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> MARS _30 mars, Bruxelles. Dans un communiqué diffusé à Bruxelles, le Quartet pour le Proche-Orient (UE, Etats-Unis, Russie, Nations unies) menace le nouveau gouvernement palestinien, dirigé par le Hamas, de cesser ses aides directes s'il ne reconnaît pas Israël. Le Quartet exige également l'abandon de la violence et le respect des accords. Les Etats-Unis et le Canada ont déjà annoncé leur boycott du nouveau cabinet, et les Pays-Bas ont coupé tout contact avec le gouvernement palestinien.
_30 mars, New York. "Le programme du nouveau gouvernement
palestinien montre des signes d'évolution du Hamas,
mais il doit s'engager à respecter les principes du Quartet
et la plateforme pour la paix du président Abbas",
déclare Tuliameni Kalomoh, sous-secrétaire
général aux affaires politiques, devant le Conseil
de sécurité des Nations unies, lors d'une séance
consacrée au Moyen-Orient.
_29 mars, Jérusalem. Le parti centriste Kadima remporte une courte victoire aux élections législatives israéliennes du 28 mars. Selon des résultats annoncés par la commission électorale centrale, Kadima remporte 28 sièges sur 120, les travaillistes 20, le parti orthodoxe sépharade Shass 13, le Likoud (droite) 11 et le parti russophone d'extrême droite Israël Beiteinou 12. [Ehud Olmert, leader de Kadima, se dit prêt à des concessions territoriales et des négociations pour permettre la création d'un Etat palestinien. "Nous sommes prêts à des compromis, à renoncer à certaines parties de la terre bien-aimée d'Israël [...] et à évacuer, avec une grande souffrance, les Juifs vivant dans ces endroits, afin de créer les conditions qui nous permettrons d'atteindre notre rêve et de vivre côte-à-côte".] _28 mars, Gaza. Le gouvernement palestinien formé par le mouvement islamiste Hamas du Premier ministre Ismaïl Haniyeh investi par le Parlement à la majorité absolue de ses membres. Sur les députés présents, 71 ont voté en faveur du gouvernement, 36 contre et deux se sont abstenus. [Le Conseil législatif (CLP) compte 132 députés, dont 74 du Hamas. Huit des élus du Hamas sont détenus en Israël et n'ont pas assisté à la séance d'investiture. Les députés présents du Fatah, qui compte 45 élus, ont voté contre.] _27 mars, Ramallah. "Notre gouvernement sera
prêt à dialoguer avec le Quartet des moyens de
mettre fin au conflit et d'instaurer le calme dans la région",
déclare le Premier ministre palestinien, Ismaïl
Haniyeh, dans son discours d'investiture prononcé devant
le Parlement. "Notre gouvernement n'épargnera aucun
effort pour parvenir à une paix juste dans la région
qui mettra fin à l'occupation et restituera nos droits",
ajoute-t-il. "Nous n'avons jamais été des partisans
de la guerre, du terrorisme ou des effusions de sang, mais c'est
l'occupation israélienne qui a exercé toutes les
formes de terrorisme contre notre peuple en le chassant hors
de sa patrie et en l'assiégeant et l'affamant". [Ismaïl Haniyeh, dont le parti, le Hamas, ne reconnaît pas le droit d'Israël à l'existence, affirme que son gouvernement "abordera les accords signés par l'Autorité palestinienne [avec Israël] avec un sens élevé de la responsabilité nationale, susceptible de servir au mieux les intérêts de notre peuple" _19 mars, Gaza. Le Premier ministre désigné issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, transmet au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, les noms des membres de son futur gouvernement, ainsi que son programme. Aucun groupe palestinien n'a accepté de participer à ce gouvernement. Le Fatah notamment réclamait que le Hamas reconnaisse les accords signés avec Israël et le principe d'un règlement négocié du conflit avec l'Etat hébreu. _14 mars, Jéricho [Cisjordanie]. L'armée israélienne mène une attaque meurtrière contre la prison de Jéricho, après le retrait des observateurs américains et britanniques chargés de surveiller la prison depuis 2002. Six détenus palestiniens capturés par Tsahal, dont le chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Ahmed Saadat. [Le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert craignait que ce dernier, accusé d'avoir ordonné le meurtre du ministre