droitshumains.org
2008-L'actualité des droits de l'homme dans le monde

:: ISRAEL ET TERRITOIRES PALESTINIENS 


puce Retour
L'actualité des
droits de l'homme


Israël-map
Carte Onu.

 ARCHIVES 
Proche-Orient
2009 | 2007 | 2006 | 2005 | 2004 | 2003 | 2002 |

> MARS

_31 mars, Jérusalem. Depuis le sommet d'Annapolis [Maryland, 27 novembre 2007], au cours duquel le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, s'était engagé à stopper la colonisation, 495 bâtiments sont en cours de construction dans 101 colonies, dénonce l'organisation israélienne La Paix maintenant, dans un rapport publiéà Jérusalem. Le rapport mentionne 275 nouvelles constructions, dont 20 % sont situées à l'est de la "barrière de sécurité" édifiée en terre palestinienne et 220 autres immeubles dont l'édification a continué et qui sont sur le point d'être achevés.

        Plus d'info Le rapport de La Paix maintenant


"Ce ne sont pas uniquement des constructions en cours qui se sont poursuivies, mais de nouveaux plans ont été élaborés, des appels d'offres ont été lancés et des projets ont été approuvés", souligne le rapport intitulé "La mort du gel des colonies".

30 mars
, Jérusalem. Les autorités israéliennes annoncent qu'elles ont l'intention de lever une cinquantaine de barrages en Cisjordanie et de procéder à certains assouplissements parmi les nombreuses restrictions qui entravent la liberté d'aller et venir des Palestiniens, ainsi que les échanges économiques.

_30 mars, Damas. A l'issue d'un Sommet de la Ligue arabe, les dirigeants arabes demandent à Israël d'accepter leur plan de paix lancé en 2002 et resté lettre morte. Celui-ci prévoit une normalisation de leur relations avec Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés. "La pérennité de l'offre de paix arabe [...] est liée à la mise en oeuvre des engagements israéliens dans le cadre des résolutions internationales pour ramener la paix dans la région", soulignent-ils.

_24 mars, Doubai.
Le numéro deux d'Al Qaïda, Ayman al Zaouahri, appelle à des attaques contre des cibles israéliennes et occidentales en représailles aux raids d'Israël dans la bande de Gaza dans un message sonore diffusé sur internet. Il demande aux musulmans de soutenir les Palestiniens dans la bande de Gaza, mais par la lutte armée, non par des manifestations.

"Ô musulmans. Aujourd'hui est notre jour. Frappez les intérêts des Juifs, des Américains et de tous ceux qui ont participé à l'agression contre les musulmans", déclare Zaouahri dans ce message réalisé par As Sahab, l'organe médiatique de la nébuleuse islamiste, et mis en ligne sur les sites web utilisés habituellement par Al Qaïda et d'autres groupes radicaux.

"Surveillez les cibles, récoltez l'argent, préparez le matériel, planifiez méticuleusement et puis attaquez", dit encore l'orateur, sans mentionner de cibles spécifiques. "Personne ne peut dire aujourd'hui que nous devrions combattre les Juifs uniquement en Palestine", ajoute-t-il.

_24 mars
, Jérusalem. Israël estime que l'accord Hamas-Fatah nuit au processus de paix. "Il ne s'agit que de contacts qui ne mèneront à rien, il n'y aura pas d'accord", affirme à la radio militaire Amos Gilad, un haut responsable du ministère de la défense.

Selon lui, "le Hamas veut que l'Autorité palestinienne et l'OLP [Organisation de libération de la Palestine] reconnaissent le coup de force qui lui a permis de prendre le contrôle de la bande de Gaza. Si Mahmoud Abbas accepte, le Hamas finira par contrôler la Judée-Samarie [Cisjordanie] et cela marquera la fin de l'OLP", ajoute ce général de réserve. "Mahmoud Abbas, s'il veut continuer à diriger le camp de la paix, ne peut pas s'associer avec le Hamas, qui prône la destruction d'Israël", assure Amos Gilad.

_23 mars
, Ramallah. "L'établissement d'un Etat palestinien aurait dû avoir lieu il y a longtemps", déclare le vice-président américain Dick Cheney, lors d'une conférence de presse au côté du président palestinien Mahmoud Abbas, avec lequel il a eu un entretien.

Les attaques contre Israël "nuisent aux aspirations nationales" du peuple palestinien, ajoute-t-il. "Il y a une vérité pénible mais incontournable qu'il faut répéter, à savoir que le terrorisme et les roquettes ne tuent pas seulement des civils innocents, mais aussi les espoirs et les aspirations légitimes du peuple palestinien".

["La sécurité et la paix ne seront pas obtenues tant que la colonisation se poursuivra, de même que l'escalade militaire israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie", a déclaré, de son côté, Mahmoud Abbas.]

_23 mars, Sanaa. Les mouvements palestiniens Fatah et Hamas acceptent d'engager des discussions en vue d'une réconciliation. Paraphé par Azzam Al-Ahmad, chef du groupe parlementaire du Fatah, et Moussa Abou Marzouk, numéro deux du Hamas, en présence du président yéménite, Ali Abdallah Saleh, l'accord signé à Sanaa spécifie que "les mouvements Fatah et Hamas sont convenus de considérer l'initiative yéménite comme un cadre pour la reprise du dialogue en vue de revenir à la situation antérieure aux événements de Gaza [le coup de force du Hamas en juin 2007], afin de confirmer l'unité palestinienne en tant que peuple, terre et autorité".

