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AFGHANISTAN_16 novembre, Kaboul. La production d'opium en Afghanistan représente à présent plus de la moitié 53% - du produit intérieur brut licite du pays, affirme le dernier numéro de 2007 de Afghan Opium Survey, publié par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). _6 novembre, Kaboul. Un attentat-suicide dans une usine de sucre de la ville de Pul-i-Khumri, dans le nord de l'Afghanistan, provoque la mort de 41 personnes, dont six parlementaires en visite dans l’usine. L’attentat n’a pas été revendiqué. [Il s'agit de l’attentat le plus meurtrier qu'ait connu l'Afghanistan depuis l'invasion du pays en 2001 par la coalition conduite par l'armée américaine. Les kamikazes talibans ont déjà supprimé des gouverneurs régionaux, mais ils n'avaient jamais tué autant de hauts responsables en une seule fois.] ARGENTINE_18 décembre, Buenos Aires. Six militaires et un policier condamnés à de lourdes peines de prison dans le cadre de procédures - contre les responsables de crimes commis pendant la dictature militaire en Argentine (1976-1983) - rouvertes depuis l'annulation en 2005 des lois d'amnistie. Parmi les condamnés se trouve un ancien chef de l'armée de terre pendant les années de plomb, le général Cristino Nicolaides, qui a écopé d'une peine de vingt-cinq ans de prison. Un ex-policier a été condamné à vingt ans de prison. Ils ont été reconnus coupables de l'enlèvement et de la disparition, entre 1979 et 1980, de cinq membres de la guérilla péroniste Montoneros. [Jusqu'alors, deux anciens policiers et un ex-aumônier militaire, Christian Von Wernich, avaient été condamnés pour violations des droits de l'homme à la prison à perpétuité. Quelque 300 civils et militaires attendent d'être jugés.] BANGLADESH_19 novembre, Dacca. Le cyclone Sidr, qui a balayé jeudi soir la côte sud du Bangladesh avec des vents atteignant 250 km/h, a fait des milliers de morts. Le bilan officiel fait état de plus de 3’000 morts, "il pourrait dépasser les 5’000, mais il restera sous les 10’000", selon Abdur Rab, le président du Croissant-Rouge bangladais. Les autorités doivent porter secours à plusieurs millions de rescapés qui manquent d'eau et de nourriture. [En 1991, un raz-de-marée avait causé la mort de 143’000 personnes.] BIRMANIE_10 décembre, Bangkok. "La patience de la communauté internationale est "à bout", déclare Ban Ki-moon. "Nous avons ouvert une petite fenêtre de dialogue avec le gouvernement [birman]. La nomination de M. Aung Kyi, qui fait office de ministre de liaison entre [la prix Nobel de la paix] Daw Aung San Suu Kyi et le gouvernement, est un bon début. J'espère que cette relation sera renforcée afin qu'elle puisse engager un dialogue de réconciliation politique plus approfondi avec le gouvernement", ajoute le secrétaire général des Nations unies.
_23 novembre, Paris. Dans un entretien au quotidien "Le Monde", Ibrahim Gambari fait le point sur sa mission de conciliation. Putôt que d'évaluer les chances de succès de sa mission, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Birmanie compare les points positifs et les points négatifs. "Pour l'instant, le positif l'emporte", dit-il. "Mais ça peut basculer." _22 novembre, Singapour. L'Union européenne et les pays de l'Asean souhaitent de concert la libération des prisonniers politiques en Birmanie et une coopération économique renforcée. [La Birmanie est membre de l'Asean - Association des nations du Sud-Est asiatique]. _20 novembre, New York. La répression des manifestations pour la démocratie, fin septembre, en Birmanie, condamnée par la 3e Commission de l'Assemblée générale des Nations unies. [L'ambassadeur de Birmanie aux Nations unies, Kyaw Tint Swe, a rejeté la résolution. "Nous ne sommes ni surpris par le résultat du vote, ni découragés," a-t-il déclaré.] _16 novembre, Bangkok. Au terme de sa visite de cinq jours en Birmanie, Paulo Sérgio Pinheiro, Rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme indique que sa mission - la première depuis quatre ans - s'inscrivait dans un processus plus long, et qu'elle avait eu pour objectif d'examiner la crise intérieure qui a secoué le pays aux mois d'août et septembre 2007. [L’expert des Nations unies, qui a demandé aux autorités de permettre le retour en Birmanie du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a regretté de ne pas avoir pu s'entretenir avec l'opposante Daw Aung San Suu Kyi. Les résultats de sa mission et ses recommandations seront publiés dans un rapport remis en décembre au Conseil des droits de l'homme.] _8 novembre, Rangoun. Le Conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, transmet un message de l'opposante Daw Aung San Suu Kyi, dans lequel celle-ci se dit disposée à coopérer avec la junte militaire au pouvoir. [Selon Amnesty International, environ 700 "prisonniers politiques" sont encore maintenus en détention. Les autorités birmanes affirment que seules sont encore détenues 91 des trois milliers de personnes interpellées lors de la répression des manifestations, fin septembre. Selon l'organisation de défense des droits de l'homme, des enfants figurent parmi ces prisonniers, ainsi qu'au moins deux femmes enceintes de trois et sept mois. L'organisation dit posséder des "informations confirmées" faisant état de mauvais traitements et de détention dans des cellules surpeuplées, sans nourriture, eau, couverture ni médicaments.] _4 novembre, Rangoun. De retour en Birmanie, Ibrahim Gambari rencontre le général à la retraite Aung Kyi, nommé par la junte pour établir le contact avec le leader de l'opposition, Aung San Suu Kyi, en résidence surveillée. [En 100 ans d’histoire du Prix Nobel, 12 femmes ont obtenu le Prix Nobel de la Paix. Sept seulement sont encore en vie, dont Suu Kyi, lauréate en 1991.] _24 octobre, New York. Paulo Sérgio Pinheiro, le Rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme sur la situation en Birmanie, déclare recevoir des rapports alarmants sur la situation des droits de l'homme dans le pays.
