". Les responsables israéliens confirment la poursuite de la politique des "meurtres ciblés" à l'encontre des dirigeants du Hamas. "Nous sommes passés de la défensive à l'offensive, et dans cette bataille, tous les membres de la direction du Hamas constituent des cibles légitimes", déclare le ministre de la Sécurité intérieure, Tzahi Hanegbi. "Les jours des chefs et commandants terroristes qui ne consacreront pas tout leur temps à tenter de survivre et continueront à préparer des attentats sont comptés". Les inquiétudes sur une nouvelle explosion de violence font "plonger" les Bourses mondiales. _22 mars, Gaza. Le fondateur et chef spirituel du Hamas,
Cheikh Ahmed Yassine, 67 ans, tué à la sortie
de la mosquée du quartier de Sabra, à Gaza - où
il s'était rendu pour la prière du matin - dans
une opération d'élimination ciblée menée
par des hélicoptères israéliens. Le raid
a fait sept autres tués et quinze blessés, dont
deux fils de Cheikh Yassine. "Cheikh Ahmed Yassine, le chef de l'organisation terroriste Hamas, responsable de nombreux attentats et de la mort de nombreux citoyens d'Israël et étrangers, a été tué dans une opération de l'armée israélienne, ce matin, dans le nord de la bande de Gaza", indique un communiqué de l'armée israélienne, qui impose le bouclage total de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, branche militaire du Hamas, promettent dans un communiqué un "tremblement de terre" en représailles. Le dirigeant du Hamas, Abdel Aziz Al-Rantissi, assure dans une déclaration diffusée sur la chaîne de télévision Al-Arabiya que "la guerre est désormais ouverte avec ces assassins, ces criminels et ces terroristes", provenant les Israéliens qu'"ils n'auront plus de sécurité qu'en dehors de la Palestine". Le chef de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, dénonce un "crime barbare" et décrété "trois jours de deuil national dans tous les territoires palestiniens et chez les Palestiniens de la diaspora pour dénoncer ce crime". Le ministre palestinien chargé des négociations, Saëb Erakat, réclame, pour sa part, "une protection internationale" pour les Palestiniens. Les Palestiniens descendent en masse dans les rues après
l'assassinat du leader du Hamas. Nombreuses manifestations de
protestation dans les pays arabes Nombreuses condamnations à
l'étranger : "sans réserves", le président
français Jacques Chirac qualifie l'action d'Israël
de "contraire au droit international". Les Etats-Unis
se déclarent "profondément troublés". _16 mars, Gaza. Riposte israélienne : un hélicoptère de Tsahal ouvre le feu à Rafah, tuant deux Palestiniens. 3 missiles de l'armée israélienne s'abattent sur un quartier de Gaza considéré comme un fief islamiste. _16 mars, Jérusalem. Yossi Beilin, auteur israélien de l'initiative de Genève, élu à la tête du nouveau parti de gauche Yahad. _14 mars Ashdod. Onze Israéliens trouvent la mort dans un double attentat-suicide perpétré dans la zone portuaire d'Ashdod, dans le sud du pays. Le Hamas et les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa revendiquent cette action, en représailles d'attaques israéliennes. _12 mars, New York. "La situation actuelle entre
Palestiniens et Israéliens reste à l'heure actuelle
extrêmement tendue sans qu'aucun progrès discernable
du processus de paix ne se soit produit", déclare
Kofi Annan à l'ouverture d'ouverture de la session
2004 du Comité pour l'exercice des droits inaliénables
du peuple palestinien. "L'objectif des Palestiniens à savoir la fin de l'occupation et la création d'un Etat indépendant de Palestine est toujours hors d'atteinte. L'espoir des Israéliens de vivre en sécurité ne s'est toujours pas réalisé", souligne le Secrétaire général des Nations unies, ajoutant qu'il n'existait "aucune justification" aux attaques terroristes palestiniennes. "Les Palestiniens sont consternés d'assister à la confiscation de leur terre pour permettre l'édification d'une clôture qui provoque des protestations véhémentes et a créé encore plus de colère et de désespoir. Le prix payé par les Israéliens et les Palestiniens est déjà beaucoup trop élevé. Il n'est que temps de régler ce conflit meurtrier par la négociation". Rappelant que la Feuille de route avait été acceptée par les deux parties, et qu'elle jouissait d'un large soutien de la part de la communauté internationale, Kofi Annan lance un appel pour que "des mesures immédiates et spécifiques soient adoptées