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> DECEMBRE _26 décembre, Jérusalem. Le gouvernement israélien donne son feu vert à la construction d'une nouvelle colonie de 30 maisons en Cisjordanie. Il s'agirait d'un programme pour reloger des colons évacués de la bande de Gaza à l'été 2005. [Selon la Paix maintenant, une organisation israélienne opposée à la colonisation, le gouvernement n'a pas donné d'autorisation pour la construction de colonies depuis 1992. Il a en revanche permis la construction de nouveaux quartiers dans des colonies existantes.] _23 décembre, Jérusalem. Le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien se rencontrent pour la première fois depuis l'élection de Ehoud Olmert en mars 2006. Selon un communiqué de la présidence du Conseil israélien, "les deux dirigeants ont exprimé leur volonté de ccopérer comme de vrais partenaires dans un effort de faire progresser le processus de paix entre Israël et l'Autorité palestinienne".
_19 décembre, Gaza. Ismaïl Haniyeh accuse, dans une allocution télévisée, le président Mahmoud Abbas d'avoir contribué à isoler son gouvernement depuis sa mise en place en mars. Selon lui, le président de l'Autorité palestinienne,"durant les neuf derniers mois, ne s'est pas réuni une seule fois avec le gouvernement. Il n'a pas emmené un seul ministre dans ses tournées". "Cette exclusion s'inscrit dans le cadre de l'isolement politique de ce gouvernement", assure le Premier ministre palestinien. [Isamaïl Haniyeh a, en outre, rejeté l'appel du président palestinien à des élections présidentielle et législatives anticipées, les qualifiant "d'anticonstitutionnelles".] _18 décembre, Jérusalem. Le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, affirme qu'il faut "tout faire pour renforcer" le président palestinien, Mahmoud Abbas, au cours d'une conférence de presse avec le Premier ministre britannique, Tony Blair. "Il ne fait pas de doute qu'il faut soutenir les modérés parmi les Palestiniens favorables à des négociations, aux principes du Quartet et à la "feuille de route" et qu'il faut tout faire pour renforcer Mahmoud Abbas". _17 décembre, Gaza. Ismaïl Haniyeh rejette l'appel à des élections anticipées du président Mahmoud Abbas. "Le gouvernement rejette l'appel à la tenue d'élections législatives car elles sont anti-constitutionnelles et créent la confusion" dans les territoires palestiniens, affirme le Premier ministre palestinien. [De violents combats ont opposé, autour des bureaux présidentiels et de la résidence du président Abbas à Gaza, la garde présidentielle et des hommes armés du Hamas.] _16 décembre, Ramallah. Dans un discours retransmis à la télévision palestinienne, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas souhaite l'organisation d'élections générales anticipées. Il indique que dans la période d'intérim, tout devra être mis en uvre pour former un gouvernement d'union nationale composé d'experts, afin d'obtenir la levée des sanctions financières imposées par les Occidentaux après l'arrivée au pouvoir du Hamas , en mars 2006 . [Cette décision a été rejetée par le Hamas. Un conseiller du Premier ministre issu du Hamas Ismaïl Haniyeh a affirmé que c'était "un appel à la guerre civile", ajoutant que son mouvement tenterait de "l'éviter". Le Hamas a affirmé, dans un communiqué, que cette décision équivaut à un "coup d'Etat contre la volonté du peuple palestinien".] _15 décembre 2006, New York. L'Assemblée générale des Nations unies décide d'établir un Registre destiné à répertorier les dommages causés à toutes les personnes affectées par la construction par Israël du mur entourant la Cisjordanie, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est.
_15 décembre, Gaza. Le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, issu du Hamas, échappe à une tentative d'assassinat lors de son entrée dans la bande de Gaza à travers le terminal de Rafah, la seule porte de ce territoire vers l'Egypte. [Les tirs essuyés par le convoi du Premier ministre ont provoqué la mort de l'un de ses gardes du corps, la blessure de son fils Abdel Salam, de son chauffeur et de Ahmad Youssef, son conseiller politique. Le Hamas, dont les divergences avec le mouvement Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas ne font que s'approfondir à la suite de l'échec des négociations pour la formation d'un gouvernement d'union nationale, a accusé la garde présidentielle chargée de la sécurité du terminal de Rafah de cette tentative d'assassinat. Ces tirs étaient "une tentative planifiée par la Force 17 [la garde présidentielle] pour assassiner le frère Ismaïl Haniyeh. Nous demandons à Mahmoud Abbas de donner des ordres pour retrouver les auteurs des tirs", a déclaré le porte-parole du mouvement islamiste Fawzi Barhoum.] _14 décembre, Jérusalem. La Cour suprême israélienne admet la pratique des assassinats ciblés de Palestiniens par l'armée israélienne à Gaza comme en Cisjordanie. Répondant aux recours de deux organisations des droits de l'homme, la Cour estime qu'on ne peut "déterminer à l'avance que toute liquidation ciblée est contraire au droit international de même qu'il n'est pas possible de dire a priori que chaque meurtre ciblé soit autorisé par le droit international. La légalité de chaque assassinat - "l'exécution" d'un dirigeant politique ou d'un "terroriste" - doit être examinée cas par cas" par