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2008-L'actualité des droits de l'homme dans le monde

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L'actualité des
droits de l'homme


 2008 

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Géorgie. Le conflit avec la Russie

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AFGHANISTAN

_13 juillet, Kaboul. Attentats, combats, exécutions : les talibans intensifient leur pression, en particulier dans le sud et l'est du pays. Au moins vingt-quatre personnes ont été tuées et 35 blessées dans un attentat-suicide dans le sud du pays. Des combats mettent aux prises insurgés et forces de sécurité afghanes et internationales dans l'est de l'Afghanistan. Les Etats-Unis envisagent de redéployer des troupes d'Irak vers l'Afghanistan.

AFRIQUE

_10 juillet, Paris. L'organisation non gouvernementale Transparence International France (TI) annonce avoir déposé une plainte visant cinq chefs d'Etat africains, dont le Gabonais Omar Bongo, qu'elle accuse de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné.

Une première plainte à ce sujet avait déjà été déposée en mars 2007 par trois associations françaises, entraînant l'ouverture d'une enquête préliminaire sur le patrimoine de ces chefs d'Etat. Mais elle avait été classée sans suite en novembre par le parquet de Paris.

La plainte de Transparence International, déposée le 9 juillet, pour "recel de détournements d'argent public" vise "les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France par les chefs d'Etat Denis Sassou Guesso (Congo), Omar Bongo, Teodoro Obiang (Guinée équatoriale), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Eduardo Dos Santos (Angola), ainsi que les membres de leur entourage", selon un communiqué.

AFRIQUE DU SUD

_21 septembre, Johannesburg. Démission du président sud-africain Thabo Mbeki, à la suite de pressions de son propre parti, le Congrès national africain (ANC, au pouvoir). La direction de l’ANC s'est appuyée sur les propos d'un juge qui a évoqué "des interférences politiques" dans les poursuites pour corruption de Jacob Zuma, le nouveau président de l'ANC et rival de Thabo Mbeki.

[Pour le remplacer, l'Assemblée nationale a élu Kgalema Motlanthe, un ancien syndicaliste modéré, qui devient le troisième président noir du pays. Thabo Mbeki avait été élu à la tête de l'Afrique du Sud en 1999, succédant à Nelson Mandela. Il aurait dû quitter ses fonctions en  avril 2009.]

ALGERIE

_20 août, Acerdoune. Douze employés algériens de la firme d'ingénierie canadienne SNC-Lavalin tués et 15 autres blessés lors d'un attentat à la voiture piégée contre un autobus transportant des employés algériens au projet de distribution d'eau et d'usine de traitement d'Acerdoune, au sud-est d'Alger.

_20 août
, Alger. Douze personnes tuées et 42 blessées dans deux attentats à la voiture piégée à Bouira, à 120 km au sud-est d'Alger.

Une des deux explosions a visé un bus de voyageurs stationné à proximité de l'hôtel Sophie, dans le centre-ville de Bouira. Une seconde voiture piégée a explosé près du siège du secteur militaire de la ville.

[Ces attentats sont attrubués au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) d’Abdelmalek Droukdal, Alias Abou Mossaab, dont l’organisation est affiliée à Al Qaida.]

_19 août, Alger. Un attentat-suicide contre l'Ecole de la Gendarmerie nationale des Issers (à 60 km à l'est d'Alger) fait 43 morts et 46 blessés. Le kamikaze a dirigé son véhicule chargé d'explosifs contre l'entrée principale de l'Ecole, où attendaient des candidats à un concours d'entrée à  cette école. 

[Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier depuis quelques mois en Algérie. 41 personnes ont perdu la vie dans les deux attentats simultanées le 11 décembre 2007 à Alger.]

_2 juillet, Alger. Deux Algériens convertis au christianisme - Rachid Mohammed Seghir, 40 ans, et Jamal Dahmmed, 36 ans -  condamnés  par le tribunal de Tissemsilt à six mois de prison avec sursis et 1'000 euros d’amende "pour prosélytisme et exercice illégal du culte non musulman".

[La loi algérienne considère comme prosélyte toute personne qui "incite, contraint ou utilise des moyens de séductions tendant à convertir un musulman à une autre religion". Mustapha Krim, président de l’église protestante d’Algérie, s’est dit scandalisé par ces verdicts pour des délits d’opinion.]

ARGENTINE

_28 août, Buenos Aires. Deux généraux argentins, Antonio Bussi, 82 ans, et Luciano Menendez, 81 ans, condamnés à la prison à perpétuité pour un crime commis pendant la dictature militaire (1976-1983). Les généraux ont été reconnus coupables d’enlèvement, tortures et assassinat à l’encontre du sénateur péroniste Guillermo Vargas Aignasse.

BIRMANIE

_23 septembre, Rangoun. Le journaliste et opposant birman Win Tin, 79 ans, le plus ancien détenu politique de ce pays gouverné par une junte, libéré, à quelques jours du premier anniversaire de la répression du soulèvement des moines bouddhistes. Le gouvernement militaire dit avoir libéré au total 9'002 détenus pour bonne conduite, mais un porte-parole de l'opposition a aussitôt précisé que la mesure ne concernait qu'une poignée de prisonniers de conscience.

[Membre de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l'opposante Aung San Suu Kyi, Win Tin avait été arrêté le 4 juillet 1989 et condamné à vingt ans de prison, notamment pour avoir conseillé Suu Kyi et pour avoir écrit des lettres aux Nations unies. "Je continuerai à faire de la politique" pour "venir à bout du pouvoir militaire", a-t-il déclaré à sa sortie de la prison d'Insein, au nord de Rangoun, où il était détenu.]

CHINE

_20 août, Pékin. L'ex-numéro un du Parti communsite chinois, Hua Guofeng, dirigeant de la Chine jusqu'en 1980, décède à Pékin, à l'âge de 87 ans. L'agence officielle "Chine nouvelle" le qualifie de "combattant communiste loyal qui avait fait ses preuves de longue date".

CUBA

_29 août, La Havane. Le musicien cubain Gorki Aguila, leader du groupe de rock punk "Porno Para Ricardo", relâché par un tribunal de La Havane, après quatre jours de détention. La cour lui a imposé une amende de 600 pesos (20 euros). Gorki Aguila comparaissait pour "dangerosité", une figure du code pénal cubain passible de quatre ans d'emprisonnement.

[Outre les paroles jugées "contre-révolutionnaires" de ses chansons, les autorités reprochent au musicien sa "conduite asociale, de ne pas aller voter aux élections, ni participer aux réunions et activités politiques", a affirmé Ciro Diaz, guitariste de Porno Para Ricardo. "Nos chansons portaient sur le sexe, mais on a commencé à nous harceler et réprimer, alors nous avons réagi, a-t-il ajouté. C'est ce qui nous a poussés là où nous sommes."

Après le disque: "Je suis porno, je suis populaire", le groupe a enregistré un album intitulé "Je n'aime pas la politique, mais la politique m'aime bien, camarade". Une chanson écrite après la maladie de Fidel Castro raille "El Coma andante" (le Coma ambulant). "Ces années de faim et d'ombres portent toutes ton nom, Fidel", disent les paroles. Le disque en préparation s'intitule "Comité gériatrique central".

Une pétition d'intellectuels cubains en exil, dont le musicien Paquito D'Rivera, avait demandé à des artistes cubains comme Pablo Milanés et Omara Portuondo de manifester leur soutien à Gorki Aguila. Les chanteurs espagnols Miguel Bosé et Alejandro Sanz avaient rejoint les pétitionnaires. "Je suis fier de toutes ces personnes qui ont exprimé leur solidarité et je sens davantage de haine contre cette dictature", a déclaré le leader de Porno Para Ricardo à la sortie du tribunal. Source: Le Monde, 31 août-1er septembre 2008.]

_12 août, La Havane. Deux ans après l'accession de Raul Castro, 77 ans, à la tête du pays, le bilan en matière de droits de l'homme reste "très défavorable" et les chances d'amélioration sont "peu probables" à court terme, estime la Commission cubaine pour les droits de l'homme et la réconciliation nationale, non reconnue par les autorités, qui explique son pessimisme par "l'absence de volonté du gouvernement", sa prétention à détenir "la vérité absolue" et sa "tendance à l'immobilisme".

