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AFGHANISTAN_19 juin, Kaboul. Les forces internationales et afghanes sont responsables de la mort d'au moins 230 civils, dont 60 femmes et enfants, depuis le début de l'année en Afghanistan, affirme l'agence Acbar, qui chapeaute une centaine d'ONG afghanes et étrangères dans ce pays. _13 mai, Kaboul. Le gouvernement afghan annonce la mort du mollah Dadullah, l'un des principaux chefs rebelles tué au cours d'une opération dans le sud du pays. Les talibans ont démenti une information qualifiée de "propagande".
_2 mai, Paris. Les talibans sont de retour, constate "Le Monde", qui publie un reportage de son envoyée spéciale à Kaboul, Françoise Chipaux. Cinq ans après la chute de leur Emirat islamique, les "étudiants en religion", devenus encore plus radicaux, reviennent en force dans le sud du pays. Avec l’aide des populations pachtounes, des islamistes du Pakistan et des djihadistes d’Al Qaida.
ARGENTINE_25 avril, Buenos Aires. La justice annule les grâces accordées par l'ex-président argentin Carlos Menem aux chefs de la dictature militaire, qui ont dirigé le pays de 1976 à 1983. Pour la Chambre fédérale pénale de Buenos Aires, ces grâces sont "non conformes" à la Constitution argentine. [Cette décision rend de nouveau valables les condamnations à la prison à vie prononcées en 1985, lors du retour du pays à la démocratie, à l'encontre de ces responssssables de la dictature, à l'exception de Roberto Viola et Leopoldo Galtieri, aujourd'hui décédés. Jorge Videla, 81 ans, est assigné à résidence dans l'attente d'être jugé pour des faits non couverts par les grâces de Carlos Menem. Emilio Massera, 81 ans, victime en décembre 2002 d'une hémorragie cérébrale, ne sera probablement jamais présenté devant des juges. BIRMANIE [Myanmar]_29 juin, Genève. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dont le credo usuel est la plus grande discrétion au service de l'efficacité, sort de sa réserve à propos de la Birmanie, accusant la junte au pouvoir de se livrer à de "graves et systématiques" violations du droit humanitaire. _25 mai, Rangoon. La junte militaire au pouvoir refuse de libérer l'opposante Aung San Suu Kyi, 61 ans, arrêtée il y a tout juste quatre ans et prolonge son ordre d'assignation à résidence d'un an. [Le pouvoir birman est resté sourd aux appels lancés à travers le monde pour la libération de Aung San Suu Kyi. Auparavant, 59 personnalités internationales, dont les ex-présidents américain Bill Clinton et brésilien Fernando Henrique Cardoso, ainsi que les anciens Premiers ministres français Lionel Jospin et japonais Junichiro Koizumi, avaient cosigné une lettre demandant "la remise en liberté immédiate" del’opposante birmane.] _21 mai, Genève. Louise Arbour appelle le gouvernement birman à libérer sans conditions la lauréate du prix Nobel de la paix, Daw Aung San Suu Kyi, ainsi que tous les prisonniers politiques encore détenus. Soulignant que le terme officiel fixé pour l'assignation à résidence de la Secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie prend fin très bientôt, la haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme exhorte les autorités à libérer également "tous les prisonniers politiques" dans le pays, "sans conditions".
