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AFGHANISTAN_17 février, Kaboul. Plus de 100 personnes tuées dans un attentat-suicide perpétré lors d'un spectacle de combat de chiens à Kandahar, au sud de l'Afghanistan. ANGLETERRE_9 février, Le Caire. "Les déclarations de Rowan Williams, l'archevêque de Canterbury, vont dans la bonne direction et ont un impact positif chez les musulmans", déclare l'adjoint de l'imam d'Al-Azhar, cheikh Abdel Fattah Allam, à l'agence égyptienne Mena. Selon cheikh Allam, les propos de l'archevêque, qui ont provoqué un tollé en Grande-Bretagne, "encouragent le dialogue entre les cultures et les civilisations dans un cadre de respect mutuel des religions". [De son côté, le directeur général du Conseil islamique mondial pour l'appel et le secours, basé au Caire, Taoufic al-Chérif, cité par Mena, a qualifié de "réalistes" les propos de l'archevêque. "Ils contribuent à résoudre les problèmes des minorités" dans les pays étrangers.] _7 février, Londres. Le révérend Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef des 77 millions d'anglicans dans le monde, vivement attaqué après ses déclarations qualifiant d'"inévitables" la reconnaissance et l'application en Grande-Bretagne de certaines dispositions de la charia, le droit coranique. Le prélat a expliqué, lors d'une interview sur la radio BBC 4, que des "arrangements constructifs" avec la loi islamique pouvaient être trouvés sur des sujets tels que le divorce ou des différends financiers. Selon l'archevêque, ces arrangements pourraient aider à améliorer la cohésion sociale dans le pays. Il a expliqué que la Grande-Bretagne "devait accepter le fait que certains citoyens ne se sentent pas concernés par le droit britannique". [Interrogé sur cette prise de position, le porte-parole du Premier ministre a répondu que Gordon Brown "considère que les lois britanniques doivent être fondées sur les valeurs britanniques". "Accepter certaines lois musulmanes dans le cadre des lois britanniques serait désastreux pour la nation", a estimé Lord George Carey, prédécesseur de Rowan Williams à la tête de l'Eglise anglicane.] AUSTRALIE_13 février, Sydney. Le Premier ministre, Kevin Rudd, ouvre la session parlementaire en présentant les excuses officielles de l'Australie aux Aborigènes et particulièrement à la "génération volée", ces enfants arrachés à leurs parents et confiés à des institutions ou des familles blanches. "Nous présentons nos excuses pour les lois et les politiques des Parlements et gouvernements successifs qui ont infligé une peine, une douleur et une perte profondes à nos compatriotes australiens, déclare-t-il. Aux mères et pères, aux frères et sœurs, pour avoir séparé des familles et des communautés, nous demandons pardon. Et pour l'atteinte à la dignité et l'humiliation infligées à un peuple fier de lui-même et de sa culture, nous demandons pardon." [La politique d'assimilation forcée, menée du début du XXe siècle jusqu'à la fin des années 1960, a concerné plusieurs dizaines de milliers d'enfants autochtones, en particulier ceux d'entre eux qui étaient métissés. Mais, ce n'est qu'en 1997, avec la publication du rapport "Bringing Them Home", que l'Australie a découvert l'ampleur du phénomène. La présentation d'excuses officielles est un pas symbolique vers la "réconciliation", un terme utilisé en Australie pour évoquer l'apaisement des relations entre les Aborigènes et la population blanche.] BIRMANIE_9 février, Rangoun. Le pouvoir birman annonce la tenue d'un référendum constitutionnel en mai 2008 et l'organisation d'élections multipartites en 2010. [La nouvelle constitution devrait à la chef de file de l'opposition, Aung San Suu Kyi, de se présenter au motif qu'elle a été mariée à un étranger (britannique, défunt).] _5 février, Genève, Le Rapporteur spécial du Conseil des droits de l'homme des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en Birmanie, Paulo Sérgio Pinheiro, exprime sa "consternation" devant la poursuite des arrestations, détentions et condamnations de manifestants pacifiques, d'activistes politiques et de défenseurs des droits de l'homme dans le pays. [Quatre mois après la répression violente des manifestations pacifiques, qu'il avait déjà condamnée, Paulo Sérgio Pinheiro renouvelle son appel au gouvernement birman à prendre "toutes les mesures nécessaires" pour garantir la droit à la liberté d'expression et d'opinion, ainsi que celui de libre association, des personnes concernées. Il a également pressé les autorités d'assurer un traitement médical d'urgence aux détenus. _29 janvier, Rangoun. Le blogueur Nay Phone Latt, l'une des jeunes figures de la "rébellion safran", qui a opposé, fin septembre 2007, la junte birmane à un mouvement populaire mené par des moines bouddhistes, arrêté à Rangoun. CHINE_26 février, Pékin. La Chine est prête à reprendre le dialogue sur les droits de l'homme avec les Etats-Unis, annonce le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, à l'issue d'un entretien avec la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, en visite en Chine. [La Chine a interrompu le dialogue sur les droits de l'homme en 2004 lorsque les Etats-Unis ont proposé une motion sur la situation des droits de l'homme en Chine, lors de la 60e session de la Commission des droits de l'homme des Nations unies.] _2 JANVIER, Paris. En 2007, la répression a touché les cyberdissidents, dont 65 sont détenus. "La Chine conserve son leadership dans cette course à la répression, avec 50 cyberdissidents derrière les barreaux", note l’organisation Reporters sans frontières (RSF)RSF. Au cours de l'année, au moins 2’676 sites Internet, dont une majorité de forums de discussions, ont été fermés ou suspendus. "La censure la plus forte a eu lieu avant et pendant le 17e Congrès du parti communiste chinois" lorsque "quelque 2’500 sites, blogs et forums ont été interdits en quelques semaines", précise l'organisation de journalistes. _1er janvier, Pékin. Entrée en vigueur, le 1er janvier, de la nouvelle loi sur le contrat de travail, après une série de scandales de licenciement de personnel, dans de nombreuses entreprises. L'article 98 de la loi adoptée en juin 2007 donne le droit au personnel présent depuis plus de 10 ans dans une entreprise de signer un contrat le protégeant d'un licenciement non motivé. ["La loi permet de protéger les droits des salariés, elle incite les entreprises à améliorer leur management et à assumer leur responsabilité sociale, à instaurer des relations harmonieuses entre les employeurs et leurs salariés", a déclaré le professeur Chang Kai, doyen de l'Institut de recherche sur les relations au travail de l'Université du peuple dePékin. COLOMBIE_1er mars, Bogota. L'armée colombienne annonce avoir tué en territoire équatorien, Raul Reyes, le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). "C'est le coup le plus décisif jamais porté jusqu'à présent à ce groupe terroriste", affirme