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L'actualité des droits de l'homme
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Au contraire, "ces tentatives ne feront que nuire au Jihad [guerre sainte] et aux moudjahidine", selon le le bras droit d'Oussama ben Laden. Les musulmans ne gagneront pas la bienveillance de l'Occident s'ils capitulent, a-t-il estimé. _10 novembre. Dans une cassette audio de commentaires sur les élections américaines, l'Egyptien Abou Ayoub Al-Masri - qui a succédé en juin 2005 à Abou Moussab Al-Zarkaoui, tué dans un raid américain, à la tête de l'organisation Al-Qaida en Irak - se félicite que "le peuple américain ([ait] fait, par son vote, un premier pas dans la bonne direction pour sortir de l'impasse dans laquelle il se trouve". Les électeurs auraient, selon lui, "commencé à se rendre compte de la traîtrise de leur président et de son inféodation à Israël". Le chef d'Al-Qaida en Irak affirme que "[son] armée a 12'000 combattants prêts à mourir au nom d'Allah" et que "10'000 candidats supplémentaires sont prêts à la rejoindre". Il annonce "la fin de la phase numéro un de la guerre sainte [djihad] et le début d'une nouvelle étape dans notre projet de restauration de la gloire de l'islam". "Nous jurons, déclare-t-il, de ne pas prendre de repos tant que nous n'aurons pas explosé ce lieu ordurier qu'ils appellent la Maison Blanche."
"La menace est sérieuse, grandissante, et nous accompagnera, je crois, pour une génération",souligne-t-elle. "C'est une campagne soutenue, et non une série d'incidents isolés. Elle est destinée à user notre volonté de résister." Elle évoque, parmi les menaces les plus graves, celles de "réseaux résistants, certains dirigés par Al-Qaida depuis le Pakistan et d'autres qui lui sont moins directement rattachés, planifiant des attaques, notamment des attaques-suicides de grande ampleur contre la Grande-Bretagne".
_10 novembre, Irak. La branche irakienne d'Al-Qaïda menace de faire exploser la Maison Blanche et affirme avoir mis à disposition de "l'Etat islamique" en Irak - qui a été autoproclamé le 15 octobre par une alliance sunnite de la guérilla irakienne, chapeautée par la branche locale d'al-Qaïda - 12'000 combattants, dans un enregistrement audio mis en ligne sur un site internet islamiste. "Nous jurons de ne pas nous reposer de notre jihad [ ] avant d'avoir fait exploser la maison la plus sordide qu'on appelle Maison Blanche", indique une voix attribuée au chef d'Al-Qaïda en Irak Abou Hamza al-Mouhajer.
"Je ne sous-estime pas la gravité de la menace à laquelle nous faisons face. Mais nous devons refuser aux terroristes l'importance historique qu'ils revendiquent pour eux-mêmes. Ils n'ont aucun droit de s'exprimer au nom de la grande et noble confession de l'islam", assure Margaret Beckett. Selon la ministre, "il est trop facile de tomber dans
la rhétorique terroriste qui évoque un choc des
civilisations et un moment de crise. Ce n'est pas une bataille
entre les civilisations, mais une confrontation entre, d'un côté,
l'ensemble de la société, et, de l'autre, une assez
petite bande, particulièrement méchante, de meurtriers
et de criminels." _7 novembre, Londres. Dhiren Barot, 34 ans, un Britannique de confession hindouiste converti à l'Islam, condamné, par un tribunal de Londres, à une peine incompressible de 40 ans de réclusion criminelle pour avoir projeter de faire sauter, aux Etats-Unis, les sièges de la Bourse de New York, du Fonds monétaire international (FMI), de la banque mondiale et de commettre des attentats en Grande-Bretagne à l'aide d'une "bombe sale" et de limousines bourrées de bonbonnes de gaz. _6 novembre, Rome. Rabei Ousmane Sayed Ahmed, alias "Mohammed l'Egyptien", considéré comme un des cerveaux des attentats du 11 mars 2004 à Madrid, condamné