_10 mai, Genève. Des experts des Nations unies appellent à la libération immédiate de Daw Aung San Suu Kyi à l'approche du terme officiel de sa détention. Ils rappellent que, depuis que son parti et ses alliés ont gagné l'élection de 1990 avec plus de 80% des sièges du Parlement, elle a été détenue pendant onze des dix-sept dernières années, sans chef d'accusation ni procès et a été maintenue en isolement ces quatre dernières années. BRESIL_11 mai, Sao Paulo. Benoît XVI canonise le religieux franciscain Antonio Galvao (1739-1822), premier saint natif du Brésil, et appelle à résister à l'hédonisme. Dans son prêche, le pape insiste sur la nécessaire résistance à "l'hédonisme" des sociétés modernes. Il appelle les Catholiques à "dire non aux médias qui tournent en ridicule la sainteté du mariage et la virginité avant le mariage", et à cultiver "des vies limpides et claires". CONGO | République démocratique_18 mai, Goma. Louise Arbour lance un projet d'appui à la lutte contre les violences sexuelles au Nord et au Sud-Kivu, destiné à aider au moins 15’000 femmes. Ce projet de plus de 10 millions d'euros appuyé par les Nations unies et des ONG locales et internationales -, financé par le Canada, couvre la période 2006-2009 et prévoit de développer une assistance médicale, juridique et à la réinsertion pour les victimes. [Au Nord et au Sud-Kivu, les violences sexuelles n'ont pratiquement pas diminué depuis la fin de la dernière guerre en RDC (1998-2003). L'association Dynamique des femmes juristes de Goma estime à environ 10’000 par an le nombre de viols dans la province du Nord-Kivu. Des groupes armés locaux et étrangers sévissent encore dans les deux Kivu, les militaires de l'armée congolaise sont régulièrement accusés de crimes sexuels par des victimes et des ONG dans les zones rurales notamment, et dans les villes, les violences commises par les civils sont en augmentation, selon l'association.] _16 mai, Kinshasa. Louise Arbour plaide pour "un projet d'inventaire" des crimes graves commis entre 1993 et 2003 en République démocratique du Congo. "Il s'agit dans une première étape de cartographier, d'inventorier les violations graves des droits de l'Homme commises pendant cette décennie, avant la mise en place de la Cour pénale internationale (CPI), souligne la haut commissaire des Nations unies. ["Dans un deuxième chapitre, cet inventaire serait présenté au gouvernement et à la population de RDC, qui décideront des options à prendre [...], pour une réparation pour les victimes" et de mesures à l'encontre "des auteurs présumés de ces exactions", a expliqué Louise Arbour. "Le président de la République [Joseph Kabila] a très bien accueilli cette initiative" et a manifesté son intention de "lancer une attaque sérieuse contre l'impunité", a affirmé la Haut commissaire. _17 mai, New York. Exécutions sommaires, viols, torture et emprisonnement arbitraire, c'est une litanie de violations des droits de l'homme qui émaille le dernier rapport publié par la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc). COREE DU NORD_20 mai, Washington. Le traitement des prisonniers en République populaire démocratique de Corée (RPDC) relève du "crime contre l'humanité" et pourrait faire l'objet d'un jugement par un tribunal international, avance, dans un rapport, l'organisation américaine de défense des droits de l'homme, Freedom House. [Le rapport s'appuie sur les témoignages de réfugiés recueillis par l'auteur pour son enquête Le Goulag caché : révélation sur les camps de prisonniers en Corée du Nord, publiée en 2003 sous les auspices du US Committee for Human Rights in North Korea, ainsi que d'autres plus récents. Ils sont examinés à l'aune des critères définis dans le statut de la Cour criminelle internationale (créée en 2002) et de la jurisprudence des tribunaux chargés de l'ex-Yougoslavie et du Rwanda. Source : Le Monde, Paris, 5 juin 2007] COTE D’IVOIRE_13 avril, Abidjan. Laurent Gbagbo promulgue une loi d'amnistie couvrant les infractions contre la sûreté de l'Etat commises sur le territoire ou par les Ivoiriens en exil depuis le début de la guerre civile, en 2000. Cette mesure, qui vise à accélérer le processus de réconciliation nationale, a été approuvée par Guillaume Soro, ancien opposant au président de la Côte d'Ivoire, aujourd'hui Premier ministre. [Cette amnistie était prévue par l'accord de paix interivoirien signé le 4 mars 2007 à Ouagadougou par le président Gbagbo et celui qui était alors le chef de la rébellion, Guillaume Soro. Ce dernier a prononcé son premier discours à la nation. Estimant que les Ivoiriens devaient "apprendre à pardonner", il a fixé pour objectifs à son gouvernement, nommé le 7 avril, la "réunification" des forces armées loyalistes et rebelles, et "l'organisation d'élections justes, transparentes, ouvertes à tous".] ESPAGNE_5 juin, Madrid. L'organisation séparatiste basque ETA prévient qu'elle met fin, à partir du 6 juin à minuit, au cessez-le-feu permanent, annoncé le 22 mars 2006. Dans un communiqué, l'ETA accuse le gouvernement d'"avoir répondu au cessez-le-feu par la poursuite des détentions, des tortures et des persécutions". [José Luis Rodriguez Zapatero a déclaré que "l'ETA recommence à se tromper" et exigé à nouveau du groupe indépendantiste basque armé "l'abandon définitif" de la violence. "Cette décision est radicalement opposée au chemin souhaité par la société basque et la société espagnole", a déclaré le chef du gouvernement socialiste, lors d'une courte allocution devant les médias à Madrid. Ce "chemin n'a qu'un seul objectif, celui de l'abandon définitif des armes" a-t-il insisté, et un tel "chemin" "ne peut être emprunté et parcouru qu'avec une renonciation complète à la violence".] _26 avril, Guernica. Guernica célèbre le 70e anniversaire du bombardement de la ville basque par l'aviation nazie alliée aux troupes franquistes pendant la guerre civile espagnole (1936-1939). Le 26 avril 1937, la ville avait été aux trois quarts détruite par le raid aérien de la légion Condor allemande. Le bombardement avait fait plusieurs centaines de morts. [Le drame avait inspiré un des plus célèbres tableaux de Pablo Picasso, dont une réplique est installée dans le centre-ville de Guernica. Quelques années après la réalisation de l'œuvre, l'ambassadeur allemand en France Otto Abetz avait interrogé le peintre : "C'est vous qui avez fait ça ?" "Non, c'est vous", répondit Picasso.] _8 avril, Madrid. L’ETA affirme envisager un "scénario d'absence de la violence" et se dit prête à assumer de nouveaux "engagements", dans une interview publiée par le journal basque Gara, canal habituel de revendication de l'organisation séparatiste armée basque l'ETA.