_20 octobre, Paris. "Il n’y aura pas de changement [en Birmanie] sans l’armée", déclare au quotidien Le Monde, l’historien Thant Myint-U. Pour cet ancien fonctionnaire des Nations unies, la politique occidentale de sanctions contre le régime est contre-productive, alors que l'armée est la seule institution qui fonctionne en Birmanie. Il met en garde ceux qui prônent un "changement de régime" contre les risques d'anarchie, d'un scénario à l'irakienne. __17 octobre, Rangoun. La junte birmane annonce qu'elle recherche encore des personnes ayant pris part aux manifestations de septembre, affirmant que près de 3’000 personnes ont été arrêtées, dont plusieurs centaines sont toujours détenus. [Selon ce communiqué, 2’927 personnes ont été arrêtées et près de 500 sont encore détenues. Le dernier bilan diffusé par les autorités, le 8 octobre, faisait état de près de 2’100 arrestations.] _16 octobre, Rangoun. Le régime birman affirme n'avoir aucune raison de "changer de direction" en dépit de toutes les actions internationales entreprises ou envisagées pour faire cesser la répression contre des opposants."Nous allons continuer. Il n'y a pas de raison de changer de direction", assure le quotidien officiel New Light of Myanmar, contrôlé par le régime, ajoutant : "Nous écarterons tous les obstacles qui seraient devant nous." _15 octobre, Genève. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) demande à visiter les manifestants arrêtés et incarcérés en Birmanie pour avoir participé au mouvement de contestation du régime. [En juin 2007, le Comité international de la Croix-Rouge avait déjà fermement dénoncé "les violations du droit international humanitaire commises à l'encontre des civils et des détenus par le gouvernement du Myanmar [Birmanie]". _15 octobre, Bangkok. L'émissaire des Nations unies pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, demande à la junte birmane de mettre fin immédiatement aux arrestations d'opposants, en particulier de dirigeants étudiants. _11 octobre, New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies adopte une déclaration qui "déplore vivement l’utilisation de la violence contre des manifestations pacifiques" et "souligne l’importance de la libération rapide de tous les prisonniers politiques et des autres détenus". _4 octobre, Rangoun. La télévision d'Etat birmane annonce que le chef de la junte, le général en chef Than Shwe, pourrait s'entretenir personnellement avec Daw Aung San Suu Kyi, maintenue en isolement depuis 2003, si celle-ci abandonnait sa politique de "confrontation" et de soutien à la politique occidentale de "sanctions". [Le 5 octobre, un porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND, opposition) a indiqué à l'Agence France-Presse (AFP) qu'Aung San Suu Kyi pourrait examiner l'offre de face-à-face avec Than Shwe "sous un jour positif", mais que la décision finale appartenait à "La Dame" de Rangoun.] _3 octobre, Paris. "Les bonzes birmans ont été les principales victimes de la répression qui a mis fin, au moins pour le moment, au mouvement de protestation populaire de septembre dans le pays, et qui semble avoir frappé les religieux bouddhistes à une échelle plus grande qu'il n'est d'abord apparu, selon des informations de diverses sources", indique le quotidien Le Monde. [La télévision birmane annonce que 2’093 personnes ont été arrêtées et 692 d'entre elles, jugées innocentes après interrogatoire, relâchées.] _2 octobre, Genève. Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies déplore la répression violente des manifestations pacifiques par les autorités birmanes et leur demande de libérer toutes les personnes arrêtées. La résolution présentée par l'Union européenne (UE) a été adoptée par consensus. _2 octobre, Rangoun. L'Envoyé spécial des Nations unies pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, rencontre le dirigeant du pays, le général en chef Than Shwe, à Nay Pyi Taw, la capitale administrative du pays.
_2 octobre, Bruxelles. La Confédération syndicale internationale (CSI) a dressé la liste de onze entreprises multinationales accusées de "soutenir le régime brutal" de Birmanie, les appelant à se retirer de la Birmanie. CHINE_31 DECEMBRE. Comme le prévoyait la résolution 1769 du Conseil de sécurité des Nations unies, une mission "hybride" composée des forces des Nations unies et de l’Union africaine (UA) a pris le relais de la mission de l'Union africaine au Darfour (AMIS). [Une fois déployée dans son intégralité, cette Mission conjointe des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Minuad), la Minuad sera forte de 19’555 soldats et de plus de 6’432 policiers et personnels civils, ce qui en fera la plus grosse opération de maintien de la paix des Nations unies au monde. Mais, dans les faits, la Minuad ne démarre qu'avec quelque 9’000 personnes sur le terrain : les 7’000 soldats et 1’200 policiers de l'AMIS déjà en place et quelques soldats et policiers des Nations unies envoyés en renfort en 2007.] _28 décembre, Pékin. Le militant chinois des droits de l'homme Hu Jia arrêté pour "subversion du pouvoir de l'Etat", révéle le réseau de défenseurs des droits de l'homme Chinese Human Rights Defenders (CHRD). ["Alors que la communauté internationale a les yeux tournés vers le Pakistan, la police politique chinoise en profite pour arrêter l'une des figures emblématiques du combat pacifique en faveur de la liberté d'expression en Chine", a dénoncé de son côté l'association Reporters sans frontières (RSF), qui demande aux gouvernements étrangers, et notamment à l'Union européenne, de "se mobiliser en faveur de Hu Jia". Le militant avait été récompensé le 5 décembre par un prix spécial décerné par RSF et s'était, à cette occasion, exprimé par webcam de la Chine.]