du tourisme israélien en 2001, soit libéré par le Hamas. Pour le porte-parole du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, "l'opération israélienne aura un impact négatif sur beaucoup de choses : la trêve, la formation du gouvernement [palestinien], les relations avec les Israéliens". Le secrétaire général adjoint des Nations unies, Ibrahim Gambari, estime, pour sa part, que "la violente incursion israélienne - de même que le actions palestiniennes menées en ripostes [les enlèvements de ressortissants étrangers] - risquent de déstabiliser plus avant la situation déjà tendue au Proche-Orient".] _1er mars, Moscou. Dans un entretien publié par le quotidien "Vremia Novosteï", Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas en exil, rappelle la position de son mouvement sur la reconnaissance d'Israël. "L'ancienne direction palestinienne avait reconnu Israël. Et alors ? Quel est le résultat ? Est-ce que quelque chose a changé ? [ ] Il serait absurde d'insister sur la reconnaissance", déclare-t-il, mettant en avant la nécessité de "réclamer à Israël de quitter les territoires palestiniens occupés". _1er mars, Gaza. Le chef de l'aile militaire du Djihad islamique, Khaled Al-Dahdouh, tué dans une explosion, dont l'origine est indéterminée. Le Djihad islamique, qui n'a pas participé aux élections du 25 janvier, poursuit ses attaques contre Israël à partir de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. > FEVRIER _27 février, Jérusalem. Le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz précise les revendications territoriales d'Israël sur la Cisjordanie, qui couvrent six blocs de colonisation plus la vallée du Jourdain soit plus d'un cinquième du territoire, apprend-on mardi auprès de son bureau. Il s'agit de Maalé Adoumim (est de Jérusalem), Goush Etzion (sud de Jérusalem), Ariel (nord de la Cisjordanie), Kedoumim-Karneï Shomron (nord de la Cisjordanie), Rehan-Shaked (nord de la Cisjordanie) et Kiryat Sefer à l'est de Tel Aviv, selon M. Mofaz. "Quand nous parlons des frontières futures d'Israël cela inclut la vallée du Jourdain et ces blocs d'implantations", déclare-t-il lors d'une réunion électorale du parti Kadima du Premier ministre par intérim Ehud Olmert. _22 février, Gaza. Le Fatah donne son accord pour participer au gouvernement qu'Ismaïl Hanyeh, tête de liste du Hamas, s'apprête à former. Si nous parvenons à un accord, nous participerons. Sinon, nous serons dans une opposition constructive, déclare Azzam Al-Ahmad, chef du groupe parlementaire du Fatah. _20 février, Jérusalem. Israël prend une série de sanctions économiques contre l'Autorité palestinienne. Parmi les mesures figure le gel du transfert mensuel d'environ 50 millions de dollars de fonds correspondant au remboursement par Israël des droits de douane et de TVA prélevés sur les produits destinés à la Cisjordanie et à la bande de Gaza. Ces fonds représentent environ 30% du budget de l'Autorité palestinienne. Ils permettent d'assurer notamment le salaire d'environ 140'000 fonctionnaires, dont près de 60'000 policiers et membres des services de sécurité. _19 février, Jérusalem. "Il est clair qu'avec une majorité du Hamas au Parlement palestinien et la formation d'un gouvernement avec une direction du Hamas, l'Autorité palestinienne devient de facto une Autorité terroriste. [ ] Israël ne nouera aucun contact avec un pouvoir dont le Hamas est partie prenante", déclare le Premier ministre israélien par intérim Ehud Olmert. _19 février, Gaza. Le Mouvement de la résistance islamique (Hamas) choisit Ismaïl Hanyieh comme Premier ministre du futur gouvernement palestinien. [Ismaïl Hanyieh, 43 ans, a conduit la liste du Hamas aux élections législatives du 25 janvier. Il a été le chef de cabinet du cheikh Ahmed Yassine, fondateur du Hamas tué en 2004 par l'armée israélienne. Le Hamas, dont la Charte prône l'anéantissement de l'Etat d'Israël, contrôle 74 des 132 sièges du Conseil législatif palestinien.] _18 février, Gaza. Lors de la séance inaugurale
du nouveau Conseil législatif palestinien (CLP),
Mahmoud Abbas invite le nouveau gouvernement formé
par le Hamas à respecter les engagements et les accords
déjà signés, même ceux avec Israël.
