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> SEPTEMBRE _22 septembre, New York. Le Quartet international sur le Proche-Orient (Nations unies, Etats-Unis, Union européenne et Russie) dresse un bilan sombre des efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens. "La situation sur le terrain tant pour les Palestiniens que pour les Israéliens reste extrêmement difficile et aucun progrès significatif n'a été réalisé sur la feuille de route", le plan de paix international, estime le groupe dans un communiqué. Le Quartet demande à l'Autorité palestinienne de mettre en place une "direction palestinienne réformée et responsable" et de mettre fin "équivoque à la violence et au terrorisme". Il demande aussi à Israël de respecter ses obligations au titre de la "feuille de route" en matière de gel de la colonisation, de démantèlement des implantations illégales, et de prendre "toutes les mesures possibles, compatibles avec les légitimes besoins d'Israël en matière de sécurité, pour alléger les difficultés humanitaires et économiques des Palestiniens". _22 septembre, Jérusalem-Est. Une kamikaze palestinienne se fait exploser sur une aire réservée à l'auto-stop, non loin du quartier de colonisation de French Hill, tuant deux personnes et en blessant gravement plusieurs autres. L'attentat est revendiqué par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, groupe armé lié au Fatah. [Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, promet "de frapper les terroristes avec la plus grande force" et réitère ses menaces à l'encontre du président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat. Il laisse de nouveau entendre que le chef de l'Autorité palestinienne pourrait "subir le même sort" que les chefs du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine et Abdel Aziz Al-Rantissi, tués par l'armée israélienne en mars et avril 2004 dans la bande de Gaza.] _21 septembre, Nations unies. Dans un discours prononcé devant l'Assemblée générale des Nations unies, le président américain Bush, appelle la communauté internationale à boycotter les dirigeants palestiniens "qui ne servent pas leur peuple et trahissent sa cause", et Israël à geler ses colonies, à démanteler les implantations sauvages et à faire cesser les "humiliations quotidiennes" des Palestiniens. _14 septembre, Jérusalem. Le cabinet de sécurité
vote, par neuf voix contre une - celle du ministre des Affaires
sociales Zvoulon Orlev du Parti national religieux (PNR, porte-voix
des colons) - la loi sur l'indemnisation des colons qui seront
évacués de Gaza. Chaque famille recevra entre
160'000 et 240'00 euros. Le projet de loi doit être soumis
au Parlement. _14 septembre, Jérusalem. Yasser Arafat sera "expulsé des territoires" palestiniens, déclare le Ariel Sharon dans une interview publiée par le quotidien "Yédiot Aharonot". Cette mesure sera prise au "moment propice". "Nous agirons avec Arafat de la manière dont nous avons agi contre d'autres assassins", assure le premier ministre israélien. Le chef de l'Autorité palestinienne est assiégé dans son QG de Ramallah en Cisjordanie par l'armée israélienne, qui lui interdit toute liberté de mouvement depuis décembre 2001. _12 septembre, Jérusalem. Ariel Sharon accuse la mouvance d'extrême droite, opposée à son plan de retrait de la bande de Gaza, de mener "une campagne d'incitations" à la guerre civile en Israël. "Je demande aux ministres de la défense [Shaoul Mofaz] et de la sécurité intérieure [Guidéon Ezra] de prendre les mesures pour que l'armée ne soit pas mêlée à ce phénomène affreux. [ ] Cela doit cesser", déclare le premier ministre israélien, qui ajoute : "Ils [les colons] ne m'effraieront pas. Je ne leur permettrai pas de déchirer le peuple". _7 septembre, Gaza. Pour la troisième fois en 18 mois, une fillette de 10 ans a été touchée à la tête par des tirs provenant de positions israéliennes dans la bande de Gaza pendant qu'elle se trouvait assise à son bureau, à l'école élémentaire de filles du camp de Khan Younis, indique l'UNRWA, l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, qui entend protester "de la façon la plus vigoureuse possible" auprès des autorités israéliennes. "Ces tirs en direction des camps de réfugiés, tellement peu ciblés qu'ils rendent les salles de classe dangereuses pour des enfants de dix ans, sont totalement inacceptables, déclare le commissaire général de l'UNRWA. _7 septembre, Gaza. 14 combattants du Hamas tués
dans un raid aérien israélien, l'un des plus
meurtriers depuis le début de l'Intifada en septembre 2000.
