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> DECEMBRE _31 décembre, Ramallah. Dans son adresse télévisée à l'occasion du nouvel an, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas déclare que "l'heure est venue de rétablir la loi et l'ordre" dans les territoires autonomes. "Le chaos et l'anarchie menacent l'ensemble du projet national. Ces événements ruinent notre crédibilité internationale et confortent Israël, lui offrant un prétexte pour suspendre son retrait, pour saper les efforts de paix", constate-t-il. _28 décembre, Bruxelles. La présidence britannique du Conseil européen et Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne (UE) pour la politique étrangère, ont décidé de ne pas publier un rapport contre la colonisation de Jérusalem-Est que des diplomates britanniques, en poste à Jérusalem et Ramallah, ont remis aux ministres des affaires étrangères européens, indique L'Humanité, dans son édition du 28 décembre 2005. Le 12 décembre, Jack Straw, le ministre britannique des affaires étrangères, président en exercice du Conseil, a jugé qu'il était "approprié" de ne pas entériner le document, afin de ne pas interférer dans le processus électoral israélien. Javier Solana, aurait, selon le quotidien français, évoqué le risque de "perte d'influence" de l'UE. [Le rapport, qui critique la politique de colonisation menée par Israël à Jérusalem-Est, une stratégie qui menace, selon les diplomates britanniques, tout règlement négocié du futur statut de la ville, comporte des constats et des recommandations qui devaient être rendus publics. Il invite notamment l'UE à affirmer que le statut de Jérusalem, appelée à devenir la capitale de l'Etat palestinien, reste un sujet de négociations entre Israéliens et Palestiniens. Il demande la réouverture des institutions palestiniennes dans la ville et suggère des rencontres politiques avec l'Autorité palestinienne à Jérusalem-Est.] _26 décembre, Jérusalem. "L'objectif suprême du gouvernement dirigé par Kadima [En avant] sera de préserver l'existence et la sécurité de l'Etat d'Israël, foyer national du peuple juif", indique la plate-forme politique du nouveau parti crée par Ariel Sharon, publiée par le quotidien Maariv. "Notre existence en tant que foyer national juif exige de renoncer à une partie d'Eretz Israël" [le retour aux frontières bibliques]. Selon "Maariv", la plate-forme de Kadima rejette "catégoriquement" le "droit au retour" des réfugiés Palestiniens [en Israël] et exprime l'attachement du parti de Premier ministre israélien à la "Feuille de route", un plan international de paix prévoyant notamment la fin des violences, le gel de la colonisation israélienne et la création d'un Etat palestinien. "Le principe de base de tout processus politique est fondé sur la coexistence de deux Etats" palestinien et israélien, précise le texte. _19 décembre, Jérusalem. Benyamin Nétanyahou, farouche opposant à l'évacuation des colonies, élu à la tête du Likoud (qu'il avait dirigé entre 1993 et 1999). Il sera le candidat de ce parti - qu'a quitté Ariel Sharon - lors des élections législatives du 28 mars 2006. _18 décembre, Jérusalem. Ariel Sharon hospitalisé après une légère attaque cérébrale. [Le Premier ministre israélien a pu quitter l'hôpital, le 20 décembre, sans séquelles, selon ses médecins.] _5 décembre, Netanya. Un kamikaze palestinien actionne une bombe à l'entrée d'un centre commercial, à Natanya, au nord de Tel Aviv, causant la mort de 5 Israéliens. L'attentat est revendiqué par le Jihad islamique. > NOVEMBRE _26 novembre, Gaza. Ouverture du point de passage de Rafah : pour la première fois depuis l'occupation de la bande de Gaza en 1967, les Palestiniens sont libres de se rendre en Egypte. Aux termes d'un accord conclu entre Israël et l'Autorité palestinienne grâce à la médiation de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, une équipe de policiers frontaliers européens assiste les douaniers palestiniens. _25 novembre, Bruxelles. Un rapport rédigé par des diplomates européens, et remis aux ministres des affaires étrangères de l'Union européenne (UE), estime qu'Israël veut "achever l'annexion" de Jérusalem. Selon ce rapport, pas encore rendu public, cette stratégie d'annexion est contraire "aux obligations d'Israël selon les lois internationales et la "feuille de route" [plan de paix du Quartet]". [Selon les diplomates, cités par le quotidien Le Monde, cette politique est renforcée par la construction de la "barrière de sécurité" qu'Israël érige, depuis 2002, en territoire palestinien. "La barrière n'est pas seulement motivée par des considérations sécuritaires", assènent les diplomates, qui doutent de son caractère "temporaire" et qui rappellent qu'elle sépare "des Palestiniens d'autres Palestiniens, au lieu [d'isoler] les Palestiniens des Israéliens". Son tracé coupe "les 230 000 résidents de Jérusalem-Est de la Cisjordanie". Or, soulignent-ils, "la viabilité d'un Etat palestinien dépend en grande partie de la préservation des liens entre Jérusalem-Est, Ramallah et Bethléem [en Cisjordanie]". Source : Le Monde, 26 novembre 2005.] _21 novembre, Jérusalem. Le Parlement israélien vote sa dissolution, en vue d'élections anticipées au début de 2006. Le projet de dissolution, présenté par des partis de l'opposition, est adopté à la quasi-unanimité. _21 novembre, Jérusalem. Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, démissionne du Likoud, parti de droite nationaliste qu'il a contribué à fonder en 1973 et qu'il dirige depuis 1999. Il fonde un nouveau parti, baptisée "Responsabilité nationale", qui rassemble 14 députés scissionnistes du Likoud - sur quarante - dont les ministres des finances, Ehoud Olmert, de la sécurité intérieure, Gidéon Ezra, de la justice, Tzippi Livni et du tourisme, Abraham Hirshson. [Selon Ariel Sharon ce nouveau parti "garantira un gouvernement stable, la prospérité économique, la paix et la tranquillité". "Le nouveau parti va jeter les bases qui vont permettre de définir les frontières d'Israël en continuant à lutter contre le terrorisme", a déclaré Ariel Sharon, qui n'a pas exclu le démantèlement de colonies en Cisjordanie. "Lorsque nous arriverons à la phase finale de la feuille de route [le plan de paix du Quartet] durant laquelle nous fixerons les frontières de l'Etat d'Israël, on peut supposer qu'une partie des colonies ne pourront pas rester sur place", a-t-il souligné, ajoutant toutefois, que "pour le moment, il n'y aucun plan pour démanteler des colonies supplémentaires".] _17 novembre, Jérusalem. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le nouveau chef du parti travailliste Amir Peretz s'entendent pour organiser des élections anticipées entre la fin février et la fin mars 2006. [Vainqueur de Shimon Pérès lors du scrutin travailliste du 9 novembre, Amir Peretz avait promis de mettre fin à la participation de son parti au gouvernement Sharon et d'obtenir des élections législatives au début 2006.] _15 novembre 2005, Gaza. Accord entre Israël
et l'Autorité palestinienne sur l'ouverture d'un point
de passage entre Gaza et l'Egypte. Pour la première
fois que l'Autorité palestinienne disposera du contrôle
sur l'une de ses frontières. [L'ouverture de ce point de passage permettra aux Palestiniens de voyager par bus entre Gaza et la Cisjordanie et à l'Autorité palestinienne d'exporter des biens et de commencer la reconstruction du port de Gaza.] _10 novembre, Jérusalem. Amir Peretz, 53 ans, député, responsable du syndicat Histadrout, porté à la tête du Parti travailliste. Il ravit la direction du parti au vice-premier ministre, Simon Pérès, 82 ans. [Amir Peretz a annoncé que le Parti travailliste allait quitter la coalition gouvernementale. Nous allons agir pour nous séparer [du gouvernement] afin que le Parti travailliste devienne une alternative. Favorable à une approche pacifiste du conflit avec les Palestiniens, il est favorable à la création d'un Etat palestinien viable. Il est temps pour Israël d'en finir avec l'arrogance vis-à-vis des Arabes. La paix est le meilleur garant de la sécurité.] _9 novembre, Jérusalem. "Les négociations ne sont pas notre intention mais un moyen. S'il nous permet de libérer nos terres, libérer nos gens détenus en Israël et reconstruire ce qui a été détruit par l'occupation israélienne, nous pourrons effectivement discuter", déclare Mahmoud Zahar, haut responsable du mouvement islamiste Hamas, lors d'une interview diffusée par la radio publique israélienne. Il appelle Israël à se retirer de la Cisjordanie, en particulier de Jérusalem-Est, écarte tout désarmement du Hamas, et réaffirme qu'Israël est un "corps étranger" au Proche-Orient. > OCTOBRE _28 octobre, Jérusalem. "Mahmoud Abbas est un leurre, il n'y a personne derrière lui. Nous na'tteindrons jamais la paix avec la direction palestinienne actuelle. Nous devons attendre la génération suivante", déclare le ministre israélien de la défense, Shaoul Mofaz, au quotidien "Yediot Aharonot". Il confirme la décision des autorités israéliennes de poursuivre la campagne de "liquidations" de responsables terroristes entamée après l'attentat d'Hadera. _26 octobre, Hadera. Un kamikaze palestinien se fait
exploser au milieu d'un marché de la ville israélienne
de Hadera, au nord de Tel Aviv, faisant au moins cinq
morts et une trentaine de blessés. [L'explosion, la première en Israël depuis deux mois, a été revendiquée par le Djihad islamique. Un de ses chefs militaires, Loaï Assadi, avait été abattu le 24 octobre par l'armée israélienne à Toulkarem et, en représailles, des roquettes avaient été tirées quelques heures plus tard de Gaza contre le nord d'Israël.] _23 octobre, Jérusalem. Nous nempêcherons pas le Hamas de participer aux élections [palestiniennes], car nous navons nulle intention dintervenir dans le scrutin, déclare un haut responsable israélien, qui précise que, aussi longtemps que le mouvement islamiste reste une organisation terroriste, les représentants élus du Hamas ne pourront être considérés par Israël comme des interlocuteurs légitimes. _20 octobre, Washington. "Israël doit retirer les postes non-autorisés et mettre fin à l'expansion des colonies" en Cisjordanie, déclare George Bush, à l'issue d'une réunion avec Mahmoud Abbas, le chef de l'Autorité palestinienne. "Cela signifie aussi que la barrière en cours de construction doit être une barrière de sécurité plutôt qu'une barrière politique", précise le président américain, qui assure ne pas savoir quand l'Etat palestinien verra le jour. Mais, ajoute-t-il, "je crois qu'il est possible que deux Etats démocratiques vivent côte à côte en paix. J'aimerais voir deux Etats. Si cela arrive avant la fin de mon mandat, je serais là pour assister à la cérémonie. Si cela n'arrive pas, nous travaillerons dur pour établir les fondations afin que le processus devienne irréversible". De son côté, Mahmoud Abbas appelle à l'application "immédiate" du plan de paix baptisé "Feuille de route" pour le Proche-Orient et parrainé par le Quartet (Etats-Unis, Union Européenne, Russie, Nations unies). "Nous appelons la partie israélienne à nous rejoindre au sein d'un réel partenariat pour faire la paix". _2 octobre, Gaza. De violents affrontements entre la police palestinienne et des militants du Hamas provoquent la mort de 3 Palestiniens et font 50 blessés. _2 octobre, Jérusalem. Israël suspend jusqu'à nouvel ordre raids aériens, opérations d'éliminations ciblées et tirs d'artillerie contre la bande de Gaza et la Cisjordanie, pour permettre au président de l'Autorité palestinienne, palestinien Mahmoud Abbas, de "démanteler les organisations