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AFGHANISTAN_26 juin, New York. La production d'opium a atteint en 2007, pour la deuxième année consécutive, un "niveau record" en Afghanistan et menace d'enrayer les progrès "impressionnants" accomplis depuis la fin des années 1990 dans la lutte mondiale contre la drogue, affirme le rapport annuel de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). ["La lutte contre les drogues a donné des résultats considérables : l'héroïne, la cocaïne et les drogues synthétiques, malgré leurs effets ravageurs sur l'usager, n'ont pas eu de conséquences aussi graves que le tabac et l'alcool sur la santé publique", affirme le rapport de l’ONUDC. D'après le document, les drogues tuent environ 200’000 personnes par an, alors que le tabac tue 5 millions de personnes par an et l'alcool 2,5 millions de personnes par an.] _15 mai, Genève. "Il faut empêcher les assassinats illégaux en Afghanistan", affirme le Rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston, qui appelle le gouvernement afghan et la communauté internationale à renouveler leurs efforts pour éviter les "assassinats illégaux" - attaques suicides et les assassinats ciblés - dans le pays. AFRIQUE DU SUD_28 juin, Washington. Nelson Mandela et le Congrès national africain (ANC) vont être retirés de la liste noire américaine du terrorisme. Après la Chambre des représentants en mai, le Sénat adopte une loi en ce sens, qui devrait être signée par le président George W. Bush avant les 90 ans de Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid et prix Nobel de la Paix, le 18 juillet. ["Aujourd'hui, les Etats-Unis ont enfin franchi une nouvelle étape pour effacer cette grande honte qui déshonore ce grand leader", a déclaré le sénateur John Kerry. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait appelé en avril une commission du Sénat à lever ces restrictions imposées, estimant "plutôt embarrassant" d'avoir à "intervenir personnellement pour autoriser l'entrée sur le territoire de [son] homologue sud-africain, sans parler du grand dirigeant Nelson Mandela".] _25 mai, Johannesburg. Plus de 35'000 étrangers pour la plupart des immigrés clandestins venus principalement du Mozambique et du Zimbabwe -, accusés de voler le travail des sud-africains, ont fui, depuis deux semaines, la flambée de violences xénophobes dans les townships d'Afrique du Sud, se réfugiant dans des camps de fortune, et des milliers d'autres ont quitté le pays, victimes de ce que la presse taxe de "nettoyage ethnique". Les violences ont fait au moins 50 morts. [Dans un discours à la nation retransmis par les radios et la télévision, le président Thabo Mbeki a dénoncé "les actes honteux de quelques-uns" qui "ont terni le nom" de l'Afrique du Sud,. Estimant que"jamais depuis la naissance de notre démocratie (en 1994) nous n'avons vu une telle inhumanité", il a averti que si la xénophobie "prenait racine", elle risquait de replonger le pays "dans son passé de violence". ALGERIE_8 juin, Alger. Un double attentat à la bombe, revendiqué par Al-Qaida au Maghreb, fait 12 morts, dont un ingénieur français, dans la localité de Beni Amrane, située à environ 80 km à l'est d'Alger. L'ingénieur français, employé par l'entreprise Razel, en charge de travaux dans un tunnel ferroviaire au niveau de Lakhdaria (Palestro), et son chauffeur, ont été tués les premiers par l'explosion d'une bombe actionnée à distance. [Huit militaires et deux secouristes de la protection civile qui leur portaient secours ont été tués, un quart d'heure plus tard, dans l'explosion d'une autre bombe.] ALLEMAGNE_25 avril, Berlin. Le Conseil central des juifs d'Allemagne se déclare favorable à la réédition, assortie de commentaires critiques, de Mein Kampf [Mon combat] d'Adolf Hitler. [La propriété des droits d'auteur de ce livre interdit en Allemagne depuis la fin de la guerre, mais circulant clandestinement revient au gouvernement de Bavière jusqu'en 2015, soit le délai légal de 70 ans après la mort d'Adolf Hitler. Hitler s'est suicidé dans son bunker, à Berlin, le 30 avril 1945.] ANGLETERRE_18 juin, Londres. Après l'approbation de la Chambre des lords, le Royaume-Uni devient le dix-neuvième des 27 pays de l'Union européenne à ratifier le traité de Lisbonne. BIRMANIE_27 mai, Rangoun. La junte birmane prolonge d'un an l'assignation à résidence de Daw Aung Suu Kyi, 62 ans, qui dirige la Ligue nationale pour la démocratie (LND), principal parti d'opposition en Birmanie. Prix Nobel de la paix, Daw Aung Suu Kyi est maintenue en isolement depuis 2003 dans sa maison délabrée de Rangoun. [Le régime affirme que l’approbation de la Constitution ouvre la voie à des "élections multipartites" en 2010 et à un "éventuel transfert du pouvoir" aux civils. Une pure et simple "imposture" selon les opposants au régime, qui avaient appelé à voter non, car selon eux, la nouvelle Constitution pérennise la mainmise sur le pouvoir des militaires, assurés par exemple d’occuper un quart des sièges au Parlement.] _23 mai, Rangoun. A l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat, le général Than Shwe, Ban Ki-moon annonce que les autorités birmanes acceptent de recevoir une assistance internationale permettant de secourir les victimes du cyclone Nargis. [Selon les Nations unies, la catastrophe a fait au moins 133'600 morts et disparus et 2,4 millions de sinistrés.] _19 mai, Rangoon. Dix-sept jours après le passage du cyclone Nargis, qui a fait 133'600 morts et disparus, la Birmanie décrète trois jours de deuil national et donne son feu vert à ses voisins d'Asie du Sud-Est pour coordonner l'aide étrangère aux 2,4 millions de sinistrés. _17 mai, New York et Londres. Les Occidentaux ont fustigé le refus de la Birmanie d'accepter une aide massive pour les deux millions de survivants du cyclone Nargis. "J'ai dit [...] qu'aujourd'hui les gens mouraient, plus uniquement du fait du cyclone, mais aussi du fait du refus par les autorités [birmanes] d'autoriser l'aide internationale", déclare l'ambassadeur de France auprès des Nations unies, Jean-Maurice Ripert. "Des dizaines de milliers de vies ont été perdues, des centaines de milliers pourraient l'être", prévient-il. [Dans une lettre à MM. Bush, Brown et Sarkozy, le prix Nobel de la paix Desmond Tutu en a appelé au Conseil de sécurité des Nations unies, accusant la Birmanie d'avoir "effectivement déclaré la guerre à sa propre population" et de "commettre des crimes contre l'humanité".]
_15 mai, Paris. Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner juge que le refus par la junte birmane de toute opération d'aide internationale massive se rapproche d'un "crime contre l'humanité". [Bernard Kouchner a plaidé à nouveau pour que les Nations unies reconnaissent dans cette situation la "responsabilité de protéger" de la communauté internationale, un concept qui répond au "droit d'ingérence humanitaire" dont il fut par le passé l'un des initiateurs. "Pour le moment cela a été refusé", a-t-il reconnu, en espérant que "ça évolue".] _15 mai, New York. Les Nations unies vont organiser, en Asie, un sommet d'urgence consacré à la crise humanitaire en Birmanie. Face à la gravité de la situation humanitaire dans le sud du pays, un "sommet d'urgence va être convoqué par le secrétaire général des Nations unies avec plusieurs pays d'Asie et dans la région", annonce le Premier ministre britannique, Gordon Brown. La communauté internationale veut éviter une "deuxième catastrophe" en Birmanie et secourir la majorité des deux millions de survivants du cyclone. [Deux semaines après la catastrophe, dont le bilan officiel a été porté à 43'318 morts et 27'838 disparus, la junte militaire birmane refuse toute opération d'aide internationale massive. Le bilan réel pourrait être beaucoup plus élevé : la Grande-Bretagne avance le chiffre de 200'000 morts.]