à dix ans de prison pour terrorisme par une cour d'assises de Milan (nord). Arrêté en Italie en juin 2004, il a été reconnu coupable d'"association de malfaiteurs à des fins de terrorisme international". Le complice de Mohammed l'Egyptien, Yahya Mawad Mohammed Rajeh, lui aussi de nationalité égyptienne, a été condamné à cinq ans de prison. _29 septembre, Londres. Plusieurs centaines de suspects arrêtés au Pakistan dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme" ont disparu après avoir été mis en détention, affirme Amnesty International (AI), dans un rapport publié à Londres. Selon l'organisation de défense des droits de l'homme, nombre de ces suspects ont été torturés, y compris des enfants, et "littéralement vendus aux autorités américaines par des chasseurs de primes". Dans certains cas, Amnesty fait état de "preuves d'implication directe de représentants de services américains (CIA, FBI) dans les vagues de disparitions au Pakistan et de violations des droits de l'homme". _28 septembre, Bagdad. Le chef d'Al-Qaida en Irak, Abou Hamza Al-Mouhajer, appelle ses partisans à enlever des Occidentaux pour les échanger ensuite contre la libération d'un religieux égyptien, Omar Abdel Rahman, détenu aux Etats-Unis et condamné à une peine de prison à perpétuité pour son rôle dans le premier attentat contre le World Trade Center, en 1993. _27 septembre, New York. Selon un rapport publié par les Nations unies, l'Irak est devenu "un excellent terrain d'entraînement" pour Al-Qaida. Le rapport, rédigé par le Comité sur les activités d'Al-Qaida et des talibans, relève que "de nouveaux engins explosifs sont maintenant utilisés en Afghanistan, dans le mois qui suit leur première apparition en Irak. Et, bien que l'on n'ait pas encore vu de talibans combattre ailleurs qu'en Afghanistan ou au Pakistan, selon certaines informations, certains suivraient un entraînement en Irak et en Somalie". "La violence s'est considérablement intensifiée en Afghanistan et n'a pas diminué en Irak, où la part de violence imputable à Al-Qaida reste disproportionnée par rapport à ses effectifs, ajoute le rapport, qui précise que le mouvement terroriste joue un rôle central dans les combats et a encouragé la montée de la violence sectaire" en Irak. _25 septembre, Londres. Selon l'Armée britannique, Omar Farouk, l'un des principaux lieutenants d'Oussama Ben laden, évadé d'une prison américaine en Afghanistan, tué en s'opposant à son arrestation à Bassora, la deuxième ville d'Irak. [Les Etats-Unis affirment qu'Omar Farouk, un Irakien né
au Koweït, était le chef d'Al-Qaida en Asie du
Sud-Est, où il faisait le lien avec le le goupe indonésien
Jemaah Islamiyah.] _23 septembre, New York. La menace terroriste a augmenté depuis le 11-Septembre, et la guerre en Irak a fait émerger d'une nouvelle génération de radicaux islamistes, selon un rapport du renseignement américain, révélé par le New York Times. Le rapport indique que l'idéologie du djihad armé s'est propagée à vitesse accélérée dans le monde entier et que l'invasion militaire de l'Irak, en mars 2003, en est une des explications. "Le rapport conclut que le mouvement islamiste radical s'est élargi du noyau d'Al-Qaida et des groupes qui lui sont affiliés vers une nouvelle sorte de cellules Óauto-engendréesÓ qui s'inspirent de la direction d'Al-Qaida mais n'ont aucun lien direct avec Oussama Ben Laden ou ses principaux lieutenants", écrit le quotidien américain.
[Le GSPC, principale organisation islamiste armée encore active en Algérie, a confirmé qu'il avait rejoint Al-Qaida, dans un communiqué signé Abdelmalek Droudkel, également connu sous le nom d'Abou Moussab Abdel-Wadoud.. "Al Qaïda est la seule organisation capable d'unir les moudjahidine, elle représente la nation musulmane et parle en son nom".]