terroristes avant son voyage aux Etats-Unis", prévu le 20 octobre, indique à l'Agence France-Presse (AFP) un responsable du bureau du Premier ministre Ariel Sharon, sous le couvert de l'anonymat. > SEPTEMBRE _29 septembre, Ramallah. Victoire du Fatah, mouvement du président de l'Autorité palestinienne, aux élections municipales, qui obtient 61% des suffrages et 64 municipalités contre 26% et 28 municipalités au mouvement Hamas. [Les deux premières phases des municipales ont eu lieu entre décembre 2004 et mai 2005. une quatrième et dernière est prévue le 8 décembre, dans 107 localités de Cisjordanie et dans la bande de Gaza.] _25 septembre, Gaza. Mahmoud Al-Zahar, l'un des principaux dirigeants du Hamas, annonce que son organisation va mettre fin aux tirs de roquettes contre le territoire israélien. "Le mouvement décrète la fin de ses opérations contre l'occupant israélien à partir de la bande de Gaza, qui sont intervenues [ ] en représailles aux attaques de l'ennemi". Il ajoute qu'à la demande du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, son mouvement allait continuer à respecter la trêve conclue au début de l'année. _25 septembre, Jérusalem. Le Premier ministre Ariel Sharon déclare qu'il n'imposera "aucune limitation" à l'armée israélienne pour "frapper les terroristes" qui bombardent Israël avec des roquettes. "Il n'y a aucune limitation dans les moyens utilisés pour frapper les terroristes, leurs organisations et leur matériel, là où ils se cachent". _24 septembre, Gaza. Quatre Palestiniens, dont au moins deux membres du mouvement islamiste Hamas, tués dans un raid aérien israélien à l'est de la ville de Gaza. L'armée israélienne entendait riposter à des tirs palestiniens de roquettes - venant de la bande de Gaza vers le territoire israélien. Le Hamas menace de frapper "au cur de l'entité sioniste, l'ennemi" à la suite de ce raid.
[La réunion du Quartet a rassemblé, autour de Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, Jack Straw, le Haut Représentant de l'Union européenne pour la politique et la sécurité extérieures, Javier Solana, et la Commissaire européenne pour les relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner.] _16 septembre, New York [Nations unies]. La cause palestinienne doit devenir un "exemple de démocratie et de progrès" au lieu d'être instrumentalisée "pour exploiter les sentiments des opprimés dans le monde, encourager le terrorisme et créer un conflit entre les civilisations", déclare le ministre des Affaires étrangères palestinien, Nasser Al-Kidwa, devant l'Assemblée générale des Nations unies. _15 septembre, New York [Nations unies]. Dans une déclaration au Sommet mondial des chefs d'Etat, Ariel Sharon invite les Palestiniens à faire un geste pour la paix, après la restitution de la bande de Gaza. Une mesure qualifiée de "test" pour la capacité de l'Autorité palestinienne à combattre le "terrorisme", selon le premier ministre israélien. _15 septembre, Jérusalem. La Cour suprême israélienne ordonne à l'Etat d'Israël de modifier le tracé du "mur" de séparation en Cisjordanie, estimant que des villageois palestiniens sont lésés. Ce "mur" est toujours en construction. _14 septembre, New York. En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, le premier ministre israélien, Ariel Sharon, et le président américain George Bush s'accordent pour geler la "feuille de route" après le retrait israélien de Gaza.
Pour Ariel Sharon, il est "impossible d'aller de l'avant dans le processus de paix si les Palestiniens ne jugulent pas le terrorisme", ce qui, pour les Israéliens, signifie le démantèlement et le désarmement des groupes islamistes armés. George Bush estime, pour sa part, qu'il serait "plus facile d'avancer sur la "feuille de route" - le plan de paix international qui prévoit la création d'un Etat palestinien - si l'Autorité palestinienne respecte les principes de bonne gouvernance et s'attaque au terrorisme". _13 septembre, Ramallah. "Le retrait de l'armée et des colons de la bande de Gaza ne signifie pas la fin de l'occupation", déclare Mahmoud Abbas dans un discours radiodiffusé. "L'occupation ne prendra effectivement fin que lorsque les objectifs du processus de paix auront été réalisés, à savoir la création d'un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale dans les territoires occupés en 1967", ajoute le président de lAutorité palestinienne. _12 septembre, Gaza. Le dernier soldat israélien quitte (à 6 h 50) la bande de Gaza, mettant ainsi un point final à 38 ans d'occupation. [Le numéro deux du gouvernement israélien, Shimon Pérès, a estimé que "l'occupation de la bande de Gaza a été une erreur historique"."Nous devons veiller à ce que la bande de Gaza ne devienne pas une prison ou un lieu de misère". "Nous devons dire que c'est un jour de joie comme le peuple palestinien n'en a pas connu depuis un siècle", a déclaré pour sa part le président palestinien Mahmoud Abbas. "Beaucoup de travail reste à faire mais cela n'enlève rien à cette victoire. [ ] Il était temps pour ce peuple de goûter à la joie et d'en finir avec la tristesse, les souffrances et l'oppression qu'il a endurées génération après génération".] _7 septembre, Gaza. Des hommes armés abattent l'ancien chef de la sécurité palestinienne Moussa Arafat, 64 ans, après l'avoir traîné hors de son domicile, faisant craindre de nouvelles violences à quelques jours du retrait de l'armée israélienne de Gaza "C'est un événement très regrettable et dangereux qui n'augure rien de bon alors que nous attendons le retrait israélien. Le président [...], le gouvernement et l'ensemble des forces de sécurité sont déterminés à en retrouver les auteurs", déclare Abdallah al-Ifrandji, un conseiller du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas [Le général de division, cousin