[Jiang Zemin, 80 ans, présida au décollage de la Chine, à la fin des années 1990. "Il personnifia la vision d'une croissance à tous crins, au mépris des conséquences sociales et écologiques, écrit Bruno Philip, dans Le Monde. M. Hu a modifié le discours dans le but - théorique pour le moment - d'infléchir la trajectoire : l'actuel numéro un exalte désormais les vertus de l'"harmonie sociale", afin que les nécessités de la croissance économique cessent d'alimenter les disparités de revenus entre villes et campagnes et les répercussions sur l'environnement d'une Chine toujours plus assoiffée d'énergie. Il veut que soit inscrite dans les textes sa philosophie du "développement scientifique", qui revient, selon un diplomate étranger à Pékin, à "replacer l'individu au coeur du développement". C'est-à-dire à limiter l'impact social d'une croissance aveugle". Le Monde, 16 octobre 2007.] _15 octobre, Pékin. Dans un discours prononcé à l’ouverture du 17e congrès du Parti communiste chinois (PCC), le président de la République populaire de Chine, Hu Jintao, met l'accent sur la nécessité de corriger les impacts sociaux négatifs de la croissance, promet de veiller à la défense de l'environnement et appelle à la poursuite de la lutte contre la corruption. Il affirme également souhaiter un "accord de paix" avec Taïwan, dont l'indépendance ne sera "jamais tolérée".
CONGO | République démocratique_19 octobre, New York. La Représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, se dit inquiète de l'escalade des recrutements forcés d'enfants et des violences sexuelles commis par les forces armées de Laurent Nkunda, du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR) et des milices alliées dans la province du Nord Kivu, en République démocratique du Congo. COREE DU NORD_4 octobre, Pyongyang. Le président sud-coréen, Roh Moo-hyun, et son homologue nord-coréen, Kim Jong-il, signent une "déclaration de paix et de prospérité" par laquelle ils annoncent que "les deux Corées entendent mettre fin à la situation d'antagonisme militaire dans la péninsule et coopérer pour appeler les nations concernées à signer une déclaration mettant fin à l'état de guerre". Les deux pays "partagent l'opinion qu'il faut passer de l'armistice à un régime de paix permanente dans la péninsule".
ESPAGNE_10 novembre, Santiago. Une vive altercation entre le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero (socialiste), et le président vénézuélien Hugo Chavez marque la fin du Sommet ibéro-américain organisé au Chili. [A quelques minutes de la clôture du sommet, Hugo Chavez a attaqué le prédécesseur de José Luis Zapatero, José Maria Aznar (conservateur), en ces termes : "un fasciste n'est pas humain, un serpent est plus humain qu'un fasciste". L'actuel chef du gouvernement espagnol a réclamé davantage de "respect" pour tout dirigeant élu démocratiquement.] _31 octobre, Madrid. Le projet de loi sur la "mémoire historique" adopté par le Congrès des députés (Parlement) - 185 voix contre 137. Le texte le premier du genre en Espagne a pour objet la "réparation morale" et le rétablissement public de la mémoire des victimes de persécutions politiques, idéologiques ou religieuses durant la Guerre civile et la dictature de Francisco Franco. [Le Parti populaire (PP, opposition) a voté contre le texte qui, selon lui, "rompt l'héritage qui a permis la transition [démocratique]" et tombe "dans la même erreur que le franquisme" en voulant "imposer une mémoire unique et officielle". En revanche, il s'est prononcé en faveur d'une disposition qui interdit l'exaltation du franquisme.] _31 octobre, Madrid. La justice espagnole reconnaît coupables 21 des 28 accusés dans le procès des attentats du 11 mars 2004 à Madrid, qui ont fait 191 morts et 1’841 blessés. Les attentats avaient été revendiqués par Al-Qaida. _28 octobre, Rome [Vatican]. Quelque 30’000 fidèles assistent à la plus grande messe de béatification de l'histoire de l'Eglise catholique, élevant au rang de "martyrs" de la guerre civile d’Espagne, tués par "haine de la foi", 498 religieux (dont 2 évêques et 24 prêtres), tués en 1936 et 1937, au début des affrontements qui déchirèrent l'Espagne après le soulèvement des "nationalistes" du général Francisco Franco contre le gouvernement de Front populaire. [La cérémonie a provoqué une polémique en Espagne, où le gouvernement espagnol s'apprête à faire adopter par le Parlement une loi réhabilitant la mémoire des victimes du franquisme. Selon les historiens, plusieurs milliers de religieux ont été tués par des sympathisants républicains, avant et pendant la guerre civile (1936-1939) qui fit plus de 500’000 morts dans les deux camps.] ETATS-UNIS_13 décembre, New York. L'Assemblée (chambre basse) du New Jersey adopte un projet de loi abolissant la peine de mort, faisant de cet Etat le premier des Etats-Unis à se prononcer en ce sens par un vote depuis plus de 40 ans. [Cette décision a été accueillie par les associations de défense des droits de l'homme comme un pas vers la fin des exécutions aux Etats-Unis. "Pour la première fois en 40 ans les représentants élus d'un Etat américain important disent définitivement non à la peine capitale", a souligné David Fathi, directeur du département des Etats-Unis au sein de l'association des droits de l'homme Human Rights Watch. "C'est une indication de l'aversion croissante pour la peine de mort aux Etats-Unis", estime-t-il.] _3 décembre, Washington. L’Iran a gelé son programme nucléaire militaire "à la fin de l’année 2003" et ne l’a pas réactivé, même si le pouvoir iranien "garde ouverte l’option militaire". Telles sont les conclusions du dernier rapport de la direction du Renseignement national américain, qui regroupe les seize principales agences de renseignement des Etats-Unis. [Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié de "victoire" la publication de ce rapport, y voyant une raison supplémentaire pour l’Iran de poursuivre ses activités nucléaires. "Il s'agit de la déclaration de la victoire du peuple iranien face aux grandes puissances". _17 octobre, Washington. Nucléaire iranien : George Bush se dit persuadé que l’Iran veut se doter de la bombe atomique. "Et je crois qu'il est dans l'intérêt du monde de les en empêcher, déclare-t-il. Voilà un dirigeant en Iran qui a annoncé qu'il veut détruire Israël. Alors je dis aux gens que s'ils ont envie d'éviter la Troisième Guerre mondiale, il semble qu'ils