le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos. [Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que les autorités colombiennes "étaient au courant" que trois pays européens, la France, la Suisse et l'Espagne étaient en contact avec Raul Reyes pour faciliter la libération d'Ingrid Betancourt. "Les FARC sont une organisation terroriste [elles figurent sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne]", a reconnu la porte-parole du ministère, Pascale Andréani, devant la presse. "Mais dans le cadre de cette opération de facilitation, directement, indirectement, beaucoup de contacts étaient liés", a-t-elle ajouté.] CONGO | République démocratique_23 janvier, Goma [Nord Kivu]. L'ensemble des groupes armés congolais actifs au Nord- et au Sud-Kivu signent "un acte d'engagement" pour mettre fin aux combats qui ensanglantent ces régions depuis près de dix ans. Le texte, adopté à issue de la Conférence pour la paix, la sécurité et le développement dans le Nord et Sud Kivu, prévoit la démobilisation et de réinsertion des combattants. [C'est la première fois, depuis la fin de la dernière guerre en RDC (1998-2003), note l’Agence France-Presse, que les groupes armés de régions entières s'engagent collectivement et publiquement à un cessez-le-feu et à un désengagement progressif de leurs troupes sur le terrain. S'il est appliqué, cet accord entre les belligérants marquera la fin des violences qui continuent de déchirer les Kivu.] _2 janvier, New York. Le Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, a sombré, au cours de l'année 2007, dans un abîme humanitaire fait de combats, de viols, d'enrôlement forcé d'enfants et d'exactions qui ont, selon les Nations unies, contraint près de 437’000 personnes à fuir leurs villages. La dernière vague de violences, qui porte à 800’000 le nombre des déplacés dans la province, est due aux combats, qui ont culminé entre août et décembre 2007, entre les 25’000 hommes déployés par les Forces armées congolaises (FARDC) et les quelque 4 000 rebelles du général déchu Laurent Nkunda. [D'après les Nations unies, près de 240’000 autres personnes pourraient fuir dans les prochains mois, si rien n'est fait. Au cours des années précédentes, près de 400’000 Congolais avaient déjà pris la route, dans le Nord-Kivu, pour échapper aux rebelles hutus rwandais du FDLR (dont certains ont participé au génocide de 1994) et aux milices locales Maï-Maï.] CUBA_28 février, New York. Le ministre cubain des affaires étrangères, Felipe Pérez Roque, signe aux Nations unies les deux pactes internationaux liés à la Déclaration universelle des droits de l'homme : le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels et le Pacte international sur les droits politiques et civiques. _24 février, La Havane. Raul Castro, 76 ans, officiellement désigné chef de l'Etat cubain par le Parlement, en remplacement de son frère Fidel.
_19 février, La Havane. Fidel Castro annonce qu'il renonce à la présidence de Cuba, mettant un terme à près d'un demi-siècle de pouvoir sans partage, dans un "message à ses compatriotes" publié dans l'édition électronique de Granma, organe officiel du régime. EGYPTE_9 février, Le Caire. Le Haut tribunal administratif égyptien autorise samedi 12 coptes (chrétiens d'Egypte) convertis à l'islam à revenir officiellement à leur foi d'origine, dans un verdict qualifié d'"historique" par leur avocat. La cour a accepté que les plaignants puissent être présentés comme "chrétiens" sur leur pièce d'identité, et non plus comme "musulmans", comme c'était le cas à la suite de leur conversion à l'islam. ["C'est un verdict historique, une victoire de la liberté de la foi en Egypte, l'application de l'article 46 de la Constitution qui garantit la liberté de la foi de tous les citoyens", a déclaré à l'Agence France-Presse (AFP) l'avocat Ramses al-Naggar. ESPAGNE_9 février, Madrid. Le juge espagnol Baltazar Garzón suspens pour trois ans, prorogeables deux ans, l'activité de deux partis politiques basques l'Action nationaliste basque (ANV) et le Parti communiste des terres basques (PCTV) - accusés d'être des prête-noms pour Batasuna, vitrine politique de l'ETA, lui-même interdit depuis 2003. _19 décembre, Madrid. Après la Suède, le Portugal, la Slovénie, la Croatie ou la Hongrie, la justice espagnole vient à son tour d'inscrire la scientologie au registre légal des religions. Cette inscription, intervenue le 19 décembre 2007, fait suite à une décision de l'Audience nationale, la plus haute juridiction espagnole. [Ron Hubbard, auteur de science-fiction, a fondé l'Eglise de scientologie aux Etats-Unis dans les années 1950. La première église est enregistrée en 1954 à Los Angeles. Ron Hubbard développe le concept de dianétique, présenté comme une méthode d'éveil personnel. La scientologie se considère comme une religion non révélée, selon laquelle chaque homme travaille à son propre salut spirituel. Les scientologues affirment "opérer comme n'importe quel culte", et proposent des cérémonies de baptême, de mariage, l'ordination de ministres... La scientologie est assimilée dans plusieurs pays européens à un mouvement sectaire.] ETATS-UNIS_11 mars [Washington]. Les Etats-Unis retirent la Chine de leur liste des pires violateurs des droits de l'homme, sur laquelle ils ont ajouté la Syrie, le Soudan et l'Erythrée, tout en notant que le régime chinois continue à "harceler", "emprisonner" et "torturer". _13 février, Washington. Le Sénat américain se prononce en faveur de l'interdiction du "waterboarding", une méthode d'interrogatoire musclée qui simule la noyade pratiquée notamment par la CIA. Ce projet de loi, déjà approuvé par la Chambre des représentants (chambre basse du Congrès), a menacé d'user de son droit de veto contre ce projet. [Ce vote intervient après une polémique de deux semaines centrée sur la stimulation de noyade, une torture pratiquée par la CIA sur trois suspects terroristes en 2002 et 2003. Il intervient également après que l'administration Bush a annoncé ses projets de juger six prisonniers détenus dans le camp de Guantanamo, pour une éventuelle implication dans les attentats terroristes du 11 septembre 2001.] _12 janvier, Washington. A l'occasion du sixième anniversaire de l'arrivée des vingt premiers "ennemis combattants" au camp de Guantanamo - établi sur une base militaire américaine à Cuba -, les associations de défense des droits de l'homme font pression sur les candidats à l'élection présidentielle américaine pour qu'ils s'engagent à fermer Guantanamo et à interdire les prisons secrètes. "Il ne suffit pas de dire qu'ils sont contre la torture ou qu'ils vont fermer la prison. Il faut un plan précis", explique Josefina Salomon, d'Amnesty International. [Après avoir compté jusqu'à 680 détenus, Guantanamo en abrite encore 275, dont une centaine de Yéménites. Le Center for Constitutional Rights (CCR), qui mène depuis six ans la lutte contre les détentions extra-judiciaires, a lancé une pétition pour forcer les candidats