Le plan proposé par le Yémen tient en sept points et prévoit notamment la tenue d'élections anticipées dans les territoires palestiniens, la reprise du dialogue sur la base des accords antérieurs - particulièrement ceux de La Mecque du 8 février 2007 qui avait conduit à la formation d'un gouvernement d'union nationale - et enfin à l'unification des forces de sécurité sous le contrôle de l'Autorité palestinienne en vertu des accords du Caire en 2005.

_19 mars, Gaza. Le Hamas afirme sa volonté de nouer le dialogue avec le Fatah dans le cadre d'une médiation entreprise par le Yémen, mais il refuse de rendre au préalable le contrôle de Gaza au président palestinien Mahmoud Abbas comme celui-ci l'exige.

"Nous n'acceptons pas cela comme condition d'une reprise du dialogue", déclare Aymane Taha, porte-parole du mouvement islamiste, en soulignant que la question du contrôle de Gaza, d'où le Hamas a chassé le Fatah en juin après des combats brefs mais meurtriers, "ne saurait être que l'un des sujets possibles du dialogue".

_7 mars, New York. Réuni en urgence, le Conseil de sécurité des Nations unies ne peut s'entendre sur un texte condamnant l'attentat de Jérusalem en raison de l'opposition de la Libye, qui souhaitait faire mention des interventions israéliennes à Gaza.#

["Il y a une différence entre le meurtre d'étudiants en religion et les pertes civiles qui se produisent lors d'opérations militaires", a estimé Zalmay Khalilzad, l'ambassadeur des Etats-Unis aux Nations unies. Le représentant adjoint de la Libye, Attia Omar Mubarak, a rétorqué que "si tous les membres du Conseil ont condamné cet acte, certains membres, quatre ou cinq, ont insisté aussi sur la condamnation des meurtres des civils innocents à Gaza". Les attaques israéliennes à Gaza ont fait 127 morts depuis le 27 février.]

_7 mars, Paris. Le Hamas, en renforçant son armement, a ouvert à Gaza un second front pour Israël, écrit Michel Bôle-Richard dans Le Monde.

"Dix-huit mois après la guerre qui a opposé Israël au Hezbollah au Liban, un second front s'est ouvert au sud d'Israël. Le conflit de basse intensité qui se déroulait à la lisière de la bande de Gaza depuis la prise du pouvoir par la force du Hamas, le 15 juin 2007, s'est transformé en guerre ouverte, constate le quotidien français.

"Après l'assassinat ciblé de cinq membres du Mouv ement de la résistance islamique à Khan Younes, le 27 février, le Hamas a répliqué par des tirs de roquettes, nettement plus dangereuses que par le passé : leur charge explosive et leur rayon d'action ont été renforcés.

"Pire pour Israël, la ville d'Ashkelon, peuplée de 120'000 habitants, est désormais à portée des roquettes palestiniennes. Vingt et un tirs ont été dénombrés. Cette fois, les projectiles ne sont plus ces Qassam artisanales bricolées dans des ateliers secrets et qui, la plupart du temps, s'écrasent dans les champs. Il s'agit de Katioucha ou de Grad, d'une vingtaine de kilomètres de portée et dont la capacité destructive est nettement supérieure, comme en attestent les dégâts causés à Ashkelon".

_7 mars
, Gaza. Le mouvement islamiste palestinien Hamas revendique l'attentat de Jérusalem. "Le Hamas est responsable pour l'attentat. Les Brigades Ezzedine Al-Qassam [la branche armée du Hamas] vont publier un communiqué officiel le revendiquant le moment venu", déclare à l'Agence France-Presse (AFP) un haut responsable du Hamas sous couvert d'anonymat.

6_ mars
, Jérusalem. Huit adolescents israéliens tués par balle et 35 sont blessées dans une fusillade survenue à Jérusalem-Ouest, dans un institut d'études talmudiques. L'auteur des coups de feu, un Palestinien, a été abattu.

[L'institut Mercaz Harav, situé dans le quartier de Kyriat Moshé, est connu pour être dans la mouvance des colons installés en Cisjordanie. La plupart des jeunes qui fréquentent l'établissement ont entre 15 et 18 ans.]

_6 mars, Genève. Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies adopte  une résolution dans laquelle il demande "l'arrêt immédiat" des attaques israéliennes dans les territoires palestiniens occupés et des lancements de roquettes.

"Dans une résolution adoptée par 33 voix pour, 1 contre et avec 13 abstentions, le Conseil a condamné les attaques et les incursions militaires israéliennes continues dans les Territoires palestiniens occupés, notamment dernièrement dans la Bande de Gaza", indique un communiqué publié  à Genève. Le Conseil, qui se dit "choqué" par le bombardement de maisons de civils, lance un appel en faveur de la protection "immédiate" de la population palestinienne à Gaza.