Le raid d'hélicoptères, qui visait des membres des
Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas,
alors qu'ils s'entraînaient au maniement d'armes sur un
terrain de football à Al-Choujaïya, un quartier dans
l'est de la ville de Gaza a également fait 45 blessés,
dont quatre sont dans un "état critique", selon
des sources palestiniennes. [Israël a mené cette opération en représailles au double attentat-suicide de Beersheva, qui a fait 16 morts.] _4 septembre, Ramallah. L'Autorité palestinienne annonce que les élections générales (présidentielle, législatives et municipales), reportées à plusieurs reprises, auront lieu au printemps 2005. > AOUT _31 août, Beersheva. Un double attentat-suicide - lexplosion de deux autobus - fait 16 morts (dont un enfant de 4 ans), outre les deux kamikazes palestiniens, et près de 90 blessés, dont une quinzaine sont dans un état grave. Ces attentats, les plus meurtriers perpétrés depuis celui commis, le 4 octobre 2003, dans un restaurant de Haïfa (23 morts), sont revendiqués par le mouvement islamiste Hamas, "afin de venger la mort du cheikh Ahmed Yacine et dAbdelaziz Rantissi" (respectivement chef spirituel et lun des principaux dirigeants de cette organisation, tués dans des assassinats ciblés dIsraël, en mars et avril 2004). Dans un communiqué diffusé à New York, Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, "appelle l'Autorité palestinienne à faire tout son possible pour traduire les responsables [de ces attentats] en justice et mettre fin à de tels actes de haine". ["Nous pointons pour la première fois un doigt accusateur contre le peuple palestinien qui permet à sa direction terroriste de le gouverner", écrit l'éditorialiste du quotidien à grand tirage Maariv, dans son édition du 1er septembre. "A chaque fois qu'il y a une lueur d'espoir, il [le peuple palestinien] s'empresse de l'éteindre, à la Moukataa [quartier général de Yasser Arafat à Ramallah], à Gaza, parmi les Brigades des martyrs d'al-Aqsa [groupe armé lié au Fatah d'Arafat], peut-être même à la mosquée Al-Aqsa [à Jérusalem], et avec l'appui de centaines de militants à Oum el-Fahem", une ville arabe israélienne en Galilée.] _31 août, Jérusalem. Ariel Sharon
présente au groupe parlementaire du Likoud son calendrier
de retrait de la bande de Gaza dont le processus législatif
sera achevé avant la fin 2004. Le 14 septembre, il présentera
"pour approbation au cabinet de sécurité les
principes de la loi pour l'application du plan de désengagement
qui comprennent entre autres les principes relatifs à l'évacuation
des implantations et à l'indemnisation des colons". Le premier ministre israélien envisage l'évacuation des 21 colonies et de ses 8'000 colons dès janvier 2005, et en une fois. _25 août, Washington. La doctrine américaine, qui considère les colonies juives en Cisjordanie et dans la bande de Gaza comme un "obstacle à la paix", a peut-être vécu, note "Le Monde", qui reprend des informations publiées, le 21 août, par le "New York Times". Selon le quotidien américain, les Etats-Unis accepteraient désormais que de nouveaux logements soient construits dans les grands blocs de colonies, à condition que cet agrandissement se fasse "dans des zones déjà bâties". "Officiellement, commente "Le Monde", l'administration américaine réfute tout changement de politique. Mais la rupture est patente avec la position jusqu'alors défendue, qui appelait à un gel intégral de la colonisation". L'Autorité palestinienne dénonce un revirement qui "détruit le processus de paix et la solution des deux Etats". Pour Saëb Erekat, le ministre chargé des négociations, ce revirement de l'administration américaine remet en cause la "feuille de route", le plan de paix élaboré par le Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU) qui prévoit, outre la fin des violences, un arrêt des constructions dans les colonies... y compris celles menées au nom de la "croissance naturelle", formule utilisée par Israël pour désigner leur essor démographique. _20 août, Jérusalem. La Cour suprême israélienne demande au gouvernement de s'expliquer dans les 30 jours sur le tracé de la barrière construite en Cisjordanie. Le procureur général Menahem Mazuz met en garde le gouvernement contre les risques de sanctions encourus au cas où Israël ne tiendrait pas compte de l'avis de la Cour internationale de justice (CIJ). Le 30 juin, la Cour suprême d'Israël avait déjà ordonné de modifier une partie du tracé sur une trentaine de km au nord de Jérusalem. [La CIJ a, dans un avis consultatif émis le 9 juillet, déclaré illégale l'édification du "mur". Elle a appelé Israël à détruire les parties de la barrière se trouvant en territoire palestinien tout en dédommageant financièrement les Palestiniens pour les dégâts subis. L'assemblée générale des Nations unies a ensuite adopté le 20 juillet une résolution exigeant qu'Israël respecte l'avis de la CIJ.] _19 août, Jérusalem. Ariel