Dans cette résolution non contraignante, adoptée par consensus c'est-à-dire sans vote, les 192 Etats membres "condamnent fermement et sans équivoque le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, quels que soient ses auteurs, ses motivations et sa localisation, car il constitue l'une des plus sérieuses menaces pour la paix et la sécurité internationale". Ils s'engagent, en termes généraux, à prendre des mesures pour "traiter les problèmes qui sont à la source du terrorisme" et "empêcher et combattre le terrorisme".
Les équipes américaines à sa recherche n'ont rien reçu de crédible depuis deux ans, affirme le journal soulignant qu'aucune confidence d'informateur, aucune bribe de conversation saisie sur écoutes, aucun repère sur une image satellitaire, n'aide à approcher le chef d'Al-Qaïda. _7 septembre, Qatar. Al-Jazira diffuse une vidéo
montrant le chef du réseau terroriste Al-Qaida, Oussama
Ben Laden, et deux kamikazes en train de préparer,
selon la chaîne satellitaire arabe, les attentats antiaméricains
du 11 septembre 2001.
"La Tchétchénie est à feu et à sang. Le sang coule au Cachemire et aux Philippines. La Bosnie souffre [...] Le Kosovo appelle au secours. Nos frères en Afghanistan meurent de faim et de froid à cause de l'embargo imposé par les Américains. Si le djihad n'est pas pour aujourd'hui, alors pour quand le sera-t-il ?", s'interroge notamment Wael El-Chehri. A côté de lui figurent des images d'avions et de tours en feu.
[Le pays est secoué à la fin du mois d'août
par une série d'attentats, qui ont fait jusqu'à
présent 5 morts et plusieurs dizaines de blessés,
et ont visé des stations balnéaires, dans l'est
et le sud-est de la Turquie - attentats revendiqués par
un groupe séparatiste kurde proche du PKK, les Faucons
de la liberté du Kurdistan (TAK), _2 septembre, Londres. La police britannique arrête 16 personnes soupçonnées "d'avoir commandité, préparé des actes de terrorisme ou incité à commettre des actes de terrorisme", lors de deux opérations distinctes à Londres, Manchester et dans le sud de l'Angleterre. Ces arrestations. "planifiées et conduites grâce à des renseignements", concluent "de nombreux mois de surveillance et d'enquête de plusieurs services soupçonnant la mise au point et la préparation d'actes de terrorisme", explique la police britannique. _11 août, Londres. La police britannique, qui a arrêté 24 personnes (une grande partie des suspects sont britanniques, âgés de 17 à 35 ans, et ont des noms à consonance d'Asie du Sud), estime avoir identifié parmi les suspects, grâce aux services pakistanais, une connexion avec le groupe terroriste Al-Qaida. Sept hommes ont été appréhendés au Pakistan.
[Le ministre de l'intérieur britannique, John Reid,
a estimé que le nombre de victimes potentielles du complot
aurait été d'une "échelle sans précédent",
et annonce que ses principaux auteurs ont été arrêtés.
Il s'agissait d'un complot d'"une dimension mondiale",
qui implique "un grand nombre de personnes", aussi bien
en Grande-Bretagne qu'au niveau international, déclare
le chef de l'unité antiterroriste, Peter Clarke. _10 août, Londres. La Grande-Bretagne porte son alerte à la menace terroriste au niveau "critique" (le plus élevé), après la découverte d'un complot visant à faire exploser au moins un avion de ligne en plein vol, entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, annoncent les autorités britanniques. _11 juillet, Bombay. Sept explosions se produisent, à l'heure de pointe, dans les transports ferroviaires de la capitale financière de l'Inde et dans sa banlieue. Les explosions ont eu lieu dans les gares des quartiers de Matunga, Khar, Santacruz, Jogeshwari, Borivali et Bhayendar, à Bombay même et dans sa banlieue. Les autorités indiennes annoncent au moins 183 morts et plus de 600 blessés. [La ville de Bombay a été plusieurs fois la cible d'attentats à la bombe dans le passé. En 1993, une série d'explosions a tué environ 250 personnes et blessé plus de 1'000 personnes. Au-delà, c'est l'Inde qui, depuis 2000, est régulièrement secouée par des attentats (à Bénarès et New Delhi notamment). Pour tous ces attentats, les autorités indiennes ont mis en cause des groupes islamistes basés au Pakistan et actifs au Cachemire indien, en proie à une insurrection islamiste depuis 1989.] _10 juillet, Moscou. le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev, 41 ans, qui avait notamment revendiqué la prise d'otages dans l'école de Beslan en septembre 2004 (331 morts), tué dans la nuit du 9 au 10 juillet lors d'une opération spéciale en Ingouchie, annonce le directeur des services secrets russes FSB (ex-KGB). Pour le président russe Vladimir Poutine, il s'agit là d'un "châtiment mérité".