devraient s'intéresser à la manière d'empêcher [les Iraniens] d'avoir le savoir nécessaire pour fabriquer une arme nucléaire". _17 octobre, Washington. Le président Bush et le Congrès américains rendent un hommage sans précédent au dalaï lama, passant outre aux protestations de la Chine pour honorer un "symbole universel de paix et de tolérance", selon les mots du président américain. [La Chine a vivement réagi à la visite aux Etats-Unis du dalaï-lama. "Le fait que le président américain [le] rencontre représente une sévère violation des normes de relations internationales", a déclaré, le 16 octobre, le ministre des affaires étrangères chinois, Yang Jiechi, avant même la rencontre entre George Bush et le chef de l'Eglise tibétaine. "Nous exprimons notre extrême insatisfaction et notre ferme opposition. Nous pressons les Etats-Unis d'annuler cette visite", a-t-il ajouté en remarquant que la Chine se sentait "blessée" de cette "interférence dans ses affaires intérieures".] _10 octobre, Washington. La Commission des affaires étrangères de la Chambre américaine des représentants approuve, par 27 voix contre 21, une résolution qualifiant de "génocide" les massacres d'Arméniens par les Turcs en 1915. La résolution va être présentée devant la Chambre des représentants, en séance plénière, d'ici à la mi-novembre. Une résolution similaire est également présentée au Sénat. Le président Bush avait averti, avant le vote, qu'une telle résolution ferait un "grand tort" aux relations avec la Turquie, important allié des Etats-Unis au sein de l'OTAN. Huit anciens secrétaires d'Etat avaient écrit à la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, favorable à la résolution, pour s'opposer au texte en brandissant un risque de mise en danger de la sécurité nationale américaine. [Le président turc, Abdullah Gül, a jugé le texte "inacceptable" et accusé les parlementaires américains d'avoir sacrifié de graves problèmes à "leurs petites manoeuvres". La Turquie rejette la position arménienne, soutenue par de nombreux historiens occidentaux, selon lesquels 1,5 million d'Arméniens ont été massacrés durant la Première Guerre mondiale.] EUROPE_12 novembre, Strasbourg. Selon la Commission des questions juridiques de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui approuve un rapport de Dick Marty (Suisse), les procédures employées par le Conseil de Sécurité des Nations unies et l'Union européenne (UE) pour inscrire sur liste noire des personnes et des groupes soupçonnés d'avoir des liens avec le terrorisme sont "totalement arbitraires et sans crédibilité aucune". Elles doivent être revues de toute urgence dans un souci d'équité, indiquent les parlementaires. [Il y a quelque 370 personnes dans le monde qui ont actuellement leurs avoirs gelés et qui ne peuvent voyager car elles ont été inscrites sur liste noire par le Conseil de Sécurité des Nations unies. Une soixantaine d'entités figureraient sur la liste noire de l'Union européenne. Cependant, selon le projet de résolution approuvé par la Commission, ces sanctions peuvent être imposées "sur la base de simples soupçons". Une telle procédure est "indigne" d'institutions internationales comme les Nations unies et l'Union européenne et fragilise la légitimité de "sanctions ciblées" dans la lutte contre le terrorisme, soulignent les parlementaires. Or, les Etats qui sont contraints d'exécuter ces sanctions, risquent de violer les obligations qui leur incombent au titre de la Convention européenne des droits de l'homme.] _24 octobre, Strasbourg. A la suite de la ratification du traité par Chypre, la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des humains va entrer en vigueur le 1er février 2008. _19 octobre, Lisbonne. Les 27 chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'Union européenne (UE), réunis à Lisbonne, parviennent à un accord sur un nouveau traité destiné à améliorer le fonctionnement de leurs institutions. Ce traité, qui réforme les traités antérieurs pour rendre l'Europe plus gouvernable, est le premier à avoir été négocié depuis que l'Europe, élargie en 2004 et 2007 aux pays d'Europe centrale, aux pays Baltes, à Malte et à Chypre, a atteint sa nouvelle dimension continentale. FRANCE_20 décembre, Rome [Vatican]. Lors d’un discours prononcé à la basilique du Latran, lors de la prise de possession toute symbolique de son siège de "chanoine d'honneur", Nicolas Sarkozy propose d'enterrer la "guerre des deux France" (cléricale et révolutionnaire) et de réconcilier, pour de bon, la République laïque et l'Eglise catholique.
_11 décembre, Paris. Mouammar Kadhafi contredit le président français sur la question des droits de l'homme. "Nous n'avons pas évoqué, moi et le président Sarkozy, ces sujets", assure-t-il, dans un entretien à la chaîne France 2. _10 décembre, Paris. A l’occasion du voyage à Paris de Mouammar Kadhafi, des organisations de défense des droits de l'homme tiennent à rappeler le degré de répression politique en Libye, et la fréquence de la torture dans ses prisons. Elles demandent aux autorités françaises de faire figurer les droits de l'homme au menu des discussions avec le chef de l’Etat libyen. Amnesty International qualifie la Libye de "dictature", tandis que Human Rights Watch (HRW) met en exergue les cas de disparitions de détenus. [Nicolas Sarkozy a affirmé, le 10 décembre, avoir demandé au colonel Kadhafi "de progresser sur le chemin des droits de l'homme". "La France reçoit un chef d'Etat qui a renoncé définitivement à la possession de l'arme nucléaire, qui a décidé de rendre les stocks sous contrôle des organisations internationales, qui a choisi de renoncer définitivement au terrorisme et qui a choisi d'indemniser les victimes", a fait valoir le président français, ajoutant qu'il recevrait également "les associations de victimes".] _5 décembre, Paris. Nicolas Sarkozy déclare que l'Etat français doit réparation aux anciens supplétifs musulmans de l'armée française durant la guerre d'Algérie, les harkis. [Selon les historiens, entre 60’000 et 80’000 musulmans français ont été tués entre les accords d'Evian de mars 1962, qui mirent fin à la guerre proprement dite, et l'indépendance algérienne, en juillet 1962.] _4 décembre, Constantine. Nicolas Sarkozy dénonce une nouvelle fois en Algérie le système colonial "injuste par nature", devant les étudiants de Constantine (est), et exhorte les Algériens à "regarder vers l'avenir".