du président palestinien décédé Yasser Arafat, avait conservé un rôle de conseiller auprès de Mahmoud Abbas après avoir perdu la tête des renseignements militaires en avril 2005.] > AOUT _31 août, Paris. "Le problème que pose le Hamas, ce n'est pas tant l'idéologie que le fait qu'ils sont armés", déclare au quotidien Le Monde, Shimon Pérès, numéro deux du gouvernement israélien (et chef du Parti travailliste), qui craint une victoire des islamistes radicaux aux élections. "On ne discute pas face à des armes. Ce sont surtout les Palestiniens qui pâtiront d'une victoire du Hamas. Qui les financera si le Hamas gagne ? Avec la lutte armée, le Hamas a retardé le processus de paix de dix ou quinze ans. Si le Hamas introduit les armes dans la négociation, il n'y aura pas de négociation. Abou Mazen [Mahmoud Abbas] dit qu'il n'y a qu'une seule arme chez les Palestiniens [celle de l'Autorité palestinienne]. Nous verrons s'il parvient à imposer son point de vue. On ne peut pas avoir Nelson Mandela et Saddam Hussein dans le même bateau". _29 août, Jérusalem. Une semaine après l'évacuation des colons de Gaza, le premier ministre israélien, Ariel Sharon, affirme, dans des propos rapportés par la radio militaire, que les colonies israéliennes actuellement en Cisjordanie ne resteront pas toutes en place. La carte définitive des implantations qui seront maintenues dans ce territoire ne sera présentée que lors de la dernière phase des négociations avec les Palestiniens. _28 août, Beersheva. Une quarantaine de personnes blessées, dont deux grièvement, dans un attentat-suicide perpétré dans la principale gare routière de Beersheva, dans le sud d'Israël. L'auteur de l'attentat a été arrêté à l'entrée de la gare par des gardes et s'est fait exploser. [Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a condamné l'attentat en affirmant qu'il s'agissait d'un "acte de terrorisme". L'attentat, revendiqué par les Brigades des martyrs d'Al Aqsa, liées au Fatah et les Brigades Al Qods du Djihad islamique, intervient trois jours après un raid de l'armée israélienne à Toulkarem, en Cisjordanie, au cours duquel cinq membres du Djihad islamique ont été tués.] _26 août, Jérusalem. Une enquête d'opinion publiée par le quotidien Yedioth Aharonoth montre qu'une majorité de personnes interrogées (54 %) se déclare favorable à de nouveaux démantèlements de colonies en Cisjordanie, alors que 42 % sont d'un avis opposé. Selon le quotidien Maariv, qui reprend des chiffres du ministère israélien de l'intérieur, plus de 12'000 Israéliens se sont installés dans des colonies de Cisjordanie entre septembre 2004 et juillet 2005, 6'000 pour la seule année 2005. Le nombre de colons dépasserait désormais 250'000 en Cisjordanie, sans compter les 200'000 habitants environ des quartiers de colonisation construits dans la partie orientale de Jérusalem. _26 août, Gaza. "Les Israéliens doivent retirer leurs colonies de Cisjordanie", déclare Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, dans un entretien publié par le quotidien Libération. Extraits.
_24 août, Jérusalem. Un accord "total" intervient entre Israël et l'Egypte sur le déploiement de 750 gardes égyptiens le long de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza. Le déploiement doit se faire sur 12 km face à la route de Philadelphie, le chemin de patrouille frontalier contrôlé par les Israéliens. Selon un responsable israélien, "l'objectif de ce déploiement de garde-frontières égyptiens est d'empêcher le transfert d'armes d'Egypte vers la bande de Gaza et l'infiltration de terroristes". _23 août, Cisjordanie. Les derniers colons quittent les colonies de Sa-Nur et Homesh, en Cisjordanie. Les 21 colonies de la bande de Gaza et les 4 de Cisjordanie concernées par le plan de désengagement du premier ministre israélien sont désormais toutes évacuées. Les évacuations se sont déroulées plus rapidement que prévu et sans incidents majeurs, la résistance des extrémistes s'étant heurtée à la détermination des forces de l'ordre. _22 août, Ramallah. "La communauté internationale doit préserver le statut juridique actuel des territoires palestiniens après le retrait unilatéral israélien", déclare Nasser Al-Qidwa, ministre palestinien des affaires étrangères. [Le chef de la diplomatie israélienne, Sylvan Shalom, a déclaré pour sa part que son pays envisageait de demander au Conseil de sécurité des Nations unies une résolution proclamant la fin de l'occupation de la bande de Gaza après 38 ans de présence israélienne. Israël est considéré comme "l'occupant" de Gaza par la Cour suprême israélienne, ainsi que par la Cour internationale de justice de La Haye (CIJ), qui avait statué sur le mur de séparation érigé par l'Etat hébreu en Cisjordanie.] _22 août, Gaza (et Naplouse). Près de 10'000 militants du groupe armé palestinien Hamas célèbrent le départ des colons israéliens. A Naplouse, 2'000 militants manifestent en brûlant des maquettes de colonies juives. [Des centaines d'hommes armés, dont certains en tenue de kamikazes, ont accompagné ces manifestations. Selon les responsables du Hamas, le retrait israélien est une victoire de leurs militants, notamment de ceux de la branche armée du groupe.] _22 août, Gaza. "Nous avons terminé aujourd'hui l'évacuation de la présence israélienne de la Bande de Gaza", déclare le général Dan Harel, commandant la région militaire sud, après le départ des derniers bus de la colonie de Netzarim, dernière des 21 colonies de la Bande de Gaza à être vidée de ses habitants. Il faudra plusieurs semaines à l'armée israélienne pour partir à son tour et rendre Gaza aux Palestiniens, après avoir démantelé ses bases. [Le premier ministre israélien Ariel Sharon a confirmé, dans une interview au Jerusalem Post qu'il comptait poursuivre sa politique de construction