pour la mettre en uvre sans conditions préalables". _7 mars, Gaza. Raids sanglants israéliens dans la bande de Gaza : 15 Palestiniens tués (dont deux enfants de 8 et 12 ans et un adolescent) et plus de 80 blessés, lors d'incursions de l'armée israélienne dans les camps de réfugiés d'Al-Boureij et Nusseirat, dans la bande de Gaza. Au moins 9 des tués sont membres du Hamas. [Le chef d'état-major israélien, Moshé Yaalon, a qualifié le raid d'"opération de ratissage contre des terroristes" et annoncé son intention de "lancer d'autres opérations offensives en Judée-Samarie (le nom biblique de la Cisjordanie) et dans la bande de Gaza aussi longtemps que les terroristes poursuivront leurs attaques". L'un des responsables du Hamas, Ismaïl Haniyé, a annoncé l'intention de son organisation de venger les morts palestiniens. "Ce massacre sera puni. [Il] ne fera que nous renforcer et nous rendre plus déterminés à poursuivre la résistance". _1er mars, Paris. Un collectif français "pour
une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens"
lance une campagne contre le "mur"
de sécurité israélien. Cette campagne
vise "deux objectifs essentiels", précise François
Della Suda, membre du Bureau national de la Ligue de défense
des droits de l'homme (LDH) : "Obtenir le démantèlement
du mur et la suspension de l'accord d'association" conclu
entre Israël et l'Union européenne. Une résolution
adoptée en avril 2002 par le Parlement européen et demandant cette suspension tant qu'Israël ne se sera pas conformé au respect des droits de l'homme est demeurée lettre morte dans les quinze Etats de l'UE, déplore-t-il.
"Israël a bien sûr le droit de prendre les mesures nécessaires à la protection de ses citoyens, [ ] mais pas en violant le droit international", estime François Della Suda. Non seulement le mur "n'empêche pas les attentats-suicides, mais il perturbe aussi la population israélienne, prise dans une logique de guerre". La LDH est membre du Collectif, qui groupe une cinquantaine d'associations, d'organisations non gouvernementales, de syndicats et de partis politiques [d'après Le Monde]. > FEVRIER _23 février, La Haye. Devant la Cour internationale de justice (CIJ), saisie par l'Assemblée générale des Nations unies pour statuer sur "les conséquences juridiques de la construction d'un mur sur le territoire palestinien occupé", les Palestiniens dénoncent la construction de cet ouvrage qui empiète sur la Cisjordanie occupée et coupe Jérusalem. Evoquant les conséquences de l'édification d'une "clôture de sécurité" sur la vie de milliers d'habitants de Cisjordanie occupée, ils estiment que cette "barrière" vise à "empêcher les Palestiniens d'accéder à l'autodétermination".Pour les orateurs palestiniens, plus que sa construction, c'est le tracé de cette barrière qui pose problème. Certaines parties du "mur" mordent sur la Cisjordanie au-delà de la Ligne verte, qui marque les frontières de 1967, après la guerre des six jours. Elles constituent, de ce fait, une nouvelle annexion illégale.
[Israël, les Etats de l'Union européenne, la Russie et les Etats-Unis ont choisi de ne pas s'exprimer et se contenteront de mémoires écrits. Ils jugent la saisie de la CIJ "inappropriée" et estiment qu'elle gênera une éventuelle reprise du dialogue politique entre Israéliens et Palestiniens.] _22 février, Jérusalem. Un attentat-suicide, dans un autobus circulant dans la partie occidentale de Jérusalem, à quelques centaines de mètres des remparts de la Vieille ville, fait 7 tués et plus de 60 blessés, dont 11 grièvement. L'envoyé spécial des Nations unies au Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, condamne l'attentat. "Mes pensées vont d'abord aux victimes et à leurs familles. Il s'agit d'un crime de guerre et nous appelons l'Autorité palestinienne à empêcher de tels actes de terrorisme, et à arrêter et juger leurs auteurs". _18 février, Jérusalem. Un rapport
du mouvement La Paix maintenant révèle qu'en
2003 près de 35 colonies "sauvages"
ont été "renforcées"
dans les territoires occupés : douze colonies "sauvages"
ont été reliées au réseau électrique,
huit ont bénéficié de la construction de
routes d'accès, et quinze autres ont fait l'objet de travaux
pour les transformer en point de peuplement fixe. "L'année
2003 peut-être considérée comme celle du renforcement"
de ces colonies "illégales", assure le responsable
du mouvement chargé de la colonisation [d'après
Le Monde].