à préciser leurs intentions. Jusqu'à présent, tous les candidats démocrates ont pris position pour la fermeture du camp.] _7 janvier, Trenton. L'Etat du New Jersey est devenu le premier Etat du nord des Etats-Unis à présenter ses excuses pour avoir pratiqué l'esclavage, après l'Alabama, le Maryland, la Caroline du Nord et la Virginie. [Le New Jersey comptait une des plus grandes populations d'esclaves dans les colonies du Nord et a été le dernier Etat à abolir l'esclavage dans le nord du pays en 1846. Il n'avait ratifié l'amendement interdisant l'esclavage qu'en janvier 1866, un mois être devenu une loi fédérale.] _4 janvier, Washington. L'Académie nationale des sciences américaine (NAS) et l'Institut de médecine (IOM) prennent une position très ferme contre les thèses créationnistes dans un ouvrage intitulé Science, evolution and creationism. [Outre-Atlantique, des groupes de pression religieux et les tenants de l'intelligent design, version plus élaborée du créationnisme, tentent d'imposer leurs vues dans les établissements scolaires. En 2005, à Dover (Pennsylvanie), un juge fédéral a conclu que l'enseignement du "dessein intelligent" était inconstitutionnel, car fondé sur des convictions religieuses et non pas sur la science.] EUROPE | Union européenne_1er janvier, Bruxelles. La Slovénie succède au Portugal à la tête de l'Union européenne (UE). Elle est ainsi le premier des 10 nouveaux Etats membres qui ont rejoint l'UE en 2004 à assurer, pour six mois, la présidence du Conseil de l'Union. FRANCE_28 mars, Paris. La Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) constate - dans un rapport remis au Premier ministre François Fillon - une baisse significative des actes à caractère raciste, xénophobe ou antisémite en 2007, mais une recrudescence des violences. _28 février, Lyon. La Cour d'appel de Lyon confirme la condamnation de Bruno Gollnisch à trois mois de prison avec sursis, et 5'000 euros d'amende, pour contestation de "l'existence de crimes contre l'humanité". Le numéro deux du Front national (FN) était poursuivi pour les propos qu'il avait tenus sur les chambres à gaz et la Shoah, le 11 octobre 2004, lors d'une conférence de presse à Lyon, au cours de laquelle il avait notamment demandé que la discussion "soit libre" sur le drame concentrationnaire, l'existence des chambres à gaz, et le nombre de morts.
_23 février, Compiègne. Un mémorial de l'internement et de la déportation inauguré sur le site du camp de Royallieu, où près de 45'000 personnes ont été internées pendant la Seconde Guerre mondiale. ["J'ai coupé au dernier départ et j'espère bien ne pas être du prochain. Je suis ici avec des gens très bien et gentils : communistes, gaullistes, royalistes, curés, nobles, paysans - c'est une salade extraordinaire." Ecrite par le poète Robert Desnos à sa compagne Youki, cette courte phrase semble résumer le quotidien du camp de concentration de Royallieu-Compiègne.] _18 janvier, Paris. Dans un discours de politique étrangère prononcé devant les ambassadeurs étrangers réunis à l'Elysée, Nicolas Sarkozy appelle à l’"unité" face au "défi d’Al-Qaida", évoquant la nécessité de lutter contre "l'extrémisme religieux". "Certains groupes [religieux] veulent imposer leur vision fondamentale, hégémonique, intolérante, déclare le président français. La forme la plus extrême est celle des réseaux terroristes globaux de type Al-Qaida, qui rêvent d'une confrontation Islam contre Occident pour mieux dicter leur loi à des peuples qui ne demandent pourtant qu'à vivre leur foi dans la paix". [Nicolas Sarkozy estime que "les conditions du retour du religieux dans la plupart de nos sociétés" constituaient, au côté du changement climatique, les "deux défis [qui] contribueront à structurer la société internationale du XXIe siècle, peut-être plus profondément que les idéologies au XXe siècle". Dénonçant le "refus de l'Autre", il souligne qu'"aujourd'hui, c'est sur le terrain religieux, avec la montée des fondamentalismes, que l'on voit apparaître la tentation de l'exclusion, de l'enfermement".] _14 janvier, Riyad. En visite en Arabie saoudite, Nicolas Sarkozy loue "Dieu qui n'asservit pas l'homme, mais qui le libère, Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes", exhortant les Saoudiens à "oeuvrer pour un islam ouvert, symbole d'ouverture d'esprit et de tolérance". Rappelant son respect pour "ceux qui croient au ciel", comme pour "ceux qui n'y croient pas athée, franc-maçon, rationaliste ", dans un royaume réputé pour la rigidité de sa lecture de l'islam, le président français présente sa "politique de civilisation" comme "une politique de la diversité, une politique qui fait du respect de la diversité des opinions, des cultures, des croyances, des religions un principe universel". "La diversité n'est pas une valeur occidentale, c'est une valeur commune à toute civilisation", ajoute-t-il.
[Le ministre de l'Education Xavier Darcos a confié à Hélène Waysbord-Loing, présidente de l'Association de la Maison d'Izieu, une mission chargée d'aider à l'application de la proposition de Nicolas Sarkozy.] _10 février, Paris. Le gouvernement apporte son "soutien" à l'ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, menacée de mort en raison de ses critiques de l'islam, mais ne s'engage pas sur sa demande de naturalisation française.
_7 février, Paris. Les députés adoptent, par 336 voix contre 52, le projet de loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne modifiant le traité sur l'Union européenne (UE). Le Sénat s'est également prononcé en faveur du texte. [Le traité de Lisbonne a été signé le 13 décembre 2007 à Lisbonne. Pour entrer en vigueur, il doit être ratifié par les 27 Etats membres. La Hongrie a été le premier pays à ratifier le traité (en décembre 2007), suivie par Malte, la Slovénie (en janvier 2008) et la Roumanie, qui l'a ratifié le 4 février.] _6 février, Paris. Un fœtus né sans vie pourra désormais être déclaré à l'état civil, quel que soit son niveau de développement : c'est le sens d'un arrêt de principe rendu par la première chambre civile de la Cour de cassation.
_1er janvier, Paris. La loi instituant un droit au logement opposable, dite loi DALO, élaborée en urgence en deux mois et votée le 5 mars 2007 à l'unanimité par le Parlement, est entrée en vigueur le 1er janvier 2008. [La loi DALO a pour objectif de garantir une obligation de résultat en matière de logement et d'hébergement et de rendre l'Etat garant du droit au logement. Elle dépasse la simple proclamation du "droit à un logement décent et indépendant", déjà défini dans l'article 1 de la loi Besson du 31 mai 1990, pour garantir un droit fondamental que chaque personne peut faire valoir en justice lorsqu'il lui est porté atteinte. INDONESIE_27 janvier, Jakarta. Mort de l'ex-président indonésien Mohammed Suharto, instigateur d'un régime autoritaire et l'un des gouvernants les plus sanguinaires et les plus corrompus de la deuxième moitié du XXe siècle.