["Je rappelle que la protection des droits de l'homme – et en particulier de la vie des civils – ne peut attendre le résultat d'un processus politique", a déclaré Louise Arbour, la haut commissaire aux droits de l'homme, devant les membres du Conseil.
#
”Tous les droits fondamentaux sont égaux pour tous les êtres humains et aucune partie ne peut prétendre qu'afin de défendre sa propre population, elle est autorisée à nier les droits des autres. Au contraire, toutes les parties ont des obligations, non seulement concernant les droits de leur peuple, mais aussi concernant les droits de tous", a-t-elle affirmé.]

_6 mars, Jérusalem. Israël dément que des pourparlers sont en cours pour une trêve dans la bande de Gaza - avec une médiation égyptienne -, contrairement à ce qu'a annoncé, le 5 mars, le président palestinien Mahmoud Abbas. "Israël ne mène pas de négociations avec le Hamas, une organisation terroriste meurtrière dont l'objectif est de nous détruire, et l'Egypte ne mène pas de négociations" avec le mouvement islamiste, en vue d'un cessez-le-feu, indique le général Amos Gilad, conseiller politique au ministère de la défense israélien.

_6 mars
, Paris et Londres. Près de deux mois après le début du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, huit organisations humanitaires britanniques et françaises dressent un portrait alarmiste de la situation pour la population palestinienne de Gaza.

Amnesty international, Care international, l’Organisation catholique pour le développement d’Outre-mer (CAFOD), Christian aid, Médecins du monde, Oxfam, Save the children et l’Agence irlandaise de charité et de développement (Trocaire) dénoncent d’une même voix, "la situation de 1,5 millions de Palestiniens de la bande de Gaza est la pire depuis le début de l’occupation militaire israélienne de 1967".

Dans un rapport commun, les organisations dressent un portrait sombre de la situation : 1,1 million de Gazaouis (80% de la population de la bande de Gaza) dépendent à présent de l’aide alimentaire et 75'000 des 110'000 travailleurs encore en activité ont perdu leur emploi. Dans les hôpitaux, les équipements cruciaux pour la vie des patients ne peuvent plus fonctionner. L’effondrement des infrastructures clés touchées par les attaques israéliennes a conduit au rejet de quelque 50 millions de tonnes d’eaux usées dans la Méditerranée…

_5 mars, Ramallah. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice obtient du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, l'assurance d'une reprise du processus de paix alors que ce dernier avait, la veille, demandé l'instauration d'une "trêve globale dans la bande de Gaza et en Cisjordanie pour que nous puissions atteindre notre but qui est de faire de 2008 l'année de la paix".

[Cette décision a provoqué une vive réaction du Hamas : "Abou Mazen [nom de guerre de Mahmoud Abbas] est un homme faible qui ne peut protéger le peuple palestinien. Il ne compte pas pour l'Amérique et Israël. Il est juste utilisé comme un instrument pour faire passer leurs plans concernant les Palestiniens".]

_3 mars, Genève. La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Louise Arbour, condamne les lancements de roquettes palestiniennes sur des civils israéliens et demande au gouvernement israélien de mener une enquête impartiale sur la mort de dizaines de civils à Gaza, en rappelant que le droit international interdit les punitions collectives.

”Ces attaques représentent une claire violation du droit international humanitaire, déclare Louise Arbour, au sujet des roquettes tirées par des militants palestiniens sur des cibles civiles israéliennes. "Les responsables devront en répondre", ajoute-t-elle.
La haut commissaire souligne également que, Israël, en tant que puissance occupante, porte une responsabilité particulière, au regard du droit humanitaire international et des droits de l'homme, dans la protection de la population et des installations civiles à Gaza. Aussi, appelle-t-elle le gouvernement israélien à mener une enquête impartiale sur la mort des civils, à en rendre publics les résultats et à poursuivre les responsables. Les punitions collectives sont interdites par le droit international,souligne-t-elle.
#
_3 mars
, Gaza. En raison des pressions internationales, l'armée israélienne se retire de la périphérie de Jabaliya, le plus grand camp de réfugiés, situé dans le nord de la bande de Gaza – mettant ainsi fin à l'opération "Hiver chaud" lancée le 1er mars en réponse à des tirs de roquettes palestiniens.

L'offensive s'est soldée par la mort de plus de 70 Palestiniens, dont une majorité de civils. Deux soldats israéliens ont été tués. Une vingtaine de civils israéliens, dont deux enfants et une femme, ont été blessés par la cinquantaine de roquettes tirées le 1er mars par des groupes palestiniens contre la ville d'Ashkelon, distante de 10 km de la bande de Gaza.

Selon le ministère palestinien de la santé, 116 Palestiniens, dont 22 enfants et douze femmes, ont été tués depuis le 27 février, dont plus de 70 lors de l'opération menée dans le nord de la bande de Gaza à partir de samedi.

[Après l'annonce du retrait israélien, le Hamas a revendiqué la "victoire" dans la bande de Gaza. "L'ennemi a été vaincu", a assuré un porte-parole du Hamas. Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a affirmé que la campagne militaire menée par l'armée israélienne contre Gaza constituait "une agression sans précédent depuis 1967", date de l'occupation des territoires palestiniens par Israël.]