[La vidéo met également en scène Ayman Al-Zawahiri, numéro deux d'Al-Qaida, dans un souci apparent de lier les attentats de Londres et l'organisation terroriste d'Oussama Ben Laden.] _5 juillet, Moscou. Environ 150 dirigeants d'Eglises,
dignitaires musulmans, juifs, bouddhistes, hindouistes et shintoïstes,
originaires d'une cinquantaine de pays, ont participé,
du 2 au 5 juillet, à un "sommet" interreligieux
à l'initiative du patriarche Alexis II de Moscou, chef
de l'Eglise orthodoxe de Russie. La rencontre s'est achevée
par la publication d'une déclaration condamnant le terrorisme
et l'extrémisme, qui sera remise aux chefs d'Etat du
G8 de Saint-Pétersbourg à la mi-juillet _5 juillet, Kaboul. Deux attentats à la bombe frappent la capitale afghane, faisant un mort et une quarantaine de blessés, cinq personnes ayant déjà été blessées dans des attaques similaires le 4 juillet.. [Alors que les attentats visaient jusqu'ici des membres de la coalition internationale, les derniers perpétrés à Kaboul ont tous pris pour cible des Afghans. Les talibans, qui connaissent de lourdes pertes dans le Sud, où la coalition mène une vaste offensive, ont revendiqué ces attaques.] _2 juillet, Istambul. Une conférence, intitulée "Musulmans en Europe", rassemble près de 200 responsables musulmans venus d'Europe et du monde arabe. Plusieurs grandes figures de la prédication musulmane contemporaine (le cheikh qatari Yussuf Al-Qaradawi, le grand mufti d'Egypte Ali Gomaa, le "télé-coraniste" égyptien Amr Khaled, l'intellectuel suisse Tariq Ramadan, Yussuf Islam (ex-Cat Stevens), le chanteur azéri Sami Yusuf, le Californien Hamza Yusuf) ont participé à cette réunion organisée à l'initiative du Foreign Office britannique. Les participants ont adopté une déclaration finale. "Nous rejetons le cancer du terrorisme", proclame ce texte. _1er juillet. Dans un message diffusé sur Internet, Oussama ben Laden dénonce un "génocide" contre les sunnites en Irak, accusant des "bandes de traîtres haineux d'être au gouvernement". Il accuse le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, d'être un traître et un apostat. "Il n'est pas possible que beaucoup de gens du Sud en majorité chiite se joignent à l'Amérique et ses alliés pour attaquer les bastions sunnites Falloujah, Ramadi, Baaqouba, Mossoul, al-Qaïm et d'autres villes et villages, et croient que leurs régions seraient épargnées", menace Ben Laden. Par ailleurs, le cehf d'Al-Qaida demande aux Somaliens de ne pas accepter une médiation yéménite pour résoudre le conflit dans leur pays. Il accuse le président yéménite Ali Abdallah Saleh d'être un agent américain. _29 juin. "Le lion du djihad [...] Abou Moussab al Zarquaoui [...] a été tué dans un raid américain. Nous implorons Dieu de le recevoir en martyre", déclare l'auteur d'un enregistrement audio mis en ligne sur internet, dont la voix semble proche des précédents enregistrements attribués à Ben Laden. [Ayman al Zaouahri, numéro deux d'Al Qaïda, avait juré de venger la mort de Zarquaoui, leader de l'organisation en Irak, dans un enregistrement diffusé récemment. ]