l'armée, qui doit être sûre que la cible visée est "directement impliquée dans des activités terroristes". Dans les attendus, il est toutefois indiqué que contrairement à ce que soutient l'Etat, les "terroristes" ne sont pas "des combattants hors la loi". Ce sont des civils comme les autres, mais, parce qu'ils sont impliqués dans des activités hostiles, ils ne bénéficient pas du privilège de ne pas être attaqués comme un civil ordinaire. [Depuis le début de la 2e Intifada en septembre 2000, 339 Palestiniens ont été tués au cours d'assassinats ciblés. Parmi eux figurent 210 activistes et 129 civils, selon des chiffres fournis par l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'tselem.] _17 décembre, Gaza. Ismaïl Haniyeh rejette l'appel à des élections anticipées du président Mahmoud Abbas. "Le gouvernement rejette l'appel à la tenue d'élections législatives car elles sont anti-constitutionnelles et créent la confusion" dans les territoires palestiniens, affirme le Premier ministre palestinien. [De violents combats ont opposé, autour des bureaux présidentiels et de la résidence du président Abbas à Gaza, la garde présidentielle et des hommes armés du Hamas.] _16 décembre, Ramallah. Dans un discours retransmis à la télévision palestinienne, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas souhaite l'organisation d'élections générales anticipées. Il indique que dans la période d'intérim, tout devra être mis en uvre pour former un gouvernement d'union nationale composé d'experts, afin d'obtenir la levée des sanctions financières imposées par les Occidentaux après l'arrivée au pouvoir du Hamas , en mars 2006 . [Cette décision a été rejetée
par le Hamas. Un conseiller du Premier ministre issu du Hamas
Ismaïl Haniyeh a affirmé que c'était
"un appel à la guerre civile", ajoutant
que son mouvement tenterait de "l'éviter". Le
Hamas a affirmé, dans un communiqué, que cette décision
équivaut à un "coup d'Etat contre la volonté
du peuple palestinien".] _15 décembre, Gaza. Le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, issu du Hamas, échappe à une tentative d'assassinat lors de son entrée dans la bande de Gaza à travers le terminal de Rafah, la seule porte de ce territoire vers l'Egypte. [Les tirs essuyés par le convoi du Premier ministre ont provoqué la mort de l'un de ses gardes du corps, la blessure de son fils Abdel Salam, de son chauffeur et de Ahmad Youssef, son conseiller politique. Le Hamas, dont les divergences avec le mouvement Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas ne font que s'approfondir à la suite de l'échec des négociations pour la formation d'un gouvernement d'union nationale, a accusé la garde présidentielle chargée de la sécurité du terminal de Rafah de cette tentative d'assassinat. Ces tirs étaient "une tentative planifiée par la Force 17 [la garde présidentielle] pour assassiner le frère Ismaïl Haniyeh. Nous demandons à Mahmoud Abbas de donner des ordres pour retrouver les auteurs des tirs", a déclaré le porte-parole du mouvement islamiste Fawzi Barhoum.] _14 décembre, Jérusalem. La Cour suprême israélienne admet la pratique des assassinats ciblés de Palestiniens par l'armée israélienne à Gaza comme en Cisjordanie. Répondant aux recours de deux organisations des droits de l'homme, la Cour estime qu'on ne peut "déterminer à l'avance que toute liquidation ciblée est contraire au droit international de même qu'il n'est pas possible de dire a priori que chaque meurtre ciblé soit autorisé par le droit international. La légalité de chaque assassinat - "l'exécution" d'un dirigeant politique ou d'un "terroriste" - doit être examinée cas par cas" par l'armée, qui doit être sûre que la cible visée est "directement impliquée dans des activités terroristes". Dans les attendus, il est toutefois indiqué que contrairement à ce que soutient l'Etat, les "terroristes" ne sont pas "des combattants hors la loi". Ce sont des civils comme les autres, mais, parce qu'ils sont impliqués dans des activités hostiles, ils ne bénéficient pas du privilège de ne pas être attaqués comme un civil ordinaire. [Depuis le début de la 2e Intifada en septembre 2000, 339 Palestiniens ont été tués au cours d'assassinats ciblés. Parmi eux figurent 210 activistes et 129 civils, selon des chiffres fournis par l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'tselem.] _11 décembre, Jérusalem. En déplacement en Allemagne, le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert sous-entend qu'Israël dispose de l'arme atomique. Interrogé à propos du programme nucléaire iranien, il a répondu : "L'Iran a menacé [...] de rayer Israël de la carte. Pouvez-vous dire que c'est une menace comparable, quand on cherche à obtenir l'arme nucléaire, à celle de pays comme la France, les Etats-Unis, Israël ou la Russie ? Israël ne menace aucun pays de quoi que ce soit et ne l'a jamais fait". [Les experts estiment qu'Israël possède entre 80 et 200 ogives nucléaires. Mais les autorités israéliennes n'avaient jamais voulu le reconnaître, ni adhérer au traité de non-prolifération (TNP), se réfugiant derrière ce que Shimon Pérès - considéré comme le "père" de la bombe israélienne - a appelé la "politique d'ambiguïté".] _1er décembre, New York. L'Assemblée générale
des Nations unies adopte une série de résolutions
sur la question de la Palestine et la situation au Moyen-Orient.