"Indicateur crucial", le nombre de prisonniers politiques est passé de 234, en janvier, à 219 en juillet, selon le décompte fait par la Commission. Le chiffre tend à baisser, quoique de manière "minime". L'animateur de la Commission, Elizardo Sanchez Santa Cruz, lui-même ancien détenu politique, estime que "le chiffre réel est sans doute plus élevé, en raison du caractère fermé du régime totalitaire, qui n'autorise aucune forme de vérification nationale ou internationale, à l'intérieur d'un système hypertrophié de prisons et de camps de rééducation".

Ce chiffre reste un des plus élevés au monde par rapport à la population (11 millions d'habitants). "Le gouvernement de Cuba maintient dans ses prisons la plus grande quantité de prisonniers de conscience adoptés par Amnesty International", précise la Commission.

COLOMBIE

_23 septembre, Bogota. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme accusent l'Etat colombien de "la plupart des violations – "graves, massives et systématiques" - des droits de l'homme". Entre 2002 et 2007, 13 634 personnes sont mortes, victimes de la violence politique, rappelle un rapport rendu public mardi 23 septembre. "L'Etat est responsable de la plupart des violations des droits de l'homme, par action directe ou par tolérance - ou appui - aux groupes paramilitaires", indique le document élaboré par une coalition d'organisations de défense des droits de l'homme.

Sur la base des cas "élucidés", le rapport attribue la responsabilité de 17 % des assassinats et disparitions forcées aux agents de la force publique, 58 % aux paramilitaires, et 25 % à la guérilla. Tortures, enlèvements, arrestations arbitraires et déplacements de population viennent compléter le dramatique panorama du conflit colombien.

[Au pouvoir depuis 2002, le président Alvaro Uribe ne cesse de dénoncer les crimes commis par les guérilleros d'extrême gauche. Mais, tout aussi graves et beaucoup plus nombreuses, les atrocités des paramilitaires tendent à rester dans l'ombre du discours officiel. "L'augmentation des cas de violations des droits de l'homme attribuées aux militaires et aux agents de l'Etat - en hausse de 67 % par rapport à la période précédente - est également très inquiétante", juge Alvaro Villarraga, membre de l'Assemblée permanente de la société civile pour la paix.

Selon le gouvernement, 31’000 miliciens ont déposé les armes entre 2004 et 2006, au terme du processus de négociations engagé avec les organisations paramilitaires. Le rapport rappel que seuls cent seize d'entre eux sont aujourd'hui poursuivis en justice, aucun n'a encore été condamné. Mais treize chefs paramilitaires ont depuis été extradés aux Etats-Unis pour trafic de drogue. Source : "Le Monde", 27 septembre 2008.]

_16 juillet, Bogota. Le président Alvaro Uribe reconnaît que l'armée colombienne a utilisé l'emblème du CICR, le 2 juillet, lors de l'opération de libération de quinze otages des Farc, dont Ingrid Betancourt. Elle a ainsi violé les conventions internationales.

Un officier de l'armée colombienne qui participait à l'opération aérienne portait une veste sur laquelle se trouvait l'emblème de l'organisation internationale. Il était "nerveux" et n'a pas respecté les ordres donnés, assure le président colombien.

[Alvaro Uribe a "présenté ses excuses" au Comité international de la Croix-Rouge. "Le respect de l'emblème est crucial pour que le CICR puisse apporter son aide aux personnes touchées par des conflits en Colombie ou ailleurs", a déclaré le porte-parole de l'institution humanitaire, interrogé à Genève à la suite de la déclaration du président colombien.]

_2 juillet, Bogota. L'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt libéré par l'armée colombienne après six ans de captivité entre les mains de la guérilla des Forces armées révolutionnaires (marxistes) de Colombie (FARC). Les trois otages Américains et onze militaires colombiens ont aussi été repris aux rebelles dans cette opération.

"Les otages ont été libérés lors d'une opération militaire au cours de laquelle il a été possible d'infiltrer le premier cercle des FARC, celui qui a surveillé pendant les dernières années un important groupe d'otages", précise le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.

[Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, était otage des FARC depuis plus de six ans. La France, la Suisse et l'Espagne poursuivaient une médiation depuis 2004.]

EUROPE | Union européenne

_12 juillet, Brest. Les 27 ministres chargés des Affaires européennes de l'Union européenne (UE) jugent nécessaire de parvenir à "une clarification constitutionnelle" après la victoire du "non" irlandais au traité de Lisbonne.

Au cours d'une réunion "informelle" dans le port français, les ministres "ont souhaité que les questions institutionnelles soient mises derrière nous et que l'on ait une clarification avant la fin de l'année, à savoir "on peut ou on ne peut pas" adopter le traité de Lisbonne, déclare Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, à l'issue de la réunion.

_7 juillet, Cannes [France]. L'Europe, "ni une forteresse, ni une passoire"
Le projet français de pacte européen sur l'immigration et l'asile, l'une des quatre priorités de la présidence française de l'Union européenne (UE), recueille un "accord unanime" des27 pays membres de l'Union.

"Avec le pacte, l'Europe ne sera ni une forteresse, ni une passoire", déclare Brice Hortefeux, le ministre français de l'immigration. Les ultimes réserves émises par l'Espagne, la Suède et la Finlande ont été levées.

Le texte, qui devrait être ratifié en octobre, stipule qu'il convient de "se limiter à des régularisations au cas par cas, et non générales, dans le cadre des législations nationales". L'idée d'une "carte bleue", pendant de la "carte verte" états-unienne, a été évoquée. Des associations de soutien aux immigrés ont dénoncé une "Europe bunker".

         Plus d'info              Plus d'info Le Pacte européen [ 4 Mo]

EQUATEUR

_28 septembre, Bogota. Les Equatoriens approuvent à une très large majorité une nouvelle Constitution - qui renforce le pouvoir exécutif - et plébiscitent, ce faisant, le projet réformateur du président Rafael Correa.

"L'Equateur a fait le choix d'un nouveau pays. Les vieilles structures ont été défaites. La révolution citoyenne avance", déclare Rafael Correa, en célébrant ce nouveau triomphe électoral obtenu "grâce à Dieu et au peuple équatorien".

La nouvelle Constitution prévoit de renforcer le contrôle de l'Etat sur certains secteurs-clés de l'économie et fait du sumak kawsay (le "bon vivre" en quechua) un droit fondamental. "Il ne s'agit pas de voter pour ou contre un gouvernement, mais pour un modèle de société", avait précisé Rafael Correa avant le vote.

La droite, le patronat et les évêques se sont opposés à la nouvelle Constitution jugée étatiste, autoritaire et "anti-famille". Celle-ci renforce les pouvoirs de l'exécutif, supprime l'indépendance de la banque centrale, autorise les expropriations pour intérêt public, interdit l'installation de bases militaires étrangères et ouvre la voie à la légalisation de l'avortement et des mariages homosexuels, écrit Marie Delcas, dans le quotidien "Le Monde"

LES PRINCIPAUX POINTS DE LA REFORME. Economiste universitaire, élu en 2006 sans expérience politique, Rafael Correa se définit comme un catholique de gauche. Il est partisan du socialisme du XXIe siècle dont se réclament également le président vénézuélien Hugo Chavez et le Bolivien Evo Morales.

Economie. L'économie de marché est remplacée par un "système économique social et solidaire", plaçant l'être humain au centre des préoccupations de l'Etat. Celui-ci régule l'économie et planifie le développement du pays. La fiscalité "doit promouvoir la redistribution et l'emploi", et faciliter des "conduites écologiques, sociales et économiques responsables".

Politique. La nouvelle Constitution permet au président de dissoudre l'Assemblée nationale notamment lorsqu'elle "obstrue le plan de développement [du pays] ou en cas de grave crise politique".

Relations internationales. La présence de bases militaires étrangères est interdite, ce qui mettra fin en 2009 à un accord avec les Etats-Unis.

Société. Deux articles traitent, indirectement, de l'avortement et de la reconnaissance juridique des couples homosexuels. Le premier stipule que les citoyens sont libres de "décider quand avoir des enfants et combien". Le deuxième précise que "l'union stable et monogame entre deux personnes (...) entraînera les mêmes droits et devoirs que ceux prévus pour les familles unies par les liens du mariage". Source : "Le Monde", 30 septembre 2008.