IRAN_6 février, Paris. "Le peuple iranien demande plus que la démocratie. Il veut la dignité humaine", déclare au quotidien Le Monde le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. ISRAEL_24 février, Jérusalem. La ministre des Affaires étrangères, Tsipi Livni, annonce qu'Israël ne participera pas à la conférence contre le racisme, Durban II, prévue en janvier 2009. Intervenant lors du "forum global contre l'antisémitisme", organisé à Jérusalem, la ministre déclare qu'Israël ne considère pas Durban II comme légitime dans la mesure où cette réunion est une plateforme pour l'antisémitisme. "La participation à cette conférence légitimise la haine, l'extrémisme, et l'antisémitisme. Israël ne soutiendra pas ce genre de comportement", a-t-elle affirmé. [En 2001, Israël et les Etats-Unis avaient quitté la conférence Durban I après la tenue de propos antisémites et anti-Israël par plusieurs délégués. La conférence de 2009 sera présidée par l'Afrique du Sud. Tsipi Livni a appelé la communauté internationale à "boycotter" cette conférence. Le Canada a déjà annoncé son retrait de la conférence.] JAPON_31 janvier, Tokyo. Trois condamnés à mort ont été pendus annonce le ministère de la Justice. Il s'agit des premières exécutions capitales dans le pays en 2008. [Ces pendaisons portent à seize le nombre de condamnés à mort exécutés au Japon depuis le 25 décembre 2006. Le pays avait alors rompu un moratoire de facto de quinze mois, appliqué en raison des convictions abolitionnistes du ministre de la Justice de l'époque, l'avocat bouddhiste Seiken Sugiura.] KENYA_28 février, Nairobi. Le président kenyan Mwai Kibaki et l'opposant Raila Odinga signent un accord de gouvernement de "coalition" dans le cadre des négociations pour sortir le Kenya d'une grave crise post-électorale. [Les deux dirigeants kenyans rivaux, assis côte à côte à un bureau devant les services de la présidence, ont paraphé un document de plusieurs pages lors d'une cérémonie publique à Nairobi, en présence du médiateur de l'Union africaine (UA) Kofi Annan et du président de l'UA, Jakaya Kikwete. _25 février, Nairobi. Les violences politiques et ethniques qui ont ensanglanté le Kenya après la réélection contestée du président Mwai Kibaki, le 27 décembre, ont fait, selon un nouveau bilan de la police, plus de 1'500 morts au total. Un précédent bilan de sources policières faisait état de plus de 1'000 morts. [La grande majorité des victimes ont été tuées dans les semaines qui ont suivi l'élection. 300'000 personnes déplacées n'ont toujours pas pu regagner leur domicile.] _12 février, Nairobi. Le médiateur de la crise kenyane, Kofi Annan, annonce la création d'une commission indépendante chargée d'enquêter sur l'élection présidentielle contestée du 27 décembre 2007, au cours de laquelle avait été réélu le président sortant Mwai Kibaki. "Nous devons comprendre et savoir ce qui s'est passé durant l'élection présidentielle 2007". _4 février, Nairobi. Les négociateurs du gouvernement kényan et de l'opposition recommandent l'organisation de manifestations conjointes en faveur de la paix et la mise en place d'une "commission vérité, justice et réconciliation" - avec des juristes locaux et internationaux - pour sortir le pays de la crise.
[Les violences interethniques se propagent dans plusieurs villes du pays. Elles ont causé la mort d'un millier de personnes et contraint 250'000 autres à quitter leur lieu d'habitation. La vallée du Rift, la zone la plus fertile, la plus peuplée et la plus mélangée du Kenya, est particulièrement touchée par les agressions et les pillages, qui prennent l'aspect d'une épuration ethnique organisée. _31 janvier, Nairobi. Le meurtre d'un deuxième député de l'opposition, David Kimutai Too par un policier, déclenche des manifestations de colère et entraîne l'ajournement des pourparlers entamés pour trouver une solution à la crise. [Selon un officier de police, le meurtrier est probablement le petit ami de la femme et les enquêteurs privilégient la piste du "crime passionnel".] _30 janvier, New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies déplore la poursuite des violences au Kenya et demandé aux dirigeants politiques du pays de "tout faire pour y mettre fin et pour rétablir le calme", indique l'ambassadeur de Libye, Giadalla Ettalhi.
_29 janvier, Paris. La guerre interethnique menace le Kenya, écrit Le Monde, qui relève que le cycle des violences et des représailles entre voisins devenus ennemis a rayé de la carte Mau Summit, une ville de la vallée du Rift.
_29 janvier, Nairobi. Melitus Were, un député de l'opposition (élu sous les couleurs du Mouvement démocratique Orange (ODM) de Raila Odinga), abattu à son domicile à Nairobi. [Le conseiller sur la prévention du génocide a rappelé les récentes déclarations de Louise Arbour, la haut commissaire aux droits de l'homme, qui avait souligné que "le gouvernement du Kenya devait respecter ses obligations aux termes du droit international dans sa réponse face aux manifestations, y compris en tenant la police pour responsable de ses actions".] _26 janvier, Nairobi. Le Kenya s'enfonce un peu plus dans la violence. La vallée du Rift est devenue l'épicentre des violences qui secouent le Kenya depuis un mois. Les heurts y ont fait 40 nouveaux morts, dont 14 personnes brûlées vives dans leur maison à Naivasha. Les 130 personnes tuées depuis le 24 janvier dans cette province portent à 900 le nombre de victimes des affrontements entre les membres des communautés kalenjin et luo et leurs voisins kikuyus. [Quatorze personnes, principalement du même groupe ethnique, ont été brûlées vives dans leur maison à Naivasha (90 km au nord-ouest de Nairobi), selon la police. "La police a eu des difficultés à entrer dans les maisons. Les policiers [...] ont trouvé des hommes, des femmes et des enfants qui étaient méconnaissables", a expliqué à l'Agence France-Presse (AFP) un commandant de la police. "Apparemment, les assaillants les ont enfermés et ont mis le feu" aux maisons, a-t-il ajouté.] _26 janvier, Nairobi. Le médiateur dans la crise kenyane, Kofi Annan, demande une enquête sur "les violations graves et systématiques" des droits de l'homme lors des violences post-électorales. "On ne peut pas autoriser l'impunité", souligne l’ex-secrétaire général des Nations unies, sans nommer un groupe en particulier.