_9 mai, Paris. Six jours après le passage du typhon Nargis, John Holmes, secrétaire général adjoint des Nations unies en charge des secours humanitaires, déclare qu'il "perd patience" face aux refus du régime birman d'ouvrir le pays. John Holmes espère que l'appel de fonds lancé par les Nations unies dépassera 100 millions de dollars. _8 mai, Paris. Les ministres des Affaires étrangères français et britannique, Bernard Kouchner et David Miliband, appellent les autorités birmanes à lever toutes les restrictions de distribution d'aide étrangère aux victimes du cyclone Nargis. "Tous les efforts doivent désormais converger vers le secours aux populations, y compris pour prévenir d'autres malheurs, en particulier les épidémies", écrivent-ils dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde. _8 mai, New York. La chargée d'affaires américaine en Birmanie estime que le bilan des victimes du cyclone Nargis pourrait dépasser les 100'000 morts, dont 80'000 dans la seule localité de Labutta, à l'embouchure du delta de l'Irrawaddy. Selon la Fédération internationale de la Croix-Rouge, ces chiffres feraient de Nargis le cyclone le plus meurtrier depuis 1991. [Bernard Kouchner a invoqué le "droit d'ingérence humanitaire", qu'il a contribué à établir, pour proposer "une résolution qui impose le passage [de l'aide humanitaire] au gouvernement" birman, qui ne la laisse entrer qu'au compte-gouttes. En 2005, les Etats membres des Nations unies avaient apporté leur soutien à ce principe, rebaptisé "responsabilité de protéger".] _7 mai, New York. Ban Ki-moon exhorte le gouvernement birman à "répondre à la profusion d'offres d'assistance et de solidarité en facilitant l'arrivée de travailleurs humanitaires"."Cela pourrait aider de manière significative le gouvernement à répondre à [la] tragédie" provoquée par le cyclone Nargis. [Le secrétaire général des Nations unies a aussi demandé que "la fourniture d'assistance" reçoive toutes les autorisations nécessaires de la part des autorités birmanes.] _6 mai, Rangoun. Les autorités birmanes décident le maintien d'un référendum prévu le 10 mai sur une nouvelle constitution, sauf dans 47 localités affectées par le cyclone où il a été reporté au 24 mai. Le scrutin doit théoriquement ouvrir la voie à des élections multipartites à l'horizon 2010. [Le parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, a jugé "totalement inacceptable" la tenue du scrutin, dénonçant un manque de "respect pour les difficultés auxquelles la population est confrontée avec la catastrophe" et affirmant "ne pas avoir vu d'aide efficace aux victimes".] _6 mai, Rangoun. Plus de 22'000 personnes sont mortes en Birmanie lors du passage du cyclone Nargis, et au moins 41'000 autres sont portées disparues, annonce la télévision d'Etat, dans un nouveau bilan officiel. [L'aide internationale sera accueillie favorablement, mais les équipes qui se rendront dans le pays "devront négocier avec le ministère des Affaires étrangères et les plus hautes instances" du régime, déclare le ministre de la Protection sociale, Maung Maung Swe.]
["Les Nations unies feront tout ce qu'elles pourront pour fournir une assistance d'urgence à la Birmanie", a assuré le secrétaire général, Ban Ki-moon. Le cyclone, qui venait du golfe du Bengale, a touché la côte sud-ouest de la Birmanie avec des vents allant de 190 à 240 km/h. Il a poursuivi sa progression vers l'est, causant des dégâts majeurs à Rangoun, ancienne capitale et première ville du pays. Sur l'île de Haingyi, à 200 km au sud-ouest de Rangoun, on compte 90'000 sans-abri. Au total, cinq régions ont été déclarées en état de catastrophe naturelle, notamment dans les zones reculées du delta de l'Irrawaddy, dans le sud-ouest du pays. Selon un responsable des Nations unies, des centaines de milliers de Birmans sont privés d'abri et d'accès à l'eau potable.] BRESIL_18 avril, Brasilia. Devant la 30e conférence régionale de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, rejette tout lien entre le développement des biocarburants et l'inflation des prix des denrées alimentaires. CAMEROUN_10 avril, Yaoundé. L'Assemblée nationale, largement dominée par le parti présidentiel, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), vote, par 157 voix pour et 5 contre, plusieurs projets d'amendements à la Constitution de 1996 qui ouvrent la voie à un nouveau septennat pour l'actuel chef de l'Etat, Paul Biya, âgé de 75 ans. [Les autres modifications de la Constitution vont toutes dans le sens d'un affaiblissement du pouvoir de l'Assemblée nationale au profit du chef de l'Etat, dont un autre article officialise l'immunité à l'issue de son mandat. Quinze parlementaires appartenant au principal parti de l'opposition, le Front social-démocrate (SDF), ont quitté la salle, peu avant le scrutin, pour protester contre ce qu'ils ont appelé un "coup d'Etat constitutionnel".]
CHILI_25 mai, Santiago. Le juge chilien Victor Montiglio ordonne l'arrestation de 98 anciens agents de la Dina, la redoutable police secrète du général Augusto Pinochet, accusés de la mort de 119 opposants à la dictature militaire (1973-1990). ["Ces arrestations sont le résultat de trente-trois ans d'enquête", a précisé le juge Montiglio. Parmi les tortionnaires, militaires et civils, figure l'ancien chef de la Dina, le général Manuel Contreras.] CHINE_24 mai, Pékin. Pus de 80'000 personnes pourraient avoir péri dans le séisme qui a ravagé la province du Sichuan le 12 mai, affirme le Premier ministre chinois, Wen Jiabao. Selon Wen Jiabao, le séisme, le plus meurtrier en Chine depuis plus de 30 ans, a fait plus de 60'000 morts confirmés et le nombre de tués "pourrait grimper jusqu'à 70'000, 80'000 ou encore plus". Près de 30'000 personnes sont encore portées disparues et 300'000 autres blessées, précise-t-il. _11 avril, Pékin. Un séisme, d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter, fait au moins 12'000 morts dans la seule province chinoise du Sichuan (sud-ouest), où se trouve l'épicentre du tremblement de terre. Les informations officielles font en outre état de milliers de blessés. [Ce séisme est le plus grave qu'ait connu la Chine depuis celui de Tangshan en 1976, qui avait fait 242'000 morts.] _15 avril, Londres. Au moins 1'252 personnes condamnées à mort ont été exécutées dans le monde en 2007, dont un tiers en Chine, selon Amnesty International, qui précise cependant que le nombre est certainement plus élevé, de nombreuses exécutions étant effectuées sous le sceau du secret. En 2006, au moins 1'591 personnes avaient été exécutées dans 25 pays. _8 avril, Pékin. Le Premier ministre australien Kevin Rudd évoque les problèmes "considérables" des droits de l'homme au Tibet, dans un discours devant des étudiants, au premier jour d'une visite en Chine. "L'Australie, comme la plupart des pays, reconnaît la souveraineté de la Chine sur le Tibet, mais nous pensons qu'il est nécessaire de reconnaître qu'il y a des problèmes considérables de droits de l'homme", souligne-t-il, ajoutant: "L'actuelle situation au Tibet inquiète tous les Australiens. Nous reconnaissons qu'il est nécessaire pour toutes les parties d'éviter le silence et de trouver une solution à travers le dialogue". COLOMBIE_24 mai, Bogota. L'armée colombienne annonce la mort de Manuel Marulanda, le chef historique des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), déjà donné pour mort à au moins 17 reprises. [Le chef des FARC, âgé de près de 80 ans et vétéran de la guérilla, serait décédé depuis près de deux mois."Via le renseignement militaire, nous avons appris que Pedro Antonio Marin, alias Manuel Marulanda ou Tirofijo ["en plein dans le mille"], le principal chef des FARC, était mort", indique un communiqué du ministère de la défense colombien publié samedi. Sa mort "est survenue le 26 mars à 18 h 30 et les circonstances de son décès ne sont pas encore confirmées".] _13 mai, Bogota. Responsables de centaines de massacres et de milliers d'assassinats commis en Colombie par leurs milices d'extrême droite, quatorze anciens chefs des groupes paramilitaires colombiens extradés vers les Etats-Unis. Ils seront jugés à New York, Miami ou Washington pour trafic de cocaïne ils encourent de lourdes peines de prison. [Les paramilitaires "n'ont pas tenu parole", a expliqué le président péruvien Alvaro Uribe pour justifier la décision de les extrader. Les chefs des anciennes milices ont continué à diriger leurs activités mafieuses de leur cellule, ils ont refusé de coopérer avec la justice, d'avouer tous leurs crimes et de réparer leurs victimes. Ils ont donc perdu le bénéfice de la