ESPAGNE

_22 juillet, Madrid. Démantèlement du commando "le plus actif" du groupe basque armé ETA. Parmi les neuf personnes interpellées, figure Arkaitz Goikoetxea Basabe, membre de l'ETA connu et recherché par la police, considéré comme "chef", "coordinateur" et "animateur" du commando "Biscaye".

["Ce commando "est derrière la grande majorité des attentats" commis au nom de l'ETA, ces derniers mois, a indiqué le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba. "Nous ne pouvons pas assurer que c'est l'unique commando de l'ETA", en activité, "mais c'est le plus actif, le plus dynamique et le plus recherché".]

_17 juillet, Madrid. Le tribunal suprême espagnol acquitte quatre hommes soupçonnés d'avoir participé aux attentats qui avaient touché le 11 mars 2004 le réseau de transports de la ville de Madrid.

Le tribunal a ainsi acquitté : Basel Ghalyoun et Mohamed Almallah Dabas, tous deux condamnés en première instance à 12 ans de prison pour appartenance à une organisation terroriste; Abdelilah El Fadual El Akil, condamné en première instance à 9 ans pour collaboration avec une organisation terroriste; Raul Gonzalez Pena, condamné à cinq ans pour fourniture d'explosifs.

[Le 11 mars 2004, dix bombes avaient explosé dans quatre trains de banlieue bondés. Les attentats, commis au nom d'Al-Qaida en Occident, ont fait 191 morts et plus de 1'800 blessés.]

ETATS-UNIS

_28 août, Washington. L'armée américaine a secrètement transféré plus de 200 prisonniers étrangers, capturés en Irak dans les rangs de la guérilla, vers l'Arabie saoudite, l'Egypte et d'autres pays, pour leur confier la détention et les interrogatoires des prisonniers, affirme le New York Times.

Au total, quelque 214 détenus en Irak et au moins deux en Afghanistan auraient été livrés aux services de renseignement des différents pays. Henry Crumpton, responsable en 2006 de la lutte contre le terrorisme au département d'Etat, affirme dans le journal que la décision de rapatrier les détenus a été prise après avoir "réalisé que Guantanamo [la prison américaine située sur l'île de Cuba] était une erreur stratégique". "Lors de nos discussions, nous étions tous d'accord pour dire que Guantanamo ne fonctionnait pas pour de nombreuses raisons, affirme-t-il. Le plus simple lorsque vous avez capturé des combattants étrangers, c'est de les renvoyer chez eux. Si vous ne les envoyez pas à "Gitmo" et que la CIA n'en veut pas, où pouvez-vous alors les mettre ?"

[Un porte-parole du Pentagone a confirmé à l'Agence France-Presse (AFP) l'existence de transfèrements de prisonniers, tout en refusant de confirmer les détails des opérations. Ces informations sont "en ligne avec les efforts engagés par le gouvernement américain pour encourager d'autres pays à partager le fardeau d'empêcher ces dangereux individus d'agir", a commenté Bryan Whitman, en précisant que le Pentagone collaborait à cet égard avec "un certain nombre de pays partenaires dans la guerre contre le terrorisme".]

_13 août, Washington. Evoquant le conflit géorgien, le président américain Bush affirme que si la Russie ne tient pas ses promesses [son retrait de la Géorgie], le soutien américain à son entrée "dans les structures politiques et économiques du XXIe siècle [sera] manacé". Le secrétaire américain à la défense, Robert Gates, souligne que la Russie risque de compromettre "pour les années à venir" les ralations entre les deux pays.

_7 août
, Guantanamo Bay [Cuba]. L'ancien chauffeur d'Oussama Ben Laden, le Yéménite Salim Ahmed Hamdan, condamné à cinq ans et demi de prison par un tribunal militaire d'exception américain, le premier depuis la Seconde Guerre mondiale, à Guantanamo Bay.

Les jurés ont reconnu Salim Hamdan coupable d'avoir "apporté un soutien matériel au terrorisme", y compris pour avoir transporté des armes, mais l’ont acquitté de l'accusation de "complot". Le procureur avait requis une peine "pas inférieure à 30 ans".

[Sali Ahmed Hamdan, qui a déjà passé plus de six ans derrière les grilles de Guantanamo, ne devrait purger que cinq mois supplémentaires, puisque le président du tribunal, l'amiral Keith Allred, avait décidé qu'il serait crédité du temps écoulé depuis son inculpation en 2003, soit cinq ans et un mois. Mais, le Pentagone a rappelé qu'il restera détenu car "toujours considéré comme un ennemi combattant", un statut qui justifie pour les Etats-Unis de retenir des hommes prisonniers indéfiniment, dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme". "Mais en tant que tel, il pourra prétendre au réexamen annuel visant à déterminer s'il peut être libéré ou transféré", a précisé le porte-parole du Pentagone.]

_29 juillet, Washington. 140 ans après l’abolition de l’esclavage, les parlementaires américains présentent les premières excuses formelles du gouvernement fédéral pour "la fondamentale injustice, la cruauté, la brutalité et l'inhumanité" de l'esclavage et de la ségrégation raciale envers les Noirs américains.

Le texte, adopté par la Chambre des représentants, "présente des excuses aux Noirs américains au nom du peuple des Etats-Unis, pour le mal qui leur a été fait" sous les lois ségrégationnistes connues sous le nom de "lois Jim Crow" et "pour leurs ancêtres qui ont souffert de l'esclavage". Les parlementaires indiquent également qu'ils s'engagent à oeuvrer pour corriger "les conséquences persistantes" de l'esclavage et de la ségrégation.

[L'esclavage a été aboli officiellement en 1865 aux Etats-Unis. Quant aux lois ségrégationnistes, connues sous le nom de "Lois Jim Crow", elles ont perduré jusqu'en 1964, année de l'adoption de la loi sur les droits civils. Ces lois avaient notamment été créées en 1876 pour "instaurer un nouvel ordre social dans le sud des Etats-Unis". En réalité, supprimer le système esclavagiste pour mettre en place la ségrégation raciale. Semblable au "Code Noir" de Napoléon Bonaparte, ces lois interdisaient notamment l’entrée de certains lieux publics aux noirs et demandait la séparation des "races blanches" et "races noires". Jusqu’au vote du "Civil Rights Act", en 1964, même si certains articles ont été conservés dans les constitutions de certains Etats sudistes.

Le parlementaire démocrate Steve Cohen, qui a proposé le texte voté par la Chambre des représentants, a estimé qu’il s’agissait "d’un moment historique dans la lutte en cours pour les droits civiques" aux Etats-Unis. En cette ratification, le parlementaire démocrate espère "qu’elle serve à ouvrir le dialogue sur les questions raciales et l’égalité pour tous".

Et, même si Bill Clinton avait exprimé ses "regrets" quant au "rôle des Etats-Unis dans la traite des esclaves" et que George W.Bush avait qualifié l’esclavage comme "l’un des plus grands crimes de l’histoire", jamais rien, avant cette déclaration, n’avait été fait ou dit de manière officielle.

Rappelons qu’à ce jour, seule la France reconnait "l’esclavage et la traite négrière comme crime contre l’humanité", avec la Loi Taubira de mai 2001.]

_15 juillet, Washington. Pour la première fois, un enregistrement vidéo montrant l'interrogatoire d'un jeune détenu de la base américaine de Guantanamo, à Cuba, est rendu public. Les avocats d'Omar Khadr, un ressortissant canadien détenu depuis 2002, ont diffusé cette vidéo d'une dizaine de minutes montrant le jeune détenu, aujourd'hui âgé de 21 ans, questionné par les services secrets canadiens en février 2003.

Accusé d'avoir tué un soldat américain, Omar Khadr avait 15 ans lors de son arrestation par l'armée américaine, en Afghanistan, en 2002. Il est le seul Occidental encore détenu dans la base américaine. Son procès, pour meurtre, soutien au terrorisme et espionnage, doit s'ouvrir en octobre.

             Plus d'info                  "L'interrogatoire [Video]"

FRANCE

La réunion du Congrès, à Versailles, le 21 juillet 2008. Photo site du Premier ministre.


_21 juillet, Paris. Le Parlement, réuni en Congrès à Versailles, adopte la réforme des institutions qu'avait proposée le président Nicolas Sarkozy avec 539 voix, soit une seule voix de plus que la majorité requise des 3/5 des suffrages exprimés. 357 parlementaires ont voté contre.