ETATS-UNIS_18 juin, New York. De hauts responsables du Pentagone, dont l'ancien ministre de la défense Donald Rumsfeld en personne, ont été directement impliqués, du moins en tant que donneurs d'ordres, dans les méthodes abusives d'interrogatoire pratiquées à la prison d'Abou Ghraib en Irak, affirme le général Antonio Taguba, qui a mené pour le magazine "The New Yorker" - la première enquête sur le traitement réservé aux prisonniers irakiens dans cette prison et qui aurait été contraint, de ce fait, à prendre une retraite anticipée ["Le gouvernement ne peut pas soumettre l'accusé à une détention militaire illimitée. Car aux Etats-Unis, l'armée ne peut pas arrêter et emprisonner des civils, ni a fortiori les emprisonner indéfiniment", a expliqué un magistrat. Cette décision renvoie l'affaire à un juge fédéral de Caroline du Sud qui devra demander au secrétaire de la Défense de faire libérer le ressortissant qatari dans un délai résonnable.] _11 juin, Bagdad. Le nombre de militaires américains tués en Irak depuis l'invasion de mars 2003 a dépassé les 3’500, après la mort de trois soldats dans un attentat suicide au sud de Bagdad, alors que des renforts américains continuent à être déployés dans le pays. _31 mai, Potsdam. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, se livre à une attaque en règle contre la Russie, en émettant le vœu d'assister à l'avènement d'une Russie "forte, mais dans le sens du XXIe siècle", c'est-à-dire démocratique. [Condoleezza Rice prononçait un discours au palais Neue Kammern, après avoir reçu, des mains de l'ancien chancelier Helmut Kohl, le prix Eric-Warburg, pour les efforts qu'elle a consacrés à la réunification allemande entre 1989 et 1991, alors qu'elle travaillait à la Maison Blanche sous Bush père.]
_25 mai, Washington. Après des mois de menaces, la Chambre des représentants et le Sénat ont fini par fléchir en adoptant le projet de financement 2007 de la guerre en Irak et en Afghanistan, sans inclure de calendrier de retrait des troupes. [La Maison-Blanche s'est réjouie de voir le Congrès "fournir avec succès à nos troupes les fonds et la flexibilité nécessaires à la protection de notre pays". Le financement est de 120 milliards de dollars jusqu'à septembre, date à laquelle s'ouvrira le débat sur le financement de la guerre en 2008.] _24 mai, Washington. George Bush annonce "des combats très durs" en Irak pendant l'été - "une période déterminante pour la nouvelle stratégie" militaire américaine en Irak. [George Bush a en outre déclaré que les troupes américaines étaient prêtes à quitter l'Irak, si le gouvernement de Bagdad le leur demandait. "Nous sommes là à l'invitation du gouvernement irakien. C'est un pays souverain, a-t-il assuré. S'ils nous disaient "partez", nous partirions". Il a toutefois ajouté que l'important, pour l'instant, était "de continuer l'offensive".] _10 mai, Washington. Le général David Petraeus, qui commande les troupes américaines en Irak, écrit à ses soldats pour leur rappeler les règles de conduite de l'armée des Etats-Unis : pas de mauvais traitements, pas de torture, pas de loi du silence, même si les fautifs sont des camarades. "Nos valeurs et les lois de la guerre nous enseignent à respecter la dignité humaine", explique-t-il. [Une enquête, réalisée à l'automne 2006 par l'armée américaine auprès de 1’767 soldats en Irak, fait apparaître que plus d'un tiers des militaires déployés estime que la torture devrait être autorisée, si elle permet de recueillir des informations sur la guérilla. Deux tiers des marines ont indiqué qu'ils ne dénonceraient pas un camarade qui se livrerait à des brutalités contre des civils ou qui détruirait leurs biens sans nécessité. Et 10 % des sondés ont avoué qu'ils s'étaient livrés eux-mêmes à ce genre d'exactions.]