Sharon s'engage à mettre en oeuvre son plan de désengagement
de la bande de Gaza (l'évacuation des 8'000 colons israéliens), malgré le refus par son parti, le Likoud, de la constitution d'une coalition avec le Parti travailliste.
["Le Premier ministre poursuit le désengagement et le processus diplomatique", a fait savoir son cabinet. "Il trouvera une solution à ce problème. Il va tenter de bâtir une coalition de gouvernement stable". La veille, Ariel Sharon avait dénoncé "une opposition extrémiste et irresponsable au sein du Likoud" et appelé à "l'union des rangs". "Il y a des moments dans la vie de la nation où elle doit prendre des décisions difficiles. [ ] Israël est arrivé à ce moment", avait-il dit.] _18 août, Ramallah. Yasser Arafat admet que l'occupation israélienne ne peut être tenue pour "seule" responsable de la situation dans les territoires occupés. S'adressant au Conseil législatif palestinien (CLP, parlement), le chef de l'Autorité palestinienne promet des réformes, reconnaissant que "des erreurs inacceptables ont été commises par nos institutions et certains ont abusé de leurs pouvoirs et bafoué la confiance qui leur avait été accordée". _13 août, Jérusalem. Le chef d'état-major israélien, le général Moshe Yaalon, estime qu'une restitution du plateau du Golan à la Syrie pourrait se faire "en tenant compte des exigences militaires" et sans que cela mette en danger les frontières d'Israël. "Si vous me posez la question de savoir, en théorie, s'il est possible de parvenir avec la Syrie à un accord équilibré, je peux répondre qu'en prenant en compte les exigences militaires il est possible de parvenir à un accord sur la restitution du plateau du Golan", déclare-t-il dans une interview au quotidien "Yediot Aharonot". _2 août, Jérusalem. Le gouvernement israélien décide de renforcer la colonisation en Cisjordanie : il approuve la construction de 600 logements supplémentaires dans la colonie urbaine de Maalé Adoumim. Par ailleurs, le ministre de la défense, Shaul Mofaz, annonce que le nouveau tracé de la barrière de séparation qu'Israël construit en Cisjordanie inclura Maalé Adoumim, ainsi que le bloc de colonies du Goush Etzion, au sud de Jérusalem. Cette colonie, la plus importante de Cisjordanie, compte 28'120 habitants, et sa population devrait ainsi augmenter de 2'000 personnes au moins. > JUILLET _25 juillet, Gaza-Jérusalem. Des dizaines de milliers d'Israéliens forment une chaîne humaine de 90 km de long reliant la bande de Gaza à la vieille ville de Jérusalem pour manifester leur opposition au plan de retrait de la bande de Gaza du premier ministre Ariel Sharon. _22 juillet, Jérusalem. Ariel Sharon fait part de son mécontentement à Javier Solana, haut représentant pour la politique étrangère de l'Union européenne, après le soutien apporté par les Européens à la résolution adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies en faveur du démantèlement d'une partie de la "barrière" israélienne en Cisjordanie. "Il sera difficile de coopérer avec l'Europe vu ses positions unilatérales contre Israël, qui ignorent totalement nos besoins de sécurité", déclare le premier ministre israélien. "Israël veut bien coopérer avec l'Europe sur une série de sujets, mais ce sera difficile sans un changement radical de la position européenne, en particulier sur la question de la sécurité d'Israël et de son droit à se défendre", ajoute-t-il. "Nous sommes déçus du soutien massif de tous les pays de l'Union européenne à la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU, qui se base sur l'avis partial de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye faisant fi du terrorisme qui se déchaîne contre Israël." _21 juillet, Ramallah. Yasser Arafat signe un