loi "justice et paix". CONGO | République démocratique_24 mai, Bruxelles. L'opposant congolais en exil Jean-Pierre Bemba arrêté par les autorités belges agissant dans le cadre d'un mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI). L'ancien chef de guerre de République démocratique du Congo (RDC), battu par Joseph Kabila à l'élection présidentielle de 2006, est accusé par la CPI d'implication dans des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine (RCA) en 2002-2003. COREE DU NORD_23 avril, Paris. La famine serait de retour en Corée du Nord, pays nucléaire, indique le quotidien Le Monde. Dès avril, le Programme alimentaire mondial (PAM) a tiré le signal d'alarme, redoutant une nouvelle "tragédie humanitaire" en République populaire démocratique de Corée (RPDC). ESPAGNE_21 mai, Bordeaux. Javier Lopez Pena - dit Thierry -, considéré comme le numéro un du mouvement indépendantiste basque ETA, interpellé avec trois autres membres présumés de l’ETA à Bordeaux, au terme d’une opération menée conjointement par la police française et espagnole. [Javier Lopez Pena aurait pris la direction de l’appareil politique de l’organisation clandestine en 2006. Il est soupçonné d’avoir été l’un des responsables, la même année, de l’attentat spectaculaire à l’aéroport de Madrid, qui avait causé la mort de deux personnes. Et par lequel l’ETA avait rompu son cessez-le-feu permanent décrété quelques mois auparavant.] _8 mai, Madrid. Le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero durcit la politique espagnole d'immigration - il décide d'allonger le délai maximum de rétention des étrangers en situation irrégulière, aujourd'hui de quarante jours. La directive européenne visant à harmoniser les normes applicables aux clandestins, qui doit être votée en juin 2008, autorise une durée de rétention de dix-huit mois. [Le ministre espagnol de l'intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, a fait valoir que le délai actuel est parfois trop court "pour identifier et rapatrier" les immigrants qui tentent d'entrer irrégulièrement en Espagne. "Si nous sommes laxistes avec l'immigration illégale, nous favoriserons les mafias et cette avalanche, personne ne l'arrêtera", a-t-il déclaré. Il a aussi mis en avant la nécessité de déjouer, par les rapatriements, "l'effet d'appel" sur les candidats à l'immigration.] ETATS-UNIS_28 juin, Washington. Nelson Mandela et le Congrès national africain (ANC) vont être retirés de la liste noire américaine du terrorisme. Après la Chambre des représentants en mai, le Sénat adopte une loi en ce sens, qui devrait être signée par le président George W. Bush avant les 90 ans de Nelson Mandela, héros de la lutte anti-apartheid et prix Nobel de la Paix, le 18 juillet. ["Aujourd'hui, les Etats-Unis ont enfin franchi une nouvelle étape pour effacer cette grande honte qui déshonore ce grand leader", a déclaré le sénateur John Kerry. La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, avait appelé en avril une commission du Sénat à lever ces restrictions imposées, estimant "plutôt embarrassant" d'avoir à "intervenir personnellement pour autoriser l'entrée sur le territoire de [son] homologue sud-africain, sans parler du grand dirigeant Nelson Mandela".] _26 juin, Washington. La Cour suprême américaine confirme que la Constitution garantit à chacun le droit de posséder une arme à feu et de s'en servir, notamment dans les cas d'autodéfense. _18 juin, Washington. Les examens pratiqués sur onze anciens prisonniers de l'US Army, alors soupçonnés de terrorisme, ont révélé des affections durables dues à des sévices physiques et psychologiques relevant de la torture. Ces conclusions émanent d'un rapport de l'organisation américaine Chirurgiens pour les droits de l'homme. [Les mauvais traitements subis par des détenus irakiens aux mains de leurs geôliers américains d'Abou Ghraïb, révélés au grand jour par des vidéos diffusées en avril 2004, ont soulevé une vague d'indignation à travers le monde. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer les conditions de détention au centre pénitentiaire de Guantanamo, où sont rassemblés les terroristes présumés.] _12 juin, Genève. La haut commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, se félicite de la décision prise par la Cour suprême des Etats-Unis qui étend l'application de la Constitution des Etats-Unis aux détenus de la base américaine de Guantánamo à Cuba. [Dans le "Wall Street Journal" du 4 juin, le vice-amiral Mark Buzby, commandant du camp de mai 2007 à mai 2008, a publié un article titré : "Guantanamo est vraiment une prison modèle". Un lieu qui, "contrairement à ce que dit l'opinion internationale, […] rendrait fier tout Américain". Le même jour, le ministre de la justice, Michael Mukasey, a assuré que les procès de Guantanamo se mèneraient "selon les meilleures traditions du système légal américain". _20 mai, Washington. Les Etats-Unis sont "coincés" avec le centre de détention controversé de Guantanamo, à Cuba, en raison des incertitudes entourant le sort des terroristes présumés qui seraient libérés en cas de fermeture, déclare le secrétaire américain à la Défense Robert Gates. [Quelque 800 terroristes présumés sont passés par le camp de Guantanamo ouvert après les attentats du 11 septembre 2001 pour regrouper des détenus internationaux soupçonnés de menacer la sécurité des Etats-Unis. 270 y sont toujours incarcérés.] _27 avril, Washington. L'administration de George Bush a informé au Congrès que les agents du renseignement américain pouvaient, pour lutter contre le terrorisme, avoir recours à des méthodes d'interrogation interdites par les lois internationales, indiquent plusieurs médias américains. Le ministère de la justice a envoyé des lettres au Congrès faisant valoir cette interprétation juridique des Conventions de Genève, qui régissent le traitement des prisonniers de guerre. "Le fait qu'une action soit entreprise pour éviter un attentat, et non pour chercher à humilier ou abuser, serait acceptable aux yeux d'un observateur raisonnable chargé de mesurer de degré d'outrage commis", a assuré le ministère. [Le président Bush avait opposé son veto, en mars, à un texte qui interdirait de facto à la CIA de recourir à des méthodes d'interrogatoire dénoncées par leurs détracteurs comme de la torture, telle la simulation de noyade.] _16 avril, Washington. La Cour suprême américaine autorise la reprise des exécutions, suspendues depuis plus de 6 mois dans le pays, estimant que la méthode de l'injection mortelle était conforme à la Constitution. [Par 7 voix contre 2, la Cour a rejeté la requête de deux condamnés à mort du Kentucky (centre est) qui contestaient cette méthode utilisée dans la quasi-totalité des exécutions à travers le pays.] _10 avril, Washington. Une "cellule" sur la torture a été installée à la Maison-Blanche, au printemps 2002, après l'arrestation des premiers suspects soupçonnés d'appartenir à Al-Qaida en Afghanistan, révèle la chaîne de télévision ABC. ETHIOPIE_12 juin, New York. Human Rights Watch (HRW) publie un rapport dénonçant les "crimes de guerre" et les "crimes contre l'humanité" commis, selon elle, en 2007 en Ogaden, une vaste région semi désertique de l'Ethiopie. EUROPE | Union européenne_16 juin, Prague. Le très eurosceptique président tchèque Vaclav Klaus s' insurge contre "l'européanisme" de crtains milieux politiques et intellectuels. "Laissons les gens qui vivent sur le continent européen être Tchèques, Polonais, Italiens, Danois... et ne faisons pas d'eux des Européens. C'est un projet erroné", déclare-t-il dans un entretien avec le quotidien "Lidove Noviny ". [Les pays membres de l'Union européenne se sont cependant pour la plupart dits décidés à aller de l'avant. Le traité de Lisbonne "n'est pas mort" et "les dirigeants européens devront décider lors du sommet européen des 19-20 juin comment continuer", ont affirmé le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le Premier ministre Slovène Janez Jansa, dont le pays préside l'UE. Mais, "il est clair que le traité n'entrera pas en vigueur au 1er janvier 2009", a toutefois souligné le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker. _5 juin, Luxembourg. Les 27 pays de l'Union européenne approuvent un projet de loi instaurant des règles communes pour l'expulsion des sans-papiers. La nouvelle législation, qui devra encore être avalisée par le Parlement européen, contraindra les autorités nationales à choisir entre légaliser le séjour des "sans-papiers" ou les expulser. FRANCE_22 juin, Paris. Les communautés musulmane et juive élisent leurs responsables