"Oui Bush, aucun de nous n'est tué sans que nous ne vengions sa mort avec l'aide de Dieu", dit, à l'adresse du président américain George W. Bush, Zawahiri, dans sa première réaction à la mort de Zarkaoui. "Vous souvenez vous Bush, comment le lion de l'islam le moudjahid Oussama ben Laden, que Dieu le garde, a juré que l'Amérique ne serait pas capable de rêver de sécurité tant qu'elle ne sera pas une réalité en Palestine et dans tous les territoires musulmans", ajoute Zawahiri, une kalachnikov à ses côtés et un portrait de Zarkaoui derrière lui. _15 juin, Colombo [Sri Lanka]. Au moins 64 personnes
tuées dans un attentat intervenu à 200km au
nord de Colombo - attentat le plus meurtrier depuis la signature
d'un cessez-le-feu, en février 2002, entre le gouvernement
et la rébellion tamoule. [Le gouvernement sri-lankais a immédiatement accusé les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE, séparatistes tamouls), mais ces derniers ont fermement démenti toute implication, "condamnant" l'attentat qui a visé un bus transportant des civils, dont des enfants.] _14 juin, Djakarta. Les autorités indonésiennes remettent en liberté le prédicateur islamiste Abou Bakar Baachir, condamné en mars 2005 à 30 mois de prison pour avoir inspiré, selon la justice indonésienne, les premiers attentats de Bali, qui avaient tué 202 personnes, dont 88 Australiens, le 12 octobre 2002. _12 juin, Bagdad. La branche d'Al-Qaïda en Irak a désigné un nouveau chef pour succéder à Abou Moussab al- Zarqaoui, tué le 8 juin dans une frappe aérienne américaine. "Le Conseil de la Shura d'al-Qaïda en Irak a convenu à l'unanimité de nommer cheikh Abou Hamza al-Muhajer comme successeur de cheikh Abou Moussab al-Zarqaoui", déclare un communiqué publié sur un site internet. "Cheikh Abou Hamza al-Muhajer est un bon frère, il a une bonne connaissance et une expérience du Jihad".
_8 juin, Bagdad. Le chef présumé d'Al-Qaida en Irak, le Jordanien Abou Moussab Al-Zarkaoui, a été tué, lors d'un raid aérien américain, au nord de Bagdad, annonce le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki. Zarkaoui était responsable d'un grand nombre d'attentats suicides contre la majorité chiite irakienne; il était soupçonné d'avoir décapité deux otages américains.
_26 mai, Vladikavkaz [Ossétie du Nord]. L'unique terroriste survivant de la prise d'otages de l'école de Beslan (sud de la Russie), en septembre 2004, Nourpachi Koulaïev, a été condamné à la prison à vie par la Cour suprême d'Ossétie du Nord. [Nourpachi Koulaïev a été reconnu coupable de la prise d'otages de 1'300 personnes et responsable en partie de la mort de 331 personnes (plus de la moitié des victimes étaient des enfants), au cours de l'assaut donné par les forces de l'ordre.] _23 mai. Oussama ben Laden affirme dans un enregistrement audio diffusé sur le réseau Internet que le Franco-Marocain Zacarias Moussaoui, condamné à perpétuité aux Etats-Unis, n'a jamais été impliqué dans la préparation ni l'exécution des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center et le Pentagone. "La vérité est qu'il n'a de lien d'aucune
sorte avec les événements du 11 septembre. Je
suis certain de mes dires, puisque j'étais responsable
des tâches assignées à nos 19 frères",
peut-on entendre sur cet enregistrement, dont la voix est assimilable
à celle du leader d'Al Qaïda.