[Ce départ programmé avait été incorporé par la majorité démocrate du Congrès dans une loi de finances débloquant 124 milliards de dollars pour la guerre en Irak et l'intervention militaire en Afghanistan. Le retrait des troupes aurait dû débuter entre le 1er juillet et le 31 octobre 2007, avec l'objectif de retirer l'ensemble des troupes de combat d'Irak à l'horizon de mars 2008.] _26 avril, Washington. Le Congrès [Chambre des représentants et Sénat] adopte un projet de loi prévoyant un financement de la guerre en Irak et un calendrier de retrait militaire, malgré la menace d'un veto présidentiel.
_5 avril, Washington. Un rapport du département de la défense (Pentagone), déclassifié, affirme que le régime de Saddam Hussein n'avait pas coopéré directement avec Al-Qaida avant l'invasion américaine de l'Irak. Le document cite deux anciens collaborateurs de Saddam Hussein et des documents irakiens saisis "qui ont tous confirmé" que l’Irak et le mouvement djihadiste n'avaient eu que des liens restreints. EUROPE_8 juin, Strasbourg. Selon un rapport du Conseil de l'Europe, la Pologne et la Roumanie ont couvert les détentions illégales et les actes de torture de la CIA sur leur territoire entre 2002 et 2005. Le sénateur suisse Dick Marty, rapporteur de l'assemblée parlementaire du Conseil sur les activités secrètes de la CIA, accuse ces deux pays d'avoir permis aux services secrets américains d'installer des centres de détention secrets sur leur sol.
[La Commission européenne a immédiatement réagi en demandant aux Etats cités dans le rapport de lancer "une enquête rapide et indépendante" sur le sujet.] _25 mai, Londres. Les Français, comme les autres Européens, se prononcent majoritairement en faveur de quotas d'immigration, selon un sondage réalisé par Novatris/Harris Interactive. De même, ils estiment que les aides sociales ne devraient être attribuées aux immigrés en situation régulière qu'après l'acquisition de la nationalité du pays (62 %). _19 avril, Luxembourg. L’Union européenne (UE) va se doter d'une législation commune contre le racisme et le négationnisme. Les ministres de la justice des 27 pays de l’Union adoptent un texte qui impose aux Etats de punir d'une peine de un à trois ans de prison "l'incitation publique à la violence ou à la haine visant un groupe de personnes ou un membre d'un tel groupe, défini par référence à la race, la couleur, la religion, l'ascendance, l'origine nationale ou ethnique". FRANCE_9 juin, Paris. Des jeunes musulmans veulent s'affranchir du mariage civil révèle Le Monde, dans son édition du 9 juin 2007. La démarche se serait répandue dans les milieux radicaux. Dans le reste de la communauté, elle constitue un moyen d'éviter les contraintes des lois sur le divorce et la polygamie. [Le député (UMP) Etienne Mourrut s'en est inquiété dans une question écrite au ministre de l'intérieur. "Dans la plupart des communes, s'alarmait-il, les services de l'état civil ne sont quasiment jamais sollicités par les mariés de religion musulmane. En conséquence, soit il n'y a jamais de mariages religieux dans ladite religion, soit le mariage a été célébré antérieurement".] _22 juin, Paris. Deux cents personnalités contre le ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Le sociologue Christian Baudelot, le syndicaliste Bernard Thibault ou encore le musicien Yann Tiersen... Près de deux cents universitaires, intellectuels ou artistes, français ou étrangers, dénoncent, dans une pétition publiée par le quotidien Libération la "confusion des rôles et des fonctions" créée, selon eux, par l'intitulé donné au "ministère de l'immigration, de l'identité nationale et du codéveloppement". _21 mai, Paris. La 17e chambre du tribunal de grande instance (TGI) de Paris déboute le négationniste Robert Faurisson des poursuites civiles pour diffamation qu'il avait intentées contre Robert Badinter, ce dernier l'ayant qualifié, en novembre 2006, de "faussaire de l'Histoire". Dans son jugement, le tribunal de Paris accorde "le bénéfice de la bonne foi" à l’ancien minsitre de la justice. [Robert Faurisson, 77 ans, estime que Robert Badinter l'a diffamé, le 11 novembre 2006, dans une émission d'Arte lorsqu'il a affirmé que "le dernier procès" qu'il avait plaidé avant de devenir ministre de la justice en 1981 "c'est le procès contre Faurisson". "J'ai fait condamner Faurisson pour être un faussaire de l'Histoire", avait dit Robert Badinter. _18 mai, Paris. L'historien Patrick Weil et sept autres universitaires annoncent leur démission des instances de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI) pour protester contre l'instauration d'un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale par le nouveau président Nicolas Sarkozy. [La Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) sera chargée de rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle, et de contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française.] _16 mai, Paris. Nicolas Sarkozy prend officiellement ses fonctions de président de la République. "Je défendrai l'indépendance de la France, l'identité de la France, l'impartialité de l'Etat. Je vais me battre pour une Europe qui protège. Je me battrai pour l'union de la Méditerranée, pour le développement de l'Afrique. Je ferai de la défense des droits de l'Homme et la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde", déclare-t-il. [Nicolas Sarkozy a annoncé que sa "première décision" de président serait de faire lire dans tous les lycées du pays, en début d'année scolaire, la lettre écrite par le jeune résistant communiste Guy Môquet à ses parents avant son exécution en octobre 1941 à l’âge de 17 ans. _10 mai, Paris. A l'occasion de la journée commémorative du souvenir de l'esclavage et de son abolition, Jacques Chirac inaugure, en compagnie de Nicolas Sarkozy, dans les jardins du Luxembourg, une oeuvre de M. Fabrice Hyber : "Le cri, l'écrit" sculpture en bronze polychrome de 3.70 mètres de haut.