religieux. Mohammed Moussaoui, 44 ans, vice-président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), est élu président du Conseil du culte musulman (CFCM), tandis que la communauté juive désigne le Grand rabbin de la synagogue de la rue de la Victoire à Paris, Gilles Bernheim, Grand rabbin de France. [Il y a en France environ 5 millions de musulmans et entre 500’000 et 600’000 juifs, pratiquants ou pas.] _22 mai, Paris. Le tribunal de grande instance de Lille a annulé un mariage en avril "pour erreur sur les qualités essentielles" de la conjointe car celle-ci avait menti sur sa virginité, indique la revue juridique Recueil Dalloz. Alors que sa fiancée lui avait affirmé qu'elle était chaste, une valeur essentielle pour l'époux, l'homme avait découvert le soir de leurs noces, le 8 juillet 2006, qu'elle ne l'était pas, et l'avait immédiatement annoncé à ses proches. Le père de l'époux avait alors ramené la jeune femme chez ses parents, estimant sa famille "déshonorée". Le mari, un ingénieur d'une trentaine d'années, avait décidé dès le lendemain de se séparer de son épouse et l'avait assignée en justice le 26 juillet 2006. [Cette décision a suscité de vives réactions dans le monde politique et associatif. Interrogée sur France Inter, la philosophe Elisabeth Badinter s'est déclarée "ulcérée" par cette décision. L'épouse de l'ancien garde des sceaux Robert Badinter a déclaré avoir "honte" pour la justice française. L'association Ni putes ni soumises a évoqué de son côté une "régression", exprimant son amertume "de savoir qu'en France la virginité peut être considérée comme une "qualité essentielle" et a réclamé un changement législatif. _22 mai, Paris. "La France a décidé de retirer immédiatement du service opérationnel la roquette M26", qui équipe les Lance-roquettes multiples (LRM) de l'artillerie, annoncent les ministres des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la Défense, Hervé Morin. [Cette annonce intervient alors que se déroule à Dublin (Irlande) une conférence internationale en vue de l'interdiction des armes à sous-munitions. Les deux ministres précisent d'ailleurs que la décision française, prise "avant même de connaître le texte définitif du traité", entend "contribuer à la dynamique qui est lancée". La position officielle de la France est en faveur de "l'interdiction de toutes les armes à sous-munitions définies comme inacceptables car causant des dommages humanitaires".] _21 mai, Paris. La romancière bangladaise Talisma Nasreen, 46 ans, menacée de mort par des
islamistes, reçoit le "Prix Simone de Beauvoir pour la
liberté des femmes". Il lui a été remis par Rama Yade, secrétaire
d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'homme.
_17 mai, Paris. La France compte demander aux Nations unies d'agir pour une "dépénalisation universelle de l'homosexualité", déclare la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, à l'occasion de la journée internationale contre l'homophobie. [Par ailleurs, l'organisation Human Rights Watch (HRW) a placé les présidents polonais et ougandais en tête de son palmarès des responsables mondiaux coupables de discrimination envers les homosexuels. Le président polonais Lech Kaczynski s'est prononcé publiquement contre la reconnaissance des unions homosexuelles et son homologue ougandais Yoweri Museveni incite ouvertement à la discrimination envers les homosexuels.] _16 mai, Paris. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), veut inscrire dans le préambule de la Constitution, qui rappelle les droits fondamentaux, la protection des données personnelles. [Le Syndicat national des journalistes (SNJ) juge le texte "particulièrement insuffisant", estimant que "les dérogations au principe de protection du secret des sources sont insufisamment encadrées et imprécises".] _12 mai, Paris. François Bayrou, président du MoDem (centre, opposition) annonce qu'il a l'intention de déposer un amendement dans le cadre de la réforme des institutions pour favoriser "l'indépendance des médias". "Le problème des institutions françaises, c'est que le pouvoir se teinte d'absolutisme", regrette-t-il. [Le porte-parole de l'UMP (parti majoritaire), Frédéric Lefebvre, a saisi le Conseil supérieur de l’Agence France-Presse (AFP) agence accusée de censurer certains des communiqués de son parti. Par ailleurs, le président Nicolas Sarkozy a reproché aux journaux "L’Express", "Marianne", "Le Parisien", "Le Journal du Dimanche" et l’Agence France-Presse de "s’attribuer la fonction d’opposition". _10 mai, Paris. Nicolas Sarkozy annonce que la traite des Noirs, l'esclavage et leur abolition, seront introduites dans les nouveaux programmes de l'école primaire en France, dès la rentrée prochaine. [Nicolas Sarkozy a rappelé, dans son discours, le nécessaire respect de la dignité humaine. "En cette année de célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, la France doit défendre l'universalité des droits de l'homme face aux tentations relativistes auxquelles succombent certains, au nom de traditions historiques dévoyées. Au nom de traditions culturelles caricaturées, au nom de traditions religieuses qui n'ont jamais existé", a-t-il déclaré. _7 mai, Paris. La phrase de Nicolas Sarkosy affirmant que "l’espace des libertés progresse" en Tunisie "fut maladroite", déclare le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kopuchner, sur la radio France Inter. "En dehors de cette phrase, oui, par rapport aux autres pays, en particulier dans la région, ça va bien mieux" en Tunisie, assure-t-il. "Mais, c’est insuffisant et il fallait le souligner". Il ajoute que les atteintes aux droits de l’homme en Tunisie sont "vraiment des péchés véniels comparés à l’état du monde". [Une affirmation démentie par Human Rights Watch (HRW)."La Tunisie figure bien dans le Rapport 2008 de HRW".] _7 mai, Paris. Pour la cinquième année consécutive, la Ligue des droits de l’Homme (LDH) publie son rapport sur "L’état des droits de l’homme en France" [La Démocratie asphyxiée, La Découverte, 128 pp., 10 €]. _6 mai, Paris. Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour "discrimination raciale et discrimination religieuse", à la suite des propos de Jean-Marie Le Pen qualifiant de nouveau les chambres à gaz de "détail" de la seconde guerre mondiale dans le magazine "Bretons". [Jean-Marie Le Pen a déjà été condamné, il y a près de vingt ans, pour avoir tenu des propos similaires. Il avait alors été condamné à payer une amende de 1,2 million de francs (183'200 euros).] _2 mai, Paris. La secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade, se défend d'avoir "fait tapisserie" lors du voyage du président Nicolas Sarkozy en Tunisie et assure avoir discuté "sans tabou, de tous les sujets" avec les associations et les autorités tunisiennes. _30 avril, Paris. Dans un courrier adressé à la ministre de la justice, Rachida Dati, le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, plaide pour la mise en place d'un "pôle crimes de guerre" sur le modèle du pôle antiterroriste et du pôle financier, qui serait "chargé d'enquêter, instruire et poursuivre les infractions les plus graves au droit international humanitaire telles que le génocide, les crimes contre l'humanité, etc.". [Le prêtre Wenceslas Munyeshyaka et l'ancien préfet Laurent Bucyibaruta, réfugiés en France, poursuivis pour génocide et crimes contre l'humanité, auraient dû être jugés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui siège à Arusha. Mais, les Nations unies ont demandé au tribunal de clore les procès d'ici à 2010. Faute de pouvoir juger tous les accusés dans les temps impartis, le TPIR a renvoyé, en novembre 2007, ces deux affaires à la justice française. Une instruction avait déjà été ouverte, en France, contre les deux hommes pour leur participation présumée au génocide de 1994. _30 avril, Tunis, A l'occasion d'un discours devant des étudiants, Nicolas Sarkozy félicite le régime du président tunisien Ben Ali.
_27 avril, Alger. Le "temps de la dénégation" des massacres perpétrés par la colonisation "est terminé", déclare l'ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet, à l'université du 8-Mai-1945 de Guelma. [Le 27 février 2005, à Sétif, le prédécesseur de Bernard Bajolet, Hubert Colin de La Verdière, avait qualifié ces mêmes événements de "tragédie inexcusable". La déclaration de Bernard Bajolet intervient cinq mois après le discours du président Nicolas Sarkozy à l'université de Constantine, dans lequel il avait évoqué "les fautes et les crimes du passé" colonial français en Algérie, qualifiés d'"impardonnables".]