décret qui réforme les services de sécurité. Trois services distincts : la sécurité nationale, la sécurité générale ou intérieure et les renseignements remplaceront les 12 services de sécurité palestiniens actuellement présents à Gaza et en Cisjordanie. Cette décision était très attendue par les Palestiniens qui réclament des réformes de l'Autorité, mais également par les Nations unies et les Etats-Unis. Le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) approuve un rapport qui appelle à la nomination d'un nouveau gouvernement, "capable d'assumer ses responsabilités". Le rapport accuse le gouvernement Qoreï d'avoir failli dans sa tâche sécuritaire, avant tout dans la bande de Gaza, seul territoire où l'Autorité palestinienne exerce encore un contrôle, l'armée israélienne ayant pratiquement réoccupé toute la Cisjordanie. "Le gouvernement actuel, auquel le Parlement a donné sa confiance, n'a pas rempli son programme et n'a pas exercé ses fonctions et ses prérogatives comme le stipule la loi fondamentale". "Pour le comité [un groupe de députés représentatif du Parlement], il est évident que la principale raison du chaos sécuritaire - l'inaction des services de sécurité et les infractions [à la loi] - est le manque de directives claires qu'ils ont reçues pour effectuer leur mission", souligne le rapport. _20 juillet, New York. L'Assemblée générale des Nations unies adopte, à une écrasante majorité, une résolution exigeant qu'Israël, "puissance occupante", s'acquitte de ses obligations juridiques telles qu'énoncées dans l'avis consultatif rendu le 9 juillet par la Cour internationale de justice (CIJ) déclarant contraires au droit international "l'édification du mur qu'Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé". Les résolutions de l'Assemblée générale, composée de 191 pays, n'ont pas de caractère contraignant, et le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a d'ores et déjà laissé entendre qu'il n'en tiendrait pas compte. _20 juillet, Paris. Une fronde croissante menace l'autorité de Yasser Arafat, écrit Le Monde dans son édition du jour. Le quotidien relève que "les troubles des derniers jours dans les territoires palestiniens [ ] traduisent la plus grave crise au sein des institutions installées à Gaza il y a dix ans. Le mouvement du président, le Fatah, est traversé d'une contestation virulente contre les méthodes de son chef. Il s'agit sans doute de la fronde la plus sévère depuis l'instauration [ ] de l'Autorité palestinienne, il y a tout juste dix ans. Régulièrement contesté, Yasser Arafat était toujours parvenu jusqu'à présent à désamorcer les crises". Ces affrontements opposent, en particulier à Gaza, des groupes armés palestiniens - qui dénoncent la "corruption" dans les rangs de la direction palestinienne -aux forces des services de renseignement et de sécurité. Le premier ministre palestinien, Ahmed Qoreï, menace de se retirer, compte
tenu du "chaos" en vigueur dans des territoires à
la dérive. [Kofi Annan a jugé, le 19 juillet à New
York, que la crise traversée par l'Autorité palestinienne
était particulièrement sérieuse et que c'était
aux Palestiniens de décider de l'évolution de la
situation. Le Secrétaire général des Nations
unies a rappelé qu'il avait "indiqué clairement
dans sa propre déclaration qu'il soutenait la déclaration
de [Terje Roed] Larsen, que celui-ci énonçait
des faits" et qu'il pensait que les événements
avaient confirmé ses dires. _19 juillet, New York. L'Assemblée générale des Nations unies décide de différer sa décision sur le projet de résolution soumis par les pays arabes concernant la construction par Israël d'une barrière déclarée illégale par la Cour internationale de justice. [L'Observateur de la Palestine, Nasser Al-Kidwa, a assuré que le projet de résolution bénéficiait "déjà du soutien d'une large partie" de l'Assemblée générale. Selon lui, les consultations en cours "devraient aboutir dans les heures qui viennent à l'élaboration d'un nouveau texte" et par conséquent, "les coauteurs proposent de remettre à demain le vote".] _16 juillet, New York. Israël se retrouve sur le banc des accusés devant l'Assemblée générale des Nations unies, réunie en session extraordinaire d'urgence, après l'avis de la Cour internationale de Justice (CIJ) jugeant "illégale" le "mur érigé par Israël en territoires palestiniens occupés".