dans les principaux blocs de population juive qu'il veut à terme voir annexés à Israël. "Il n'y aura pas de second désengagement. Il y aura des constructions dans les blocs d'implantations", à Maaleh Adoumim, en lisière de Jérusalem, et Ariel, non loin de Tel Aviv. "Le bloc d'Ariel restera partie intégrante d'Israël à jamais, connecté territorialement à Israël". Quant à celui de Maaleh Adoumim, il "continuera à s'étendre et sera connecté à Jérusalem", assure-t-il. Gaza : la victoire des laïcs israéliens, la défaite des religieux, écrit l'agence France-Presse, qui relève que "la fin de l'occupation de la bande de Gaza par des colons pour la plupart religieux porte un coup très dur à une frange de la société israélienne qui a imprimé sa marque pendant près de quatre décennies dans la vie politique du pays. Pour les religieux israéliens, le désengagement de la bande de Gaza est un des événements les plus traumatisants depuis la création de l'Etat, il y a 57 ans, et signe la fin d'une époque : celle de l'espoir du Grand Israël cultivée par le sionisme religieux". "L'évacuation des colonies de la bande de Gaza n'est pas seulement une question territoriale, c'est aussi la première grande bataille pour la séparation de la religion et de l'Etat", écrit dans une tribune au quotidien Yédiot Aharonot l'écrivain Amos Oz, l'un des fondateurs du mouvement pacifiste La Paix Maintenant.] _21 août, Ramallah. L es musiciens arabes et israéliens du West-Eastern Divan Orchestra, conduits par le chef d'orchestre et pianiste argentino-israélien, Daniel Barenboïm, donnent un concert en faveur de la paix, à Ramallah. C'est la première fois que l'orchestre, fondé en 1999 par Daniel Barenboïm et l'intellectuel palestinien Edward Saïd, mort en 2003, jouait devant un public arabe, au cur de la zone du conflit israélo-palestinien. Au programme : la Symphonie concertante KV 297b, de Mozart, la Cinquième Symphonie dite "du Destin", de Beethoven, et "Nimrod", l'une des Variations Enigma d'Elgar. ["Les hommes politiques recherchent les armes de destruction massive, le West-Eastern Divan Orchestra recherche l'unique arme de construction massive. Il vient jouer en Cisjordanie pour faire passer un message de solidarité et de compréhension mutuelle", a déclaré Daniel Barenboïm lors de sa conférence de presse, à la Mouqata'a, siège de l'Autorité palestinienne, au côté du ministre de la culture Yahia Yakhlef. "Aucun peuple n'a un droit d'occupation sur un autre peuple et les Palestiniens ont besoin de leur liberté. Voilà la raison de ma présence à Ramallah".] _20 août, Ramallah. Le président palestinien Mahmoud Abbas fixe au 25 janvier 2006 la date des élections législatives, auxquelles participera pour la première fois le Mouvement de la résistance islamique (Hamas). [Ces élections pourraient marquer le déclin politique du Fatah, miné par la corruption, la mauvaise gestion, les dissidences armées et les dissensions entre les réformistes et les fidèles de l'ancien président Yasser Arafat. Incité par le président de l'Autorité palestinienne à renoncer à la violence pour rejoindre le processus politique, le Hamas compte remporter au moins 30% des voix lors du renouvellement du Conseil législatif palestinien. Le Hamas a cependant indiqué qu'il ne rendrait pas les armes tant qu'il n'aurait pas "libéré" Jérusalem et la Cisjordanie de la présence israélienne.] _20 août, Gaza. Larmée israélienne a évacué 16 des 21 colonies de la bande de Gaza (dont la colonie radicale de Kfar Darom) avant la pause du shabbat. Une soixantaine de personnes, soldats, policiers et civils, ont été blessés au cours des évacuations, pour la plupart légèrement. _18 août, Gaza. Les forces de sécurité israéliennes pénètrent dans la colonie de Kfar Darom, considérée comme l'un des bastions des colons les plus hostiles à l'évacuation des colonies. Neuf colonies avaient été totalement évacuées la veille, en fin de journée. 40'0000 soldats et policiers sont engagés dans l'opération baptisée "La Main tendue aux frères". Des milliers d'hommes des services de sécurité palestiniens ont également pris position aux abords des colonies de la bande de Gaza afin d'éviter des troubles et des pillages. 17 août, Jérusalem. Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, affirme que "la colonisation va se poursuivre et se développer" en Cisjordanie après le retrait de la bande de Gaza. [L'Autorité palestinienne a rejeté les déclarations d'Ariel Sharon, qualifiant ces propos d'"inacceptables". "Si les Israéliens veulent la paix, ils doivent démanteler les colonies de Cisjordanie et dans la région de Jérusalem comme ils ont décidé de le faire dans la bande de Gaza", a déclaré le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat.] _17 août, Cisjordanie. Quatre Palestiniens employés dans la zone industrielle de la colonie de Shilo, au nord de Ramallah, tués par un colon de l'implantation voisine de Shvut Rakhel. La dixième chaîne de la télévision israélienne évoque "un meurtre de sang froid commis par un terroriste juif en Cisjordanie". [Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a appelé les Palestiniens à la "retenue" après le meurtre des trois Palestiniens. Il a condamné un "crime" qui visait, selon lui, à "saboter" le retrait israélien en cours de la bande de Gaza.] _15 août, Ramallah. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas reconnaît que "le retrait israélien [de Gaza] est un pas important et historique", ajoutant aussitôt : "Mais il ne s'agit que d'un premier pas. Les retraits ne doivent pas avoir lieu à Gaza seulement, mais aussi en Cisjordanie". [Les mouvements islamiques palestiniens, Hamas et Djihad islamique, ont, pour leur part, assuré que "la résistance continuera dans les zones encore occupées", en Cisjordanie et à Jérusalem.]
