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2005-L'actualité des droits de l'homme dans le monde

:: Un Tribunal pour les violations droits de l’homme au Timor-Oriental  


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L'actualité des
droits de l'homme



2005. Pour un Tribunal pénal international
[Le Rapport des experts
[pdf 800 ko]
2003-4. Un tribunal indonésien
[Jugements
2003 et 2004]

1999, LES EXACTIONS AU TIMOR-ORIENTAL / JUSTICE

__Un tribunal spécial pour les droits de l’homme mis en place par l’Indonésie


L'Indonésie a envahi en 1975 le Timor-Oriental, une ex-colonie portugaise et l'a annexé l'année suivante. Le 30 août 1999, après près de 24 ans de lutte entre la guérilla et les forces de sécurité, et une dure répression, près de 80% des habitants se sont prononcés pour l'indépendance lors d'un référendum sous les auspices des Nations unies.

Le vote a déclenché de terribles exactions des milices pro-indonésiennes formées et entraînées par l'armée indonésienne pour s'opposer aux partisans de l'indépendance, mais aussi de militaires. Entre 600 et 2'000 civils ont été massacrés, selon les estimations, dont un journaliste néerlandais, Sander Thoenes, et 80% des infrastructures avaient été rasées, avant qu'une force militaire internationale ne rétablisse la sécurité au Timor-Oriental. L'armée indonésienne a toujours rejeté toute responsabilité dans les massacres de 1999.

Le petit territoire - 800'000 habitants - a proclamé son indépendance en mai 2002, sous le nom de Timor-Leste.

L'Indonésie a subi une forte pression internationale, en particulier des Etats-Unis, pour juger les responsables des exactions. Le Tribunal spécial pour les droits de l'homme, mis en place par le gouvernement indonésien, a une compétence limitée aux crimes commis dans les districts de Covalima, Liquica et Dili durant les mois d'avril et de septembre 1999.
Les Nations unies avaient exprimé des réserves en arguant que les limites imposées à la compétence du Tribunal empêchaient un examen exhaustif des crimes commis au Timor-Oriental de janvier à octobre 1999. Les défenseurs des droits de l'homme avaient critiqué, pour leur part, la procédure d'accusation, estimant que les procès allaient servir à exonérer la haute hiérarchie militaire de sa responsabilité dans la planification des violences au Timor-Oriental, et à éviter la création d'un tribunal international.
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