_6 mai, Paris, Le candidat de l’Union pour un mouvement populaire [UMP], Nicolas Sarkozy, élu président de la République, devançant largement sa rivale socialiste Ségolène Royal avec 53,06% des suffrages.
_26 avril, Paris. La Ligue des droits de l’homme (Ldh) rend public son rapport 2007 sur "L’état des droits de l’Homme en France", déplorant une "régression continuelle des libertés" et condamnant particulièrement le bilan de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la présidence et. GRANDE-BRETAGNE_27 juin, Londres. Après avoir oeuvré pendant dix ans au redressement économique de la Grande-Bretagne, Gordon Brown succède à Tony Blair au 10, Downing Street. Cet Ecossais austère de 56 ans, qui a promis d'être toujours "du côté du peuple", estime que Londres a commis des "erreurs" en Irak et devrait faire rentrer une bonne partie des 5’500 soldats encore déployés dans ce pays. ["L'un de mes premiers actes de Premier ministre sera de rétablir le pouvoir du Parlement afin de rétablir la confiance dans la démocratie britannique", a promis Gordon Brown avant d'être nommé en mai 2007 à la tête du Parti travailliste.] IRAN_8 juin, New York [Nations unies]. Le secrétaire général de l’organisation internationale, Ban Ki-moon, se déclare "choqué et alarmé" par les dernières déclarations anti-israéliennes du président iranien Mahmoud Ahmadinejad. [Le 3 juin, Mahmoud Ahmadinejad a assuré que le monde serait prochainemet témoin de la "destruction du régime sioniste", indique le document. Ban Ki-moon a rappelé que l'Iran, de même qu'Israël, était membre à part entière de l'organisation, dont la Charte prescrit de s'abstenir de menaces et de l'emploi de la force à l'égard de tout Etat souverain.] _4 mai, Paris. Lors d’une réunion d’experts à Paris, un dirigeant militaire pakistanais affirme que les travaux de l’Iran dans le domaine nucléaire étaient une "façade". Pour les responsables pakistanais, il ne fait aucun doute que l'Iran cherche à se doter de l'arme nucléaire. ["Il est clair que c'est un programme militaire", a déclaré cet officiel pakistanais, qui n'a pas souhaité être cité nommément dans les médias. Il a ajouté que la dimension civile du programme nucléaire iranien, dont Téhéran se prévaut depuis le début, en 2003, de la crise diplomatique déclenchée par ses activités nucléaires sensibles, "n'est qu'une façade". Le Monde, Paris, 6-7 mai 2007.] _9 avril, Téhéran. Le président Mahmoud Ahmadinejad affirme que l’Iran produit désormais " en masse des centrifugeuses" pour enrichir l’uranium "à l’échelle industrielle". Mais, sans préciser le nombre de centrifugeuses installées. ["L'objectif de la République islamique n'est pas seulement l'installation de trois mille centrifugeuses dans l'usine d'enrichissement de Natanz, nous avons tout planifié pour installer cinquante mille centrifugeuses", a déclaré, le 10 avril, Gholam-Reza Aghazadeh, vice-président iranien et chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).] IRLANDE DU NORD_8 mai, Belfast. Journée historique qui met fin à plusieurs décennies de guerre civile et à plusieurs siècles d’affrontements : investiture du premier gouvernement associant protestants et catholiques. Ian Paisley, 81 ans, protestant et leader du parti unioniste démocrate (DUP) devient Premier ministre. Martin McGuiness, 56 ans, catholique et ancien dirigeant de l'IRA, la branche armée de Sinn Féin, devient quant à lui vice-Premier ministre [Les prestations de serment ont eu lieu au Parlement de Stormont en présence des Premiers ministres britannique et irlandais, Tony Blair et Bertie Ahern. Après avoir prêté serment ”de servir tout le peuple d’Îrlande du Nord de façon égale”, les deux hommes, naguère ennemis mortels, ont dit leur espérance. Le pasteur Paisley a cité la Bible, en l’occurrence les mots célèbres du chapitre III de l’Ecclésiaste : "Un temps