_1er janvier, Nairobi. Au moins 35 personnes, dont des femmes et des enfants, brûlées vives dans l'incendie volontaire d'une église à Eldoret, à 300 km à l'ouest de Nairobi. [Dénonçant "une tuerie insensée", la Croix-Rouge kenyane a estimé qu'au moins 70'000 personnes avaient été déplacées dans l'ouest du pays, où des centaines de maisons et de huttes ont été incendiées.] KOSOVO_27 février, Berne. La Suisse reconnaît l'indépendance du Kosovo. "La clarification du statut du Kosovo est une condition pour la stabilité et le développement économique et politique de la région des Balkans occidentaux toute entière", déclare le président de la Confédération helvétique Pascal Couchepin devant la presse. _22 février, Moscou. Vladimir Poutine déplore la proclamation d'indépendance du Kosovo. "Le précédent du Kosovo est un précédent horrible. De facto, il fait voler en éclats tout le système des relations internationales existant". Evoquant les pays qui ont reconnu l'indépendance du Kosovo, le président russe estime que la situation aura "des conséquences imprévisibles". [Le représentant russe à l'OTAN, Dmitri Rogozine, a déclaré que la Russie se réservait le droit d'"utiliser la force" au cas où "l'Union européenne adopte une position unie ou que l'OTAN dépasse son mandat au Kosovo", car ces organisations "vont défier les Nations unies". "Nous allons alors, nous aussi, partir du fait que nous devons utiliser une force brutale qu'on appelle une force armée, pour qu'on nous respecte", a-t-il menacé.] _21 février, Belgrade. Une poignée d'opposants incendient plusieurs salles de l'ambassade des Etats-Unis, en marge du rassemblement contre l'indépendance du Kosovo, qui a réuni plus de 150'000 personnes. Le Premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, assure que "la Serbie ne reconnaîtra jamais le Kosovo, [...] mais ne renoncera pas à son avenir de futur membre de l'Union européenne". [Des heurts ont eu lieu devant plusieurs ambassades de pays occidentaux, faisant 70 blessés dont 19 policiers. Des violences "totalement inacceptables" pour Javier Solana (UE) et "intolérables" pour les Etats-Unis.]
[En mars 2007, "après plus d'un an de pourparlers", constatant qu'il était devenu "évident que les parties n'étaient pas en mesure de s'entendre sur le statut futur du Kosovo", l'Envoyé spécial des Nations unies, Martti Ahtisaari, s'était prononcé en faveur d'un "futur Kosovo indépendant viable, durable et stable", dans un premier temps sous la supervision d'un Représentant civil international.] _18 février, Paris. Après les Etats-Unis, la France reconnaît officiellement l'indépendance du Kosovo. "J'ai l'honneur de vous informer que la France, en plein accord avec la déclaration de l'Union européenne et tirant les conséquences de la résolution adoptée par l'Assemblée du Kosovo le 17 février 2008, reconnaît dès à présent le Kosovo comme un Etat souverain et indépendant", écrit Nicolas Sarkozy, dans une lettre adressée à son homologue kosovar Fatmir Sejdiu. _18 février, Belgrade. Au lendemain de la proclamation de l'indépendance du Kosovo, la Serbie annonce avoir demandé à la justice d'inculper les trois principaux dirigeants du nouvel Etat pour avoir "organisé la proclamation d'un faux Etat sur le territoire serbe". [En 2007, la Serbie avait adopté une nouvelle Constitution qui précise, en préambule, que le Kosovo est une partie "inaliénable" de son territoire.] _18 février, Bruxelles. Les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne (UE) adoptent à une déclaration très consensuelle, qui laisse libre de leur décision partisans et opposants de l'indépendance du Kosovo. Chaque pays de l'Union "décidera, selon ses pratiques nationales et les règles juridiques", de reconnaître ou non l'indépendance du nouvel Etat. [La déclaration commune ouvre la voie à l'annonce par plusieurs pays, dont la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et l'Italie, de leur intention de reconnaître ce nouvel Etat issu de l'ex-Yougoslavie. Elle permet aussi aux six pays notoirement hostiles à cette indépendance, notamment Chypre, l'Espagne, la Grèce, la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie, de ne pas l'entériner.] _18 février, Washington. Les Etats-Unis "reconnaissent formellement le Kosovo comme un Etat souverain et indépendant" annonce la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, dans un communiqué. _17 février, Moscou. La Russie demande aux Nations unies d'annuler la déclaration d'indépendance du Kosovo. "Nous attendons que la mission de l'ONU et les forces de l'OTAN présentes au Kosovo interviennent immédiatement pour mettre en oeuvre leur mandat [...] comprenant l'annulation de la décision des institutions autonomes de Pristina et pour prendre des mesures administratives énergiques à leur encontre. La décision des dirigeants du Kosovo crée un risque d'escalade de la tension et des violences inter-ethniques dans la province, et d'un nouveau conflit dans les Balkans", déclare le ministère des affaires étrangères russe dans un communiqué. [Les Etats-Unis et plusieurs pays européens (Allemagne, Italie, Grand-Bretagne, France) annoncent avoir "pris note" ou "pris acte" - de la déclaration d'indépendance du Kosovo. La Suisse demande aux autorités du Kosovo de s'engager à "protéger les droits de toutes les minorités". La reconnaissance du Kosovo par la Suisse ne se fera "qu'après consultations des commissions de politique étrangère", a déclaré le ministère des affaires étrangères.
[Des dizaines de milliers de Kosovars, habitants de la capitale ou venus de province, arborant le drapeau albanais aigle noir bicéphale sur fond rouge mêlé à celui des Etats-Unis, ont envahi les rues de Pristina, manifestant leur joie par des hourras et des cris "Indépendance", dans des concerts de klaxons et de pétards.