"Je rappelle aux membres du Conseil législatif et
à ceux du prochain gouvernement que tous les accords
signés doivent impérativement être respectés",
déclare le président de l'Autorité palestinienne. Il ajoute : "Nous avons dès le début respecté le droit des individus et des groupes politiques à s'opposer aux accords d'Oslo. Mais nous n'accepterons pas que la légitimité [de ces accords] soit remise en cause, car [ ] ils sont devenus une réalité politique, que nous respectons et continuerons de respecter". _17 février, Washington. Dans un entretien avec plusieurs journalistes arabes, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, met en garde les pays qui tenteraient d'aider le Hamas. "J'ose espérer que tout Etat qui envisagerait de financer le Hamas, ou un gouvernement conduit par le Hamas, pensera aux conséquences au Proche-Orient", déclare-t-elle, en précisant : "Ce que je dirais au sujet du Hamas, c'est que ceux qui sont favorables à un consensus international derrière la "feuille de route" [le plan de paix du Quartet] et le processus de paix devraient demander à toute entité palestinienne d'être en faveur de ce processus". _13 février, Moscou. Dans un entretien publié par le journal russe "Nezavissimaïa Gazeta", Khaled Meschaal, chef du bureau politique du Hamas évoque une éventuelle fin de la lutte armée, en indiquant que, "si Israël reconnaît nos droits et s'engage à se retirer de tous les territoires occupés, le Hamas et avec lui l'ensemble du peuple palestinien décideront de mettre un terme à la résistance armée". _9 février, Madrid. Au cours d'une visite en Espagne, Vladimir Poutine annonce qu'il invitera prochainement à Moscou "la direction du Hamas", pour discuter du processus de paix au Proche-Orient. Il assure le parti vainqueur des législatives dans les territoires palestiniens est "arrivé au pouvoir à l'issue d'élections démocratiques" et qu'il "faut respecter le choix du peuple palestinien". Il a jugé nécessaire de "chercher des solutions, des dispositions qui soient acceptables à la fois par les forces politiques qui dirigent la Palestine, la communauté internationale et aussi par Israël". _3 février, New York. Dans sa première réaction officielle après la victoire du Hamas aux élections palestiniennes, le Conseil de sécurité des Nations unies appelle l'Autorité palestinienne à "prévenir les attentats terroristes" et à "démanteler l'infrastructure de la terreur" et demande à Israël de cesser l'extension des colonies de peuplement et de la "barrière" de sécurité. "Le Conseil compte que le nouveau gouvernement restera voué à la réalisation des aspirations du peuple palestinien à la paix et à un Etat palestinien. Il se félicite de ce que le président Abbas a affirmé que l'Autorité palestinienne restait attachée à la "Feuille de route", aux accords et obligations précédemment souscrits entre les parties ainsi qu'à une solution
négociée de deux Etats au conflit israélo-palestinien.
Il considère que tous les membres du futur gouvernement
palestinien doivent être attachés aux instruments
et principes susmentionnés".