_3 décembre, Alger. En déplacement en Algérie, Nicolas Sarkozy qualifie le système colonial français dans ce pays de "profondément injuste [et] contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité". Le président français se dit "convaincu depuis toujours que pour bâtir un avenir meilleur, on doit au contraire regarder le passé en face".
_15 novembre, Paris. Le Conseil constitutionnel, la plus haute juridiction française, valide, "sous certaines réserves", le recours aux tests ADN pour des candidats au regroupement familial dans le cadre de la loi sur la maîtrise de l'immigration du ministre Brice Hortefeux. Le Conseil a notamment estimé que la preuve de la filiation d'un enfant doit se faire selon les modalités du pays d'origine de la mère.
_7 novembre, New York [Nations unies]. Au cours d'une session de la 3e Commission de l'Assemblée générale des Nations unies, Doudou Diène, le rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie, s'en est prend au président français, Nicolas Sarkozy, dont le discours prononcé le 26 juillet 2007, à Dakar, s’inscrivait, selon lui, dans "une dynamique de légitimation du racisme". _23 octobre, Tanger [Maroc]. Le président français Nicolas Sarkozy lance un "appel pressant et solennel [à] bâtir l'union de la Méditerranée […], le plus beau et le plus grand idéal humain […], au nom de nos enfants qui, un jour, nous demanderons compte de ce que nous avons fait". [Nicolas Sarkozy, qui a évoqué "un rêve de paix et de justice et non pas de conquête", "un grand rêve de civilisation", "un grand rêve capable de soulever le monde", a invité les chefs d'Etat des pays méditerranéens à tenir une réunion au sommet, en France, en juin 2008.] _23 octobre, Paris. Le Parlement français adopte définitivement le projet de loi sur l'immigration dans sa version définitive. Les sénateurs ont entériné, par 185 voix contre 136, la version du texte mise au point par une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat. Les députés avaient fait de même par 282 voix contre 235. [Le ministre de l'immigration Brice Hortefeux a dénoncé les "caricatures, les excès, les faux procès" dont l'amendement sur le recours aux tests ADN a fait, selon lui, l'objet. Le ministre défend une procédure qui, "entourée de garanties nécessaires au respect de la vie privée, donnera aux étrangers de bonne foi un droit nouveau qui leur permettra, s'ils le souhaitent, d'apporter un élément de preuve de leur filiation"."Il s'agit de cela et il ne s'agit que de cela". _20 septembre, Paris. Les députés français adoptent un projet de loi sur la maîtrise de l'immigration qui durcit les conditions du regroupement familial. Il autorise un candidat au regroupement familial à recourir aux tests ADN pour apporter un élément de preuve de sa filiation, s'il est originaire d'un pays "dans lequel l'état civil présente des carences" et "en cas d'inexistence de l'acte d'état civil" ou "de l'existence d'un doute sérieux sur l'authenticité de celui-ci". Le recours aux tests génétiques - effectué après consentement express du demandeur - est assorti d'une période expérimentale, jusqu'au 31 décembre 2010. GRANDE-BRETAGNE_6 novembre, Londres. Dans le discours du Trône prononcé par Elisabeth II devant la Chambre des lords [chambre haute], le Premier ministre Gordon Brown place la sécurité individuelle et collective, la lutte contre le réchauffement climatique, l'accès à la propriété, l'environnement et l'éducation au coeur de son premier programme législatif "destiné à créer des communautés plus fortes et à combattre le terrorisme". [Le premier discours du Trône a été prononcé en 1536. Il ouvre la session parlementaire et symbolise la fiction selon laquelle seul le monarque peut demander à la Chambre des communes de légiférer pour un an. C'est le 56e discours du trône prononcé par la reine Elisabeth II.] _1er octobre, Londres. L'association Islam is Peace, créée au lendemain des attentats du 7 juillet 2005 qui avaient fait 52 morts à Londres, lance une campagne d'affichage dans les transports en commun de la capitale britannique. Objectif : montrer la contribution positive de la communauté à la société britannique, qui compte 1,6 millions de musulmans pour 60 millions d'habitants d'après le dernier recensement de 2001.