[Le ministre serbe des Affaires étrangères de la Serbie a plaidé contre toute déclaration d'indépendance unilatérale de la province du Kosovo. Il a réaffirmé que ce serait la "première fois dans l'Histoire" qu'une sécession ethnique recevrait l'assentiment de la communauté internationale. Il a aussi annoncé que la Serbie prendrait "toutes les mesures nécessaires", mais exclu à nouveau le recours à la force. _14 février, Belgrade. Le gouvernement serbe décide d'"annuler" à l'avance la proclamation d'indépendance du Kosovo prévue le 17 février. "Les actes et les activités des autorités intérimaires du Kosovo qui proclament l'indépendance unilatérale sont annulés [par le gouvernement serbe] parce qu'ils violent la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Serbie", indique un communiqué officie. _24 janvier, Bruxelles. Le Premier ministre du Kosovo, Hashim Thaci, estime que la proclamation de l'indépendance de cette province de Serbie est désormais "une question de jours". Il ne donne pas de date précise, se contentant d'indiquer que "le Kosovo est prêt". "Nous nous attendons à un soutien massif de la part des Etats-Unis et de l'Europe", ajoute-t-il, à l'issue d'entretiens avec Javier Solana, le chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Dimitrij Rupel, le ministre des affaires étrangères de la Slovénie qui exerce la présidence de l'Union, et le commissaire à l'élargissement, Olli Rehn. LIBAN_28 mars, New York. La commission d'enquête des Nations unies chargée d'enquêter sur le meurtre de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri annonce qu'un "réseau criminel", dont l'origine et les membres n'ont pas été rendus publics par souci de sécurité, est à l'origine de l'attentat. Ce "réseau d'individus a agi de concert pour commettre l'assassinat de Rafic Hariri, et [...] certains de ses membres sont liés à d'autres attentats couverts par le mandat de la commission", ajoute le rapport présenté au Conseil de sécurité. _14 février, Beyrouth. Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah déclare "une guerre ouverte" à Israël qu'il accuse d'être derrière l'assassinat à Damas d'Imad Moughnieh, l'un des fondateurs de la branche armée du mouvement. Israël a nié toute implication dans l'attentat à la voiture piégée qui a coûté la vie à Imad Moughnieh. ["Sionistes, si vous voulez ce type de guerre ouverte, alors le monde entier doit entendre ceci : qu'une guerre ouverte soit !", a affirmé Hassan Nasrallah dans un discours prononcé lors des obsèques d'Imad Moughnieh, à Beyrouth. _12 février, Damas. Un homme clé des opérations militaires du Hezbollah libanais, Imad Moughnieh, recherché par Interpol et les Etats-Unis pour une série d'attentats et d'enlèvements, assassiné à Damas. Selon un responsable du Hezbollah, Imad Moughnieh a été tué dans l'explosion d'une voiture piégée à Damas. [Israël a démenti toute implication dans l'assassinat de Moughnieh, dans la clandestinité depuis la fin des années 1980. Les autorités syriennes ont seulement fait état d'un mort non identifié dans l'explosion d'une voiture à Damas.] _25 janvier, Beyrouth. Un attentat à la voiture piégée tue le capitaine Wissam Eïd, l'un des responsables des services de renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI, police). L’attentat n’a pas été revendiqué. [D'après le major-général Achraf Rifi, directeur des FSI, le capitaine Eïd était en charge de "dossiers très importants", dont ceux "relatifs à des attentats et des actes terroristes". Il dirigeait le service des écoutes, qui a apporté de précieuses informations notamment dans l'enquête relative à l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, en février 2005, alors que le processus de création d'un tribunal à caractère international chargé de juger les présumés coupables est en bonne voie.] NATIONS UNIES_21 janvier, New Delhi. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, plaide pour une évolution radicale des organisations internationales nées après la Seconde Guerre mondiale et qui ne tiennent pas compte de la puissance économique de la Chine et de l'Inde. [La Grande-Bretagne, tout comme la France, soutient aussi le projet de hisser l'Inde au rang de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies aux côtés de l'Allemagne, du Japon ou du Brésil. Le président français Nicolas Sarkozy souhaite, pour sa part, élargir le G8 à la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud, le Mexique et le Brésil, pour former un G13.] _18 janvier, New York. Ban Ki-moon nomme l'acteur, réalisateur et défenseur des droits de l'homme George Clooney, Messager de la paix des Nations unies.
[Les Messagers de la paix des Nations Unies sont des personnalités éminentes choisies dans le monde des arts, de la littérature, de la musique et des sports qui ont accepté d'aider à attirer l'attention du monde entier sur les activités des Nations unies. _3 janvier, New York. La Libye préside, en janvier, le Conseil de sécurité, l'organe le plus influent des Nations unies, qui avait maintenu Tripoli sous sanctions, entre 1992 et 2003, pour ses liens avec le terrorisme. "Nous sommes de retour dans la communauté internationale", souligne Giadalla Ettalhi, l'ambassadeur de la Libye aux Nations unies, dont le pays a été élu au Conseil, le 16 octobre 2007, par 178 des 192 Etats membres de l'organisation. [La Libye a rejoint le Conseil de sécurité pour deux ans, en même temps que la Croatie, le Costa Rica, le Vietnam et le Burkina Faso.] NEPAL_4 février, Genève. A l'issue d'une visite de cinq jours au Népal, la haut commissaire adjointe aux droits de l'homme, Kyung-wha Kang, déclare que le Haut Commissariat continuera d'appuyer les partenaires locaux dans la lutte contre l'impunité et la discrimination, qui continuent de prévaloir dans le pays au détriment du processus de paix. [Un an après la visite de Louise Arbour dans le pays, aucun responsable de violations des droits de l'homme n'a été poursuivi, a regretté Kyung-wha Kang. Or, l'accord entre les parties implique la création d'une commission sur les disparitions et d'une Commission Vérité et Réconciliation, a-t-elle rappelé. PAKISTAN_25 mars, Islamabad. Le nouveau Premier ministre pakistanais, Youssouf Raza Gilani, ordonne la libération immédiate des juges encore en résidence surveillée. [Une soixantaine de juges, parmi lesquels le premier d'entre eux, le président de la Cour suprême, Iftikhar Mohammad Chaudhry, jugés "peu coopératifs", avaient été démis et certains d'entre eux arrêtés lors de l'instauration par le président Musharraf de l'état d'urgence, le 3 novembre 2007.] PAYS ISLAMIQUES_14 mars, Dakar. A l'issue d’un Sommet à Dakar, les Etats membres de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) condamnent l'extrémisme et proposent l'organisation d'une conférence de haut niveau pour promouvoir le dialogue interreligieux. RUSSIE_2 mars, Moscou. Le successeur désigné de Vladimir Poutine, Dimitri Medvedev, remporté une victoire écrasante à l'élection présidentielle. Dmitri Medvedev, a été élu président de Russie avec 70,23% des voix. [Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a appelé l'Union européenne à trouver un nouveau "langage" avec le président élu russe Dmitri Medvedev, déplorant que les Européens n'y soient pas parvenus avec Vladimir Poutine. _20 février, New York. Les autorités russes ont refusé de délivrer un visa à Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch (HRW), indique l'organisation américaine. Celui-ci souhaitait se rendre à Moscou pour y présenter un rapport sur la dégradation des conditions de travail des organisations non gouvernementales (Ong) en Russie. [Le département d'Etat américain a évoqué un "incident regrettable", par la voix de son porte-parole, Sean McCormack. "Le rôle d'une démocratie, d'une démocratie en développement, d'une démocratie épanouie est de permettre aux opinions de s'exprimer en public, même lorsque ces opinions se révèlent critiques à l'égard du gouvernement ou de la politique en place", a-t-il déclaré.] RWANDA_24 FEVRIER. Human Rights Watch (HRW) doute que le Rwanda soit apte à juger les génocidaires, écrit le quotidien Le Monde. "La pratique des tribunaux rwandais n'est pas en adéquation avec les lois qui les régissent, estime l'organisation américaine de défense des droits de l'homme dans un document remis aux juges du TPIR le 3 janvier 2008. De sérieux obstacles empêchent la tenue de procès équitables et crédibles". _26 janvier, Kigali. Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner déclare, lors d'une brève visite, que la France avait "certainement commis une faute politique" au Rwanda, mais qu'elle "n'a pas eu de responsabilité militaire" pendant le génocide de 1994. "On ne comprenait pas ce qui se passait. Mais il n'y a pas de responsabilité militaire", ajoute-t-il, lors d'une conférence de presse commune avec le président rwandais Paul Kagame. [Réplique de l'ancien Premier ministre Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères en 1994 : "Je comprends bien que la France veuille se réconcilier avec le Rwanda. Le réalisme politique le commande. C’est l’intérêt de notre pays. Mais de là à tomber dans les amalgames de la repentance ou les compromissions de la realpolitik, il y a un fossé". Il ajoute : "On nous dit qu’au Rwanda, la France aurait commis une "faute politique". C’est trop ou trop peu. De quelle faute s’agit-il ? Il faut l’expliquer !» Chiche !"] SERBIE_4 février, Belgrade. Crédité de 51,16 % des suffrages par la commission électorale, le chef de l'Etat sortant, Boris Tadic, réélu président face à son rival nationaliste, Tomislav Nikolic. [Les leaders albanais du Kosovo avaient annoncé qu'ils proclameraient l'indépendance de leur province après les résultats de cette élection. Si les deux candidats étaient opposés à cette indépendance, l'ultranationaliste Nikolic était le seul à agiter des menaces de blocus et de refus de coopération avec l'Union européenne au cas où ses pays membres la reconnaîtraient. Boris Tadic est, lui, persuadé que la Serbie n'a d'autre voie que l'intégration européenne.] SUISSE_26 février, Berne. Une coalition d'une trentaine d'organisations non gouvernementales (Ong) suisses dont Amnesty International - demande la création d'une instance nationale indépendante en matière de droits de l'homme. Dans un rapport remis au ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE), les Ong soulignent que ces droits ne sont pas respectés de la même manière dans tous les cantons. Leur prise de position intervient dans la perspective de l'évaluation, en mai, de la situation en Suisse par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. "La Suisse pourrait améliorer de manière substantielle son bilan si elle mettait sur pied une véritable instance nationale des droits de l'homme", affirme la coalition. TAIWAN_22 mars, Taïpeh. Le candidat du parti de l'opposition taïwanaise, Ma Ying-jeou, 57 ans, du parti Kouomintang (KMT), remporte l'élection présidentielle. Ma Ying-jeou a recueilli 58,45 % des voix, une incontestable victoire sur son concurrent Frank Hsieh, le candidat du parti du président sortant, qui est issu d'un mouvement attaché à la construction d'une identité proprement taïwanaise et hostile à la Chine. [La Chine refuse toujours d'admettre l'indépendance de Taiwan qui lui a échappé en 1949, quand les nationalistes de Chang Kaï-chek s'y sont réfugiés. Chen Shui-bian, le président sortant, était un farouche défenseur de l'indépendance de l'île. Au pouvoir depuis 2000, il a durant ses deux mandats multiplié les déclarations de défiance à l'égard de Pékin.] TCHAD_27 février, N'Djamena. Le président tchadien Idriss Déby annonce l'ouverture d'une enquête internationale, portant notamment sur le sort des opposants disparus. "Il y aura une enquête internationale qui fera la lumière sur l'ensemble des choses qui se sont passées", déclare-t-il à l'issue d'un entretien avec son homologue français Nicolas Sarkozy, en visite à N'Djamena. L'enquête sera dirigée par le président de l'Assemblée nationale, Nassour Ouaïdou, ancien Premier ministre. ["La France veut la vérité et je ne céderai pas sur ce point", a déclaré pour sa part Nicolas Sarkozy. "Ce n'est pas parce que le gouvernement du Tchad est légitime qu'il peut se permettre de faire n'importe quoi. J'ai demandé une commission d'enquête".] _26 février, New York. Human Rights Watch (HRW), qui a mené une enquête au Tchad sur la disparition de deux responsables de l'opposition, - Ibni Oumar Mahamat Saleh, ancien ministre et porte-parole de la CPDC, la principale coalition de l'opposition tchadienne, et le député Ngarlejy Yorongar, l'une des plus anciennes figures de l'opposition - affirme que ces derniers ont été arrêtés par les forces gouvernementales de sécurité le 3 février. [Les autorités tchadiennes ont reconnu qu'elles détiennent comme "prisonnier de guerre" l'ancien président Lol Mahamat Choua, placé "en résidence surveillée chez lui"] _22 février, Genève. Les Nations unies font part de leur inquiétude à l'égard de la disparition d'opposants politiques au Tchad et demandent aux autorités tchadiennes de respecter les libertés politiques et d'enquêter sur la mort de civils lors des combats du début du mois dans la capitale tchadienne. [Tout en reconnaissant que le gouvernement tchadien avait été confronté à "une crise majeure" lors des combats dans la capitale, le Haut commissariat a jugé "important que les détentions se déroulent dans le respect total des normes du droit international et que les droits fondamentaux des détenus soient respectés".] _13 février, Paris. Le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, exprime sa "vive préoccupation" sur le sort des trois opposants tchadiens enlevés après l'attaque sur N'Djamena. "N'ayant reçu à ce jour aucune confirmation précise du lieu et des conditions de leur détention, le ministre demande instamment que toute la lumière soit faite sur la situation [des opposants] et qu'ils fassent l'objet d'une libération immédiate si aucun fait de nature judiciaire ne leur est reproché". _11 février, Bruxelles. Le commissaire européen au développement, Louis Michel, rappelle au président tchadien, Idriss Déby, que ce dernier "s'est porté garant de l'exécution de l'accord politique [du 13 août 2007] et qu'il lui incombe d'apporter des preuves concrètes de son soutien à ce processus par la libération immédiate [des] personnalités de l'opposition politique non armée". Cet accord, signé entre majorité présidentielle et opposition politique en vue du renforcement démocratique et parrainé par la communauté internationale, est censé permettre l'organisation d'élections libres et transparentes d'ici à 2009. [Au moins trois responsables de l'opposition auraient été arrêtés début février après les combats entre les rebelles et l'armée tchadienne: l'ancien chef d'Etat et président du comité de suivi de l'accord du 13 août, Lol Mahamat Choua; le porte-parole de la Coordination pour la défense de la Constitution (CPDC), Ibni Oumar Mahamat Saleh et Ngarlejy Yorongar, le président de la Fédération action pour la république (FAR).] _11 février, Paris. L'organisation Reporters sans frontières (Rsf) dénonce la "chasse à l'homme" à N'Djamena depuis l'attaque rebelle des 2 et 3 février. Selon Rsf, "peu après la fin des combats dans la capitale [...] plusieurs journalistes ont échappé à une arrestation par des hommes en tenue militaire, soupçonnés d'être des agents des renseignements généraux". [Lol Mahamat Choua était à la tête du comité de suivi d'un accord signé le 13 août 