_11 mai, Londres. Selon deux rapports officiels publiés à Londres, les auteurs des attentats du 7 juillet 2005 étaient "indétectables". Commentant ces rapports, le ministre de l'intérieur, John Reid, déclare devant les Communes qu'il n'y avait "aucune preuve irréfutable directe" de l'implication d'Al-Qaida dans les attaques qui ont fait 56 morts et 700 blessés, mais qu'il existait de "nombreux éléments de preuve indirects". _11 mai. Un membre d'Al-Qaida, le Libyen Mohammed Hassan, alias "cheikh Abou Yahia Al-Libi", évadé de la prison militaire américaine de Bagram en Afghanistan, appelle, dans une vidéo mise en ligne sur le réseau Internet, les musulmans à frapper au Danemark, en Norvège et en France, en représailles à la publication de caricatures de Mahomet. "Ô musulmans, vengez votre prophète [...]. Nous voulons vivement que le petit Etat du Danemark, la Norvège et la France, l'ennemie du voile, de la pudeur et qui a nui à Dieu et à son prophète, soient durement frappés et détruits", affirme-t-il dans cette vidéo réalisée par "Al-Sahab", une institution médiatique considérée proche de l'organisation d'Oussama Ben Laden. _3 mai, Alexandria (Virginie). Contredisant les réquisitions des procureurs fédéraux, les douze jurés condamné Zacarias Moussaoui à la prison à vie. Seul accusé poursuivi pour les attentats du 11 septembre 2001, ce Français d'origine marocaine a plaidé coupable de six chefs d'accusation de complot en liaison avec ces attaques. "Amérique, tu as perdu, j'ai gagné !", s'est-il écrié après la lecture du verdict. [Zacarias Moussaoui sera transféré dans une prison du Colorado, où il sera maintenu à l'isolement. Pour le président américain Bush, la fin de ce procès "ne représente pas la fin de la lutte contre le terrorisme".] _28 avril, Washington. Le département d'Etat rend public son rapport annuel sur le terrorisme dans le monde en 2005. Plus de 14'600 personnes - la majorité en Irak - ont été tuées lors de 11'111 attaques terroristes dans le monde en 2005, indique le coordinateur spécial pour l'antiterrorisme du département d'Etat, l'ambassadeur Henry Crumpton. Le rapport, préparé par le Centre national de l'antiterrorisme (CNC, qui dépend de la CIA), souligne l'accroissement en 2005 du nombre d'attaques-suicide : au nombre de 360, elles ont fait quelque 3'000 tués, soit environ 20% du total. Selon les chiffres du CNC, 7'497 personnes ont été tuées, blessées ou enlevées dans des actes terroristes en 2005. Parmi elles, 1'000 enfants, 6'500 policiers, 170 religieux et 100 journalistes ont été tués ou blessés. Cinquante-six Américains ont été tués, 17 blessés et 11 enlevés. [Le document précise également que les dirigeants d'Al-Qaida, et en premier lieu Oussama Ben Laden, continuent "d'influencer idéologiquement leurs partisans de par le monde". Il estime que leur rôle opérationnel a été largement réduit par la traque internationale.]
Dans la vidéo, intitulée "Communiqué au peuple", Zarqaoui, dont la tête a été mise à prix 25 millions de dollars par les Américains, met en garde les Irakiens contre l'armée ou la police irakiennes, "inféodées aux occupants". "J'annonce la bonne nouvelle à la nation : la formation du Conseil Choura (consultatif) des moudjahiddines, qui sera le noyau de l'Etat islamique [ ]. J'ai l'honneur d'en être un membre en étant en même temps l'émir d'al-Qaeda au pays des Rafidaïn", assure Zarqaoui. _24 avril, Dahab [Egypte]. Pour la troisième fois en dix-huit mois, une station balnéaire égyptienne du Sinaï est la cible d'un triple attentat. L'attaque a visé en début de soirée deux restaurants et un supermarché de la petite ville de Dahab, à quelque 350 km au sud-est du Caire. 18 personnes, dont six touristes étrangers, ont été tuées et 62 blessées. _23 avril, Qatar. La chaîne satellitaire qatarie Al-Jazira diffuse un enregistrement sonore attribué à Oussama Ben Laden. Dans son discours, le chef d'Al-Qaida, qui accuse les dirigeants occidentaux de "poursuivre leur croisade contre notre nation et [de] piller nos richesses", dénonce la mise à l'écart du Hamas et appelle à "une guerre de longue durée" au Darfour.