[Ariel Sharon a mis en garde les Palestiniens. "Ceux qui continueront de nous attaquer auront affaire à l'armée et aux forces de sécurité. [...] Le monde entier attend la réponse des Palestiniens : une main offerte à la paix ou le feu du terrorisme. S'ils choisissent le feu, nous répondrons par le feu, plus sévèrement que jamais".] _15 août, Gaza. Après 38 ans d'occupation, Israël a entamé officiellement, le 14 août à minuit, son retrait qualifié d'"historique" de la bande de Gaza, en déclarant illégale la présence d'Israéliens dans cette région. "Stop ! Selon la loi, il est interdit d'entrer dans la bande de Gaza et d'y séjourner". Les ordres d'évacuation, leur annonçant qu'ils ont 48 heures pour partir, sont remis par des milliers de soldats et policiers aux colons de l'ensemble des 21 colonies de la bande de Gaza (et de quatre des 120 implantations en Cisjordanie). Ceux qui refuseront d'obtempérer d'ici au 16 août à minuit seront amenés, de force si nécessaire, vers des autobus qui les transféreront vers le territoire israélien. "L'Etat a décidé, et le moment est venu d'appliquer cette décision. Ce redéploiement est déchirant, mais il est vital pour un Etat d'Israël démocratique", affirme le ministre de la défense, Shaoul Mofaz. [Des centaines de colons de Gaza ont passé des accords d'indemnisation financière avec l'Etat hébreu en échange de leur départ. Mais selon l'armée israélienne, quelque 5'000 adversaires du retrait ont réussi à s'infiltrer dans les colonies, ce qui fait craindre des risques de débordement. ] _11 août, Tel-Aviv. Au moins 200'000 manifestants hostiles au retrait de la bande de Gaza défilent à Tel-Aviv. Les chefs du camp ultra nationaliste leur donnent pour consigne de se mobiliser encore pour empêcher l'évacuation des colonies de Gaza à partir du 17 août. "Nous serons physiquement là-bas, dès [le 15 août], au passage de Kissoufim [entre la bande de Gaza et Israël], et nous nous opposerons sans violence au retrait", affirme Bentzi Libermann, le chef du Conseil des colonies de Cisjordanie et Gaza (Yesha).
_8 août, Gaza. Les habitants des implantations religieuses juives de Gous Katif, dans le sud de la bande de Gaza, entament le retrait exigé par le gouvernement. _8 août, Jérusalem. L'armée israélienne rappelle aux colons de la bande de Gaza qu'ils ont jusqu'au 14 août à minuit pour quitter leurs maisons. L'armée sera déployée le 15. Les expulsions des récalcitrants commenceront le 17. "A compter du 17 août, [les forces de sécurité israéliennes] contraindront à appliquer la loi ceux qui auront choisi de rester". _7 août, Jérusalem. Le ministre des finances Benjamin Netanyahu démissionne pour protester contre le plan de retrait de la bande de Gaza. Ancien premier ministre et principal rival dans son parti - le Likoud- dAriel Sharon, il s'était toujours déclaré opposé à l'évacuation des colons de la bande de Gaza. [Lheure de vérité est arrivée. Je ne peux massocier à cette démarche qui met en danger la sécurité de lEtat, écrit Banjmin Netanyahu, dans sa lettre de démission.] _4 août, Jérusalem. "Le retrait [de Gaza] est fondamentalement une décision erronée. La terre d'Israël est très petite. Il n'y a de place que pour un seul Etat, le nôtre. Parmi les Arabes, ceux qui veulent cohabiter en paix peuvent rester, déclare Shaul Goldstein, président du conseil régional du Goush Etzion, membre de Yesha, le conseil représentatif des colons, dans un entretien au Monde. "Ceux qui veulent se battre doivent partir. Il n'a pas d'autre solution. Si on donne la Judée et la Samarie après avoir donné le Goush Katif, on enclenchera le processus de désintégration de l'Etat d'Israël. [ ] D'un point de vue moral, ajoute-t-il, le Goush Katif est une partie de la terre qui nous appartient. Il n'y a pas de différences. L'idée que l'on se retire du Goush et du nord de la Samarie [Judée et Samarie sont les noms bibliques de la Cisjordanie] parce que ce ne serait pas à nous est ridicule. A ce compte-là, nous n'avons pas plus de droits historiques et moraux sur Tel-Aviv". _3 août, Shfaram (est dHaïfa). Un soldat déserteur israélien de 19 ans, Nathan Zada, mitraille des passagers dun bus, tuant quatre Arabes et blessant 22 personnes. La foule lynche lassaillant, malgré les efforts de la police pour le protéger. _2 août, Sderot. De 25'000 à 50'000 manifestants se rassemblent dans le sud d'Israël pour marquer leur opposition au plan de retrait de la bande de Gaza qui concerne 8'000 colons israéliens. _2 août, Gaza. A moins de rois semaines du début de lévacuation des colonies de la bande de Gaza, prévue le 15 août, les premières familles de colons israéliens quittent leurs maisons pour sinstaller dans des logements construits par le gouvernement à Nizzanim, entre les villes côtières dAshdod et dAshkelon, au nord de la bande de Gaza. > JUILLET _26 juillet, Paris. Visite officielle en France d'Ariel Sharon. Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, le premier ministre israélien s'explique sur sa vision des rapports entre Israël et les palestiniens après l'évacuation des colonies de Gaza, à partir du 15 août. "Il n'y a pas de prochaines phases de retrait prévues", assure-t-il. Pour lui, après le retrait de Gaza, "on passe à la feuille de route", le plan international qui prévoit la création d'un Etat palestinien. il rappelle qu'il y met des conditions, à commencer par le démantèlement des "organisations terroristes" palestinienne. Il estime que la "barrière" entre Israël et les territoires occupés - le "mur" - a permis de réduire "significativement" les attentats. Exposant sa vision pessimiste de la situation d'Israël dans le monde arabe, Ariel Sharon affirme : "Nous sommes confrontés à la pire des haines". Il fait remarquer que les "peuples arabes n'ont jamais accepté Israël". Mais il reconnaît que l'élection de Mahmoud Abbas à la tête de l'Autorité palestinienne a "ouvert une possibilité de dialogue".