GRECE_13 décembre, Athènes. La justice grecque condamne une figure de l’extrême droite, l’avocat Constantin Plevris, à 14 mois de prison avec sursis pour la publication d’un brûlot antisémite Les Juifs, toute la vérité quelque 1'400 pages de déni de l’Holocauste, d’apologie des nazis et de menaces contre les juifs, qualifiés d’"ennemis mortels" méritant "le peloton d’exécution". L’auteur a été reconnu coupable d’injure raciale et d’incitation à la haine et à la violence raciale. IRAN_3 décembre, Washington. L’Iran a gelé son programme nucléaire militaire "à la fin de l’année 2003" et ne l’a pas réactivé, même si le pouvoir iranien "garde ouverte l’option militaire". Telles sont les conclusions du dernier rapport de la direction du Renseignement national américain, qui regroupe les seize principales agences de renseignement des Etats-Unis. [Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié de "victoire" la publication de ce rapport, y voyant une raison supplémentaire pour l’Iran de poursuivre ses activités nucléaires. "Il s'agit de la déclaration de la victoire du peuple iranien face aux grandes puissances". _23 octobre, Paris. Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, assure qu’il faudrait à l’Iran, s’il voulait se doter de la bombe, "entre trois et huit ans". Ce qui donne le temps d’exercer des pressions sur l’Iran avant, comme certains, "de parler un peu vite d’usage de la force", déclare-t-il dans un entretien au quotidien Le Monde. _16 octobre, Téhéran. En visite en Iran, Vladimir Poutine apporte son soutien au programme nucléaire iranien et se pose en adversaire résolu d'un recours à la force militaire contre l’Iran. "Nous ne devrions même pas songer à un usage de la force dans cette région", déclare le président russe. [Vladimir Poutine participait, à Téhéran, au sommet des chefs d'Etat des cinq pays riverains de la Caspienne (Azerbaïdjan, Iran, Kazakhstan, Russie, Turkménistan). La déclaration finale engage les responsables de ces Etats à ne pas utiliser l'un ou l'autre de leurs territoires "pour mener une agression ou une action militaire contre l'une des parties". KENYA_31 décembre, Nairobi. Les émeutes consécutives à la réélection controversée de Mwai Kibaki à la présidence du Kenya ont fait plus de 300 morts depuis le scrutin. Les affrontements les plus meurtriers ont eu lieu dans les fiefs du candidat de l'opposition Raila Odinga - leader du Mouvement démocratique orange (ODM) -, en particulier dans les bidonvilles de Nairobi. Il s'agit des pires violences qu'a connues le pays depuis un coup d'Etat avorté en 1982. [Depuis l'annonce de la réélection du président Kibaki, à l’issue du scrution du 27 décembre, le Kenya s'enfonce dans le chaos. Les violences tribales ont déjà fait au total 306 morts dans le pays. Les deux tribus qui composent le pays, les Kikuyus et les Luos, s'accusent mutuellement de nettoyage ethnique.] KOSOVO_19 décembre, New York. Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies n’arrivent pas à s’entendre sur le futur statut du Kosovo. En dépit de l'opposition de la Russie et de la Serbie, les Occidentaux (dont les Etats-Unis) décident de transmettre le dossier à l'Union européenne et à l'OTAN. "Il est clair que le potentiel pour une solution négociée est maintenant épuisé", a estimé l'ambassadeur de Belgique, au nom des pays occidentaux. LIBYE_6 décembre, Lisbonne. Il est "normal que les faibles aient recours au terrorisme", puisque les "superpuissances" ont "violé la légitimité internationale, le droit international et les Nations unies, et ont exécuté leurs décisions en dehors de ce cadre", déclare le colonel Kadhafi devant un parterre de 400 professeurs et étudiants réunis à l'Université de Lisbonne, à la veille d’un sommet Europe-Afrique. "Pourquoi réclamer la démocratie pour les Etats alors que la dictature règne aux Nations unies et qu'on ne peut l'instaurer au Parlement mondial ?", lance le dirigeant libyen. [Le chef de l’Etat libyen a également porté le fer contre "les forces coloniales". Celles-ci doivent "dédommager les peuples qu'elles ont colonisés et dont elles ont spolié les richesses". "Ce sera l'un des points principaux du sommet : les compensations pour la période coloniale", a-t-il assuré.] _6 décembre, Lisbonne. Il est "normal que les faibles aient recours au terrorisme", puisque les "superpuissances" ont "violé la légitimité internationale, le droit international et les Nations unies, et ont exécuté leurs décisions en dehors de ce cadre", déclare le colonel Kadhafi devant un parterre de 400 professeurs et étudiants réunis à l'Université de Lisbonne, à la veille du sommet Europe-Afrique. "Pourquoi réclamer la démocratie pour les Etats alors que la dictature règne aux Nations unies et qu'on ne peut l'instaurer au Parlement mondial ?", lance le dirigeant libyen. [Le chef de l’Etat libyen a également porté le fer contre "les forces coloniales". Celles-ci doivent "dédommager les peuples qu'elles ont colonisés et dont elles ont spolié les richesses". "Ce sera l'un des points principaux du sommet : les compensations pour la période coloniale", a-t-il assuré.] NATIONS UNIES
[Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est félicité de l'adoption du texte. "Le vote d'aujourd'hui est un pas audacieux pour la communauté internationale. Je trouve particulièrement encourageant le soutien exprimé à cette initiative dans des régions du monde très variées. C'est une preuve de plus de l'existence d'une tendance vers l'abolition de la peine de mort". _11 octobre, Genève. Le rapporteur des Nations unies pour le droit à l'alimentation Jean Ziegler demande un moratoire de cinq ans sur la production des biocarburants. L’expert suisse redoute que le développement de cette source d'énergie provoque "une hécatombe". PAKISTAN_28 décembre, Islamabad. Le gouvernement pakistanais accuse officiellement Al-Qaida d’être responsable de l’assassinat de Benazir Bhutto et met en cause le chef des talibans pakistanais de la zone tribale du Sud-Waziristan, Baitullah Mehsud. [Les élections législatives prévues le 8 janvier 2008 ont été reportées au 18 février.] _27 décembre, Rawalpindi. Benazir Bhutto tuée à l’issue d’une réunion électorale, dix jours avant les élections législatives. L’ex-premier ministre dirigeait le principal parti d’opposition au président Pervez Musharraf, le Parti du peuple pakistanais (PPP).
_29 novembre, Islamabad. Pervez Musharraf prête serment comme président du Pakistan pour un deuxième mandat de cinq ans. Chef d'état-major des armées depuis octobre 1998, il a transmis au général Kayani le commandement des forces armées. "C'est une étape cruciale dans la transition du Pakistan vers une démocratie véritable et complète", déclare-t-il lors de la cérémonie. _11 novembre, Islamabad. Les élections législatives au Pakistan se tiendront avant le 9 janvier, annonce le président Pervez Musharraf au cours de sa première conférence de presse depuis l'instauration de l'état d'urgence le 3 [A Washington, le président américain George W. Bush a demandé au général Musharraf de lever l'état d'urgence et de restaurer l'Etat de droit "aussi vite que possible".]