L'une d'elles demande à Israël, "puissance
occupante, de respecter strictement les obligations qui lui incombent
en vertu du droit international, y compris le droit international
humanitaire, et de mettre fin à toutes les activités
illégales et unilatérales menées dans le
Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est,
en vue de modifier la nature et le statut du territoire, notamment
par l'annexion de facto de terres, et de préjuger de l'issue
finale des négociations de paix". La résolution demande, en outre, la cessation immédiate par Israël de la construction du mur sur le territoire palestinien, y compris Jérusalem-Est, ainsi que l'arrêt complet de toutes les activités israéliennes d'implantation, dans ce même territoire et dans le Golan syrien. > NOVEMBRE _29 novembre, New York. A l'occasion de la Journée mondiale de solidarité avec le peuple palestinien, les Nations unies lancent un appel pour la relance du processus de paix au Moyen-Orient. "En cette Journée internationale, prenons l'engagement de donner un nouveau souffle au processus de paix, pour que les objectifs de souveraineté pour la Palestine et de sécurité pour l'Etat d'Israël soient atteints avant que cette tragédie ne fasse encore de nouvelles victimes", déclare le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, dans un message publié au siège des Nations unies. _27 novembre, Jérusalem. "Nous sommes prêts à nous retirer de nombreux territoires en échange de la paix avec les Palestiniens" déclare Ehoud Olmert, qui se dit "prêt à libérer de nombreux détenus palestiniens, y compris certains qui ont été condamnés à de lourdes peines", en échange de la libération du soldat israélien Gilad Shalit, enlevé fin juin.
"Dans ce cadre-là, et conformément à la "feuille de route", ajoute-t-il, vous pourrez créer un Etat palestinien indépendant et viable, avec une continuité territoriale en Judée-Samarie, un Etat qui aura une souveraineté totale, avec des frontières définies".
"Nous donnons six mois à la communauté internationale pour [trouver] un véritable horizon politique. Il y a une véritable opportunité politique pour un Etat palestinien dans les frontières de 1967", déclare-t-il lors d'une conférence de presse au Caire. "Si nos demandes ne sont pas remplies, le peuple palestinien suspendra toute initiative politique et lancera une troisième Intifada et un conflit ouvert. La victoire dans ce conflit nous reviendra". [Le responsable du Hamas a précisé le sens de
la "demande" palestinienne. "Notre demande nationale,
et non seulement celle du Hamas, est la fin de l'occupation
et la création d'un Etat palestinien dans les frontières
du 4 juin 1967 - sans colonies, grandes ou petites - ainsi
qu'une souveraineté véritable sur le sol et le sous-sol",
a-t-il affirmé. "Nous refusons ce que les autres ont
fait : des négociations par étapes ou une déclaration
de principes. Le peuple palestinien n'a qu'une seule demande et
il ne marchandera pas".]
"Lorsque je me suis rendue en Cisjordanie, j'ai été impressionnée par le sévère impact de la barrière, du système des postes de contrôle, des barrages routiers, des tranchées et des monticules de terre sur la vie de famille des Palestiniens, sur leur vie économique et évidemment sur leur qualité de vie. En résumé : sur leur dignité humaine", déclare la haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme. "J'ai quitté Gaza avec le sentiment que les droits de ses habitants à l'intégrité physique n'étaient pas respectés : Beit Hanoun n'est seulement qu'un cas parmi d'autres", ajoute Louise Arbour, faisant référence à la récente attaque israélienne sur le quartier résidentiel de cette ville palestinienne. _21 novembre, Jérusalem. "Israël s'est conduit comme un Etat mafieux en se livrant à des vols de terres privées au mépris non seulement du droit international, mais aussi du droit israélien" , dénonce l'organisation La Paix maintenant, dont le dernier rapport se veut un "acte d'accusation sans concessions de tout le processus de colonisation" mené par Israël. Selon le rapport, près de 40 % des terres des colonies israéliennes en Cisjordanie ont été confisquées à des propriétaires fonciers palestiniens de "façon totalement illégale". "Longtemps, les responsables officiels ont prétendu que les colonies étaient construites sur des terres domaniales, or il apparaît que c'est faux", affirme Yariv Oppenheimer, porte-parole de l'organisation. Parmi les exemples donnés figurent notamment Maalé Adoumim, la plus grande colonie de Cisjordanie (plus de trente mille habitants), située à l'est de Jérusalem, où 86,4 % des terres appartiennent à des Palestiniens. Les blocs de colonies que le Premier ministre, Ehoud Olmert, veut annexer au territoire israélien dans le cadre de son plan de retrait unilatéral de Cisjordanie sont elles aussi construites à hauteur de 41,4 % sur des terres privées palestiniennes. Ces chiffres ne comprennent pas les douze quartiers israéliens construits à Jérusalem-Est qu'Israël a conquis en 1967, puis annexés. _22 novembre, Jérusalem. Le cabinet de sécurité israélien "décide de poursuivre les opérations de liquidations ciblées contre tous les éléments impliqués dans les attaques terroristes, ainsi que des opérations militaires contre les institutions du Hamas dans la bande de Gaza".