_25 juillet, Ramallah. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, annonce qu'il s'installe à Gaza, jusqu'à la fin du retrait israélien de cette bande du territoire prévu à partir de la mi-août. _24 juillet, Gaza. Des groupes armés palestiniens tuent un couple d'Israéliens, dans la nuit du 23 au 24 juillet, dans la bande de Gaza, à l'heure même où la secrétaire d'Etat américaine, Condoleeza Rice, achève un déplacement au Proche-Orient destiné à empêcher une escalade de violence avant le retrait de Gaza. Ariel Sharon promet une réponse musclée à ce nouvel acte de violence. "Israël ne laissera pas le terrorisme en paix", déclare-t-il. "J'ai fait savoir à [Condoleezza Rice] qu'il y aurait des ripostes d'un autre genre qui s'ajouteront à des mesures très dures, aussi bien pendant le retrait qu'après l'évacuation de la bande de Gaza s'il y a des attentats terroristes". De son côté, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas condamne cette attaque :Cette opération qui a tué deux Israéliens va à l'encontre de l'intérêt national et de notre sécurité car elle donne aux Israéliens un prétexte pour continuer les attaques contre notre peuple et reprendre sa politique d'assassinats contre des responsables palestiniens. Mahmoud Abbas assure que l'Autorité palestinienne fera tout ce qui est en son pouvoir pour mettre fin à ses opérations contre-productives. _21 juillet, Londres. Quatre "tentatives d'explosion" dans trois stations de métro, ainsi que dans un autobus, sèment la panique à Londres. Le premier ministre, Tony Blair, indique lors d'une conférence de presse que ces incidents, "destinés à faire peur à la population", n'ont pas fait de victime. _20 juillet, Londres. Le ministre britannique de l'Intérieur Charles Clarke annonce devant la Chambre des communes l'établissement d'une liste de "comportements inacceptables" - "prêches, tenue de sites internet, ou encore la rédaction d'articles qui ont pour but de fomenter ou de provoquer le terrorisme" - en liaison avec le terrorisme et précise que les étrangers qui s'en rendront coupables seront expulsés du pays ou interdits de séjour. Il ajoute :"J'ai revu les pouvoirs du gouvernement en matière d'expulsion [...] et ces pouvoirs doivent être appliqués plus largement et systématiquement, avant que les gens n'arrivent au Royaume-Uni, mais aussi quand ils y sont". [S'exprimant également devant les Communes, Tony Blair a annoncé qu'il envisageait de réunir, en septembre, une conférence internationale sur le terrorisme.] _19 juillet, Londres. Lors d'une rencontre avec 25 représentants des musulmans britanniques, Tony Blair exhorte ses interlocuteurs à "affronter cette idéologie du mal [d'Al-Qaida], à lutter contre elle et à la défaire par la force de la raison et du débat". _17 juillet, Gaza. 50'000 protestataires - 10'000 selon les autorités israéliennes - tentent de rejoindre la bande de Gaza. _17 juillet, Gaza. Près de 15'000 soldats israéliens prennent position autour de la bande de Gaza pour faire face à une double menace :la poursuite des tirs de roquettes par le Hamas et l'infiltration des partisans des colons à l'intérieur de la colonie du Gush Katif. Ariel Sharon interdit la marche de protestation contre le retrait de Gaza. _15 juillet, Cisjordanie et Gaza. L'armée israélienne reprend sa politique d'"assassinats ciblés". En réaction à des tirs du Hamas sur la ville de Sderot et la colonie de Neve Dekalim, des tirs (missiles et roquettes) israéliens tuent quatre militants du Hamas circulant en minibus à Gaza. A Salfit, dans le nord de la Cisjordanie, deux activistes islamistes réfugiés dans une grotte sont victimes d'une frappe aérienne similaire. _14 juillet, Gaza. Une israélienne tuée par l'explosion d'une roquette artisanale Qassam au nord de la bande de Gaza. deux autres israéliens blessés par des roquettes et des obus de mortier tirés par des commandos du Hamas. En représailles, des raids aériens israéliens détruisent des locaux et dépôts de munition du Hamas. Par ailleurs, de violents affrontements opposent au nord de la bande de Gaza des membres du Hamas et des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne qui tentaient de les empêcher de tirer des roquettes en direction d'Israël. [Sous la pression égyptienne, le Hamas a accepté de se conformer de nouveau à la trêve décrétée en févier - et donc de mettre fin à ses tirs de roquettes artisanales et de mortiers sur les colonies et les localités israéliennes.] _12 juillet, Netany. Un attentat-suicide - le premier depuis le 25 février -, provoqué par un jeune Palestinien de 18 ans, faisant 5 morts et une vingtaine de blessés. L'attentat, dénoncé par l'Autorité palestinienne, est revendiqué par le Jihad islamique des environs de Tulkarem, un village du nord de la Cisjordanie. "Aucune logique ne peut justifier qu'un Palestinien accomplisse un acte pareil à un moment où Israël se retire de Gaza", déclare le président palestinien Mahmoud Abbas. En réaction à cette attaque, l'armée israélienne réinvestit Tulkarem, dont le contrôle avait été transféré aux forces de sécurité palestiniennes en mars. _10 juillet, Jérusalem. Le gouvernement israélien approuve le tracé du "mur" de séparation autour de Jérusalem-est. La barrière va traverser deux quartiers palestiniens, plaçant plus de 50'000 d'entre eux, résidents de Jérusalem-est annexé, du côté oriental (palestinien) de l'ouvrage. _2 juillet, Jérusalem. L'hôtel Palm Beach, quartier général des opposants extrémistes au plan de retrait de Gaza, évacué par l'armée. "Nous devons quitter Gaza pour construire Israël", a souligné le premier ministre Ariel Sharon, qui entend faire la distinction entre ces "bandes radicales qui tentent de terroriser la société israélienne et menacent l'existence ici d'un Etat juif et démocratique" et les "colons en général, qui sont la crème de la société". > JUIN _19 juin, Jérusalem. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, en visite au Proche-Orient, annonce que les Israéliens et les Palestiniens sont convenus que les maisons des colons de la bande de Gaza appelés à être évacués cet été seront détruites. Elle indique que les deux parties sont d'accord sur le fait que ces quelque 1'200 maisons ne répondent pas aux besoins des 1,3 million de Palestiniens vivant dans la bande de Gaza. [Le 18 juin, à Ramallah, Condoleeza Rice avait fermement mis en garde Israël contre l'extension des colonies juives dans les territoires palestiniens, et appelé Israël à "des mesures substantielles" en faveur des Palestiniens. Elle avait notamment insisté sur la nécessité de libérer de nouveaux contingents de prisonniers palestiniens, parmi les 7'000 détenus dans les prisons israéliennes.] _4 juin, Ramallah. Mahmoud Abbas reporte sine die les élections législatives en annulant le décret qui les fixait au 17 juillet. Selon des responsables, les élections pourraient avoir lieu en novembre, date à laquelle Israël doit officiellement avoir terminé son retrait de la bande de Gaza. [Des députés du Fatah, mouvement fondé par Yasser Arafat, avaient récemment souhaité un report des législatives pour permettre à leur mouvement, qui domine le Parlement, de mieux se préparer à affronter le Hamas après les récents succès électoraux de celui-ci.] _2 juin, Jérusalem. Israël annonce que "la libération de 405 prisonniers a commencé dans les prisons, ainsi que dans les camps de détention de l'armée". Aucun d'entre eux n'est impliqué dans des attentats ou attaques ayant causé mort d'homme. > MAI _26 mai, Washington. Première visite du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à la Maison Blanche. Le leader palestinien se voit promettre 50 millions de dollars d'aide immédiate pour la reconstruction des infrastructures à Gaza, après le retrait israélien. George Bush réitère son soutien à la "feuille de route", seul plan de paix capable d'aboutir à la création d'un Etat palestinien. "Nous nous rencontrons à un moment où une grande réalisation historique est à portée de main : la création d'un Etat palestinien pacifique et démocratique. Le président Abbas veut atteindre ce but en rejetant la violence et en oeuvrant à des réformes démocratiques". "Je pense que les Palestiniens sont capables de se gouverner eux-mêmes en paix avec leurs voisins. Je pense que les Israéliens bénéficieraient de la présence d'un Etat palestinien indépendant", ajoute le président américain. > AVRIL _11 avril, Crawford (Texas, USA). Lors d'une conférence de presse commune avec George Bush dans son ranch de Crawford, au Texas, Ariel Sharon indique qu'il n'est pas question de reprendre les négociations sur la "feuille de route" [le plan international pour un règlement du conflit au Proche-Orient] tant que les Palestiniens ne livreront pas "une véritable guerre contre le terrorisme et le démantèlement de ses infrastructures". "Le président palestinien, Abou Mazen [alias Mahmoud Abbas], a pris certaines mesures pour lutter contre le terrorisme. Mais vous pouvez voir que le terrorisme continue, déclare le premier ministre israélien. En conséquence, je pense que pour faire des progrès, pour continuer d'avancer ensuite dans la voie de la "feuille de route", les Palestiniens doivent prendre davantage de mesures car la situation doit être complètement calme. Les conditions pour progresser sont un arrêt total du terrorisme, des hostilités et des incitations". _11 avril, Washington. George W. Bush appelle les Palestiniens à soutenir le plan de retrait de Gaza présenté par le premier ministre israélien, Ariel Sharon. "Je soutiens fermement son initiative courageuse de se retirer de Gaza et d'une partie de la Cisjordanie. Le premier ministre est prêt à coordonner l'application du plan de retrait avec les Palestiniens. Je demande à la direction palestinienne d'accepter son offre", affirme le président américain, qui demande à l'Autorité palestinienne de désarmer les groupes palestiniens. George Bush rappelle également à qu'Israël doit démanteler les implantations illégales en Cisjordanie, tout en indiquant qu'il était "irréaliste" d'envisager un retour aux frontières de 1949. "J'ai fait part au premier ministre de mon souci de ne pas voir Israël prendre des initiatives qui contredisent ses obligations à l'égard de la 'feuille de route' et portent atteinte au statut final des négociations". [ ] "En conséquence, Israël doit démanteler les implantations illégales et respecter ses obligations à l'égard de la 'feuille de route' en ce qui concerne les colonies en Cisjordanie". _5 avril, Washington. George Bush demande au gouvernement israélien de geler tout développement des colonies de peuplement en Cisjordanie. Notre position est très claire. Elle est que la feuille de route est importante, et la feuille de route appelle à larrêt du développement des colonies, déclare le président américain. _3 avril, Jérusalem. Des inconnus ont profané les tombes d'Itzhak Rabin, le premier ministre israélien assassiné en 1995 par un extrémiste juif opposé aux accords israélo-palestiniens d'Oslo, de Theodor Herzl, fondateur du sionisme politique, et de David Ben Gourion, qui proclama en 1948 la création de l'Etat d'Israël, annoncent les autorités. Les profanateurs ont écrit en hébreu à la peinture noire l'expression "Chien d'assassin" sur la tombe d'Itzhak Rabin, située dans le carré des Grands de la nation au cimetière du mont Herzl à Jérusalem. L'inscription "Hitler, le cerveau" a été trouvée sur une douzaine de tombes de soldats israéliens enterrés dans le carré militaire du même cimetière. Le nom "Hitler" avait été écrit deux jours plus tôt, toujours à la peinture noire, sur la tombe de Theodor Herzl, ainsi que sur celle de David Ben Gourion, dans le kibboutz de Sdé Boker, dans le désert du Néguev (sud d'Israël). |