[En 1987, c'est ce même terme de "détail" que Jean-Marie Le Pen avait utilisé pour la première fois, ce qui lui avait valu une condamnation judiciaire.] _23 avril, Paris. Un projet de réforme constitutionnelle octroyant de nouveaux droits au Parlement et aux citoyens adopté en Conseil des ministres. Préparé par le comité présidé par l'ex-Premier ministre Edouard Balladur, ce texte crée un nouveau droit pour le chef de l'Etat, autorisé à parler devant le Parlement. D'autres prérogatives présidentielles sont en revanche encadrées comme les nominations. Un défenseur des droits du citoyens est créé. Plusieurs mesures accroissent les pouvoirs du Parlement, comme notamment l'augmentation du nombre de commissions (6 à 8), le partage avec le gouvernement de l'ordre du jour, la possibilité de s'opposer à la procédure d'urgence ou le droit de résolution sur tous les sujets.. Le Sénat assure la représentation des collectivités territoriales "en tenant compte de leur population", indique le texte. Le président voit son pouvoir de nomination encadré par une commission parlementaire chargée de donner son avis et ne préside plus le Conseil supérieur de la magistrature. _17 avril, Paris. Le directeur général de l'Unesco, Koïchiro Matsuura, rend hommage à Aimé Césaire, chantre de la"négritude", décédé à Fort-de-France, en Martinique, à l'âge de 94 ans. "D'Aimé Césaire, nous retiendrons la portée universelle de son appel à la dignité humaine, à la vigilance et à la responsabilité".
IRAN_19 juin, Paris. Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, le vice-Premier ministre et ministre de la défense d'Israël, Ehoud Barak, souligne le danger que représentent à ses yeux, pour la sécurité internationale, les travaux nucléaires de l'Iran. Il appelle les Etats-Unis et l'Europe à une coopération plus étroite avec la Russie et la Chine, afin d'accroître la pression, en termes de sanctions, sur la République islamique. _1er juin, Paris. Dans un entretien publié par le quotidien Le Monde, le nouveau chef du gouvernement russe, Vladimir Poutine, affirme que "rien n'indique" que l'Iran se prépare à acquérir la bombe atomique. ISRAEL_8 mai, Jérusalem. Israël célèbre son 60e Jour de l'Indépendance avec divers événements dont une cérémonie d'allumage de torche au Mont Herzi à Jérusalem - organisés dans une sécurité renforcée, des organisations terroristes ayant menacé de tenter de mener des attentats contre l'Etat hébreu.
ITALIE_12 juin, Genève. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) se félicite de l'approbation, par les associations du Conseil italien des journalistes d'un code de conduite sur les reportages relatifs aux problèmes d'asile et de migration. [La Charte appelle aussi à ce que les problèmes de migration et d'asile soient inclus dans la formation des journalistes. Elle prévoit également la création d'un centre de supervision indépendant qui contrôlera la couverture des médias sur les demandeurs d'asile, les réfugiés et les migrants. _17 mai, Gênes. Un millier de manifestants "laïques" défilent à Gênes, au moment où le pape Benoît XVI, en visite en Ligurie, affirme que la loi italienne sur l'avortement est une "blessure". [Marta Vincenzi, maire de Gênes (centre gauche), a répliqué que l'action politique "ne se fixe pas pour objectif le bien absolu", mais "le bien collectif".] KENYA_13 avril, Nairobi. Le président kenyan Mwai Kibaki nomme le chef de l'opposition, Raila Odinga, au poste de Premier ministre. Raila Odinga sera à la tête d'un gouvernement de coalition qui sera chargé de régler la crise qui a secoué le pays après l'élection présidentielle du 27 décembre 2007, faisant près de 1'500 morts et 300'000 déplacés. [Raila Odinga sera entouré de deux vice premiers ministres, Musalia Musavadi, de son parti le Mouvement démocratique orange, et Uhuru Kenyatta, représentant du camp présidentiel. Mwai Kibaki a indiqué que le nouveau gouvernement devrait s'attacher à "construire un nouveau Kenya".] KOSOVO_15 juin, Pristina. La Constitution du Kosovo indépendant entre en vigueur, marquant le début d'une reconfiguration du pouvoir dans l'ancienne province serbe, dont la surveillance doit progressivement passer des Nations unies à l'Union européenne. "L'adoption de la Constitution représente le second moment historique le plus important pour le Kosovo après la proclamation de l'indépendance", le 17 février, déclare le président kosovar Fatmir Sejdiu, saluant cette nouvelle étape vers une souveraineté accrue pour les Kosovars albanais (plus de 90 % des quelque 2 millions d'habitants). [Reprenant les grandes lignes d'un plan élaboré il y a deux ans par l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari, la Constitution met les institutions kosovares sur la voie de la souveraineté. Elle définit le Kosovo comme une République parlementaire et un "Etat de tous ses citoyens" et stipule que "la République du Kosovo est un Etat laïc et neutre en matière de convictions religieuses", dont les langues officielles sont l'albanais et le serbe. Elle garantit que les droits des minorités, notamment de la communauté serbe, et prévoit un haut degré d'autonomie dans les régions du Kosovo où les Serbes sont majoritaires.] LIBAN_18 juin, Beyrouth. Le gouvernement libanais repousse la proposition israélienne d'ouvrir des négociations bilatérales. "La position connue du gouvernement (libanais) est qu'il n'y a pas lieu de négociations bilatérales entre Israël et le Liban [...]. Le Liban est attaché à l'Initiative de paix arabe qui appelle à une paix juste et globale", explique un communiqué libanais, qui rappelle que les points en suspens entre les deux pays - dont la question de la souveraineté sur le secteur des fermes de Chebaa aux confins du Liban, de la Syrie et d'Israël - font l'objet de résolutions internationales. [L'initiative de paix arabe de 2002, relancée en mars 2007 à Riyad, prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis juin 1967, la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et un règlement de la question des réfugiés palestiniens.] _25 mai, Beyrouth. Après 18 mois de crise politique, six mois de vacance à la tête de l'Etat et des violences meurtrières, le général Michel Sleimane, commandant en chef de l'armée depuis 1998, élu président de la République par le Parlement libanais. [Promettant de défendre l'indépendance du pays, le 52e président a appelé les Libanais à mettre de côté leurs différences afin de tourner une page de leur histoire, et à l'unité.] _21 mai, Doha [Qatar]. La médiation entreprise à Doha par le Premier ministre qatari cheikh Hamad ben Jassem Al-Thaniaboutit à un accord de sortie de crise entre les deux camps libanais. En vertu de cet accord, "les parties ont convenu que le président du Parlement convoquerait une session de la Chambre […] pour élire le candidat du consensus, Michel Sleimane, à la présidence de la République", a expliqué le dirigeant qatari. De plus, les deux camps s'entendent pour "interdire le recours aux armes et à la violence dans tout conflit, quels que soient les conflits ou les circonstances". _14 mai, Beyrouth. Le gouvernement libanais abroge les deux mesures prises à l'encontre du Hezbollah, qui avaient conduit aux affrontements intercommunautaires au Liban depuis la fin de la guerre civile dans ce pays en 1990. [Entre 42 et 49 personnes, selon les sources, ont été tuées depuis le 8 mai dans ces affrontements entre miliciens armés de l'opposition et partisans du gouvernement.] _10 mai, Beyrouth. Le Hezbollah et ses alliés de l'opposition retirent leurs combattants des quartiers ouest de Beyrouth. Pour obtenir ce retrait, l'armée, à qui le premier ministre s'en est remis pour rétablir "la paix civile", a annoncé qu'elle gelait les récentes décisions du gouvernement contre le Hezbollah, à l'origine des affrontements, qui ont fait au moins 42 morts. _8 mai, Beyrouth. Après deux jours d'affrontements armés, le Hezbollah prend le contrôle de la totalité des quartiers ouest de la ville. Les combats ont fait onze morts et plusieurs dizaines de blessés. [L'objectif du Hezbollah est de forcer le gouvernement à revenir sur deux décisions. La première concerne la destitution de l'officier responsable de la sécurité de l'aéroport, réputé proche du Hezbollah, Wafic Choucaïr, et son renvoi à son corps d'origine, l'armée. La seconde prévoit d'engager des poursuites judiciaires contre tout individu, parti ou organisme impliqué dans l'installation d'un réseau autonome de télécommunications par le Hezbollah dans plusieurs régions du pays. Le gouvernement considère que ce réseau, "illégal, porte atteinte à la souveraineté de l'Etat et aux finances publiques".] _30 avril, New York. Robin Vincent prend ses fonctions de Greffier du Tribunal pour le Liban. Nommé par Ban Ki-moon, le 10 mars 2008, il est le premier fonctionnaire du Tribunal spécial à prendre ses fonctions. _8 avril, New York [Nations unies]. La Commission d'enquête sur l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafik Hariri et les meurtres politiques connexes commis depuis confirme devant le Conseil de sécurité des Nations unies l'existence d'un réseau terroriste organisé impliqué dans plusieurs attentats. "Sur la base de preuves, la Commission est en mesure d'affirmer [...] qu'un réseau d'individus a agi de concert pour commettre l'assassinat de Rafik Hariri et que ce réseau ou une partie de ce réseau est lié à certains des autres affaires dans le cadre du mandat de la Commission", déclare son chef, Daniel Bellemare, devant le Conseil.