_2 mars, Bruxelles, Rome Londres. La communauté  internationale tente de faire cesser les affrontements dans la bande de Gaza. La présidence slovène de l'Union européenne condamne "l'usage disproportionné" de la force par l'armée israélienne, estimant que de telles actions sont "contraires" au droit international, tout en "réitérant sa condamnation de la poursuite des tirs de roquettes" palestiniens vers Israël

Au Vatican, le pape Benoît XVI lance un appel à un arrêt "unilatéral et sans conditions" des affrontements, exhortant à "un respect absolu de la vie humaine". L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International renvoit dos à dos Israël et les groupes armés palestiniens, appelant à l'arrêt de "toutes les attaques illégales".

_2 mars, Jérusalem. Israël va poursuivre ses opérations "contre les organisations terroristes" dans la bande de Gaza, affirme le Premier ministre Ehoud Olmert, en rejetant les critiques contre un usage excessif de la force. "Personne n'a le droit moral de critiquer Israël pour exercer son droit à l'auto-défense", ajoute-t-il.

_1er mars
, Ramallah. Mahmoud Abbas ordonne "la suspension des négociations [de paix avec Israël] et de toute forme de contacts à tous les niveaux parce que c'est devenu vide de sens à la lumière de l'agression israélienne". Le président de l'Autorité palestinienne demande "une protection internationale du peuple palestinien. Il est impensable que la réaction israélienne aux tirs de roquettes palestiniens, que nous condamnons, soit aussi terrible et effroyable".

[La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui conduit les négociations, a déclaré que la décision des Palestiniens était "une erreur" et a exprimé l'espoir que les discussions reprennent "dans un très proche avenir".]

_1er mars, New York. Réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies, qui condamne les violences à Gaza. Les membres du Conseil "soulignent la nécessité pour toutes les parties de mettre fin immédiatement à tout acte de violence", affirme la déclaration lue à l'issue de la réunion par l'ambassadeur de Russie, Vitali Chourkine, dont le pays préside, en mars, le Conseil de sécurité.

        Plus d'info La déclaration de George Bush

[Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a, pour sa part, condamné à la fois les attaques à la roquette lancées par des Palestiniens, demandant la "cessation immédiate de tels actes de terrorisme", et l'usage "disproportionné et excessif de la force" par l'armée israélienne.]#

1er mars, Ramallah. Le président de l'Autorité palestininne, Mahmoud Abbas, demande officiellement une "réunion d'urgence" du Conseil de sécurité des Nations unies, "pour discuter des agressions israéliennes à Gaza", au soir d'une journée qui est, probablement, la plus meurtrière qu'ait connu le territoire palestinien depuis la seconde Intifada, avec 61 morts, dont des femmes et des enfants, et plus de 150 blessés.

Saëb Erekat, l'un des principaux négociateurs palestiniens, déclare que les négociations de paix avec Israël sont, pour l'heure, "enterrées sous les maisons détruites de Gaza". "Le processus de paix a été ruiné par les agressions israéliennes", assure-t-il.

> FEVRIER

_29 février, Jérusalem. "Plus les tirs de roquettes Kassam s'intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la "shoah" à laquelle ils s'exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre", déclare Matan Vilnaï, vice-ministre de la Défense, à la radio de l'armée israélienne".

["Shoah" est un mot hébreu le plus souvent utilisé pour signifier holocauste, et plus particulièrement le génocide des Juifs durant par le régime nazi. Le porte-parole du vice-ministre de la défense, Eytan Guinsburg, a dénoncé "une traduction fallacieuse". "Le ministre a utilisé le terme de shoah qui, en hébreu, signifie "catastrophe" et qui, dans le contexte, ne signifie pas "Shoah"", a-t-il affirmé, avant d'ajouter : "Il suffit de consulter n'importe quel dictionnaire pour se rendre compte que la traduction par les médias internationaux est erronée".]

Sami Abou Zouhri, porte-parole du Hamas, a réagi en affirmant: "Nous sommes confrontés à de nouveaux nazis qui veulent massacrer et brûler le peuple palestinien".]

_28 février
, Gaza. Les tirs de roquettes de la bande de Gaza vers la ville israélienne de Sdérot se poursuivent. L'armée israélienne lance plusieurs raids aériens sur Gaza.

_28 février, Gaza. Au moins 28 Palestiniens, dont six enfants, tués les 27 et 28 février, dans des raids israéliens dans la bande de Gaza. Les attaques, qui ont fait, dans un premier temps, 11 morts à Gaza (cinq activistes du Hamas, quatre civils, un enfant de 12 ans et un bébé de 6 mois), se sont intensifiées après la mort d'un Israélien, tué par la chute d'une roquette tirée par le Hamas, relève l'Agence France-Presse (AFP).

[Le porte-parole de l'agence des Nations unies d'aide aux réfugiés palestiniens, Christopher Gunness, a "vivement condamné" la mort des enfants, qu'il a qualifiée de "tragique et condamnable", appelant Israël à "ne pas mettre les civils en danger".]

_27 février, Ramallah. Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, accuse le Hamas d'avoir formé "une alliance avec Al-Qaida". "C'est le Hamas qui a amené Al-Qaida dans la bande de Gaza. C'est cette organisation qui l'aide à entrer et sortir. J'en suis convaincu, déclare-t-il, dans un entretien au quotidien en langue arabe publié à Londres, Al-Hayat. Je peux indubitablement dire qu'Al-Qaida est présent dans les territoires palestiniens et que cette présence – particulièrement à Gaza – a été facilitée par le Hamas".