L'ambassadeur d'Israël, Dan Gillerman, a pour sa
part affirmé que l'Assemblée générale
"avait donné au représentant palestinien la
possibilité de créer une réalité virtuelle,
un monde alternatif dans lequel il y avait un bon et un méchant,
dans lequel il y avait des droits palestiniens mais pas de responsabilités,
dans lequel les Israéliens avaient des obligations mais
pas de droits". _16 juillet, Gaza. Des hommes armés réclamant du président Yasser Arafat des réformes prennent quatre civils français en otages, avant de les libérer sains et saufs. Un chef de la police et un membre de l'Autorité palestinienne sont eux aussi été enlevés. Cette série d'enlèvements, note Le Monde, reflète les défis croissants auxquels est confronté Yasser Arafat, qui doit faire face à des activistes désireux de renforcer leur position à l'approche du retrait israélien de la bande de Gaza, d'ici à la fin 2005. _13 juillet, New York. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Terje Roed-Larsen, coordinateur spécial de l'Onu pour le processus de paix au Proche-Orient, critique l'Autorité palestinienne pour une "détérioration de l'ordre public dans les régions palestiniennes qui] ne cesse d'empirer" et qui, dit-il, ne peut être imputée uniquement aux incursions israéliennes. Il accuse Israël de n'avoir fait "aucun progrès" dans le démantèlement des implantations en territoire palestinien depuis mars 2001 et au gel des activités de colonisation réclamés par les Nations unies. _11 juillet, Tel-Aviv. Un attentat à la bombe
, près d'un arrêt d'autobus, fait un mort - une jeune
israélienne - et vingt blessés. L'attentat, condamné
par Yasser Arafat, a été revendiqué par les
Brigades des Martyrs d'al-Aqsa, groupe armé lié
au Fatah. Le dernier attentat perpétré en Israël
remonte au 14 mars : dix personnes, outre deux kamikazes, avaient
été tuées dans un double attentat-suicide
dans le port d'Ashdod, au sud de Tel-Aviv. Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, demande à l'Autorité palestinienne de faire faire tout son possible pour mettre fin à la terreur : Aucune cause, quelle qu'elle soit ne peut justifier la terreur.
Cet avis, particulièrement sévère, a provoqué la fureur des autorités israéliennes - le premier ministre Ariel Sharon a fustigé l'avis de la CIJ et ordonné de poursuivre la construction du "mur" -, tandis que les palestiniens se félicitaient de leur "victoire". Les Etats-Unis ont immédiatement réaffirmé que la saisine de l'Assemblée générale des Nations unies, en décembre 2003, avait été "inappropriée". 15 juges élus. Organe judiciaire suprême des Nations unies, la Cour internationale de justice a été créée en 1946. Ses 15 juges, élus pour neuf ans par les Nations unies, sont actuellement ressortissants des pays suivants : France, Grande-Bretagne, Allemagne, Pays-Bas, Russie, Slovaquie, Chine, Japon, Etats-Unis, Venezuela, Brésil, Sierra-Leone, Madagascar, Jordanie et Egypte.] |