> JANVIER _31 janvier, New York. Si le Hamas accepte de renoncer à la violence et de reconnaître Israël comme l'a fait l'Autorité palestinienne, et s'il opère sa transformation d'un mouvement armé en un parti politique, dans le respect des règles du jeu et en représentant son peuple, la communauté internationale devrait pouvoir travailler avec lui, déclare Kofi Annan. Le secrétaire général des Nations unies reconnaît que les élections législatives palestiniennes ont "été libres, équitables et sûres" : "manifestement, le peuple palestinien a voté pour le gouvernement de son choix. Mais je crois que la plupart ont voté pour la paix, pour de meilleures conditions de vie". "Il est important, ajoute-t-il, que le [nouveau] gouvernement maintienne la position exprimée par le président Mahmoud Abbas [président de l'Autorité palestinienne] lorsqu'il dit [que les responsables du Hamas] doivent reconnaître tous les engagements pris par l'Autorité palestinienne et qu'il faut assurer la continuité". "Sur la question de la reconnaissance de l'Etat d'Israël, c'est un élément de base de la Feuille de route et tant Israël que la Palestine doivent accepter la solution des deux Etats". [Le Quartet - Etats-Unis, Russie, Europe et Nations
unies - a souligné le 30 janvier, dans une déclaration
conjointe, que "tous les membres du futur gouvernement palestinien
doivent s'engager à respecter la non-violence, à
reconnaître l'Etat d'Israël et à accepter
les engagements antérieurs, notamment la "Feuille
de route". _30 janvier, Londres. Tous les membres du futur gouvernement palestinien doivent s'engager à respecter la non-violence, à reconnaître l'Etat d'Israël et à accepter les engagements antérieurs, notamment la "feuille de route", déclare le Quartet pour le Moyen-Orient [Nations unis, Union européennes, Etats-Unis et Russie], qui conditionne l'aide internationale au respect de ces principes.
Par ailleurs, le Quartet rappelle que "l'expansion des colonies [israéliennes] doit prendre fin", réitère sa préoccupation à l'égard "du tracé de la barrière" [le mur de sécurité qui sépare Israël et Jérusalem-Est de la Cisjordanie], et prend note "des récentes déclarations du Premier ministre israélien par intérim, Ehoud Olmert, selon lesquelles Israël continuerait à démanteler les colonies illégales". _30 janvier, Washington. Dans une lettre aux dirigeants du Hamas, Human Rights Watch (HRW) demande que le nouveau gouvernement formé par le mouvement palestinien exige des autres groupes armés palestiniens de s'engager à mettre un terme aux violences contre les civils. En raison de sa victoire électorale, le Hamas doit étendre et élargir son moratoire annoncé au début de l'année 2005. Il doit s'engager à n'attaquer "en aucun cas des civils à l'avenir", souligne l'organisation américaine. "Les attaques qui ont pour objectif de tuer ou de mutiler des civils violent les principes les plus élémentaires de l'humanité". _29 janvier, Jérusalem. Le premier ministre israélien par intérim, Ehoud Olmert, déclare qu'Israël boycottera un gouvernement palestinien incluant le Hamas. "Israël n'aura aucun contact avec les Palestiniens" à moins que le Hamas "renonce au terrorisme", reconnaisse le droit à l'existence de l'Etat d'Israël et accepte tous les accords conclus entre l'Autorité palestinienne et Israël, assure-t-il. _28 janvier, Ramallah. La défaite du Fatah, auquel appartient Mahmoud Abbas, provoque une crise entre la base et le sommet du parti de l'ancien président Yasser Arafat. A Gaza et dans plusieurs villes de Cisjordanie (dont Naplouse), plusieurs dizaines de milliers de partisans du Fatah réclament la démission du Comité central et de toutes les instances du parti, le départ et la poursuite en justice des dirigeants corrompus du Fatah, ainsi que la promesse de ses responsables de ne pas participer à un gouvernement de coalition avec le Hamas. Ismaïl Haniyeh, tête de liste du Hamas aux élections législatives, exclu que le mouvement dépose les armes tout en sachant que ce refus risque d'entraîner une diminution sensible de l'aide internationale à l'Autorité palestinienne. "Cette aide ne peut être brandie comme une épée de Damoclès au-dessus du peuple palestinien et ne peut servir à faire du chantage à notre peuple, au Hamas et à la résistance", déclare-t-il. Ismaïl Haniyeh, ancien chef de cabinet du cheikh Yassine,
fondateur du Hamas assassiné en 2004 par Israël, ajoute
que le Hamas est déterminé à conserver ses
armes et à résister à l'occupation israélienne.