pour aimer, et un temps pour haïr", avant d’affirmer : "L’Irlande du Nord est entrée dans une ère de paix". Martin McGuiness s’est dit de plus en plus confiant, que "tout cela va marcher". JAPON_21 avril, Tokyo. Le gouvernement japonais, soucieux d'apaiser la polémique sur l'esclavage sexuel pendant la guerre, rappelle qu'il ne conteste pas la validité des verdicts du Tribunal militaire international pour l'Extrême-Orient mis en place par les Alliés entre 1946 et 1948 pour juger 28 criminels de guerre japonais. Ce procès avait mis en lumière leur responsabilité dans l'organisation de l'esclavage sexuel. [En 1951, le Japon avait signé le Traité de San Francisco qui imposait la reconnaissance des verdicts du Tribunal. Le gouvernement japonais réaffirme qu’il s'en tient aux "excuses et regrets sincères" officiels exprimés par Tokyo en 1993. Les autorités avaient alors reconnu que l'armée impériale avait été impliquée "directement ou indirectement" dans l'esclavage sexuel. Selon certains historiens, l'esclavage sexuel aurait concerné jusqu'à 200’000 femmes asiatiques, appellées par euphémisme "femmes de réconfort".] _17 avril, Tokyo. Des historiens japonais exhortent leur gouvernement à faire passer une loi pour compenser les femmes asiatiques contraintes de se prostituer pendant la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement japonais s'est toujours refusé à compenser individuellement les victimes de l'esclavage sexuel estimant que la question devait être traitée au niveau international. [Le Premier ministre Shinzo Abe avait déclenché un tollé en Asie en affirmant qu'il n'existait "aucun témoignage fiable" prouvant que l'armée nippone avait eu recours à la "coercition" pour recruter des femmes, qui avaient été livrées aux soldats de l'armée impériale japonaise. Il a depuis affirmé s'en tenir aux "excuses et regrets sincères" officiels exprimés par Tokyo en 1993. Les autorités avaient alors reconnu que l'armée impériale avait été impliquée "directement ou indirectement" dans l'esclavage sexuel imposé aux femmes asiatiques.] KOSOVO_26 avril, Belgrade. Réaffirmant son opposition à l'indépendance du Kosovo, le Premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, propose l'instauration d'un statut d'"autonomie surveillée" pour la province. "Nous avons proposé une autonomie surveillée au lieu d'une indépendance surveillée, car cela ouvre la possibilité de laisser ouvert le processus et de le modifier à l'avenir", déclare l’un de ses conseillers. "Les Albanais du Kosovo sont définitivement une minorité en Serbie et l'Albanie est leur Etat", ajoute ce dernier. [Le médiateur des Nations unies pour le Kosovo, Martti Ahtisaari, préconise une indépendance surveillée par une mission internationale chapeautée par l'Union européenne. Si les Etats-Unis et les Européens sont favorables au plan du médiateur, la Serbie et son alliée traditionnelle, la Russie, y sont fermement opposés.] _24 avril, Moscou. La Russie menace d'utiliser son veto au Conseil de sécurité des Nations unies pour bloquer l'indépendance du Kosovo. "La menace d'un veto devrait inciter les deux parties à trouver un mécanisme mutuellement acceptable", déclare le ministre-adjoint des affaires étrangères, Vladimir Titov. LIBAN_13 juin, Beyrouth. Le député anti-syrien Walid Eido - avocat sunnite, appartenant à la majorité parlementaire victime d’un attentat à la bombe qui tue neuf autres personnes. ["Ce sont les mêmes mains qui ont assassiné Rafic Hariri", a lancé Saad Hariri, fils de l'ex-Premier ministre tué en février 2005. Le président du Parlement, le chiite Nabih Berri, allié pro-syrien du Hezbollah, a condamné cet assassinat. Les Etats-Unis ont déclaré être "aux côtés du gouvernement du Premier ministre Siniora dans la lutte contre les extrémistes". Walid Eido est le 7e homme politique anti-syrien tué depuis 2005.]