La résolution demande également l'établissement
d'une mission d'enquête sur l'action de l'artillerie
israélienne qui a tué 19 Palestiniens, surtout des
femmes et des enfants, le 8 novembre à Beit Hanoun, dans
le nord de Gaza. [Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a
dénoncé, le 19 novembre, les "donneurs de leçons"
des Nations unies. "C'est à ceux qui tirent systématiquement
et depuis longtemps contre des civils [israéliens], sans
que les donneurs de leçons n'y voient une raison pour faire
voter des résolutions à l'ONU pour les condamner,
qu'il faut demander des explications", a-t-il déclaré. _15 novembre, Genève. Le Conseil des droits de l'homme condamne l'attaque israélienne à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza. Une résolution, adoptée par 32 voix contre huit et six abstentions, demande d'y dépêcher d'urgence une mission d'enquête. La résolution "exprime son horreur devant le fait qu'Israël ait pris pour cible et tué des civils palestiniens dans leur sommeil à Beit Hanoun" et demande que les auteurs de ces actes soient traduits en justice. Elle dénonce aussi "la destruction massive par Israël de maisons, biens et infrastructures palestiniens à Beit Hanoun". Le texte appelle la communauté internationale "à prendre d'urgence des mesures pour faire cesser immédiatement les violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme du peuple palestinien". Il ne mentionne pas les attaques palestiennes contre Israël. _14 novembre, Damas. Le numéro deux du bureau politique du Hamas, Moussa Abou Marzouk, déclare qu'"il n'a pas été demandé au prochain gouvernement [palestinien] de reconnaître Israël, et il ne le reconnaîtra pas"."Cette question de reconnaissance d'Israël est sans précédent sur le plan international. Il n'a pas été demandé aux deux Allemagnes [de l'Ouest et de l'Est] de se reconnaître l'une l'autre alors que le monde entier les avait reconnues", rappelle-t-il. Citant également l'exemple des deux Corées et de la Chine et Taïwan, il s'est interrogé : "Pourquoi la Palestine, qui n'est pas encore un Etat, doit-elle reconnaître Israël ?" Le porte-parole du Hamas, Faouzi Barhoum, a également affirmé que le document dit "d'entente nationale", qui servira de base à la plateforme politique du futur cabinet d'union projeté par le Hamas et le Fatah, "parle du retrait israélien des territoires palestiniens occupés en 1967, de Jérusalem, des colonies juives, des relations internationales et de la résistance", mais "n'offre pas une reconnaissance de l'occupation ou d'Israël". "Le Hamas ne reconnaîtra pas Israël, qui occupe la terre, tue et commet des massacres", assure-t-il, répétant que son mouvement"n'est pas favorable à la solution de deux Etats [la Palestine et Israël], car cela revient à reconnaître Israël".
Aux termes de ce texte, présenté par le Qatar,
les membres du Conseil étaient appelés à
demander à Israël de retirer immédiatement
ses forces de la bande de Gaza pour les ramener à leurs
positions d'avant le 28 juin 2006. Le texte demandait en outre
à la communauté internationale, y compris au Quartet,
"de prendre immédiatement des mesures pour stabiliser
la situation et relancer le processus de paix, notamment en créant
éventuellement un mécanisme international de protection
des populations civiles". Par ailleurs, le projet de résolution demandait à Israël, "puissance occupante, de s'acquitter scrupuleusement des obligations et responsabilités mises à sa charge par la Convention de Genève du 12 août 1949 relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre", et à l'Autorité palestinienne "d'agir immédiatement et sans répit pour mettre fin à la violence, y compris les tirs de roquettes sur le territoire israélien". _9 novembre, New York. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies réuni d'urgence après l'attaque israélienne contre le quartier résidentiel de Beit Hanoun, la sous-secrétaire générale aux affaires politiques, Angela Kane, souhaite que l'enquête promise par Israël lui offrira l'occasion de "réfléchir" à sa politique de pression militaire qui échoue à mettre fin aux tirs de roquette palestiniens, qu'elle a de nouveau condamnés. _8 novembre, Gaza. 18 Palestiniens, dont cinq femmes et huit enfants, tués - et plus de 20 blessés - lors de bombardements israéliens à Beit Hanoun, selon les autorités palestiniennes, qui appellent à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. "Nous condamnons fermement ce massacre terrible et atroce commis contre notre peuple à Beit Hanoun, contre des enfants, des femmes et des vieillards", déclare Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne. "Nous appelons le Conseil de sécurité à se réunir d'urgence pour faire cesser ces massacres. Le monde doit agir immédiatement". [Le gouvernement israélien a exprimé ses
regrets et annoncé avoir offert à l'Autorité
palestinienne "une assistance humanitaire et médicale
immédiate pour les blessés", tandis que les
tirs étaient temporairement suspendus. _7 novembre, Gaza. L'armée israélienne se retire de Beit Hanoun, dans le nord de Gaza, mettant fin à l'opération "Nuages d'automne" qui a duré six jours. Israël "continuera à agir avec détermination pour détruire les organisations terroristes et leurs infrastructures afin de prévenir et d'intercepter les tirs de roquettes sur Israël", indique un communiqué des militaires israéliens". _8 novembre, Gaza. 18 Palestiniens, dont cinq femmes et huit enfants, tués - et plus de 20 blessés - lors de bombardements israéliens à Beit Hanoun, selon les autorités palestiniennes, qui appellent à une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies. "Nous condamnons fermement ce massacre terrible et atroce
commis contre notre peuple à Beit Hanoun, contre des enfants,
des femmes et des vieillards", déclare Mahmoud
Abbas, le président de l'Autorité palestinienne.