2007 entre les partis politiques tchadiens qui refusaient de participer jusqu'ici aux processus électoraux et le pouvoir. Le texte prévoyait de remettre à plat le système électoral, avec l'appui de la France, des Etats-Unis et de l'Union européenne (UE), en procédant à un recensement, à la création d'un nouveau fichier électoral et d'une commission électorale digne de ce nom. Source : Le Monde] _5 février, N'Djamena. Les rebelles acceptent le principe d'un "cessez-le-feu immédiat". "Conscientes des souffrances des populations tchadiennes et souscrivant aux initiatives de paix des pays frères, la Libye et le Burkina Faso, les forces de la résistance nationale donnent leur accord pour un cessez-le-feu immédiat", déclare le porte-parole de l'alliance rebelle, Abderraman Koulamallah, dans un communiqué lu à l'Agence France-Presse (AFP) par téléphone. [Les combats à N'Djamena ont fait "beaucoup de morts" et au moins 500 blessés, selon un premier bilan établi de source humanitaire internationale.] _4 février, New York. Dans une déclaration non contraignante, le Conseil de sécurité des Nations unies condamne les attaques des groupes rebelles contre le gouvernement tchadien et appelle les Etats membres à apporter leur soutien à ce dernier. Selon la déclaration, le Conseil "condamne fermement les attaques perpétrées par des groupes armés contre le gouvernement tchadien et toutes les tentatives de déstabilisation par la force, et rappelle son soutien à la souveraineté, l'unité, l'intégrité territoriale et l'indépendance politique du Tchad". [Les principaux chefs des rebelles tchadiens, Hahamat Nouri et Timan Erdimi, sont d'anciens responsables du régime d'Idriss Déby ayant fait défection en 2005 et 2006. A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni en urgence le 3 février. Se disant "profondément alarmé par la dangereuse situation" du Tchad, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé "toutes les parties à cesser immédiatement les hostilités et à ouvrir un dialogue afin d'empêcher la poursuite de l'effusion de sang".] TIMOR-LESTE_11 février, Dili. Le président du Timor-Oriental, José Ramos-Horta, blessé par balle lors d'une attaque contre son domicile, à Dili, la capitale du pays. Dans le même temps, le Premier ministre, Xanana Gusmao, tombe dans une embuscade et essuie des coups de feu alors qu'il se trouvait dans son véhicule, sans être touché. José Ramos-Horta, 58 ans, co-Prix Nobel de la paix 1996, a été transféré à l'hôpital de Darwin, en Australie. [Selon les autorités timoraises, le commandant Alfredo Reinado, un militaire en cavale depuis deux ans, a été tué dans un échange de tirs devant la résidence du chef de l'Etat. Dans une conférence de presse impromptue, Xanana Gusmao a assuré que "bien que l'Etat ait été attaqué par un groupe armé, et son président blessé, l'Etat a le contrôle de la situation".] TURQUIE_31 mars, Istanbul. La Cour constitutionnelle juge recevable sur la forme une demande d'interdiction du Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis novembre 2002, accusé d'activités allant à l'encontre de la laïcité. La décision a été prise à l'unanimité des onze juges. Cette décision lance formellement le procès à l'encontre de ce parti, dont le verdict sera rendu dans plusieurs mois. [La plus haute instance judiciaire du pays a été saisie le 14 mars par le procureur en chef de la Cour de cassation, Abdurrahman Yalçinkaya, qui estime que l'AKP qui affirme avoir rompu avec l'islam politique et se définit comme un parti "démocrate conservateur" - menace les fondements laïques de la République turque. _29 février, Ankara. L’offensive turque, lancée le 21 février contre les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le Kurdistan irakien, s'est achevée et les unités qui y étaient engagées ont regagné leurs bases, annonce l'état-major turc. "Il a été conclu que l'opération a atteint ses objectifs et nos troupes ont regagné leurs bases dans le pays", indique un communiqué de l’armée turque. [Selon Ankara, qui a reconnu la perte d'un hélicoptère de combat et de dix-sept de ses soldats 47 selon ses adversaires , 153 combattants du PKK auraient été tués depuis le début des opérations.] _9 février, Ankara. Les députés turcs adoptent, à une écrasante majorité, des amendements constitutionnels menant à la légalisation du foulard islamique à l'université. Le texte établit notamment que "personne ne peut être privé de son droit à l'enseignement supérieur". La jurisprudence en vigueur depuis la fin des années 1980 interdisait aux jeunes femmes d'entrer sur les campus coiffées de leur foulard, au nom d'une application stricte du principe de laïcité. [Pour l'opposition, minoritaire au Parlement, cette mesure vise à "neutraliser la laïcité". Le Parti républicain du peuple (CHP), héritier politique du kémalisme, a dénoncé une "islamisation rampante" de la société turque. Et estime que cette réforme porte un coup sévère à la séparation de l'Eglise et de l'Etat.] UNION AFRICAINE_1er février, Addis Abeba. Le ministre gabonais des Affaires étrangères, Jean Ping, élu à la tête de la Commission de l'Union africaine (UA). Il succède à Alpha Oumar Konaré, ancien président du Mali, qui dirigeait la commission de l'UA depuis 2003. [La Commission de l'UA est la branche exécutive et administrative de l'Union africaine, qui regroupe 53 pays.] VATICAN_31 mars, Rome. L'islam a dépassé le catholicisme en tant que première religion mondiale, annonce le Vatican. Les musulmans représentent désormais 19,2% de la population mondiale et les catholiques 17,4%, déclare dans l'Osservatore Romano, organe du Vatican, Mgr Vittorio Formenti, auteur de l'annuaire statistique 2008 de l'Etat pontifical. _4 février, Rome. Benoît XVI atténue les termes de la prière de "conversion des juifs". [Le 7 juillet 2007, le pape a libéralisé, sous conditions, le rite antérieur à Vatican II, appelé rite "tridentin" (concile de Trente au XVIe siècle). Cet ancien rite de l'Eglise comprend - outre la messe en latin - une prière pour la "conversion des juifs", traditionnellement récitée dans les églises le Vendredi saint (jour de la crucifixion du Christ).
> ET AUSSI... <_DROITS DE LA FEMME _10 janvier, New York. La Division de la promotion de la femme des Nations unies vient d’éditer un CD-ROM qui contient toute la documentation relative aux 25 ans de travail du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes (CEDAW). [Au cours des 25 dernières années, le Comité a examiné 402 rapports, soumis par 154 Etats parties en vertu de l'article 18 de la Convention. Le CD-ROM sera bientôt disponible en français et pourra être consulté sur le site du CEDAW : www.un.org/womenwatch/daw/]. _LIBERTE DE LA PRESSE
L'Irak est resté le pays le plus meurtrier pour les journalistes, avec 47 victimes."Depuis l'invasion américaine, en mars 2003, au moins 207 professionnels des médias y ont été tués. Ni la guerre du Vietnam ni le conflit dans l'ex-Yougoslavie ni même les massacres en Algérie ou le génocide rwandais n'avaient fait autant de victimes parmi les professionnels de la presse", déplore RSF. Qui classe en deuxième et troisième positions des pays les plus dangereux : la Somalie (8 tués) et le Pakistan (6 tués).
_SPORTS _24 janvier, Strasbourg. La dérive commerciale du sport met en danger le modèle sportif européen, assure l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), qui alerte les Etats membres du développement sans précédent de la dimension économique de certains sports professionnels, notamment en raison des droits de retransmission télévisée. Cette tendance, soulignent les parlementaires, met en risque le modèle sportif européen : un modèle démocratique servant à garantir que le sport reste ouvert à tous.
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