[Le Conseil de sécurité a adopté une résolution qui décide de l'entrée en vigueur, à partir du 10 juin 2007, de l'accord entre le gouvernement libanais et les Nations unies sur la création du Tribunal.] _23 mai, Tripoli. Retranché dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr Al-Bared, le groupe Fatah Al-Islam refuse de se rendre à l'armée libanaise. Les combats entre les militants palestiniens et l’armée libanaise, les plus sanglants depuis la guerre civile entre 1975 et 1990, provoquent la fuite de milliers de réfugiés palestiniens. [Les soldats libanais ne peuvent pénétrer dans le camp en vertu d'un accord libano-palestinien datant de 1969. Selon les termes de cet accord, les douze camps palestiniens au Liban restent sous contrôle des factions politico-militaires palestiniennes. Bien que déclaré caduque par le Parlement libanais en 1987, cet accord reste tacitement en vigueur. _20 mai, Tripoli. 23 soldats libanais et 15 combattants du groupuscule extrémiste palestinien Fatah Al-Islam tués lors de violents affrontements dans le nord du Liban, à proximité du camp de réfugiés palestiniens Nahr Al-Bared, où vivent quelque 31’000 personnes, et à Tripoli. [Le Fatah Al-Islam est un groupuscule extrémiste palestinien émanant du prosyrien Fatah-Intifada, qui s'est séparé du Fatah de Yasser Arafat au début des années 80 et est basé en Syrie. Si certains responsables sécuritaires libanais estiment que le Fatah Al-Islam est devenu un groupe sunnite extrémiste et le jugent désormais lié à Al-Qaida, d'autres considèrent qu'il est une façade pour les services de renseignement militaire syriens, qui continuent d'agir pour déstabiliser le Liban. Pour le Premier ministre libanais Fouad Siniora, Fatah al-Islam veut "porter atteinte à la paix civile".] LIBYE_27 mai, Tripoli. Un tribunal libyen acquitte les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien poursuivis pour "calomnie" envers des policiers libyens, qu'ils accusent de les avoir torturés lors des interrogatoires dans une affaire pour laquelle ils ont été condamnés à mort. [Les cinq infirmières, Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova, et le médecin, Ashraf Ahmad Jouma, ont été condamnés à mort en mai 2004 pour avoir inoculé délibérément [selon les autorités libyennes] le virus du sida à des enfants d'un hôpital de Benghazi. Le verdict a été confirmé en décembre 2006. En janvier 2007, le fils aîné du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a assuré que les exécutions n'auraient pas lieu.] MALAISIE_30 mai, Kuala Lumpur. La Cour fédérale de Malaisie renvoie devant un tribunal islamique un cas de conversion au christianisme. La plaignante, Lina Joy, née Azlina Jailani et musulmane, s'est convertie au christianisme et a obtenu de l'état civil qu'il reconnaisse son changement de nom en 1998. L'état civil a en revanche refusé de prendre en compte son changement de religion - qui est inscrite sur la carte d'identité des Malaisiens d'ethnie malaise, considérés comme musulmans de naissance - exigeant pour cela que la jeune femme fasse d'abord acter sa décision par un tribunal islamique. [Selon l'avocat Malik Imtiaz Sarwar, qui représentait le barreau de Malaisie dans cette affaire, la décision de la Cour fédérale "reflète une volonté de faire des tribunaux islamiques un système judiciaire parallèle et égal" au système civil. Lina Joy, qui a aujourd'hui 42 ans, ne se trouvait pas à l'audience. Par l'intermédiaire de son avocat, Benjamin Dawson, elle a répondu à ceux qui se demandent si elle va s'exiler : "Il me serait extrêmement difficile d'exercer ma liberté de conscience [en Malaisie] dans le climat actuel". La Cour fédérale de Malaisie, a-t-elle ajouté, "m'a refusé un droit individuel fondamental : celui de croire en la religion de son choix, d'épouser la personne de son choix et d'élever une famille dans le contexte malaisien". MAROC | Sahara occidental_31 mai, Fez. Le roi Mohammed VI nomme Ahmed Herzenni, un ancien détenu politique, à la tête du Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH), en remplacement de Driss Benzekri, décédé le 20 mai. [Agé de 59 ans, professeur en agronomie, Ahmed Herzenni avait dirigé une organisation marxiste au Maroc avant son arrestation en 1972 et sa condamnation à 15 ans de prison. Il avait été libéré de la prison de Kénitra en août 1984. Il avait participé, en 2004 et 2005, aux auditions publiques que l’Instance Equité et réconciliation avait organisé au profit des anciens détenus politiques.]