[Ces accusations ont été démenties par le Hamas. Son porte-parole, Sami Abou Zhouhri, a accusé Mahmoud Abbas de "tenter de mobiliser la communauté internationale contre le Hamas".]

_27 février, Gaza. Un tir de roquette revendiqué par le Hamas a fait un mort près de Sderot, dans le sud d'Israël, quelques heures après la liquidation par l'aviation israélienne de cinq activistes du mouvement islamiste dans le sud de la bande de Gaza.
#
"Israël prendra toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à ces tirs de roquettes mortels. Ceux qui nous attaquent trouveront face à eux un Israël contraint à se défendre et c'est ce que nous allons faire", déclare David Baker, porte-parole du gouvernement israélien.

_10 février, Jérusalem. Les responsables israéliens multiplient les menaces de liquidation contre les dirigeants du Hamas dans la bande de Gaza en représailles à des tirs de roquettes dont les derniers ont provoqué l'amputation d'une jambe d'un enfant israélien. Un proche du Premier ministre Ehoud Olmert, le ministre de l'habitat Zeev Boïm, évoque la possibilité de l'élimination d'Ismaïl Haniyeh, le Premier ministre du gouvernement islamiste.

_8 février
, Washington. Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, en visite aux Etats-Unis, doute d'un accord de paix en 2008. "Je ne crois pas que la résolution définitive sera achevée au cours de cette année. C'est peu probable".

Dans un entretien accordé à l'agence de presse Reuters, il déplore "l'absence d'un engagement suffisamment ferme en ce qui concerne les colonies", ainsi que la perpétuation des raids israéliens, notamment à Naplouse, qui "sapent nos efforts et notre crédibilité".

_4 février, Dimona. Un palestinien s'est fait exploser dans une galerie commerçante de Dimona, dans le centre du désert israélien du Néguev, tuant une passante et faisant une dizaine de blessés.

[L'attentat de Dimona a été revendiqué conjointement par deux mouvements nationalistes : l'"Armée de la Palestine", issue des brigades des Martyrs d'Al Aksa, et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).]

_3 février, Gaza. Les forces égyptiennes et du Hamas referment la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte.

[La frontière avait été ouverte le 23 janvier, avec la caution du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, pour briser le blocus du territoire palestinien mis en place par Israël. Selon Mahmoud Al-Zahar, l'un des responsables du mouvement islamiste, l'Egypte s'est engagée à laisser fournir au peuple palestinien "tout ce dont il aurait besoin [...]. Les camions transportant les vivres et les médicaments parviendront à Gaza à partir de l'Egypte".]

> JANVIER

_30 janvier, Jérusalem. L’échec de la guerre de 2006 contre le Hezbollah est dû en grande partie aux erreurs commises par l’armée tant dans la préparation que dans l’exécution des opérations militaires. C’est la principale conclusion du rapport de la commission Winograd, mise en place en septembre 2006 par le gouvernement d’Ehoud Olmert.

[Le Premier ministre sort relativement épargné d’une épreuve dont il pouvait redouter les conséquences pour son avenir politique.]_

_25 janvier, Gaza. Quatre membres de la branche militaire du groupe islamiste Hamas, dont un chef local, tués dans un double raid aérien israélien dans la bande de Gaza.#

[Un porte-parole militaire israélienne a déclaré que l'armée avait visé des "Palestiniens impliqués dans des actions terroristes" contre Israël.]

_24 janvier, Genève. Le Conseil des droits de l'homme demande la levée immédiate du blocus israélien de Gaza. Une résolution présentée par la Syrie et le Pakistan est adoptée par 30 voix sur 47, une voix contre et 15 abstentions. Les pays de l'Union européenne et la Suisse se sont abstenus, le Canada a voté contre.

[Expliquant son abstention, la représentante de la Suisse, Muriel Berset, a regretté que les divergences n'aient pas pu être surmontées. "Le texte n'est pas équilibré, car il ne prend pas en considération les violations du droit humanitaire par toutes les parties", a-t-elle déclaré.]

          Plus d'info  La résolution du Conseil

_23 janvier, Genève. Les tirs de roquettes depuis la bande de Gaza sur Israël "doivent cesser immédiatement" et les Israéliens doivent mettre fin au "châtiment collectif" que constitue le blocus du territoire, déclare Ban Ki-moon, qui rappelle cependant "le droit légitime d'Israël à défendre son territoire".

Le secrétaire général des Nations unies indique lors d'une conférence de presse avoir "demandé instamment au Premier ministre israélien Ehud Olmert d'assouplir les restrictions de sortie [du territoire] et de fournir les quantités nécessaires de combustible afin que ces gens ne souffrent pas plus longtemps" à Gaza.

_23 janvier, Genève. Ouverture d’une session spéciale du Conseil des droits de l'homme des Nations unies consacrée aux "violations des droits de l'homme venant des incursions militaires israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris celles récentes dans Gaza occupé et la ville de Naplouse en Cisjordanie".

Dans une déclaration devant le Conseil, la haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Louise Arbour, souligne que l'explosion de violence dans le territoire palestinien occupé s'est accompagnée d'une escalade simultanée des violations des droits de l'homme; elle rappelle que les punitions collectives sont strictement interdites par les Conventions de Genève. La haut commissaire exhorte Israël à lever toutes les restrictions au flux de carburant et permettre l'accès humanitaire à Gaza.