"Ce n'est pas un camp qui a gagné contre un autre, […] c'est la démocratie française qui a gagné", a déclaré le président français, ajoutant : "C'est le camp du mouvement, du changement et de la modernité qui l'a emporté sur le camp de l'immobilisme, de la rigidité et du sectarisme".

 Plus d'info La nouvelle Constitution [ 180 ko] 
 Plus d'info Les modifications

[Le président. Le chef de l'Etat pourra s'exprimer devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès - Pas plus de deux mandats consécutifs de 5 ans - Disparition du droit de grâce collectif dont disposait le président.

Le Parlement. Vote possible du Parlement sur les nominations les plus importantes du chef de l'Etat - Recours à l'article 49-3 (qui permettait de faire adopter un texte sans vote) limité aux questions budgétaires.

Les citoyens. Un référendum peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenus par un dixième des électeurs.

Adhésion à l'Union européenne. Ratification par référendum saur si une majorité de 3/5, dans chaque assemblée, saisit le président. Il a alors deux options: référendum ou ratification parlementaire à la majorité des 3/5.]

_13 juillet, Paris. Des militantes du groupe d'action féministe "La Barbe", qui dénonce la suprématie masculine aux postes dirigeants, affublent les trois grandes statues de pierre de la place de la République de grandes barbes colorées. Les trois grandes statues de pierre représentent la Liberté, l'Egalité et la Fraternité.

Les militantes de ce collectif promettent de revenir chaque année tant que la France n'aura pas eu une femme présidente de la République, selon Marie de Cenival, fondatrice du groupe. "Le 14 juillet, c'est la célébration de la prise de la Bastille, mais également de la Déclaration des droits de l'homme, qui sont aussi des droits des femmes", rappelle-t-elle, en rendant hommage à Olympe de Gouges (1748-1793), "première féministe" – et auteur d'une "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne", rédigé au nom du sexe "supérieur en beauté et en courage".

_11 juillet, Paris. La burqa est-elle incompatible avec la nationalité française? Faiza M., 32 ans, une Marocaine mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, vient de se voir refuser la nationalité au motif qu'elle a "adopté, au nom d'une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes".

Pour la première fois en France, le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction française, dans un arrêt du 27 juin 2008, a pris en compte le niveau de pratique religieuse pour se prononcer sur la capacité d'assimilation d'une personne étrangère, révèle le quotidien "Le Monde".

         Plus d'info              Plus d'info L'arrêt du Conseil d'Etat [ 60 ko]

_8 juillet, Paris. Les violences conjugales signalées à la police et à la gendarmerie ont fortement augmenté en France: plus de 47'573 faits ont été enregistrés en 2007, soit 31,1% de plus qu'en 2004, selon le numéro de juillet du bulletin statistique de l'Observatoire national de la délinquance (OND).

En 2007, les violences conjugales ont représenté plus d'un quart, (25,6%) de l'ensemble des faits constatés de violences volontaires sur des personnes de 15 ans et plus. Ces violences ont elles aussi augmenté entre 2004 et 2007, passant de 144'100 à 184'500, soit un accroissement hausse de 28%.

_2 juillet, Paris. Human Rights Watch (HRW) accuse la France de "violer les droits de l’homme" dans sa lutte contre les personnes soupçonnées de terrorisme, plaidant pour une amélioration du système.

(cov rapport)
Dans un rapport intitulé "La justice court-circuitée : les lois et procédures antiterroristes en France", l’organisation américaine de défense des droits de l'homme considère que la France "met à mal les normes internationales en matière de procès équitable".

HRW s'en prend notamment au chef d'"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", dénonçant un "délit à la notion floue" qui permet, selon elle, d'"arrêter un grand nombre de personnes sur la base de preuves minimales".

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IRAN

_27 septembre 2008, New York [Nations unies]. Le Conseil de sécurité appelle l'Iran à respecter pleinement et immédiatement les précédentes résolutions lui ordonnant d'arrêter l'enrichissement de l'uranium et ses activités de retraitement nucléaire et de coopérer avec les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Conseil réaffirme son engagement "à une solution négociée à la question du nucléaire iranien" et a salué la poursuite des efforts dans ce domaine.

[Le texte appelle l'Iran “à se soumettre pleinement et sans délai à ses obligations” contenues dans une série de résolutions du Conseil entre 2006 et cette année, et de remplir les obligations de l'AIEA.

Il note également la déclaration en mars de la Chine, de la France, de l'Allemagne, de la Russie, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, avec le soutien de l'Union européenne, exposant l'approche destinée à résoudre la question et qui mêle négociations et sanctions.]

_15 septembre, Vienne. Dans un rapport publié à Vienne, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) se dit dans l'incapacité d'établir la véritable nature du programme nucléaire iranien. Une nouvelle fois, l'AIEA enjoint Téhéran de fournir toutes les informations nécessaires, regrettant "de n'avoir pu faire de progrès substantiels sur les prétendues études [sur la militarisation du programme nucléaire iranien] et sur les autres sujets clés associés à ce problème qui continuent de l'inquiéter sérieusement".

Selon l'AIEA, l'Iran a poursuivi l'installation de nouvelles centrifugeuses. "Contrairement à la décision du Conseil de sécurité des Nations unies, l'Iran n'a pas suspendu ses activités liées à l'enrichissement de l'uranium", indique l'agence dans son rapport.

5 août, Téhéran. Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, commue en peine de prison ou de flagellation, la condamnation à la lapidation prononcée contre huit Iraniennes de 27 à 43 ans pour prostitution, inceste ou adultère, de même qu'un professeur coupable de relations sexuelles avec un élève.

_8 juillet, Téhéran. L'Iran menace de "mettre le feu" à Tel-Aviv et à la flotte militaire américaine dans le Golfe en cas d'attaque contre ses installations nucléaires, quelques jours après le rappel par les Etats-Unis que l'option militaire reste sur la table.

"Le régime sioniste fait actuellement pression sur les dirigeants de la Maison-Blanche pour préparer une attaque contre l'Iran. S'ils commettent une telle stupidité, la première réponse de l'Iran sera de mettre le feu à Tel-Aviv et à la flotte américaine dans le Golfe Persique", déclare l'hodjatolislam Ali Shirazi, représentant du guide suprême Ali Khamenei au sein des forces navales des Gardiens de la révolution, cité par l'agence Fars.

ITALIE

_14 juillet, Gênes. Quinze membres des forces de l'ordre accusés de sévices et de traitements vexatoires infligés à des manifestants pendant le sommet du G8 de Gênes, en juillet 2001, condamnés à des peines de cinq mois à cinq ans de prison. Le tribunal a en revanche acquitté trente autres prévenus.

[Sommet de la mobilisation alter-mondialiste, le G8 de Gênes, dans le nord de l'Italie, a été l'un des violents de l'histoire de l'organisation. Les émeutes ont fait un mort, Carlo Giuliani, âgé de 23 ans, et plusieurs centaines de blessés. Les 45 prévenus - carabiniers, membres de l'administration pénitentiaire et médecins - étaient soupçonnés de violences dans la caserne de police de Bolzaneto, où quelque 250 personnes interpellées ont été rassemblées. Dans l'infirmerie de cette caserne, à une quinzaine de kilomètres de Gênes, plusieurs femmes avaient par exemple été contraintes de se déshabiller et de rester nues en présence d'agents masculins.]

LIBAN

_11 juillet, New York. Ban Ki-moon salue la formation d'un gouvernement d'unité nationale au Liban. Le secrétaire général des Nations unies estime que cet événement est un signe de la revitalisation des institutions constitutionnelles du pays et montre que Liban sortait de la crise politique.

[Le Liban se trouvait en crise depuis la fin du mandat du président Emile Lahoud en octobre 2007. Lors d'une réunion à Doha (Qatar) sous les auspices de la Ligue des Etats arabes, les principaux partis libanais ont convenu d'élire le général Michel Suleiman à la présidence, de former un gouvernement d'unité nationale avec 11 postes sur 30 à l'opposition, ce qui lui donne un droit de veto, et d'adopter une nouvelle loi électorale. Michel Suleiman a été élu le 25 mai 2008.]