Darfour. La crise au Soudan, selon les termes de Ben Laden, "fait partie des croisades contre l'islam". Il appelle "les moujahidines et leurs partisans au Soudan et dans ses alentours, y compris dans la Péninsule arabique, à se préparer à une guerre de longue durée contre les voleurs croisés" dans la province du Darfour. Il accuse les Etats-Unis "d'exploiter des différends entre les tribus pour fomenter une guerre atroce [ ] dans le but d'y envoyer des forces des croisés pour occuper la région et voler son pétrole". L'affaire des caricatures de Mahomet. Ben Laden appelle les musulmans à "poursuivre leur campagne de soutien au prophète en élargissant le boycott aux Etats-Unis et aux pays européens qui se sont solidarisés avec le Danemark", et demande "que ceux qui ont nui au prophète soient remis à Al-Qaïda". _11 avril, Karachi. 57 personnes tuées et une centaine blessées dans une attaque perpétrée par deux commandos-suicides lors d'un rassemblement religieux célébrant la'nniversaire du prpphète Mahomet, dans un parc de la ville. [Les violences entre extrémistes des communautés sunnites (75% des 150 millions de Pakistanais) ont fait des milliers de morts au pakistan depuis le début des années 1990.]
[Le juge a inculpé six personnes, dont un Espagnol,
José Emilio Suarez Trashorras, soupçonné
d'avoir fourni les explosifs pour fabriquer les bombes utilisées
dans les quatre trains de banlieue. Les autres auteurs directs
présumés des attentats sont quatre Marocains, Abdelmajid
Bouchar, Jamal Zougam, Hassan Al-Haski, Youssef Belhadj, en détention
préventive en Espagne, et un Egyptien, Rabei Osman Al-Sayed
Ahmed, actuellement en prison en Italie. Ils seront jugés
pour 191 assassinats, 1'755 tentatives d'assassinats et appartenance
à une organisation terroriste. _9 avril, Londres. Selon un rapport gouvernemental, dont le contenu est révélé par l'hebdomadaire "The Observer", Al-Qaida n'a joué aucun rôle direct dans les attentats du 7 juillet 2005 qui ont tué 52 personnes à Londres. Ces attaques ont été conduites "à peu de frais" à partir d'informations glanées sur Internet. La fabrication de leurs sacs à dos bourrés d'explosifs n'a coûté que quelques centaines d'euros. Le rapport rejette, faute de preuve, l'idée que les attentats aient été préparés par un coordonnateur de l'organisation terroriste. La vidéo montrant Mohammed Khan, cerveau présumé du groupe, et le numéro deux d'Al-Qaida, Ayman Al-Zawahiri, a été, selon les enquêteurs, enregistrée après les explosions, et non avant. [Les attentats auraient été le fruit d'un complot "simple et peu onéreux", réalisé par quatre hommes "apparemment normaux", mais aspirant au martyre : Mohammed Sidique Khan, 30 ans, Shehzad Tanweer, 22 ans, Hasib Hussain, 18 ans, et Germaine Lindsay, 19 ans.]