_27 janvier, Jérusalem. Les autorités israéliennes excluent tout dialogue avec un gouvernement palestinien dominé par le Hamas. "L'Etat d'Israël ne négociera pas avec un pouvoir palestinien dont une partie est constituée d'une organisation terroriste armée qui appelle à sa destruction". Le ministre de la défense, Shaul Mofaz, assure que la traque des extrémistes du Hamas continuera. Selon un sondage publié par le quotidien Yedioth Aharonot, près de la moitié des Israéliens (48%) envisagent des négociations avec le Hamas.
"Ce tremblement de terre politique fait voler en
éclats l'hégémonie du Fatah, le parti au
pouvoir, et compromet davantage la perspective d'un règlement
négocié avec Israël", relève l'Agence
télégraphique suisse (ATS). Les pays occidentaux
- et Israël - expriment leur inquiétude. Ils estiment
que tout dialogue avec le Hamas est conditionné par son
rejet de la violence. Le président américain, George
W. Bush, affirme, pour sa part, que les Etats-Unis ne négocieront
pas avec le Hamas tant qu'il ne renoncera pas à la destruction
d'Israël : "un "parti politique qui inclut la destruction
d'Israël dans son programme n'est pas un partenaire pour
la paix". Le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, président en exercice de l'Union européenne (UE) demande au Hamas de renoncer à la violence. "Nous jugerons tout gouvernement et tout Parlement palestinien sur leur contribution au processus de paix, sur la reconnaissance d'Israël et sur la théorie des deux Etats qui doit aboutir à la reconnaissance d'un Etat palestinien". Le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, assure don intention de poursuivre dans la voie d'un "règlement négocié et pacifique du conflit avec Israël". Il laisse entendre que le nouveau gouvernement - auquel le Fatah ne souhaite pas participer - devra respecter "les accords et les engagements pris auprès de la communauté internationale, et notamment "la feuille de route", le plan de paix du Quartet.
_20 janvier, Jérusalem. L'International Crisis Group - une organisation fondée par l'ancien conseiller de Bill Clinton, Robert Malley - estime dans un rapport sur la stratégie du Hamas [Mouvement de la résistance islamique] et les enjeux, pour la région, de son émergence sur la scène politique palestinienne, que la décision du mouvement radical palestinien de participer aux élections législatives du 25 janvier correspond à un changement stratégique et s'accompagne de modifications dans le discours de ses responsables politiques. Pour les experts du Crisis Group, ces élections constituent une occasion pour la communauté internationale et Israël de tester la volonté du Hamas de s'associer au processus politique. Ils comparent le parcours d'intégration que pourrait suivre le Hamas à ceux de l'IRA en Irlande et de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans les années 1980. "Réalistes, les auteurs rappellent que les principes
de base du Hamas inscrits dans sa charte de 1988 demeurent pour
l'heure inchangés, notamment la non-reconnaissance d'Israël,
et n'écartent pas l'hypothèse d'un double discours,
écrit Stéphanie Le Bars, dans Le Monde.
Mais ils mettent l'accent sur "les déclarations qui
contredisent la doctrine officielle". "Ces dix dernières
années, soulignent-ils, le Hamas a fusionné une
idéologie maximaliste avec une politique pragmatique."