_18 février, Genève. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) critique vivement dans un communiqué la barrière de sécurité érigée par Israël, l'estimant contraire au droit humanitaire international, dans la mesure où elle empiète sur une partie des territoires occupés en Cisjordanie. Tout en reconnaissant le droit d'Israël à assurer sa sécurité, le communiqué du CICR affirme que ce mur "continue de donner lieu à l'appropriation, largement répandue, de biens palestiniens". _16 février, Paris. Devant le président israélien Moshe Katsav, en visite officielle en France, Jacques Chirac rappelle le droit d'Israël à se défendre contre le terrorisme, "une barbarie que rien ne peut justifier", mais il juge que la "barrière de défense", édifiée par les Israéliens pour prévenir l'infiltration de terroristes palestiniens, n'est pas "conforme au droit international". Le président français n'est "pas certain" que la saisine, à ce propos, de la Cour de justice de La Haye, "soit la procédure la plus efficace". "Mais elle est légitime, donc je n'ai pas d'objection", a-t-il ajouté. Moshe Katsav, en revanche, dénonce "un précédent dangereux" et juge que la Cour internationale ferait mieux de juger "ceux qui versent le sang des citoyens israéliens au nom d'Allah". 13 février, Paris. Jacques Chirac affirme, dans une interview au quotidien israélien Yediot Aharonot, que le tracé du mur de sécurité israélien "n'est pas conforme au droit international". "Si Israël estime qu'une barrière peut être techniquement efficace, il faut néanmoins qu'elle soit juridiquement acceptable. Son tracé actuel n'est pas conforme au droit international [ ]. Israël a le droit d'exercer sa légitime défense et sa sécurité. Mais le tracé choisi, éloigné de la "ligne verte", dépossède des milliers de Palestiniens de leur terre et rend la vie encore plus dure à un peuple qui souffre déjà tant au quotidien. J'ai le sentiment que la construction de cette barrière, selon ce tracé, créera de nouvelles frustrations et davantage de colère et qu'elle compromettra la solution de deux Etats qui fait l'objet d'un consensus international". _12 février, Tel-Aviv. Israël ne participera
pas aux délibérations de la Cour internationale
de justice (CIJ), qui examinera, à partir du 23 février,
la légalité du "mur de sécurité".
Israël s'en tient au document écrit de 150 pages remis
le 30 janvier 2004 à la Cour qui dénie toute compétence
du tribunal, affirmant qu'il assure son droit "fondamental
à la défense" en érigeant cet ouvrage. La CIJ a été appelée à se prononcer sur les conséquences juridiques du mur par l'Assemblée générale des Nations unies, qui a condamné l'ouvrage. Conçue pour empêcher l'infiltration de kamikazes palestiniens, la ligne de séparation devait au départ longer la "ligne verte" séparant Israël de la Cisjordanie, mais son tracé actuel s'enfonce profondément en Cisjordanie pour protéger des colonies juives. Les Palestiniens la qualifient de "mur de l'apartheid" et les Israéliens de "clôture anti-terroriste". _11 février, Gaza. Deux opérations de l'armée israélienne dans le quartier d'Al-Shoujaiyeh, dans l'est de la ville de Gaza, font 15 tués et plus de 50 blessés palestiniens. Parmi les tués figurent au moins six activistes armés du Hamas et du Jihad islamique. Le mouvement Hamas menace Israël d'attentats "de grande ampleur" en riposte à ces deux opérations. Selon l'Agence France-Presse, 3'760 personnes ont été tuées depuis le début de l'Intifada, en septembre 2000, dont 2'817 Palestiniens et 875 Israéliens. _9 février, Jérusalem. La Cour suprême d'Israël examine la plainte de deux organisations de défense des droits de l'homme contestant la légalité du mur de sécurité érigée entre Israël et la Cisjordanie. La haute instance rendra son jugement "dès que possible". Egalement saisie, la Cour internationale de justice de La Haye doit examiner, fin février, la légalité de cette clôture de 750km, déjà construite à 25%. _4 février, Jérusalem. Le projet d'évacuation de 17 des 21 colonies israéliennes de la bande de gaza provoque un débat national, avec l'éventualité d'un référendum et l'hypothèse d'élections anticipées. _2 février, Jérusalem. Ariel Sharon annonce, dans une interview au quotidien Haaretz, son intention d'évacuer toutes les colonies de la bande de Gaza, dans le cadre du "plan de séparation" unilatéral d'avec les Palestiniens. Le premier ministre israélien affirme avoir "donné l'ordre de planifier l'évacuation de 17 colonies de la bande de Gaza". Cette intention provoque une vive réaction parmi des colons de Gaza, déterminés à "écourter le mandant [du premier ministre] par tous les moyens légaux". Ariel Sharon, qui risque de perdre sa majorité parlementaire, doit faire face à une contestation dans les rangs de son propre parti, le Likoud. Le parti travailliste et l'Autorité palestinienne redoutent un simple effet d'annonce. Les Etats-Unis réagissent avec prudence, et rappellent à Israël ses engagements vis-à-vis de la "feuille de route", des colonies, des démantèlements de postes avancés, et de la fin de la colonisation.