"Nous appelons le Conseil de sécurité à
se réunir d'urgence pour faire cesser ces massacres. Le
monde doit agir immédiatement". [Le gouvernement israélien a exprimé ses
regrets et annoncé avoir offert à l'Autorité
palestinienne "une assistance humanitaire et médicale
immédiate pour les blessés", tandis que les
tirs étaient temporairement suspendus. _7 novembre, Gaza. L'armée israélienne
se retire de Beit Hanoun, dans le nord de Gaza, mettant fin
à l'opération "Nuages d'automne" qui a
duré six jours. _3 novembre, Gaza. Poursuite de l'offensive israélienne - qui a fait 23 morts en 48h, dont dix civils. > OCOTBRE _31 octobre, Gaza. Offensive de l'armée israélienne dans le nord de Gaza. Plusieurs dizaines de blindés rentrent dans la ville de Beit Hanoun, au nord de la bande de Gaza, et dans les faubourgs du camp de réfugiés de Jabaliya. [Cette offensive, baptisée Nuages d'automne, vise à faire cesser les tirs de roquettes Qassam sur les localités juives qui bordent la bande de Gaza. Elle est l'une des plus importantes menées depuis l'évacuation des colons de la bande de Gaza en août 2005. L'attaque a été qualifiée de massacre par le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre, Ismaïl Haniyeh.]! _16 octobre, Gaza. Le Hamas promet d'"infliger à l'ennemi sioniste une leçon qu'il noubliera pas". Si Israël a pris la décision d'aller vers une confrontation d'envergure avec le Hamas, nous serons à la hauteur, affirme un communiqué des brigades Ezzedine Al-Qassam. _6 octobre, Gaza. Le Premier ministre palestinien issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, exclu toute reconnaissance d'Israël et rejette les "diktats" de la communauté internationale, sous les acclamations de dizaines de milliers de sympathisants du mouvement islamiste rassemblés à Gaza. "Nous ne reconnaîtrons pas Israël", a-t-il assuré, ajoutant que le Hamas était favorable à " la création d'un Etat palestinien sur les territoires occupés [par Israël] depuis 1967, avec Jérusalem comme capitale, en échange d'une trêve, mais pas pour une reconnaissance d'Israël, qui reviendrait à renoncer à la terre de nos ancêtres". _4 octobre, Ramallah. Mahmoud Abbas annonce l'échec des discussions avec le Hamas pour la formation d'un gouvernement d'union nationale. Le président palestinien déclare qu'il fera usage de ses pouvoirs constitutionnels "au moment opportun", laissant entendre qu'il pourrait dissoudre le gouvernement dirigé par le Hamas si l'impasse persiste. [Lors d'un entretien avec la secrétaire d'Etat américaine
Condoleezza Rice, en visite officielle au Proche-Orient,
Mahmoud Abbas a répété que tout futur
cabinet palestinien respectera les accords israélo-palestiniens
et reconnaîtra Israël, ce que refuse le Hamas.] _1er octobre, Gaza et Cisjordanie. De violents affrontements entre les forces de sécurité du Fatah, le parti du président Mahamoud Abbas, et celles du Hamas, qui gouverne la Palestine, font huit morts et une centaine des blessés. Les activités des ministères ont été suspendues. Ces "violences ravivent la crainte d'une guerre civile", écrit "Le Monde". > SEPTEMBRE _26 septembre, Jérusalem. "Tant que j'occuperai les fonctions de Premier ministre, le plateau du Golan demeurera entre nos mains car il est partie intégrante de l'Etat d'Israël", déclare Ehoud Olmert, le chef du gouvernement israélien. [Ces propos mettent un terme au débat sur la relance des pourparlers de paix avec la Syrie, évoquée depuis l'entrée en vigueur, le 14 août, du cessez-le-feu au Liban.] _21 septembre, Gaza. Ahmed Youssef, principal conseiller politique du Premier ministre issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, déclare que le prochain gouvernement palestinien d'union nationale ne reconnaîtrait pas Israël, mais lui proposerait une "trêve de 10 ans". "Le gouvernement d'union nationale n'a pas dans son programme politique une reconnaissance d'Israël. Le gouvernement et le mouvement Hamas seront contre la reconnaissance d'Israël", affirme-t-il. [Le gouvernement israélien, qui a rejeté cette
proposition, exige la reconnaissance d'Israël par le prochain
gouvernement palestinien d'union nationale. Les accords
passés entre l'OLP et Israël comprennent la reconnaissance
d'Israël, le renoncement à la violence et l'engagement
à négocier, avec Israël, la création