LIBYE

_5 septembre, Tripoli. Première visite d’un secrétaire d’Etat américain en Libye depuis 1953. "Les Etats-Unis n'ont pas d'ennemi permanent", déclare Condoleezza Rice, qui souligne que "lorsque des pays sont prêts à opérer des changements de direction stratégiques, les Etats-Unis sont prêts à y répondre".

Le ministre libyen des affaires étrangères, Abdelrahman Chalgham, déclare, de son côté : "Le monde a changé [...]. La Libye a changé, [...] les Etats-Unis ont changé [...]. L'heure de la confrontation est passée".

["Pour l'administration Bush, il s'agit d'afficher l'un de ses rares succès diplomatiques - le retour d'une Libye fréquentable dans l'arène internationale après des décennies de pressions. Pour le régime libyen, la visite de Mme Rice couronne la stratégie d'ouverture vers les Occidentaux menée par le fils du Guide, Seif Al-Islam, écrit Philippe Bernard, dans "Le Monde". Le pays a besoin de cette ouverture pour profiter des investissements financés par les revenus pétroliers et faire baisser les tensions sociales héritées d'années d'isolement".]

_30 août, Benghazi. L'Italie présente ses excuses solennelles à la Libye et s'engagée à lui verser cinq milliards de dollars sur les 25 prochaines années au titre de dédommagements pour la période coloniale.

"L'accord portera sur un montant de 200 millions de dollars par an durant les 25 prochaines années sous forme d'investissements dans des projets d'infrastructure en Libye", indique le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi à Benghazi, dans le nord-est de la Libye.

[La Libye et l'Italie négociaient depuis des années pour des compensations versées par l'Italie pour la période coloniale. La Libye a été occupée militairement par l'Italie à partir de 1911, avant de devenir, dans les années 1930, une colonie italienne. Elle est devenue indépendante en 1951.

"Au-delà des symboles et de la réconciliation, M. Berlusconi est venu chercher en Libye une coopération efficace contre l'immigration clandestine. Tripoli, qui s'y refusait jusqu'alors, a accepté des patrouilles conjointes en Méditerranée, ainsi que la surveillance par satellite de la frontière sud, par laquelle entrent de nombreux migrants africains", écrit  Philippe Ridet, dans Le Monde.]

MAURITANIE

__19 août, New York [Nations unies]. Le Conseil de sécurité condamne le renversement des autorités démocratiquement élues de la Mauritanie par l'armée mauritanienne, le 6 août. "Le Conseil s'oppose à toute tentative de changement de gouvernement par des moyens anticonstitutionnels", affirme le Conseil, qui exige "la libération immédiate du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et le rétablissement immédiat des institutions légitimes, constitutionnelles et démocratiques".

_6 août
, Nouakchott. Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président mauritanien démocratiquement élu, arrêté par son propre chef d'état-major, le général Mohammed Ould Abdel Aziz. Le coup d'Etat met un terme a un processus qui a été salué comme "un modèle démocratique pour l'Afrique".

[La nouvelle junte au pouvoir a promis d'organiser une nouvelle élection présidentielle "libre et transparente" dans "une période qui sera la plus courte possible". Le nouvel homme fort de Nouakchott s'est "engagé personnellement à préserver l'Etat de droit, les libertés des citoyens et les institutions démocratiques existantes", dans un entretien publié par les journaux suisse "Le Temps" et belge "Le Soir".

Le renversement militaire du président Abdallahi fait suite à des tentatives de déstabilisation politique, probablement suscitées par les mêmes officiers, note Philippe Bernard dans "Le Monde". Le 4 août, 48 députés et sénateurs mauritaniens avaient démissionné du parti présidentiel, dénonçant l'incapacité de l'exécutif à apporter le "changement escompté".]

NATIONS UNIES

_23 septembre, New York [Nations unies]. Le Conseil de sécurité réaffirme, lors d’une réunion de haut niveau présidée par le chef de l’État du Burkina Faso, Blaise Compaoré, l’importance de la médiation "comme moyen de règlement pacifique des différends" et souligne le "rôle crucial" desw Nations unies à cet égard.

[Investi de la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales, le Conseil de sécurité se doit "de promouvoir et d’appuyer la médiation comme moyen important de règlement pacifique des différends", ont affirmé ses 15 membres, dans une déclaration lue, en fin de séance, par Bedouma Alain Yoda, ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, pays à l’initiative de ce débat auquel ont participé deux chefs d’État, un chef de gouvernement et sept ministres.

Auparavant, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait demandé au Conseil de sécurité et à tous les États Membres d’"investir d’avance" dans les activités de médiation des Nations unies afin de "pratiquer davantage cette démocratie discrète".

_12 juillet, New York. La juge sud-africaine Navanethem Pillay, qui a présidé pendant quatre ans le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), pressentie par le secrétaire général des nations unies, Ban Ki-moon, pour remplacer la canadienne Louise Arbour, qui a quitté, le 30 juin, le poste de haut commissaire aux droits de l'homme.

[Navanethem Pillay, qui siège depuis 2003 à la section des appels de la Cour pénale internationale (CPI), est née, en 1941, dans une famille modeste de la minorité tamoule d'Afrique du Sud. Diplômée d'Harvard, elle a été la première femme à ouvrir un cabinet d'avocats dans la province du Natal, où elle a défendu de nombreux opposants à l'Apartheid. Elle a également été la première femme de couleur à siéger au sein de la High Court de son pays.

Navanethem Pillay a été élue par l’Assemblée générale des Nations unies au poste de juge du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), tribunal où elle a exercé ses fonctions durant huit ans, dont quatre comme présidente. Sous sa présidence, le Tribunal a fait des progrès notables.

La juge Pillay a écrit plusieurs ouvrages et pratiqué dans les domaines du droit international pénal, du droit international humanitaire et des droits de l'homme, en particulier sur le sujet des violences sexuelles dans le cadre des conflits.]

_4 juillet, Londres. Le recours aux plantes pour produire des agrocarburants est l'une des causes majeures de la flambée des prix agricoles, entre 2002 et février 2008, selon une étude confidentielle de la Banque mondiale, publié par "The Guardian".

Selon le quotidien britannique, l'étude, conduite par un économiste de renom, Don Mitchell, estime que les biocarburants sont responsables de la hausse des prix des denrées alimentaires de 75 % sur la période étudiée, un chiffre très loin des estimations jusqu'ici avancées. Ces résultats vont égelement à l'encontre des affirmations du gouvernement américain selon lesquells les agro-carburants ne contribueraient qu'à une hausse de 3 % des prix des denrées alimentaires.

"Sans l'augmentation des biocarburants, les stocks mondiaux de blé et de maïs n'auraient jamais chuté aussi sensiblement et la hausse des prix due à d'autres facteurs aurait été modérée", précise le document, qui relève que le renchérissement des denrées de base a plongé 100 millions de personnes supplémentaires sous le seuil de la pauvreté.

PAKISTAN

_26 août, Islamabad. Le Pakistan interdit le principal mouvement des talibans, responsable de la vague sans précédent d'attentats qui a fait près de 1'200 morts dans tout le pays depuis plus d'un an. Le Tehreek-e-Taliban Pakistan (Mouvement des Talibans du Pakistan, TTP), dirigé par le chef tribal Baïtullah Mehsud, proche du réseau Al-Qaïda, "a été interdit en raison de leur implication dans une série d'attentats suicide", a indiqué à l'Agence France-Presse (AFP) Rehman Malik, le directeur du département de l'Intérieur au cabinet du Premier ministre.

"Un décret" du département de l'Intérieur "a été rendu, ordonnant le gel de tous les comptes en banques et des biens des organisations" membres du TTP, une fédération de groupes armés et parfois publics, qui ont fait des zones tribales, leur bastion.

[Les Etats-Unis considèrent qu'Al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales pakistanaises du nord-ouest, frontalières avec l'Afghanistan, grâce au soutien notamment du TTP de Mehsud, et les aident à mener des attaques en Afghanistan contre les forces internationales.]

_21 août, Islamabad. 64 personnes tuées dans un double attentat suicide des talibans devant la principale usine militaire d'armement du Pakistan – la Pakistani Ordnance Factories -, dans la localité de Wah, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest d'Islamabad.