Des responsables, parmi les plus importants du mouvement, envisagent
désormais un dialogue avec Israël et une solution
au conflit passant par le retrait des territoires occupés"
[Le Monde, 21 janvier 2006]. [Le Hamas figure sur les listes américaine et européenne des organisations terroristes.] _19 janvier, Tel-Aviv. Un kamikaze palestinien se fait exploser dans une buvette de Tel-Aviv, blessant 19 personnes, dans le premier attentat suicide en Israël depuis le début de l'année. [L'attentat a été revendiqué par le Jihad islamique. Selon le ministre israélien de la défense, Shaoul Mofaz, "l'attentat a été financé par Téhéran, planifié en Syrie et perpétré par des Palestiniens"]. _18 janvier, Jérusalem. Tzipi Livni nommée ministre des Affaires étrangères en remplacement de Sylvan Shalom, devenant ainsi la deuxième femme de l'histoire d'Israël à occuper ce poste. Elle conserve ses fonctions de ministre de la Justice. Ce remaniement du gouvernement israélien - trois autres postes sont également concernés - est la conséquence de la démission de quatre ministres du Likoud sur ordre de Benjamin Netanyahu, le nouveau leader du parti. [Pilier du parti Kadima, fondé par Ariel Sharon, Tzipi Livni estime qu'il est "impossible de mettre un terme aujourd'hui au conflit israélo-palestinien, tant il est profond, compliqué". (carte Israël-palestine) _10 janvier, Jérusalem. Il est encore "trop tôt" pour évaluer les facultés cognitives d'Ariel Sharon, dont l'état est toujours qualifié de "grave mais stable", selon ses médecins, qui ont commencé à le réveiller. Le Premier ministre israélien, âgé de 77 ans, avait été placé dans un coma profond et avait subi trois opérations, dont deux majeures, après une attaque cérébrale massive, le 4 janvier. Les médecins espèrent déterminer rapidement les séquelles de ces attaques sur son cerveau. [Un retour aux affaires du premier ministre, au pouvoir depuis 2001, est jugé hautement improbable. Le premier ministre par intérim, Ehoud Olmert, a présidé le 9 janvier la première réunion du gouvernement en l'absence d'ArielSharon. Fort du soutien de l'ancien dirigeant travailliste Shimon Pérès et de l'ancien chef du Shin Beth, le service de sécurité intérieur, Avi Dichter, Ehoud Olmert pourrait succéder au premier ministre à la direction du nouveau parti Kadima, grand favori des prochaines législatives anticipées du 28 mars.] _5 janvier, Jérusalem. Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, se trouve "dans un état grave" à la suite d'une grave attaque cérébrale. _3 janvier, Jérusalem. Les quatre ministres du Likoud vont quitter la gouvernement d'Ariel Sharon, annonce le numéro un du parti, Benyamin Natanyahou. Le Premier ministre a quitté le Likoud, en novembre 2005, pour créer son propre parti, Kadima (En avant). _2 janvier, Ramallah. Le président de l'Autorité palestinienne avertit qu'il suspendra l'organisation des élections (prévues le 25 janvier) si les Palestiniens de Jérusalem ne sont pas autorisés par Israël à y participer. _1er janvier, Gaza. Le mouvement palestinien radical Hamas, responsable de la plupart des attentats anti-israéliens, annonce qu'il ne prolongera pas l'accord sur une trêve de la violence, conclu en mars 2005 avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. "Maintenant que la période d'accalmie est finie, nous confirmons que l'ennemi [israélien] va payer le prix de ses crimes contre notre peuple", indiquent dans un communiqué les Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas. [Mahmoud Abbas a qualifié de "grave erreur"
la rupture de la trêve, affirmant qu'elle "n'était
pas limitée dans le temps". "J'estime qu'il est
de notre intérêt [que la trêve] soit maintenue
afin de pouvoir mener la reconstruction de l'économie et
un retour de la situation à la normale".] |