[Le Pakistan est à nouveau sous un régime d'exception. La Constitution est suspendue, la Cour suprême a été mise au pas, les médias sont sous contrôle. Environ 1’500 avocats, magistrats et militants de partis politiques ont été arrêtés ou assignés à résidence. Le président américain Bush a appelé Pervez Musharraf à mettre fin à l'état d'urgence et à "rétablir la démocratie aussi vite que possible". Face aux condamnations de la communauté internationale, le président pakistanais a promis que les élections législatives auront lieu à une date "aussi proche que possible" de la date prévue, c'est-à-dire la mi-janvier 2008.] _18 octobre, Karachi. Benazir Bhutto, de retour d’exil, échappe à un attentat meurtrier. L'attentat-suicide a visé, le convoi de l’ex Premier ministre, qui avait atterri dix heures plus tôt à l'aéroport de Karachi en provenance de Dubaï, a fait au moins 139 morts et 320 blessés. [Benazir Bhutto a réclamé une aide internationale pour l'enquête sur l'attentat. "Nous voulons que le gouvernement du Pakistan cherche l'assistance de la communauté internationale", a-t-elle déclaré à des journalistes étrangers.] POLOGNE_21 octobre. Varsovie. Victoire du parti Plate-forme civique (PO), et de son leader Donald Tusk, aux élections législatives polonaises. ["Les Polonais ont spectaculairement refermé une parenthèse de deux ans de pouvoir des frères conservateurs Kaczynski, marquée par de graves divisions en Pologne et de multiples blocages dans l'Union européenne, en votant massivement pour l'opposition libérale", écrit l'Agence France-Presse (AFP). La droite libérale s'est "fixée pour mission de "rétablir la Pologne au cœur de l'Europe" et "les responsables de l'Union européenne n'ont pas caché leur soulagement après la victoire", Le Figaro. En effet, "la rhétorique anti-allemande, l'euroscepticisme, la stratégie d'obstruction et les provocations à répétition des frères Kaczynski (…) avait fini par sérieusement agacer les dirigeants européens",Les Echos.] ROUMANIE_2 novembre, Bucarest. Evoquant à la télévision le cas de la minorité rom, le ministre roumain des affaires étrangères, Adrian Cioroianu, déclare s’être interrogé, lors d’un déplacement au Caire, sur la possibilité d'acheter "un morceau du désert égyptien pour y mettre tous ceux qui nuisent à notre image". [Des associations de défense des droits de l'homme se sont aussitôt solidarisées avec la minorité rom, et ont réclamé la démission du chef de la diplomatie roumaine.] RUSSIE_3 décembre, Moscou. Le parti Russie unie de Vladimir Poutine obtient 64,1 % des suffrages aux élections législatives (315 des 450 sièges de la Douma). Le Parti communiste, dans l’opposition au président russe, arrive en deuxième position avec 11,6 % des voix (57 sièges). Il est suivi des ultranationalistes de la LDPR avec 8,2% (40 sièges) et du parti de gauche Russie juste avec 7,8% (38 sièges). SOUDAN_3 décembre, Karthoum. Une enseignante britannique emprisonnée au Soudan pour atteinte à l'islam graciée par le président Omar Al-Bachir et libérée. [Gillian Gibbons, 54 ans, avait été condamnée, le 29 novembre, à quinze jours de prison puis à l'expulsion pour avoir autorisé des élèves de 6 à 7 ans à donner à un ours en peluche le nom de "Mohammed", un prénom qui est aussi celui du Prophète.] SUD-EST ASIATIQUE_20 novembre, Singapour. L'Association des nations du Sud-Est asiatique (Birmanie, Bruneï, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam - ASEAN) adopte sa charte officielle, un texte qui lui permettra de signer des traités internationaux et d'imposer des règles dans les domaines de la finance, du commerce et de l'environnement. La charte reste très modeste en ce qui concerne les droits de l'homme : l’agence régionale des droits de l'homme, créée par l’ASEAN, ne pourra sanctionner les gouvernements qui ne respecteraient pas les droits de leurs citoyens. ["Les dirigeants de l'ASEAN s'efforceront d'éviter que le dossier birman n'handicape nos efforts pour approfondir l'intégration" de l'ASEAN, a déclaré le Premier ministre de Singapour Lee Hsien dans son discours d'ouverture. SUISSE_12 décembre, Berne. Les parlementaires écartent Christoph Blocher, ministre de la justice et leader de la droite populiste (UDC), du gouvernement de coalition (consensus droite-gauche). Mme Widmer-Schlumpf, une autre membre de l'UDC, est préférée à Christoph Blocher pour siéger au Conseil fédéral. [Le parti de Christoph Blocher, l'Union démocratique du centre (UDC), est la première formation du pays, avec 29 % des voix lors des élections fédérales du 21 octobre. L'une des affiches de campagne stigmatisait alors les "moutons noirs étrangers".] _21 0ctobre, Berne. L'Union démocratique du centre (UDC) - un parti nationaliste et xénophobe qui a axé sa campagne sur la dénonciation des criminels étrangers - remporte les élections législatives suisses (29% des voix, 62 sièges au Conseil national, la chambre basse du Parlement, qui compte au total 200 députés), confortant son statut de premier parti du pays, y compris en Suisse romande (et donc à Genève, ville internationale). TURQUIE_28 octobre, Erbil [Kurdisrtan irakien]. Le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, met en garde la Turquie contre toute opération militaire visant les combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste) présents dans la région autonome du nord de l’Irak. _21 octobre, Istanbul. Douze soldats turcs tués dans l’attaque à l’arme lourde d’un convoi de militaires par des membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). En représailles, l’armée donne la chasse aux assaillants tuant au moins "32 terroristes", selon un bilan fourni par l’état-major. [Le président irakien, Jalal Talabani, a exhorté des forces du PKK à "déposer les armes ou à quitter le territoire irakien", où sont installés les camps des rebelles kurdes. Le ministre turc de la défense, Vecdi Gönül assure que l’armée turque a "des projets d’incursion de l’autre côté de la frontière", mais qu’une telle opération n’est "pas prévue de façon urgente".] VATICAN_25 décembre, Rome [Vatican]. Le pape Benoît XVI demande la paix et la justice pour le monde entier ainsi que le respect de la dignité humaine, au cours de son traditionnel message de Noël Urbi et Orbi.