> JANVIER _29 janvier, Jérusalem. Un attentat-suicide en plein centre de Jérusalem, non loin des bureaux d'Ariel Sharon, fait 10 morts et 40 blessés, dont une douzaine grièvement. L'attaque est revendiquée par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, liées au mouvement Fatah de Yasser Arafat. Les éléments les plus intransigeants du cabinet israélien, notamment le ministre de l'agriculture, Israël Katz, de la branche "dure" du Likoud, le parti du Premier ministre, se prononcent pour le bannissement de Yasser Arafat, dont le principe a déjà été décidé par le gouvernement. _28 janvier, Gaza. 13 Palestiniens tués - hommes armés et civils, selon des témoins - par l'armée israélienne lors d'affrontements consécutifs à une incursion de chars et de blindés israéliens dans un quartier du sud de la ville. _16 janvier. Jérusalem. Israël menace de relancer ses opérations d'élimination des dirigeants du Hamas, notamment son chef spirituel cheikh Ahmad Yassine, qui a cependant démenti toute implication directe dans l'attentat du 14 janvier. "Le cheikh mérite la mort et je lui conseille d'entrer dans la clandestinité", affirme le vice-ministre de la défense Zeev Boïm, cité par la radio militaire. _14 janvier, Gaza. Quatre Israéliens, trois soldats et un civil, tués dans un attentat-suicide perpétré par une jeune Palestinienne du mouvement Hamas au terminal d'Erez, le principal point de passage entre Israël et la bande de Gaza. _11 janvier, Tel-Aviv. Le premier ministre israélien déclare qu'Israël souhaite ouvrir un dialogue avec la Syrie "si le régime de Damas cesse de soutenir le terrorisme". Ariel Sharon estime par ailleurs que "la Syrie est sous pression depuis la fin de la guerre en Irak [...], soupçonnée d'assurer une couverture au terrorisme en Irak et de coopérer avec l'Iran dans le terrorisme". _6 janvier, Tel-Aviv. L'armée israélienne a ouvert 72 enquêtes sur la mort de Palestiniens tués par des militaires depuis le début de l'Intifada en septembre 2000 et a engagé des poursuites [13 militaires ont été inculpés], mais aucune n'a abouti à une peine de prison ferme, selon un rapport officiel par le quotidien Haaretz. Ceux qui ont été condamnés l'ont tous été à des peines de prison avec sursis, selon ce rapport. Deux associations israéliennes de défense des droits de l'homme ont demandé à la Cour suprême d'obliger l'armée à procéder à des enquêtes systématiques à chaque fois qu'un Palestinien sans arme est tué par des militaires. Selon elles, 410 Palestiniens mineurs ont été tués depuis le déclenchement de l'Intifada, en septembre 2000. Parmi eux, 11 bébés, 90 enfants de trois à 12 ans et 304 adolescents entre 13 et 17 ans. En outre, 90 femmes palestiniennes âgées de plus de vingt ans ont été tuées durant cette période. Au total, 3'689 personnes ont été tuées depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000, dont 2'763 Palestiniens et 860 Israéliens, selon un décompte établi par l'Agence France-Presse (AFP). _5 janvier, Tel-Aviv. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon se déclare à nouveau en faveur d'un Etat palestinien impliquant le démantèlement des colonies. "Si l'Autorité palestinienne procède à des réformes démocratiques et met fin au terrorisme et aux incitations à la violence, l'Etat d'Israël remplira ses engagements et permettra la création d'un Etat palestinien. Cet Etat aura d'abord des frontières temporaires, puis des frontières permanentes qui impliqueront pour nous de renoncer à une partie de nos colonies ", déclare-t-il, devant 3'000 membres de la Convention du Likoud, son parti. Ce discours provoque les huées des ultras du Likoud
qui s'opposent à ce "plan de séparation",
contraire au concept d'Eretz Israël, le Grand Israël
aux frontières bibliques - et brandissent des banderoles
assurant que "le plan Sharon est une prime au terrorisme".
"Vous continuerez à brandir vos bannières,
et moi j'assumerai mes responsabilités qui sont d'apporter
la paix et la sécurité à ce pays". |