[Ce nouvel attentat, le plus meurtrier depuis le début de l'année, est le dernier en date d'une vague sans précédent d'attaques perpétrées par des combattants proches d'Al-Qaïda et des talibans, qui a fait plus de 1'000 morts en un an.

Le Maulvi Omar, porte-parole du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP), réputé proche d'Al-Qaïda, a revendiqué le double attentat auprès de l'AFP et menacé de lancer ses kamikazes contre les grandes villes du pays, y compris Islamabad, si l'armée ne stoppait pas ses opérations dans les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan.]

_18 août, Islamabad. Le président du Pakistan Pervez Musharraf annonce qu'il démissionne, à la veille d'une procédure de destitution annoncée par son gouvernement.

"Après avoir considéré la situation et consulté divers conseillers en droit et alliés politiques, sur leurs conseils, j'ai décidé de démissionner", déclare le chef de l'Etat dans un discours télévisé à la nation.

_10 juillet, Islamabad. Le Pakistan et les Nations unies parviennent à un accord pour former une commission d'enquête sur l'assassinat de Benazir Bhutto. Selon le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mahmood Qureshi, un "accord de principe" a été trouvé, même si "certaines modalités doivent encore être discutées".

[Benazir Bhutto, ex-Premier ministre et leader du Parti du peuple pakistanais (PPP), avait été victime d'un attentat-suicide le 27 décembre 2007, près de la capitale, pendant la campagne pour les élections législatives.]

POLOGNE

_14 août, Varsovie. La Pologne et les Etats-Unis concluent une accord autorisant les Etats-Unis à installer sur le sol polonais, à l'horizon 2012, dix intercepteurs capables de détruire en vol d'éventuels missiles balistiques à longue portée. Couplé avec un puissant radar qui sera installé en République tchèque, le bouclier permettra, selon Washington, de protéger le territoire américain d'éventuelles menaces de pays comme l'Iran.

[La Russie a dénoncé cet accord. "Bien évidemment, vu son contenu et la précipitation [à le conclure], les conditions dans lesquelles il a été signé [...] tout cela montre encore une fois que ce projet n'a aucun rapport avec la menace de missiles iraniens mais est dirigé contre la Russie", a indiqué une source au ministère des affaires étrangères russe à l'agence Interfax.

Selon le gouvernement polonais, le conflit entre la Russie et la Géorgie a joué en faveur d'une conclusion des négociations. "Nous avons aujourd'hui une situation internationale nouvelle", a déclaré le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski.]

_13 juillet, Varsovie. Bronislaw Geremek trouve la mort dans un accident de voiture sur les routes de Pologne. Agé de 76 ans, il était membre du mouvement Solidarnosc, ancien ministre polonais des Affaires étrangères et député européen depuis 2004. Il incarnait le retour de la Pologne dans la famille européenne. "L'Europe est le dernier grand rêve du XXe siècle", avait-il déclaré.

Le site "Rue89" rappelle que Bronislaw Geremek, rescapé du ghetto de Varsovie, adhérent du Parti Communiste entré en dissidence en 1968 après le Printemps de Prague, et co-fondateur du syndicat Solidarnosc, est "l'un de ces hommes qui ont marqué l'histoire du dernier quart de siècle, et qui ont façonné l'Europe de l'après-Guerre Froide". Le journal "La Croix" titre "La mort d'un Juste" et rappelle l'humaniste, l'homme de culture polyglotte, à la fois historien et politique.

Adam Michnik, compagnon de dissidence du député européen disparu, confie que, "depuis hier, je sais que plus rien ne sera plus comme avant. La Pologne avait très peu de tels savants et de tels hommes d’Etat […]. J’écris ces mots tout en étant pleinement conscient qu’ils ne restitueront pas la richesse spirituelle, le caractère hors du commun, l’intelligence profonde, l’érudition rare et la bonté humaine de Bronislaw Geremek".

Le 7 mai 2008, à Lille, à l'occasion du Rendez-vous des Européens, il adressait un message aux jeunes Européens, sur lesquels il comptait pour faire de l'Europe une entité solidaire, unie et curieuse des autres.

           "La génération de l'Internet, c'est l'avenir de l'Union européenne"
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_1er juillet, Varsovie. Le président polonais Lech Kaczynski annonce qu'il ne ratifiera pas le traité européen de Lisbonne. "Pour le moment, la question du traité est sans objet", a affirmé le président conservateur dans une interview publiée dans le quotidien Dziennik.

Le Parlement polonais a pourtant approuvé, en avril, la ratification du traité destiné à réformer le fonctionnement des institutions européennes. Mais, selon la Constitution polonaise, c'est le président qui ratifie en dernier ressort les traités. Aucune disposition ne l'oblige à aposer sa signature, même si le Parlement le lui demande.

"Il est difficile de dire comment cela se finira. En revanche, l'affirmation selon laquelle il n'y a pas d'Union s'il n'y a pas de traité n'est pas sérieuse", assure le président plpnais, qui souligne que le même raisonnement avait été tenu par les partisans de la Constitution au moment de son rejet par les électeurs français et néerlandais en 2005.

"Et pourtant l'Union a fonctionné, elle fonctionne et elle continuera de fonctionner", rappelle Lech Kaczynski. "Bien sûr, elle n'est pas idéale, mais une structure à ce point compliquée ne peut être idéale".

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RUSSIE

_31 août, Nazran [Ingouchie]. Magomed Evloïev, propriétaire du site d'information caucasien ingushetiya.ru, l'unique média d'opposition dans cette république du Caucase russe frontalière de la Tchétchénie, "blessé à la tête par une arme à feu", de manière "involontaire", après avoir été arrêté par la police ingouche. Il est mort à l'hôpital, a indiqué Vladimir Markine, responsable du comité d'enquête du Parquet russe, cité par des médias russes.

[Opposants et défenseurs des droits de l'homme ont dénoncé le "meurtre" de Magomed Evloïev, appelant le Kremlin à rétablir l'ordre dans cette république en proie à des violences quasi-quotidiennes – enlèvements, attaques contre les forces de l'ordre, meurtres de civils. "C'est un meurtre qui doit être élucidé", a déclaré à l'Agence France-Presse (AFP) Alexandre Tcherkassov de l'ONG russe de défense des droits de l'homme Memorial, laquelle avait déjà récemment dénoncé une "dégradation catastrophique" de la situation en Ingouchie.]

_31 août, Moscou. "Nous avons pris notre décision" de reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud et "cette décision est irrévocable", déclare le président russe Dmitri Medvedev, dans une interview aux trois chaînes de télévision russes.

"D'un point de vue juridique, de nouveaux Etats sont apparus, le processus de leur reconnaissance peut durer longtemps, mais notre position ne changera pas en fonction de cela", précise-t-il.

[Dmitri Medvedev a énoncé les "cinq principes" fondateurs de la politique étrangère russe : "primauté" du droit international; "multipolarité" du monde; désir "d'éviter les conflits et l'isolement"; "défense de la vie et de la dignité des citoyens russes où qu'ils se trouvent"; "protection des entrepreneurs à l'étranger" et enfin, reconnaissance pour la Russie "de zones de ses intérêts privilégiés".

Dans deux entretiens accordés à des télévisions étrangères (l'américaine CNN et l'allemande ARD), le Premier ministre, Vladimir Poutine, a envoyé un message similaire : "Si les Etats européens veulent servir les intérêts de politique étrangère des Etats-Unis, ils n'y gagneront rien." L'Europe a beaucoup à perdre, soit "le pétrole, le gaz, la pétrochimie, le bois, divers métaux, les engrais chimiques […]". Qui plus est, la Russie est un marché "fiable et important" pour les exportateurs européens. "Quelqu'un a-t-il l'intention de cesser de nous approvisionner ? Si c'est le cas, nous achèterons ailleurs. Qui a besoin de ça ? Je ne comprends pas", a-t-il conclu.]

_3 août, Moscou. L'écrivain Alexandre Soljenitsyne décède à son domicile de Moscou. Agé de 89 ans, l'auteur de nombreux ouvrages, dont "L'Archipel du goulag", avait obtenu le prix Nobel de littérature en 1970. Privé de sa citoyenneté en 1974 et expulsé de l'Union soviétique, il a alors vécu en Occident avant de revenir en Russie, en 1994.