NATIONS UNIES_30 juin, Genève. Louise Arbour quitte la tête du Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, estimant que sa plus grande réussite avait été "d'avoir pu contribuer à la vision et à la cohésion qui ont émané du Haut Commissariat". _29 mai, Bonn. Les membres de la conférence des Nations unies sur la destruction des ressources animales et végétales veulent créer un groupe d'experts à l'image du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat). [Le GIEC a reçu le prix Nobel de la paix en 2007, conjointement avec l'ancien vice-président américain Al Gore.] _26 mai, Genève. Huit ans après la Conférence de Durban, en Afrique du Sud, les Nations unies ont choisi Genève pour la prochaine conférence sur le racisme Durban II - qui se tiendra du 20 au 24 avril 2009 au Palais des Nations, le siège européen des Nations unies. [En été 2001, la Conférence de Durban avait été marquée par de profondes divisions sur les questions de l'antisémitisme, du colonialisme et de l'esclavage. Les Etats-Unis et Israël avaient claqué la porte en protestant contre le ton anti-israélien de la réunion. La conférence s'était tenue dans le contexte de la seconde intifada dans les territoires occupés et s'était achevée à la veille des attentats du 11 septembre.] _11 avril, New York. Des solutions viables aux problèmes du changement climatique, du terrorisme et du développement durable ne peuvent plus être trouvées exclusivement dans le concept du pouvoir étatique, plaidé le président de l'Assemblée générale des Nations unies, Srgjan Kerim, dans une tribune au quotidien britannique Al-Hayat. NEPAL_29 mai, Katmandou. Le drapeau royal de la dynastie des Shah qui régnait depuis deux cent quarante ans sur le Népal retiré du palais de Katmandou. Le roi Gyanendra dispose de quinze jours pour quitter son palais, qui doit devenir un musée. ["Vive la République", a titré - en français - le "Kathmandu Post". "Un espoir est né", assurait, pour sa part, l'"Himalayan Times". Le nouveau gouvernement népalais a fait savoir que le drapeau national serait désormais hissé à la place des armes royales.] _28 mai, Katmandou. L'Assemblée constituante, dominée par les ex-rebelles maoïstes, abolit la monarchie la seule monarchie hindouiste au monde et proclame la République. [Le 10 avril 2008, les maoïstes avaient remporté une écrasante victoire aux élections législatives.] PAKISTAN_27 juin, Genève. De retour du Pakistan - où elle effectuait son dernier voyage officiel en tant que haut commissaire aux droits de l'homme -, Louise Arbour engage le gouvernement pakistanais à résoudre la crise judiciaire que connaît le pays dans le respect des droits de l'homme et en garantissant la sécurité de l'Etat. PARAGUAY_20 avril, Asunción. Victoire historique de l'ex-évêque Fernando Lugo, candidat de la coalition de gauche, élu officiellement président du Paraguay, mettant ainsi fin à 61 ans d'hégémonie du Parti Colorado. PEROU_8 avril, Lima. Cinq militaires ont été reconnus coupables de l'assassinat de neuf étudiants et d'un professeur de l'université de La Cantuta, à Lima en 1992, durant le conflit opposant les forces armées à la guérilla maoïste du "Sentier lumineux". POLOGNE_17 juin, Auschwitz. Henryk Mandelbaum, l’un des derniers survivants du Sonderkommando d'Auschwitz-Birkenau, chargé par les nazis de vider les chambres à gaz et de brûler les corps, est décédé à l'âge de 85 ans. RUSSIE_12 juin, Strasbourg. La Russie condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pour des enlèvements et des disparitions de civils en Tchétchénie. Les juges de Strasbourg ont alloué 61’000 euros à la famille des frères Apti et Moussa Elmourzaev, enlevés par des hommes armés en uniforme à leur domicile de Martin Tchou, en Tchétchénie, en juillet 2002 et en janvier 2003. Selon la justice russe, les deux frères ont été enlevés par des inconnus. [La Russie, régulièrement condamnée à Strasbourg pour des enlèvements de civils par l'armée pendant les deux guerres russo-tchétchènes (1994-1996 et 1999-2003), paye les amendes, mais se garde d'appliquer les recommandations de la Cour, dont la réforme est bloquée par le refus russe de signer le protocole 14, censé simplifier l'examen des plaintes. Environ 5’000 personnes sont portées disparues en Tchétchénie, selon les défenseurs des droits de l'homme.] _7 mai, Moscou. Dans son premier discours de chef d'Etat, Dmitri Medvedev, investi lors d'une cérémonie au Kremlin, s'engage à défendre les libertés. Le nouveau président met l'accent sur la protection des droits de l'homme et des libertés, "valeurs principales de notre société". [A 42 ans, Dmitri Medvedev devient le troisième président de la Russie après Boris Eltsine (1991-1999) et Vladimir Poutine (2000-2008). Juriste de formation, il attribue "une importance particulière au rôle fondamental de la loi". Il se dit prêt à lutter contre "le nihilisme juridique qui entrave gravement le développement moderne" de la société russe et contre la corruption, présente à tous les échelons. "La tâche la plus importante est le développement des libertés civiques et économiques, la création de nouvelles possibilités pour l'épanouissement personnel des citoyens, des citoyens libres et responsables".] SAHARA OCCIDENTAL_21 avril, New York. Entendu par le Conseil de sécurité, Peter van Walsum, le médiateur des Nations unies pour le conflit du Sahara occidental, déclare que l'indépendance du territoire annexé par le Maroc en 1975 n'est pas, à ses yeux, "un objectif atteignable". Dans son discours, obtenu par Le Monde, l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, affirme avoir conclu, dès janvier 2006, qu'en l'absence de "pression sur le Maroc pour qu'il abandonne sa revendication de souveraineté", un "Sahara occidental indépendant n'était pas une proposition réaliste". [Peter van Walsum, nommé par les Nations unies en juillet 2005, en remplacement de l'ancien secrétaire d'Etat américain James Baker, estime que la reprise des négociations directes entre les parties, relancées voilà un an, à Manhasset, près de New York, "ne mène nulle part".] SUISSE_26 juin, Zurich. La Cour suprême du canton de Zurich condamne des parents somaliens à deux ans de prison avec sursis pour avoir fait exciser en 1996 leur fille alors âgée de 2 ans dans leur appartement de l’Oberland zurichois. Ils ont été reconnus coupables d’instigation à lésions corporelles graves. C’est le premier jugement rendu sur une excision effectuée en Suisse.