[L'expression "guerre longue" n'est pas inédite. Le général John Abizaid, le commandant du CentCom, l'a employée dès 2004. Elle a été reprise dans le discours du président George Bush sur l'état de l'Union en janvier 2006. Mais elle a, surtout, été officialisée dans le document stratégique publié par le Pentagone en février, dans un parallèle direct avec la guerre froide. A plus ou moins long terme, la "guerre longue" donnera lieu à un repositionnement des forces américaines dans le monde.] _4 mars, Islamabad. George Bush, en déplacement au Pakistan, salue la "courageuse décision" du président pakistanais Pervez Musharraf de se joindre à la "guerre contre le terrorisme". Le président américain affirme qu'il "reste beaucoup à faire pour vaincre Al-Qaida". _29 février, Londres. L'intervention militaire américano-britannique en Irak a-t-elle augmenté la menace terroriste dans le monde ? Pour la majorité de la population de 33 pays, la réponse à cette question est "oui". Tel est le principal résultat d'une enquête menée par la BBC à travers 35 pays dans le monde. Dans ces pays, 60 % de la population considère que l'invasion de l'Irak a augmenté la menace terroriste, contre 12 % qui pense l'inverse, et 15 % pour qui cela n'a rien changé. Les pays où les avis sont les plus tranchés sont la Chine, où 85 % des personnes interrogées pensent que la menace est plus importante aujourd'hui, la Corée du Sud (84 %) et l'Egypte (83 %). Dans certains pays européens, on atteint des proportions du même ordre : 81 % en Italie, 80 % en Allemagne, 79 % en Espagne. En Grande-Bretagne, 77 % des personnes interrogées partagent cet avis, ainsi que 75 % des Irakiens et 55 % des Américains. En France, 67 % pensent que la menace terroriste a augmenté, contre 27 % qui sont d'un avis opposé. _23 février, Londres. Amnesty International accuse le gouvernement britannique d'avoir "brisé sa promesse", faite en 1997, de promouvoir les droits de l'homme, en mettant en oeuvre en septembre 2001, puis après juillet 2005, une politique antiterroriste peu respectueuse des droits des suspects. Dans un rapport publié à Londres et qu'elle qualifie "d'accablant", la secrétaire générale d'Amnesty, Irene Khan, constate qu'il y a maintenant "un déséquilibre dangereux entre les actions draconiennes prises par le Royaume-Uni, au nom de la sécurité, et son obligation de protéger les droits de l'homme." L'organisation de défense des droits de l'homme, qui juge "kafkaïenne" la situation des étrangers suspectés de terrorisme et détenus depuis plusieurs années sans jugement, sur la base de preuves tenues secrètes, demande que ces suspects soient poursuivis et jugés ou bien libérés. Amnesty accuse enfin le gouvernement de "saper l'interdiction de la torture" en préparant la déportation de suspects vers des pays connus pour avoir recouru à une telle pratique. _15 février, Washington. Plus de 325'000 noms : c'est le nombre de suspects que contient, selon le Washington Post, la base de données du Centre national de l'antiterrorisme (National Counterterrorism Center, ou NCTC). Cette liste a pour objet de permettre aux services de sécurité de protéger le pays de nouveaux attentats en identifiant les personnes dangereuses. "Elle ne concerne pas seulement Al-Qaida, mais toutes les organisations considérées comme terroristes comme le Hamas, le Hezbollah, le FPLP, le GIA, l'IRA, l'ETA", explique Michael Mason, directeur adjoint du FBI, la police fédérale. Pour les organisations américaines de défense des droits civiques, un tel fichier présente de nombreux problèmes. "La taille de la liste est choquante, mais pas surprenante, a estimé Timothy Sparapani, conseil juridique du Syndicat américain des libertés civiles (American Civil Liberty Union ou ACLU). Il n'y a aucun contrôle. Et je doute qu'il y ait plus de 300'000 terroristes dans le monde qui veuillent s'en prendre à ce pays". _19 janvier, Qatar. Oussama Ben Laden réapparaît
et menace les Etats-Unis. Dans un enregistrement audio diffusé
sur Al-Jazira, authentifié par la CIA, il affirme que de
nouveaux attentats sont en cours de préparation aux Etats-Unis,
mais se dit prêt à leur offrir une trêve de
longue durée.
[Les Etats-Unis ont rejeté la trêve proposée.
"Nous ne négocions pas avec les terroristes, nous
les mettons hors d'état de nuire", a déclaré
le porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan.]
"La dissuasion nucléaire [ ] n'est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Déclare le président français. Pour autant, les dirigeants d'Etats qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d'utiliser, d'une manière ou d'une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu'ils s'exposeraient à une réponse ferme et adaptée de notre part. Cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d'une autre nature.
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