d'un Etat palestinien indépendant.] _21 septembre, New York. "Je voudrais assurer que tout nouveau gouvernement palestinien respectera les engagements pris dans les accords par l'OLP et l'Autorité palestinienne, notamment les lettres de reconnaissance mutuelle datées du 9 septembre 1993 échangées par les défunts Yasser Arafat et Yitzhak Rabin", déclare le président palestinien Mahmoud Abbas à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies. "Ces deux lettres contiennent une reconnaissance réciproque entre l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et Israël, un rejet de la violence et le recours aux négociations pour parvenir à un règlement permanent avec la création d'un Etat palestinien indépendant aux côtés d'Israël", ajoute-t-il. _20 septembre, New York. Le Quartet [Etats-Unis, Fédération de Russie, Union européenne et Nations unies] exprime sa préoccupation face "à la grave crise à Gaza et à la poursuite de l'impasse entre Israël et les Palestiniens". Il prend acte des "efforts du président Abbas [en vue] de former un gouvernement d'unité nationale" avec le Hamas, vainqueur des élections de janvier 2006, exprimant l'espoir qu'un tel gouvernement "reflèterait les principes du Quartet". [Le Quartet a appelé à de nombreuses reprises le Hamas à reconnaître l'Etat d'Israël, à abandonner le projet de lutte armée et à reconnaître les accords antérieurs convenus avec l'Organisation de libéraion de la Palestine (OLP) et l'Autorité palestinienne. Le mouvement islamique palestinien a jusqu'à présent refusé de s'y plier.] _11 septembre, Ramallah. Le président palestinien Mahmoud Abbas annonce qu'un accord a été conclu avec le Hamas sur le programme politique d'un prochain gouvernement d'union nationale. "Nous avons achevé la définition du programme politique du gouvernement d'union nationale, basé sur le document d'entente nationale", signé le 27 juin par les groupes palestiniens. Le Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh (Hamas) devrait diriger le nouveau cabinet. [Avec cet accord, les Palestiniens espèrent que la création de ce gouvernement incorporant le Fatah de Mahmoud Abbas permettra la levée des sanctions financières internationales décidées à l'encontre du Hamas et qui interdisent le versement des salaires de la plupart des quelque 170'000 employés de la fonction publique. _31 août, Naplouse. Le chef du groupe armé palestinien les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, en Cisjordanie, Fadi Qafisheh, tué lors d'un accrochage avec l'armée israélienne. Quatre autres activistes de ce groupe issu du Fatah ont été blessés dans l'accrochage. _30 août, New York. "Gaza est une bombe à retardement", prévient Jan Egeland, à la veille d'une conférence internationale des donateurs pour le Liban et les territoires palestiniens, à Stockholm. Selon lui, la situation humanitaire dans la région, notamment à Gaza, est devenue une "bombe à retardement". "On ne peut pas couper du monde une zone qui est à peine plus grande que la ville de Stockholm et qui comprend 1,4 million de personnes dont 800'000 jeunes et enfants", déclare le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, qui prévoit une explosion sociale à Gaza "dans 10 jours ou dans 10 mois". _30 août, Ramallah. Kofi Annan, en déplacement à Ramallah, dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient, appelle le gouvernement israélien à lever le bouclage de Gaza et à ouvrir les points de passage entre Israël et les Territoires palestiniens occupés, après avoir demandé la levée du blocus imposé au Liban. "Le bouclage de Gaza doit être levé. Les points de passage doivent être ouverts non seulement pour permettre l'importation des marchandises mais aussi pour permettre aux Palestiniens d'exporter", déclare le secrétaire général des Nations unies, à l'issue d'un entretien avec le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. [Par ailleurs, Kofi Annan a appelé à "la
fin de l'occupation des Territoires palestiniens et à la
création d'un Etat palestinien indépendant, vivant
côte à côte avec Israël, la clé
pour résoudre les problèmes de cette région
troublée". Il a aussi demandé la libération
des prisonniers israéliens, la fin des tirs de roquette
Qassam depuis la bande de Gaza, l'arrêt des incursions israéliennes
en Territoire palestinien, la libération des députés
et officiels palestiniens récemment arrêtés
par Israël et la libération des prisonniers palestiniens.
_19 août, Jérusalem. Selon l'entourage du Premier ministre israélien, Israël est contraint de geler le retrait de Cisjordanie. Ehoud Olmert estimerait "inopportun" de relancer le projet d'évacuation des colonies isolées de Cisjordanie. Ce projet, dit de "convergence", visait à délimiter la frontière orientale d'Israël au moyen d'un démantèlement des petites implantations et d'une annexion des principaux blocs. _18 août, Ramallah. Le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre Ismaïl Haniyeh (issu du Mouvement de la résistance islamique - Hamas) conviennent d'entamer des négociations en vue de la formation d'un cabinet d'union nationale, regroupant le Hamas et le Fatah. Cette décision est l'aboutissement des tractations sur le "plan des prisonniers", une plate-forme politique rédigée par des détenus palestiniens en Israël. [Ismaïl Naniyeh - qui demande la libération préalable de "tous les ministres et députés" du Hamas arrêtés par l'armée israélienne, le 29 juin, à la suite de la capture du caporal Shalit par des groupes armés palestiniens - a indiqué qu'aucun accord de coalition entre son parti et le Fatah ne pourrait être signé avant la levée du siège imposé par Israël à la bande de Gaza.]