          Plus d'info  La session du Conseil des droits de l’homme

_23 janvier, New York. "Il y a déjà des signes que la gravité du blocus fait le jeu de ceux qui n'ont pas de désir de paix. C'est à nos périls que nous ignorons ce risque", prévient la responsable de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), qui estime que la population connaît un "nouveau stade de souffrances".

"Gaza est sur le point de devenir le premier territoire réduit intentionnellement à un état de destitution abjecte avec la conscience, l'acquiescement et - certains diraient - l'encouragement de la communauté internationale", déclare Karen AbuZayd, commissaire générale de l’Unrwa. "La fermeture des frontières est sans précédent. Les Palestiniens sont de facto incarcérés", assure-t-elle.
#
"Personne ne sait combien de temps durera ce sursis tandis que la reprise des attaques à la roquette qassam, que nous condamnons fermement pour notre part, conduira à de nouvelles fermetures de la frontière. […] Jamais il n'a été aussi urgent que la communauté internationale agisse pour restaurer une situation normale à Gaza. Des communautés affamées, malades et en colère ne font pas de bons partenaires pour la paix", fait-elle observer.

Désormais, "35% des habitants de Gaza vivent avec moins de deux dollars par jour, le chômage a atteint 50% et 80% reçoivent une forme d'assistance humanitaire". "En tant que chef d'une agence humanitaire et de développement pour les réfugiés palestiniens, ajoute-t-elle, je suis profondément préoccupée par la saisissante inhumanité de la fermeture des frontières vers Gaza".

_23 janvier, Gaza. Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, soumis au blocus israélien, pénètrent en Egypte pour faire des provisions après la destruction partielle à l'explosif de la clôture séparant les deux territoires.  "La situation a échappé à tout contrôle en raison de l'étouffement causé par le bouclage imposé depuis près de huit mois sur plus d'un million et demi de Palestiniens", affirme dans un communiqué le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

[Le président égyptien Hosni Moubarak a affirmé avoir ordonné aux membres des forces de sécurité égyptiennes de laisser passer les Palestiniens. "Je leur ai dit de les laisser entrer, tant qu'ils ne portent pas d'armes, pour qu'ils puissent [...] acheter des produits alimentaires et puis retourner chez eux"]

_22 janvier, Jérusalem. Soumis aux pressions de la communauté internationale, qui craint une crise humanitaire dans un territoire pauvre de 1,5 million d'habitants, Israël desserre le blocus imposé à la bande de Gaza en autorisant la livraison de quantités limitées de carburants Israël - livraison de 360’000 litres de mazout destinés à l'unique centrale électrique du territoire.

"La population de Gaza doit comprendre que tant que le Hamas est au pouvoir, nous ne lui fournirons que le strict minimum", déclare le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, précisant qu’"Israël ne permettra pas de crise humanitaire à gaza, mais nous ferons en sorte que la population ne vive pas confortablement".

[A Genève, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est inquiété des risques d'"effondrement total" des infrastructures. "Nous avons demandé à Israël de lever immédiatement toutes les mesures de rétorsion", a indiqué son porte-parole. "Il n'y a pas de crise humanitaire, mais une mise en scène pernicieuse du Hamas", a affirmé de son côté Itzhak Levanon, l'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies à Genève.]

_20 janvier, Jérusalem. Le gouvernement israélien décide de maintenir le blocus sur Gaza. "Nous rendons plus difficile la vie quotidienne à Gaza, nous visons des éléments terroristes et nous essayons de montrer à la communauté internationale que nous épuisons toutes les options avant de décider d'une vaste opération", affirme le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak.#

[L'agence des Nations unies pour les réfugiés à Gaza (Unrwa) a mis en garde Israël contre les "effets dévastateurs" de la poursuite du blocus. "Priver les gens de choses fondamentales comme l'eau revient à les priver de la dignité humaine. Il est difficile de comprendre la logique qui consiste à faire souffrir des centaines de milliers de personnes pour rien", a déclaré son porte-parole, Christopher Gunness. Le secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires, John Holmes, a pour sa part dénoncé une "punition collective visant la population de Gaza".]

_18 janvier, New York. Ban Ki-moon appelle à la "cessation immédiate des violences qui ont englouti Gaza et les communautés affectées dans le sud d'Israël" et à la réouverture des points de passage pour l'assistance humanitaire.

Le secrétaire général des Nations unies lance un "appel" pour que cessent les "attaques menées par les snipers palestiniens et les attaques à la roquette contre Israël". Il appelle Israël à "exercer le maximum de retenue", et rappelle aux deux parties leur obligation de ne pas mettre en danger la vie des civils.

_18 janvier
, Genève. Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies se réunira le 23 janvier en session extraordinaire afin d'examiner la situation dans les territoires palestiniens, à la demande des pays arabes et islamiques qui ont réuni 22 signatures sur les 47 pays membres du Conseil, annoncent les Nations unies.

_18 janvier
, Genève. Le rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme des Nations unies "pour les droits de l'homme dans les territoires occupés", John Dugard, dénonce - dans un communiqué diffusé par le Haut commissariat des pour les droits de l'homme - les crimes de guerre "lâches" commis par Israël dans la bande de Gaza lors de ses dernières interventions militaires. Les opérations israéliennes sont menées en représailles à des tirs de roquettes lancés de Gaza vers Israël.