VENEZUELA_2 décembre, Caracas. Une courte majorité de vénézuéliens (50,7%) rejette le projet de réforme constitutionnelle proposée par le président Hugo Chavez réforme qui visait à assurer "la transition du pays vers le socialisme". [Les 69 amendements constitutionnels prévoyaient également des dispositions pour créer des formes de propriété collective, la suppression de l'indépendance de la Banque centrale, ou encore la nomination directe de responsables provinciaux et municipaux par le président. _5 novembre, Bogota. L’ex-chef des armées vénézuéliennes (et ancien ministre de la défense), le général Raul Baduel, compare à un "coup d'Etat" la réforme constitutionnelle qui sera soumise à référendum le 2 décembre, à l’initiative du président Hugo Chavez. Le texte, adopté le 2 novembre par le Congrès, établit un Etat socialiste, accroît les pouvoirs de l'exécutif, autorise la réélection indéfinie du président de la République, change le nom des forces armées - désormais "bolivariennes" - et en fait un corps "patriotique, populaire et anti-impérialiste". [Le 18 juillet 2007, lors de son passage dans le cadre de réserve, Raul Baduel avait déjà averti : "Nous devrions nous éloigner de l'orthodoxie marxiste, qui considère la démocratie, avec sa séparation des pouvoirs, comme un simple instrument de la domination bourgeoise".] > ET AUSSI... <__DROITS DE L'ENFANT _5 novembre, La Haye. Baptisée "Koala", une enquête coordonnée par les organes européens de coopération judiciaire et policière (Eurojust) conduit à l'arrestation de 92 personnes. 2’500 individus issus de 19 pays ont été identifiés comme clients de sites Internet comportant des images d'enfants mineurs soumis à divers abus. Dans la liste des personnes appréhendées, figurent des cadres, des moniteurs de natation, des avocats, des médecins ou des enseignants, en majorité européens. __DROITS DE L'HOMME _18 décembre, New York. Une rare copie de la Grande Charte ou "Magna Carta", document juridique anglais du 13e siècle limitant les pouvoirs de la royauté, vendue aux enchères chez Sotheby's à New York pour une somme record de 21,3 millions de dollars. [Le manuscrit vendu est l'un des 17 exemplaires originaux de la Grande Charte et le seul qui pouvait être mis en vente. Il appartenait depuis 1984 à la fondation créée par le millionnaire Ross Perot, ancien candidat à la Maison Blanche, et était depuis cette date exposé aux Archives nationales à Washington. La plupart des autres exemplaires sont conservés dans des archives, des cathédrales ou des universités britanniques, et la seule autre copie à se trouver à l'étranger est en Australie.] _10 novembre, Berne. Le Suisse Dick Marty, parlementaire du Conseil de l’Europe, reçoit le Prix des droits de l'homme 2007 de la Société internationale pour les droits de l'homme (SIDH). Dick Marty est récompensé pour ses recherches sur les activités illégales de la CIA en Europe.
__PAIX _13 octobre, Oslo. Le Prix Nobel de la paix 2007 attribué à l'ex-vice-président américain Al Gore et au panel des Nations unies sur le climat (GIEC). Ils ont été distingués pour leurs efforts visant à accroître les connaissances sur le changement climatique. [Ancien vice-président de Bill Clinton, Al Gore, 59 ans, est l’auteur d’un livre et d’un documentaire : "Une vérité qui dérange" qui tire la sonnette d'alarme face au réchauffement de la planète. Le film a contribué à vulgariser un sujet complexe et à sensibiliser l'opinion publique à la menace climatique. _21 octobre, Naples. Benoît XVI participe à la rencontre annuelle organisée par la communauté de Sant’Egidio sur le thème de l’extrémisme religieux. Face aux rabbins, aux ayatollahs d'Iran, aux imams d'Arabie saoudite, du Liban, du Qatar, du Maroc, d'Indonésie, du Pakistan, aux représentants du bouddhisme japonais, de l'hindouisme, du shintoïsme, le pape réitère l'engagement de l'Eglise catholique en faveur de l'"authentique esprit d'Assise" - ce dialogue entre les religions tel que l'avait ouvert Jean Paul II en 1986, mais qui "respecte bien les différences". _11 octobre, Amman [Jordanie]. A l'occasion de la fin du ramadan, 138 théologiens et religieux musulmans adressent une lettre conjointe au pape Benoît XVI, au patriarche orthodoxe Bartholomée Ier de Constantinople, à Mgr Rowan Williams, primat de la Communion anglicane, ainsi qu'à une trentaine d'autres chefs d'Eglises protestantes et orthodoxes. Les 138 dignitaires musulmans plaident en faveur de rapports interreligieux "parce que la survie du monde est peut-être en jeu". [Cette lettre de fin de ramadan a été signée par des représentants de plusieurs écoles et mouvances de l'islam, venus du Proche-Orient, d'Asie, d'Afrique, d'Europe et d'Amérique du Nord, dont les grands muftis de Bosnie-Herzégovine, Russie, Croatie, Kosovo et Syrie. On compte parmi eux des sunnites et des chiites, mais également des représentants du soufisme.] ___________
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