Le secrétaire général des Nations unies estime par ailleurs que "l'arrestation arbitraire de nombreux membres des autorités palestiniennes, dont le président du Conseil palestinien, Aziz Dweik" est "particulièrement préoccupante en ce qu'elle sape les institutions palestiniennes". En outre, il appellle "à la cessation des tirs de roquette depuis Gaza qui visent de façon indiscriminée les civils israéliens". [Selon les Nations unies, entre le 28 juin et le 3 août 2006, 175 Palestiniens ont été tués, dont près de 40 enfants et plus de 620 personnes blessées. Un soldat israélien a été tué et 25 Israéliens blessés, dont 11 par des roquettes artisanales tirées depuis Gaza.] _5 août, Ramallah. L'armée israélienne arrête, à son domicile de Ramallah, le président du Conseil législatif palestinien, Aziz Doueik. Ce dernier avait échappé à la rafle du 29 juin au cours de laquelle 64 responsables islamistes, ministres, députés et cadres, membres du Hamas, avaient été appréhendés. Israël a, depuis cette date, relâché le vice-président du Parlement, Hassan Khreicheh, ainsi que trois ministres, Wasfi Qabha, en charge des prisonniers, Samir Abou Eicheh, responsable du planning, et Fakhri Turkman, titulaire du portefeuille des affaires sociales. Quarante ministres et députés demeurent incarcérés en Israël. [Le négociateur en chef palestinien, Saëb Erekat, a condamné l'arrestation d'AzizDoueik, qu'il a qualifiée d'"attaque en règle contre les aspirations des Palestiniens à vivre dans un Etat libre, démocratique et indépendant aux côtés d'Israël".]
> JUILLET _12 juillet, Jérusalem. Trois soldats israéliens tués dans une attaque lancée par le Hezbollah libanais à la frontière israélo-libanaise au cours de laquelle deux autres militaires ont été capturés. Réplique immédiate de l'armée israélienne. "Nos avions, nos chars et notre artillerie opèrent à l'intérieur du territoire libanais". _11 juillet, New York. Si l'on ne peut pas encore parler de "catastrophe humanitaire", à Gaza, la détérioration de la situation dans les territoires palestiniens a créé une "grave crise de protection", déclaré Jan Egeland, coordonnateur des secours d'urgence des Nations unies. "La situation à Gaza s'est encore détériorée après l'enlèvement du soldat israélien, les tirs de roquette palestiniens et l'opération militaire israélienne. On dirait que les responsables politiques de la région s'efforcent tous d'agir de façon contraire à leur propre intérêt", assure-t-il. "Si cela continue, la communauté humanitaire ne pourra continuer son travail et il y a aura une catastrophe qui ne profitera qu'à un groupe ; les extrémistes". "Les groupes palestiniens doivent cesser les attaques terroristes contre les militaires et les civils israéliens [...] Ces groupes sont en train de saper et de saboter eux-mêmes le bien-être de leur population" relève Jan Egeland. Quant à Israël, "s'il veut la sécurité, qu'il mérite", il ne devrait pas encercler 1,4 million de personnes dans Gaza, dont la moitié d'enfants. _10 juillet, Damas. Le chef du bureau politique du Hamas en exil à Damas, Khaled Mechaal, déclare qu'il écarte une libération du soldat sans contrepartie. "La solution est simple : échangeons. Mais Israël s'y oppose. Israël croit qu'il va récupérer son soldat par l'escalade". "Mechaal est un terroriste avec du sang sur les mains", rétorque, de Jérusalem, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert, qui réaffirme son refus de négocier avec les ravisseurs du caporal israélien Gilad Shalit. Il ajoute que l'offensive à Gaza durera le temps nécessaire à l'arrêt des tirs de roquettes Qassam. _9 juillet, Paris. La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) "appelle la présidence française du Conseil de sécurité [des Nations unies] à inscrire d'urgence à l'agenda du Conseil la situation (à Gaza) et les membres du Conseil à adopter une résolution qui prévoie (notamment) l'envoi d'une force internationale d'interposition chargée de mettre un terme à l'aggravation de la crise humanitaire", écrit le président de la FIDH, Sidiki Kaba, dans une lettre ouverte adressée aux membres du Conseil de sécurité et au secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. Cette force doit "assurer l'approvisionnement de
la population palestinienne en nourriture, eau, carburant et électricité,
et la protection de la population civile", plaide la FIDH.
Le Conseil de sécurité "a l'obligation d'intervenir"
face aux "crimes de guerre", voire "crimes contre
l'humanité" auxquels se livre Israël, insiste
la FIDH dans cette lettre, qui énumère les multiples
"violations" commises par Israël au regard du droit
international (civils tués, bombardement d'une centrale,
"arrestations arbitraires").
