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ABOU
GHRAIB |
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Violences et tortures
Bavures ou pratiques ordinaires?
Les procès des tortures
La 3e Convention de Genève
Le rapport du CICR [extraits, février 2004]
Le rapport dAmnesty [Bassorah, mai 2004]
IMAGES DES TORTURES
Les photos du
New Yorker
Les photos du Washington Post
UN DOSSIER DU "MONDE"
De Guantanamo
à Abou Ghraib
[ 1.4 Mo]
Le rapport du CICR
POINTS DE VUE
Le droit à l'humanité
L'hygiène du bourreau
Torture: l'humanité a dit "non"!
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MAI 2004 / IRAK - ETATS-UNIS, LES PROCES DES TORTURES
__Le soldat Jeremy Sivits reconnaît avoir maltraité des détenus irakiens en groupe, participé à un plan d'humiliation de prisonniers
Une cour martiale à Bagdad a prononcé,
le 18 mai 2004, la première condamnation pour les
sévices infligés à des prisonniers irakiens
à la prison d'Abou Ghraib, à Bagdad. Le soldat américain
Jeremy Sivits, 24 ans, premier des sept accusés
à comparaître, a été condamné
à un an de prison et devra quitter l'armée pour
"mauvaise conduite" après avoir purgé
sa peine.
Jeremy Sivits, qui a plaidé coupable, a reconnu avoir
maltraité des détenus en groupe, participé
à un plan d'humiliation de prisonniers irakiens et "manqué
à son devoir".
"Dans deux déclarations faites, sous serment, en janvier
[2004], auprès des enquêteurs militaires, Jeremy
Sivits a affirmé avoir vu les sergents Javal Davis
et Ivan Frederick, de même que le tristement célèbre,
costaud et ventru caporal Charles Graner ainsi que sa fiancée,
Lynndie England - la fille à la laisse sur les fameux clichés
-, brutaliser des détenus. Il les a vus frapper des hommes
nus et attachés jusqu'à ce que certains perdent
connaissance. Il a vu Graner asséner des coups de batte
de base-ball sur la blessure par balle d'un prisonnier. Il les
a vus humilier, empiler des détenus nus dans les couloirs
du pénitencier. Et les humilier encore en les contraignant
à se masturber en groupe, à simuler des fellations,
à se promener avec des culottes de femme sur la tête.
Il les a vus terroriser ceux dont ils avaient la charge avec des
chiens, en menaçant leurs familles ou leurs enfants des
pires traitements.
"Le soldat Sivits a tout vu, il a "un peu" participé
(à l'empilement des corps notamment) et il n'a rien dit.
"Pour rester copain avec tout le monde", a-t-il déclaré".
Le Monde, 20 mai 2004.

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