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SOUDAN

_19 juillet, Le Caire. A la suite de la demande faite, le 14 juillet, aux juges de la Cour pénale internationale (CPI), par le procureur Luis Moreno-Ocampo d'émettre un mandat contre le président soudanais, l'accusant d'avoir organisé un génocide ayant directement causé la mort de 35'000 personnes et fait mourir de "mort lente" 100'000 autres habitants du Darfour, les ministres des Affaires étrangères des pays de la Ligue arabe se réunissent en urgence au Caire.

Le communiqué final appelle "à donner la priorité à une résolution politique [...] et à l'organisation d'un sommet international de haut niveau afin de faire progresser la situation politique au Darfour". Les ministres évoquent "le mandat des institutions judiciaires civiles soudanaises" et estiment qu'"une justice efficace sera rendue [au Soudan] sous le contrôle de la Ligue arabe et de l'Union africaine".

L'Algérie a appelé à faire pression sur le Conseil de sécurité des Nations unies pour empêcher l'émission d'un mandat d'arrêt contre le président soudanais, estimant que"ce qu'a fait le procureur [de la CPI] représente un dangereux précédent" et "entravera les efforts en faveur de la paix au Darfour".

L'Egypte juge "nécessaire que le Conseil de sécurité prenne ses responsabilités pour sauvegarder la stabilité au Soudan et qu'il agisse en conséquence".

Le Soudan a demandé l'aide de la Chine et de la Russie (qui disposent d'un droit de veto), ainsi qu'à la Ligue arabe et de l'Union africaine pour obtenir du Conseil de sécurité une résolution demandant à la CPI de suspendre la procédure pour un an.

SUISSE

_3 septembre, Genève. Le procureur général du canton de Genève, Daniel Zappelli, annonce le classement de la procédure pénale à l'encontre d'Hannibal Kadhafi, fils du dirigeant libyen Mohammed Kadhafi, et de sa femme, à la suite du retrait de la plainte pour violence - déposée en juillet 2008 - par deux de ses anciens domestiques.

Les deux anciens domestiques - une Tunisienne et un Marocain –, qui ont obtenu un permis de séjour en Suisse "à titre humanitaire", ont été correctement indemnisés. Ils sont reconnus comme victimes et leurs souffrances ont été prises en compte", a souligné mardi leur avocat genevois Me François Membrez.

[Le ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE) a jugé que  le classement de la procédure était un "élément important dans le  processus de règlement de l'affaire".]

_13 août, Genève. "Il est exclu de classer l’affaire Kadhafi pour des raisons politiques", assure le procureur général Daniel Zappelli, devant un parterre de journalistes internationaux. "Nous traitons la plainte contre Hannibal et Aline Kadhafi comme toutes les autres. L’application de la loi est égale pour tous. Il en va de la préservation de la démocratie et de l’Etat de droit", souligne le procureur genevois, qui reconnaît que seuls les domestiques du couple pourraient amener le Parquet à classer l’affaire "en retirant leur plainte".

[Hannibal Kadhafi et son épouse avaient été dénoncés le 15 juillet à la police pour maltraitance envers un Marocain et une Tunisienne qui étaient à leur service. Inculpé de lésions corporelles simples, le couple avait été interpellé, détenu deux jours, puis libéré contre le versement d’une caution de 500'000 francs suisses.]

_15 juillet, Genève. Hannibal Kadhafi, 32 ans – le fils du président libyen Muammar Kadhafi -, poursuivi, avec son épouse Aline, pour "lésions corporelles simples, menaces et contraintes" envers deux domestiques, une Tunisienne et un Marocain, qui ont portés plainte contre eux. Le couple, qui était installé dans une suite de l'hôtel Président Wilson, à Genève, est soupçonné de frapper régulièrement les deux domestiques.

[Après avoir versé une caution de 300'000 euros, Hannibal Kadahfi et son épouse ont pu quitter la Suisse. En représailles à ces arrestations, la Libye, qui fournit plus de 50% de son pétrole à la Suisse, a menacé de suspendre ses livraisons. Le président du gouvernement genevois, le socialiste Laurent Moutinot, a déclaré : "Il est important que l’on sache qu’en Suisse, pays des droits de l’homme, on n’a pas le droit de traiter ses domestiques comme Hannibal Kadhafi l’a fait. Dans un état de droit, il n’y a pas de justice à deux vitesses".

Par ailleurs, la Libye a déconseillé à ses ressortissants de se rendre en Suisse "du fait des mesures arbitraires, du non-respect et de l'humiliation infligés par les autorités suisses aux citoyens libyens".]

_8 juillet, Berne. L'initiative, lancée par des membres de l'Union démocratique du centre (UDC), le parti populiste suisse, et réclamant l'organisation d'un vote contre la construction de minarets, a réuni plus de 115'000 signatures, soit largement plus que le minimum de 100'000 nécessaire pour organiser une telle consultation

Le comité à l'origine de cette initiative a déclaré que les minarets ne sont pas des constructions à caractère religieux, mais "le symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux". "Celui qui, comme c'est le cas dans l'islam, place la religion au-dessus de l'Etat, se trouve en contradiction totale avec la Constitution fédérale", selon le texte de l'initiative, lancée par des membres de l'UDC, qui est la première formation du pays avec 29% des voix aux dernières élections législatives.

[Dès le dépôt du texte, le gouvernement suisse a fait savoir qu'il appellerait le peuple à rejeter l'initiative lors du vote qui n'interviendra pas avant de nombreux mois. La Suisse compte plus de 311'000 musulmans sur 7,5 millions d'habitants. Le pays n'a que deux mosquées avec des minarets, à Zurich et à Genève.]

SYRIE

_13 août, Damas. Lors de la visite officielle du président libanais Michel Sleimane, la Syrie confirme son intention d'établir des relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs avec le Liban.

SOUDAN

_20 août, Istanbul. Le président soudanais Omar el-Béchir, contre lequel le procureur de la Cour Pénale Internationale, Luis Moreno-Ocampo, a réclamé le 14 juillet un mandat d'arrêt pour "génocide", réaffirme que son pays ne permettra jamais le jugement d'un citoyen soudanais par une cour étrangère.

"Nous rejetons catégoriquement qu'un Soudanais puisse être jugé hors du Soudan [...] Nous ne remettrons jamais aucun de nos citoyens pour être jugé à l'étranger", déclare-t-il lors d'une conférence de presse en marge d'un sommet sur la coopération entre la Turquie et l'Afrique.

"La tentative d'utiliser la soi-disant justice internationale contre le pays [...] est une tentative pour encourager les groupes rebelles opposés à la paix à poursuivre leurs destructions et déstabilisation [...] pour faire chuter le régime au Soudan", souligne le Président soudanais. "Nous avons nos propres institutions judiciaires [...] Nous sommes capables de juger toute personne qui viole la justice".

TCHAD

15 août, N'Djamena. L'ancien président tchadien Hissène Habré (1982-1990), en exil à Dakar et poursuivi pour crimes contre l'humanité, et onze chefs rebelles tchadiens condamnés à mort par contumace par la Cour criminelle de N'Djamena.

Les douze condamnés ont été tous déclarés "coupables d'atteinte à l'ordre constitutionnel à l'intégrité et à la sécurité du territoire", selon une source judicaire.

Trente-et-un autres membres de la rébellion ont été condamnés à des travaux forcés à perpétuité après avoir été reconnus coupables "d'attentats dans le but de détruire ou de changer le régime" du président tchadien Idriss Deby Itno.

Parmi les condamnés à mort par contumace de la rébellion figure son principal dirigeant, le général Mahamat Nouri, un proche de l'ex-président Habré renversé en 1990 par Idriss Deby, mais aussi ex-ministre de la Défense de ce dernier.

[Ces condamnations ont été prononcées à la suite d'une "plainte de l'Etat" contre les différents condamnés].

TURQUIE

_30 juillet, Ankara. Dans un verdict mitigé, la Cour constitutionnelle ménage aussi bien le Parti de la justice et du développement (AKP), qui, accusé de mener "des activités anti-laïques", n'est pas dissous, que l'opposition kémaliste, ce qui devrait réduire les risques d'une crise politique en Turquie.