_8 juillet, Jérusalem. Israël rejette l'offre de cessez-le-feu du Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh et demande la libération inconditionnelle du soldat capturé le 25 juin. "Nous ne négocions pas avec les terroristes. Ils doivent d'abord rendre le soldat enlevé indemne et cesser leur tirs", a indiqué un responsable du bureau du premier ministre Ehud Olmert, sous couvert de l'anonymat. "Nous prendrons nos prochaines décisions en fonction des mesures prises par le gouvernement palestinien". _8 juillet, Téhéran. "Le problème fondamental du monde musulman est l'existence du régime sioniste" qui doit être éliminé, déclare Mahmoud Ahmadinejad, lors de la conférence des ministres des affaires étrangères des pays voisins de l'Irak. Concernant la bande de Gaza, le président iranien estime que la communauté internationale se doit de "mettre fin aux crimes commis par le "régime usurpateur" israélien.Il met en garde contre "la colère grandissante des peuples musulmans, qui risque de déboucher sur une gigantesque explosion. Celle-ci, prévient-il, débordera les frontières régionales, et ceux qui, aujourd'hui, ne veulent pas entendre les cris des Palestiniens et soutiennent aveuglément [Israël] devront alors en assumer les conséquences. _7 juillet, New York. Alors que la situation à Gaza continue de se détériorer, Kofi Annan appelle une nouvelle fois le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne à éviter de "sombrer dans l'abîme", appelant le Conseil de sécurité des Nations unies à "prendre clairement position sur la question". Le secrétaire général des Nations unies demande "la libération du caporal de l'armée israélienne Gilad Shalit et à l'arrêt des tirs de roquette contre Israël". "Ces mesures constituent le préalable absolu à l'atténuation des tensions qui connaît chaque jour une nouvelle escalade", estime-t-il. [Le journal "Haaretz" (centre gauche) estime
que le gouvernement israélien a "perdu la
raison" en engageant une "escalade militaire dénuée de toute logique". Dans un éditorial, publié le 6 juillet, le quotidien de référence du pays écrit : "Le charme de la rhétorique sécuritaire, une fois de plus, captive le cur de l'opinion, bien que cette formule, mise en uvre depuis quarante ans que dure l'occupation, a totalement échoué. [
] Dans ces moments, il faut dire et redire qu'Israël n'a pas d'autre option à terme que de se retirer des territoires et de cesser l'occupation. [
] En finir avec l'occupation, tel devrait rester l'objectif auquel toute tactique utilisée dans la crise actuelle devrait mener". _7 juillet, Jérusalem. Israël refuse de négocier avec le Hamas en vue d'un échange de prisonniers palestiniens contre son soldat enlevé le 25 juin, réaffirme le ministre de l'intérieur, Roni Bar-On. "Je viens de m'entretenir avec le premier ministre Ehoud Olmert, et notre position reste inchangée : nous refusons de négocier avec le Hamas, et il n'y aura pas de libération de prisonniers" palestiniens, déclare-t-il à la première chaîne publique de la télévision israélienne. _6 juillet, Genève. Le Conseil des droits de l'homme demande à Israël de cesser ses opérations militaires à Gaza. Dans une résolution adoptée par 28 voix pour et 17 abstentions, le Conseil, convoqué en session extraordinaire, "demande qu'Israël, en tant que puissance occupante, cesse ses opérations militaires", "respecte scrupuleusement les dispositions du droit international humanitaire et les droits de l'homme", et "s'abstienne d'imposer une punition collective aux civils palestiniens". [Le texte exhorte par ailleurs Israël à "relâcher immédiatement les ministres palestiniens arrêtés, les membres du Conseil législatif palestinien et d'autres représentants des autorités, ainsi que d'autres civils arrêtés". Le Conseil a enfin "décidé d'envoyer une mission d'établissement des faits urgente conduite par le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans le Territoire palestinien occupé" et appelé à "une solution négociée à la crise actuelle".] _6 juillet, Gaza. 24 palestiniens et un soldat israélien tués au cours de l'offensive destinée à mettre fin aux tirs de roquettes Qassam sur les localités juives qui bordent la bande de Gaza. [Le Premier ministre palestinien, Isamaïl Haniyeh, somme la communauté internationale d'intervenir pour mettre fin à l'attaque qu'il a qualifiée de "punition collective" et de "crime contre l'humanité".] _5 juillet, Gaza. En réponse à un tir de roquette Qassam sur le centre-ville d'Ashkelon, une ville de 120'000 habitants située sur le littoral méditerranéen au sud de Tel-Aviv, l'armée israélienne mène des raids aériens sur Gaza. [Réplique des brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche militaire du Hamas : "Nous avertissons de nouveau l'ennemi que tout crime qu'il commettrait dans la bande de Gaza ou en Cisjordanie entraînera des malheurs".] _3 juillet, Jérusalem. Ehud Olmert donne son feu vert à la poursuite de l'offensive militaire dans la bande de Gaza, sans tenir compte de l'ultimatum lancé le 2 juillet par les trois groupes armés palestiniens qui affirment détenir le caporal israélien Shalit. Dans un communiqué diffusé à Gaza, ces derniers donnaient à Israël jusqu'à 4 juillet pour satisfaire leurs demandes de libération de détenus palestiniens. "Le gouvernement israélien ne cèdera pas à l'extortion utilisée par l'Autorité palestinienne et le gouvernement du Hamas, qui sont dirigés par des organisations terroristes assassines", déclarent les services du Premier ministre. "Nous n'engagerons aucune négociation sur la libération du prisonnier". [Le Hamas a appelé les groupes palestiniens qui détiennent le soldat israélien à ne pas le tuer. "Le gouvernement lance un appel aux mouvements de la résistance [
] pour que le soldat reste en vie et qu'il soit bien traité", a affirmé à l'agence France-Presse le ministre de l'information, Youssef Rizqa.
"Il est dans l'intérêt du peuple palestinien
que le soldat israélien reste en vie", a-t-il
ajouté, souhaitant qu'une "solution diplomatique et
politique" soit privilégiée pour le libérer.] |