L'expert des Nations unies accuse Israël de recourir à un châtiment collectif et de ne pas distinguer entre cibles militaires et civiles. "Les responsables d'actes aussi lâches se rendent coupables de graves crimes de guerre et doivent être poursuivis et sanctionnés", estime John Dugard, qui rappelle que les Etats-Unis et les autres pays engagés dans le processus de paix d'Annapolis ont "une obligation à la fois légale et morale" de forcer Israël à mettre fin à son intervention.

[L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies à Genève, Itzhak Levanon, a dénoncé, le 21 janvier, les "attaques au vitriol" de John Dugard. L’armée israélienne "ne vise que des organisations terroristes qui prennent délibérément pour cible des civils israéliens. Cela, c’est le vrai crime de guerre", à déclaré l’ambassadeur en demandant que John Dugard soit dessaisi du dossier des territoires palestiniens par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies.]

_17 janvier, Jérusalem. Israël instaure le blocus de la bande de Gaza. Le ministre de la défense israélien, Ehoud Barak, ordonné la fermeture de tous les passages avec la bande de Gaza en réponse à la quarantaine de roquettes tirées dans la journée de ce territoire. "Une guerre est en cours dans le Sud, chaque jour, chaque nuit. Nous poursuivrons nos opérations avec sérénité et détermination", déclare le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, qui ajoute : "Cette guerre ne s’arrêtera pas" tant que les tirs ne cesseront pas.

[Décrétée "entité hostile" après sa prise de contrôle par le Hamas, la bande de Gaza, où vivent 1,3 million de Palestiniens, s'était vu imposer des sanctions économiques mais jamais de blocus général. "ll y a une guerre en cours, et nous ferons tout notre possible pour mettre fin à ces tirs inacceptables [...]. Nous allons continuer de lutter sans merci contre le Hamas, le Djihad (islamique) et tous nos ennemis", a déclaré le Premier ministre Ehoud Olmert.

Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, a dénoncé les tirs de roquettes sur Israël. "Les tirs de roquettes à partir du territoire de Gaza ont apporté atrocités et désastre à la population".]#

_16 janvier, Cisjordanie. Un des principaux responsables militaires du Djihad islamique en Cisjordanie, Walid Abeidi, tué dans un échange de tirs entre soldats israéliens et militants du Djihad islamique, dans la ville de Qabatiya, au sud de Jénine.

[Ces événements interviennent au lendemain d'une incursion particulièrement meurtrière de l’armée israélienne dans la bande de Gaza : 19 personnes ont été tuées au cours de cette opération dont le fils d'un des plus influents chefs du Hamas à Gaza, Mahmoud Al-Zahar. M. Al-Zahar a promis de "répondre à Israël par le seul langage qu'il comprend".]

_10 janvier, Jérusalem. "Le moment de faire des choix difficiles" est arrivé, déclare George Bush à Jérusalem. "Le point de départ des négociations pour un statut permanent est clair : l'accord doit stipuler qu'il y aura une fin à l'occupation [israélienne] qui a commencé en 1967" – c'est-à-dire l'occupation de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est –, afin que "la Palestine soit la patrie du peuple palestinien, tout comme Israël est la patrie du peuple juif".

"Un accord de paix nécessitera des ajustements agréés à la ligne d'armistice [de 1949, dite "ligne verte", qui constituait la frontière entre Israël et les territoires palestiniens avant leur occupation en 1967] pour tenir compte de réalités et assurer que l'Etat palestinien sera viable et continu",assure le président américain. Sur la question des réfugiés palestiniens, George Bush propose "la création d'un nouveau mécanisme international incluant des indemnisations", sans en préciser davantage la nature.

        Plus d'info La déclaration de George Bush

[Le général William Fraser, actuellement assistant au chef d'état-major interarmées américain, a par ailleurs été nommé par la Maison-Blanche pour superviser l'application par les Israéliens et les Palestiniens de la "feuille de route", un plan de paix international de règlement du conflit.]

_10 janvier, Ramallah. Au siège de l'Autorité palestinienne à Ramallah, George Bush se dit convaincu qu'un règlement définitif du conflit israélo-palestinien sera conclu avant la fin de son mandat, en janvier 2009. "Je pense que c'est non seulement possible, mais que cela va se produire; qu'un accord de paix sera conclu avant la fin de mon mandat. C'est ce que je crois"..

Le président américain se déclare convaincu que les leaders israélien et palestinien comprennent ''l'importance de deux Etats démocratiques vivant côte à côte'' en paix. ''Je suis convaincu sur le fait qu'avec l'aide appropriée l'Etat palestinien émergera'', souligne-t-il, estimant que le futur Etat palestinien devait avoir un territoire contigu. "La vision est celle d'un Etat palestinien dont le territoire sera contigu".

[Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a appelé Israël à remplir ses engagements pour le plan de paix, espérant que 2008 "sera l'année pour la paix''.]

_9 janvier, Jérusalem. ''Nous voyons une nouvelle opportunité pour la paix en Terre sainte et la liberté dans la région'', déclare George Bush, en Israël pour une visite historique de trois jours qui le conduira aussi dans les territoires palestiniens. ''Il était temps que je revienne'', souligne le président américain en référence à sa dernière visite en 1998, avant son élection à la Maison-Blanche."L'alliance entre nos deux pays permet de garantir la sécurité d'Israël en tant qu'Etat juif''.