_20 avril, New York. Dans un rapport au Conseil de sécurité des Nations unies, Ban Ki-moon constate que le blocage persiste entre les deux principaux protagonistes - le Maroc et le Front Polisario, partisan de l'indépendance du Sahara occidental -, mais il rappelle aussi que les Nations unies n'imposeront pas de solution. [Le Maroc, appuyé par la France et par l'Espagne, a proposé un plan de règlement. Baptisé modestement Initiative pour la négociation d'un statut d'autonomie du Sahara, le document propose d'accorder à la "région autonome du Sahara" des compétences dans le domaine économique et social. "Les populations géreront elles-mêmes et démocratiquement leurs affaires à travers des organes législatif, exécutif et judiciaire dotés de compétences exclusives", affirme le document. NATIONS UNIES_16 juin, New York. Les Nations unies annoncent qu’elles vont instaurer Journée de la non-violence la date anniversaire de la naissance de Gandhi, le 2 octobre. [Mohandas Karamchand Gandhi, ou Mahatmat ["la Grande Ame"], avait lancé le mouvement de désobéissance civile qui allait aboutir à l’indépendance de l’Inde en 1947.] _30 mai, New York. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, nomme un universitaire soudanais, Francis Deng, au poste de conseiller spécial pour la prévention des génocides. Francis Deng est actuellement directeur du Sudan Peace Support Project à l'Institut américain pour la paix, basé à Washington. [Françis Deng succède à l'Argentin Juan Mendez, qui avait effectué en 2005 une mission au Darfour pour déterminer si les exactions commises dans cette province du Soudan constituaient un génocide, comme l'ont affirmé les Etats-Unis. Il avait remis, à son retour, un rapport selon lequel il ne s'agissait pas d'un génocide, mais que des crimes de guerre et contre l'humanité avaient été commis au Darfour.] OUGANDA_11 mai, Genève. Louise Arbour appelle le gouvernement ougandais et l'Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army, LRA) à ne pas céder à la tentation de préserver l'impunité des chefs du groupe armé. La haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme demande aux deux parties de s'engager dans des consultations "centrées sur les victimes" qui permettraient de mettre en place un mécanisme approprié de réconciliation. [La Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d'arrêt contre cinq dirigeants de la LRA pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre. Un accord de cessation des hostilités, mettant fin à près de 15 ans de combats et d'atrocités, a été signé le 26 août 2006. On estime que la LRA détiendrait encore 2’000 femmes et enfants.] POLOGNE_11 mai, Varsovie. L'ancien ministre polonais des affaires étrangères et figure de l'opposition démocratique, Bronislaw Geremek, ne devrait pas perdre son mandat d'eurodéputé, selon Jerzy Stepien, président du Tribunal constitutionnel. "Un élu au suffrage universel ne peut pas perdre son mandat pour avoir refusé de remplir la déclaration de collaboration". ["Dans sa lutte contre les reliquats du système totalitaire, l'Etat doit respecter les principes de l'Etat de droit, sinon ce pays ne vaut pas mieux qu'un régime totalitaire", a déclaré le président du Tribunal, Jerzy Stepien. "L'Etat doit respecter les droits de l'homme et ne pas recourir à la vengeance".]
Entrée en vigueur le 15 mars 2007, la nouvelle loi de lustration (purification, au sens étymologique) oblige des centaines de milliers de personnes - journalistes, universitaires, gérants de sociétés, avocats... - à déclarer par écrit si elles ont ou non collaboré avec l'ancienne police secrète communiste. Elle remplace et complète une loi de 1997 qui s'appliquait uniquement aux hommes politiques, hauts fonctionnaires de l'Etat et magistrats, soit près de 28’000 personnes. La première loi stipulait qu'une personne prise en flagrant délit de "mensonge devait être écartée" de toute fonction publique pendant dix ans. _17 avril, Varsovie. Vingt-six ans après l'instauration de la loi martiale en Pologne, en 1981, le général Wojciech Jaruzelski, 83 ans, mis en accusation pour "crime communiste". L'acte a été transmis au tribunal régional de Varsovie par l'Institut de la mémoire nationale (IPN) qui instruit les crimes nazis et communistes. [Le 13 décembre 1981, la loi martiale est proclamée sur l'ensemble du pays. Des milliers de militants du syndicat Solidarnosc, premier syndicat libre apparu à l'Est du rideau de fer, sont arrêtés, puis placés en détention. Solidarnosc est officiellement dissous et les grèves interdites, l'armée prend possession des usines, un couvre-feu est instauré, les déplacements à l'intérieur du pays sont interdits sans autorisation, les cours à l'université sont suspendus. La loi martiale sera officiellement suspendue en juillet 1983, 586 jours après son instauration.] REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE_22 mai, La Haye. La Cour pénale internationale (CPI) ouvre une enquête sur des exactions commises en République centrafricaine entre 2002 et 2003, dont de nombreux viols commis dans le cadre d'un conflit armé entre le gouvernement et des forces rebelles. |