_11 juin, Fribourg. C'est une première en Suisse: une réfugiée somalienne condamnée par la justice fribourgeoise à six mois de prison avec sursis pour violation du devoir d'assistance et d'éducation envers sa demi-soeur, victime d'excision. [Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 100 à 140 millions de femmes et de jeunes filles ont subi des mutilations génitales. Et selon l'UNICEF, trois millions de nouvelles jeunes filles âgées de 4 à 12 ans sont excisées chaque année. Toujours selon les estimations de l'UNICEF, quelque 7'000 femmes ou filles excisées vivraient en Suisse. La plupart sont originaires de Somalie, d'Ethiopie et d'Erythrée. En raison de l'immigration, l'excision se pratique aujourd'hui aussi sur le continent européen. Elle est notamment interdite en Autriche, en Belgique, en France, au Danemark, en Angleterre, en Norvège, en Espagne et en Suède.] _5 juin, Genève. Les actes antisémites recensés pour l’année 2007 en Suisse romande montrent une nette diminution du nombre d’actes antisémites par rapport à l’année 2006, indique un rapport publié par la Coordination intercommunautaire contre l'antisémitisme et la diffamation (Cicad).
"Les droits [de l'homme] ne sont que lettre morte sans la volonté des Etats et des organisations internationales de les mettre réellement en oeuvre et de prendre des sanctions contre ceux qui les violent sans céder à des considérations d'opportunité politique ou économique", relève la ministre. "Là où un Etat et ses institutions ne sont manifestement plus en mesure de protéger la population dont il a la responsabilité, il faut que la communauté internationale se fasse entendre, en vertu du principe de la "responsabilité de protéger", adopté en 2005 par les Nations unies. SYRIE_26 mai, Damas. Des organisations de défense des droits de l'homme appellent les autorités syriennes à "révéler immédiatement le lieu de détention" de l'écrivain et opposant syrien Habib Saleh, arrêté début mai à Tartous dans le nord-ouest de la Syrie, et à le remettre en liberté. TUNISIE_26 juin, Paris. Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT) et l'Association tunisienne de lutte contre la torture (ATLT) présentent les résultats d'une enquête détaillée démontrant, témoignages à l'appui, les effets de la loi antiterroriste votée par le Parlement tunisien en décembre 2003, à la suite des attentats du World Trade Center. _30 avril, Tunis, A l'occasion d'un discours devant des étudiants, Nicolas Sarkozy félicite le régime du président tunisien Ben Ali.
TURQUIE_5 juin, Istambul. La Cour constitutionnelle turque annule l'amendement adopté au Parlement le février 2008 et autorisant le port du foulard islamique dans les universités, le jugeant contraire au principe de laïcité. Les onze juges de la Cour, qui avaient été saisis par une formation d'opposition, se sont prononcés contre le texte, estimant qu'il enfreignait les dispositions de la loi fondamentale mentionnant le caractère laïque de la République de Turquie et qui sont "non amendables", selon le communiqué de la Cour. [Au cours des débats parlementaires, en février, le Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis juillet 2002, avait fait valoir que l'interdiction du voile contrevenait à la liberté de conscience et au droit à l'éducation. _30 avril, Ankara. Le Parlement turc réforme - par 250 voix contre 65, malgré les vives critiques de l'opposition nationaliste, qui a accusé la majorité de n'avoir "aucun sens de l'identité" - un article très controversé de son code pénal, attentatoire, selon l'Union européenne (UE), à la liberté d'expression. Le délit d'insulte à "l'identité turque", contenu à l'article 301 du code pénal, est remplacé par une interdiction de critiquer "la nation turque". [L'article 301 du code pénal turc avait été utilisé afin de poursuivre en justice des centaines d'écrivains, dont le Prix Nobel de littérature Orhan Pamuk, attaqué pour ses écrits sur le génocide arménien de 1915. Le texte prévoit que des poursuites ne pourront être engagées qu'avec l'accord du ministère de la justice. La peine maximale prévue est réduite de trois à deux ans de prison.] VATICAN
[Benoît XVI s'exprimait pour la première fois devant l'assemblée générale des Nations unies, où il avait été précédé par Paul VI en 1965 et Jean Paul II, en 1979 et 1995. Accueilli par le secrétaire général Ban Ki-moon, le souverain pontif a été chaleureusement applaudi à l'issue de son discours.] ZIMBABWE
[La réélection du président sortant est "une farce complète" qui témoigne du "désespoir" du régime après sa défaite aux élections générales du 29 mars, a estimé l'opposition. Robert Mugabe a déclaré, lors de son discours d'investiture, qu'il était prêt à négocier avec l'opposition. "J'ai l'espoir que, bientôt, nous mènerons des consultations entre partis politiques de différentes opinions afin d'instaurer un dialogue sérieux qui tempère nos différends et débouche sur une ère d'unité et de coopération". _27 juin, New York [Nations unies]. Le Conseil de sécurité des Nations unies estime que "les conditions d'une élection libre et équitable n'étaient pas réunies" à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle au Zimbabwe et "regrette profondément qu'il ait eu lieu dans ces circonstances", déclare l'ambassadeur américain Zalmay Khalilzad. [L'ambassadeur d'Afrique du Sud Dumisani Kumalo, dont le pays tente une médiation dans la crise politique au Zimbabwe, a empêché l'adoption d'un projet de déclaration beaucoup plus fort. Dans sa première version, la déclaration du Conseil, qui avait été rédigée par la Grande-Bretagne, stipulait que les résultats du premier tour "[devaient] être respectés" - ce qui revenait, en substance, à déclarer que l’élection du 27 juin était illégitime et que l’opposant Tsvangirai était le vrai président du Zimbabwe.] _26 juin, Genève. Louise Arbour demande "justice et responsabilisation" en réaction à la campagne de violences politiques qui marque le processus électoral au Zimbabwe. "De graves violations des droits de l'homme et l'impunité qui sont principalement attribuables aux groupes découlant du parti ZANU PF au pouvoir et, dans certains cas, du parti MDC, sont inacceptables et doivent cesser immédiatement. Les victimes et leur famille méritent la justice et ceux qui ont perpétré ces crimes doivent être tenus pour responsables", déclare la haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Louise Arbour estime que la crise actuelle que connaît le Zimbabwe est une "perversion de la démocratie", précisant que le respect des droits fondamentaux et de l'état de droit sont au coeur de tout processus politique et démocratique sérieux._24 juin, Harare. Le président Mugabe maintient le second tour du scrutin présidentiel, le 27 juin, bien qu'il en soit désormais le seul candidat. "L'Occident peut crier tant qu'il veut, l'élection aura lieu", déclare-t-il. [L'opposant Morgan Tsvangirai a appelé pour sa part les Nations unies à isoler son rival. "Nous demandons aux Nations unies d'aller plus loin que sa récente résolution, qui a condamné la violence au Zimbabwe, pour incorporer un isolement actif du dictateur Mugabe, écrit-il dans une tribune publiée par le "Guardian". Pour ce faire, nous avons besoin d'une force qui protège le peuple. Nous ne voulons pas d'un conflit armé, mais il faut pour le peuple du Zimbabwe que les paroles d'indignation des dirigeants de la planète soient soutenues par la droiture d'une force militaire".] _23 juin, New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies estime à l'unanimité de ses quinze membres, qu'il est "impossible" d'organiser des élections libres et équitables au Zimbabwe du fait des violences et des restrictions imposées à l'opposition. Cette déclaration non contraignante, notamment acceptée par l'Afrique du Sud, la Chine et la Russie, constitue la première intervention officielle du Conseil de sécurité dans la crise au Zimbabwe. ["Le Conseil de sécurité déplore que la campagne de violence et les restrictions imposées à l'opposition aient rendu impossible la tenue d'une élection libre et équitable le 27 juin", peut-on lire dans cette déclaration. Le Conseil condamne également "le comportement du gouvernement qui a dénié à ses opposants politiques le droit de faire librement campagne".] _23 juin, New York. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, demande aux autorités du Zimbabwe de ne pas procéder au deuxième tour des élections présidentielles qui doit avoir lieu le 27 juin. _22 juin, Harare. Morgan Tsvangirai, chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) et candidat de l'opposition au second tour de l'élection présidentielle du 27 juin, se retire de la course à la présidentielle, estimant que les électeurs pourraient "risquer leur vie" en votant au second tour le 27 juin. Selon lui, le président Robert Mugabe "a déclaré la guerre" à l'opposition en affirmant que "seul Dieu" pouvait lui "retirer le pouvoir". [Le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, a qualifié l'élection de "simulacre de démocratie" et estimé dans un communiqué que le retrait de Tsvangirai, "au regard de la campagne de violence, d'obstruction et d'intimidation systématiques", était "intolérable". _18 juin, New York. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, se dit "profondément alarmé" par la situation au Zimbabwé, estimant que "les violences actuelles, les intimidations et les arrestations de dirigeants de l'opposition ne peuvent conduire à des élections crédibles". [Le Premier ministre kényan, Raila Odinga, a appelé au déploiement " d'une force internationale de maintien de la paix, de sorte que [...] de réelles élections puissent avoir lieu". Quant à Jacob Zuma, successeur probable du président Mbeki en Afrique du Sud et président du Congrès national africain (ANC), il a admis qu'il serait "difficile de tenir une élection libre dans les conditions actuelles".] _14 juin, Harare. Le président Robert Mugabe assure que l'opposition ne dirigera jamais le pays de son vivant et qu'il est prêt à se battre, à moins de deux semaines du second tour du scrutin présidentiel. [L'expression "traître" désigne le principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), accusé d'être au service de l'ancienne puissance coloniale, la Grande-Bretagne, soupçonnée de vouloir reprendre le contrôle du pays.] _13 juin, Harare. A deux semaines du 2e tour de l'élection présidentielle, la pression s'accentue sur le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le principal parti d'opposition au président Robert Mugabe. Tendai Biti, le secrétaire général du parti, a été arrêté et la police a annoncé qu'il serait inculpé pour trahison, un chef d'accusation passible de la peine de mort. Morgan Tsvangirai, le leader du mouvement, a été interpellé et retenu pendant plusieurs heures. [Arrivé en tête au 1er tour avec près de 5 points d'avance, Morgan Tsvangirai est donné favori pour le scrutin du 27 juin, mais ses meetings sont régulièrement interdits, il n'a quasiment pas accès aux médias et plusieurs dizaines de ses partisans sont en prison.] _10 juin, Harare. Le chef de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, déclare qu'il ne reconnaîtra pas la légitimité de Robert Mugabe, le président sortant, s'il se déclarait réélu au second tour de l'élection présidentielle. "Le pays a été témoin d'un coup d'Etat de facto et est aujourd'hui, dans les faits, dirigé par une junte militaire", affirme le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) lors une conférence de presse à Harare. "L'illégitimité de ce régime sera confirmée si Mugabe se déclare gagnant" après le scrutin prévu le 27 juin. [Le gouvernement précise que les ONG souhaitant travailler au Zimbabwe allait devoir demander une nouvelle accréditation et promettre de ne pas se mêler de la politique du pays. "A l'heure actuelle, il n'y a aucune ONG. [...] Nous avons demandé à toutes les ONG de présenter une nouvelle demande [d'accréditation]", a déclaré à l'Agence France-Presse (AFP) le porte-parole du gouvernement, Bright Matonga."Elles se sont impliquées dans des activités politiques et se comportaient comme des partis politiques, alors qu'elles étaient supposées compléter les efforts du gouvernement [...]. Il est apparu qu'elles avaient dévié de leur travail ordinaire. Nous voulons donc qu'elles disent clairement quelles sont leurs intentions et qu'elles soient liées par ces déclarations", a-t-il ajouté.] _3 juin, Rome. Présent à Rome pour la conférence internationale de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le président zimbabwéen, Robert Mugabe, défend sa réforme agraire et l'expulsion des fermiers blancs. "Il y avait trois cent mille familles sans terres qui sont désormais propriétaires. Auparavant, cette terre était détenue par quelque quatre mille fermiers, principalement d'origine britannique", explique-t-il. _28 mai, Genève. Louise Arbour condamne les meurtres d'opposants politiques au Zimbabwe. La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme condamne "fermement", dans un communiqué publié à Genève, ces assassinats, ainsi que la poursuite des harcèlements dont sont victimes les travailleurs d'Ong, les défenseurs des droits de l'homme et d'autres membres de la société civile. _24 mai, Harare. Six semaines après avoir quitté le Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, rentre dans son pays, pour le second tour à haut risque de l'élection présidentielle qui l'opposera le 27 juin au chef de l'Etat sortant, Robert Mugabe. [Le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti de l'opposition avait différé son retour, à la suite d'informations faisant état d'un complot des services de renseignement de l'armée visant à l'assassiner. Le pouvoir avait rejeté cette allégation, la qualifiant d'"écran de fumée destinée aux médias étrangers".] _3 mai, Washington. Le deuxième tour de l'élection présidentielle au Zimbabwe ne peut être crédible, à moins que les conditions soient réunies pour un scrutin libre et transparent, redoute Human Rights Watch. _2 mai, Harare. L'opposition zimbabwéenne conteste les résultats de l'élection présidentielle du 29 mars qui lui ont été communiqués par la Commission électorale, estimant que son candidat Morgan Tsvangirai a la majorité absolue requise pour l'emporter au premier tour. _18 avril, Harare. Le président Robert Mugabe se dit satisfait de son bilan en matière de droits de l'homme, affirmant que la démocratie n'a été établie dans son pays qu'à son arrivée au pouvoir, à l'indépendance, en 1980. _17 avril, Harare. A la veille du 28e anniversaire de l'indépendance de l'ex-Rhodésie du Sud britannique, le président Robert Mugabe brandi la menace d'une recolonisation du pays par le Royaume-Uni, accusant l'opposition de trahison et de complot avec Londres. "Nous ne devons pas [...] baisser la garde devant l'impérialisme britannique qui est en train de se tracer un chemin, subrepticement et clandestinement, dans notre société en essayant de nous diviser", déclare-t-il. Le pouvoir dénonce régulièrement des ingérences de l'étranger, et particulièrement du Royaume-Uni, accusé de se servir du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai pour renverser Robert Mugabe et "recoloniser" le pays. "Il y a des conséquences inévitables lorsqu'on agit en traître", assure le ministre de la justice, Patrick Chinamasa. [Dans un entretien à la BBC, Morgan Tsvangirai a déclaré que, "actuellement, des gens sont assassinés, des maisons brûlées, des enfants molestés et des femmes violées". Pour le leader de l'opposition, qui affirme avoir remporté l'élection présidentielle du 29 mars, seul le risque de poursuites pourra décourager les auteurs de ces violences. "Les Nations unies doivent mettre sur pied un tribunal pénal international, comme elles l'ont fait pour la Sierra Leone, la RDC ou d'autres pays." Il a également évoqué "une commission de justice et vérité" qu'il compte mettre en place s'il parvient au pouvoir.] _13 avril, Lusaka [Zambie]. Les dirigeants d'Afrique australe appellent à la publication "diligente" des résultats de l'élection présidentielle du 29 mars au Zimbabwe. "Le sommet demande que l'autorité électorale au Zimbabwe fasse oeuvre de diligence dans la vérification et la publication des résultats" de la présidentielle, déclare le secrétaire général de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC, 14 pays), Tomaz Salomao, à l'issue d'une réunion convoquée dans le but de trouver une solution à la crise post-électorale au Zimbabwe.
> ET AUSSI... <_DROIT A L'ALIMENTATION _18 avril, Paris. Le directeur du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn a estimé à propos de la crise alimentaire mondiale que "le pire est peut-être devant nous", et qu'il y a même "des risques de guerre". _PEINE DE MORT _15 avril, Londres. Au moins 1'252 personnes condamnées à mort ont été exécutées dans le monde en 2007, dont un tiers en Chine, selon Amnesty International, qui précise cependant que le nombre est certainement plus élevé, de nombreuses exécutions étant effectuées sous le sceau du secret. En 2006, au moins 1'591 personnes avaient été exécutées dans 25 pays. "L'utilisation secrète de la peine capitale doit cesser", demande Amnesty International, qui ajoute que "de nombreux gouvernements affirment que les exécutions se déroulent avec le soutien du public. Les gens ont par conséquent le droit de savoir ce qui est fait en leur nom". Parmi les pays qui appliquent la peine de mort, la Chine arrive largement en tête avec au moins 470 exécutions, un chiffre cependant en retrait de 10% par rapport aux peines de mort appliquées en 2006. En dehors de la Chine, selon l'organisation de défense des droits de l'homme, au moins 317 personnes ont été exécutées en Iran, au moins 143 en Arabie saoudite, au moins 135 au Pakistan et 42 aux Etats-Unis. Ces cinq pays concentrent près de 90% des exécutions connues._TRAITES
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