["Vous êtes notre allié le plus fort, celui à qui nous faisons le plus confiance dans la bataille contre le terrorisme et le fondamentalisme, ainsi qu'un soutien ferme dans notre quête pour la paix et la stabilité", a déclaré, de son côté, le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert.

Le Hamas a critiqué les déclarations de George Bush. Ces déclarations "constituent une reconnaissance américaine du caractère juif de l'Etat de l'occupation. Ces déclarations équivalent à un soutien américain à la mise en place d'un régime d'apartheid dans notre région au détriment des droits du peuple palestinien", a déclaré dans un communiqué le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.]#

_8 janvier, Washington. George Bush pour sept jours - du 9 au 16 janvier - en déplacement au Proche-Orient : Israël (Jérsalem et territoires occupés), Koweït, Bahrein, Emirats arabes unis, Arabie saoudite et Egypte.

[Le président américain s’est fixé trois objectifs – qu’il a confié au quotidien Yedioth Aharonot : tout d'abord, a-t-il dit, "convaincre les Etats arabes qu'Israël est un partenaire pour la paix et que c'est dans l'intérêt des Palestiniens et du monde arabe"; ensuite "faire avancer le processus de paix en rappelant aux alliés de l'Amérique au Moyen-Orient l'importance de la solution de deux Etats (Israël , Palestine) et voir ce qui peut être fait pour la mettre en place ; enfin, "comment renforcer les régimes de ces pays pour qu'ils servent de barrière à l'agression iranienne".]

_6 janvier, Jérusalem. Selon le rapport d'une Ong israélienne - l'organisation Yesh Din -,les tribunaux militaires ont jugé, depuis 1967, plus de 150’000 Palestiniens, en ignorant le plus souvent les règles élémentaires de justice et des droits de l'homme.

Selon les chiffres fournis par les autorités militaires, sur 9’123 cas examinés en 2006, seules 23 personnes déférées ont été reconnues innocentes, laissant planer le doute sur le respect du principe de la présomption d'innocence et sur les conditions d'examen des dossiers. Partant de 118 procédures, Yesh Din a établi que la décision de maintien en détention était acquise en moyenne au bout de 3,4 minutes et que la reconduction de l'emprisonnement était en moyenne expédiée en 1,54 minute. "Il faut en général deux minutes pour envoyer quelqu'un en prison avant que la procédure d'enquêté soit terminée", indique le rapport de l’Ong.

_3 janvier, Washington. L'expansion des implantations juives de Cisjordanie pourrait faire "obstacle" au processus de paix israélo-palestinien relancé récemment, estime George Bush, dans un entretien accordé à l’agence Reuters.

Le président américain, attendu à la mi-janvier en Israël et dans les territoires palestiniens, se dit toutefois optimiste quant à la perspective d'un règlement définitif du conflit avant la fin de 2008. "J'évoquerai l'expansion des colonies israéliennes, le fait qu'elle peut être un obstacle au succès. Les avant-postes non autorisés doivent, par exemple, être démantelés, comme les Israéliens s'y sont engagés", souligne-t-il.

_2 janvier, Gaza. Un raid aérien israélien cause la mort de six activistes palestiniens issus de différentes factions, et blesse trois autres personnes. Parmi les victimes figurent quatre activistes appartenaient au Hamas.

_2 janvier
, Jérusalem. Le conflit israélo-palestinien a fait moins de victimes en 2007 qu’en 2006, selon un rapport de l'organisation israélienne de défense des droits de l'homme B'Tselem. 373 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes (contre 657 en 2006). Parmi ces 373 victimes, on compte 53 mineurs et 131 personnes qui ne prenaient pas part directement aux hostilités. 344 autres Palestiniens sont morts lors des combats fratricides entre le Hamas et le Fatah, pour la presque totalité dans la bande de Gaza.

Côté israélien, 7 victimes civiles ont été dénombrées, ce qui constitue le chiffre le plus bas depuis le début de la seconde Intifada en septembre 2000 (17 en 2006).

[Depuis sept ans, le conflit a fait plus de 6’000 victimes, selon le décompte dressé par l'Agence France-Presse (AFP).]

_1er janvier, Jérusalem. Le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, laisse entendre qu'Israël n'aura peut-être pas d'autre choix que de partager Jérusalem avec les Palestiniens, dans le cadre d'un futur accord de paix avec ceux-ci.

"Ceux dans le monde qui sont les amis d'Israël [...], qui soutiennent réellement Israël, parlent, lorsqu'ils évoquent l'avenir, de l'Etat juif en termes de frontières de 1967. Ils parlent de la division de Jérusalem", déclare Olmert dans une interview publiée par le Jerusalem Post.

[Israël s'est emparé de Jérusalem-Est (arabe) en 1967, lors de la guerre des Six-Jours, et a annexé par la suite cette partie-là, décision que la communauté internationale n'a dans son ensemble pas reconnue. Israël considère la totalité de Jérusalem comme sa capitale éternelle et indivisible. Les Palestiniens, eux, veulent que Jérusalem-Est devienne la capitale de l'Etat qu'ils aspirent à créer en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.]#