"Aucun de nous n'est heureux à l'idée de fermer un parti. Cela ne va pas dans le sens de la démocratie", a assuré le président de la Cour constitutionnelle, Hasim Kiliç. Il a précisé qu'il avait été le seul des onze juges à considérer l'AKP non coupable. Six de ses collègues ont voté pour son interdiction totale, mais, selon la Constitution turque, une majorité de sept juges sur onze est nécessaire. Quatre autres ont voté pour une peine financière. Le verdict finalement retenu : l'AKP devra reverser à l'Etat la moitié de ses aides annuelles, soit environ 12,9 millions d'euros.

["De graves troubles ont été évités. [...] L'AKP n'a jamais été un foyer d'activités anti-laïques et continuera à défendre les valeurs de la République", a déclaré Recep Tayyip Erdogan à l'issue de la décision, assurant qu'il continuerait sur "le chemin de la modernisation qu'a indiqué Atatürk".]

VATICAN

_20 juillet, Sydney. S'adressant aux pèlerins rassemblés sur l'hippodrome de Randwick, lors de la messe de clôture des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), Benoît XVI affirme la nécessité de raviver la foi dans des sociétés où "avec la prospérité matérielle, un désert spirituel se répand : un vide intérieur, une peur sans nom, un sentiment silencieux de désespoir".

[Les prochaines JMJ se tiendront à Madrid, en 2011.]

_19 juillet, Sydney. Au troisième jour de sa visite officielle à Sydney, Benoît XVI présente ses excuses pour les abus sexuels commis par des prêtres australiens.

"Je voudrais admettre la honte que nous avons ressentie pour les abus sexuels commis sur des mineurs par des membres du clergé et des religieux dans ce pays", déclare le pape lors d'une cérémonie à la cathédrale St-Mary, en présence de séminaristes australiens. "Je suis profondément désolé pour la souffrance et la douleur que les victimes ont endurées [...]. Ces crimes, qui constituent un si grande trahison de la confiance, méritent une condamnation sans équivoque".

[Benoît XVI a également affirmé que les prêtres responsables "devaient être poursuivis en justice".]

18 juillet, Sydney. Au deuxième jour des XXIIIes Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) de Sydney, Benoît XVI déclare que la religion est un "droit fondamental" pour tous qui dépasse les frontières et peut résoudre les conflits dans un monde menacé par la violence.

Devant les responsables religieux des autres fois, le souverain pontife insiste sur le rôle de la religion en tant que force unificatrice de paix en dépit de la conviction du contraire chez certains. "Dans un monde menacé par les formes de violence sinistres et aveugles, la voix unie des religieux exhorte les nations et les communautés à résoudre les conflits par des moyens pacifiques et avec le plus grand égard pour la dignité humaine", souligne le pape.

_17 juillet, Sydney. Benoît XVI dénonce jeudi les "fausses idoles" de la société matérialiste devant 150'000 jeunes catholiques du monde entier rassemblés à Sydney pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).

Le pape appelle les jeunes à ne pas se laisser séduire par ceux qui voient en eux "de simples consommateurs" dans une société "où le choix en lui-même devient le bien, la nouveauté se fait passer pour beauté, l'expérience subjective remplace la vérité". "Notre monde en a assez de l'avidité, de l'exploitation et de la division", des "fausses idoles", des "réponses hypocrites" et "des fausses promesses", ajoute-t-il.

VENEZUELA

_19 septembre, Caracas. Le gouvernement vénézuélien expulse les deux membres d'une délégation de Human Rights Watch (HRW) qui avaient présenté, la veille, un rapport accusant le régime du président Hugo Chavez d'avoir "affaibli les institutions démocratiques et les droits de l'homme". Les deux personnalités expulsées sont le directeur pour les Amériques de HRW, le Chilien José Miguel Vivanco, et son adjoint, l'Américain Daniel Wilkinson.

Le ministre vénézuélien des affaires étrangères, Nicolas Maduro, accuse les dirigeants de HRW d'avoir "violé la Constitution et les lois » de son pays et de s'être "ingérés illégalement" dans ses affaires intérieures. Cette expulsion, a-t-il souligné, "est un message clair à l'adresse de quiconque a l'intention de venir dans notre pays pour y comploter".

Le ministre fustige "ces groupes qui se font passer pour des défenseurs des droits de l'homme" et qui "sont financés par les Etats-Unis". "Ils suivent, dit-il, une politique visant à attaquer les pays qui construisent de nouveaux modèles économiques".

[Dans son rapport, HRW dresse un bilan négatif des dix ans de pouvoir du président Hugo Chavez, après avoir analysé son impact sur le pouvoir judiciaire, les syndicats et les médias.

HRW observe que le gouvernement Chavez a "dévalué l'idée d'un pouvoir judiciaire indépendant". Le coup d'Etat de 2002 contre le président, qui est toutefois revenu au pouvoir, rappelle le rapport, a été "la violation la plus grave du droit" pendant ces dix années. Mais, depuis, le régime "n'a cessé d'exploiter" cet événement "pour justifier des politiques portant atteinte à la démocratie". Il a mis en oeuvre "des politiques discriminatoires qui ont limité l'exercice de la liberté d'expression ou le droit à la liberté syndicale". En outre, Hugo Chavez et ses partisans "se sont emparés politiquement" du Tribunal suprême. Source : "Le Monde", 21 septembre 2008.]

ZIMBABWE

_15 septembre, Harare. Le président zimbabwéen, Robert Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, et le leader de l'opposition, Morgan Tsvangirai, signent un accord historique de gouvernement d'union, qui met fin à cinq mois de crise et ouvre la voie à l'aide internationale massive dont le pays a désespérément besoin. L'accord a également été signé par Arthur Mutambara, leader d'une petite faction dissidente de l'opposition.

Chef de l'Etat, Robert Mugabe dirigera le gouvernement, tandis que Morgan Tsvangirai prendra la tête d'un Conseil des ministres restreint qui participera à l'élaboration des politiques et en surveillera la mise en oeuvre.

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_21 juillet, Harare. Le président Robert Mugabe et le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, parti d'opposition), Morgan Tsvangirai, signent un protocole d'accord, qui fixe le cadre pour l'ouverture de négociations (modus operandi, ordre du jour, acteurs et calendrier) en présence du président sud-africain, Thabo Mbeki, chargé par ses homologues d'Afrique australe d'une médiation dans le pays.

[Le président zimbabwéen a indiqué que le pouvoir et l'opposition étaient d'accord pour amender la Constitution "de diverses façons" en vue de l'établissement d'"un nouvel ordre politique". Le chef de l'opposition s'est pour sa part réjoui de la signature du protocole d'accord, en la qualifiant d'"occasion historique". "Nous sommes résolus à faire que ce processus de négociations soit couronné de succès", a-t-il déclaré, s'adressant au chef de l'Etat en tant que "camarade Mugabe". Pour Thabo Mbeki, qui était assis entre les deux signataires,"ce protocole d'accord va engager les parties à un intense programme de travail pour finaliser les négociations aussi vite que possible".]

_11 juillet, New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies rejette un projet de résolution visant à imposer des sanctions au Zimbabwe, en raison du veto de la Russie et de la Chine.

Le projet de résolution, soutenu notamment par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France, a obtenu 9 voix pour, 5 voix contre - dont celles de la Fédération de Russie et la Chine - et une abstention. Le vote négatif de la Russie et de la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité, a constitué un exercice du droit de veto.

La vice-secrétaire générale des Nations unies, Asha-Rose Migiro, avait affirmé récemment lors d'un exposé au Conseil de sécurité que la crise au Zimbabwe représentait un "moment de vérité" pour la démocratie sur le continent" et souligné que "le Zimbabwe posait aussi un défi au monde".

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_11 juillet, Genève. Depuis le deuxième tour du scrutin présidentiel du 27 juin au Zimbabwe, le nombre de Zimbabwéens se réfugiant en l'Afrique du Sud est en hausse malgré l'augmentation des expulsions par Pretoria, s'inquiète l'agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

"Davantage de réfugiés traversent la frontière pour entrer en Afrique du Sud afin de demander l'asile. Auparavant, la majorité des Zimbabwéens qui traversaient la frontière étaient des hommes (environ 90%) ou des femmes seuls cherchant du travail. Maintenant, nous observons un nombre croissant de familles à cause des violences politiques, plusieurs personnes montrant des signes de violences physiques et de torture", déclare la porte-parole duHCR, Jennifer Pagonis.

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_7 juillet, Londres. Le président sud-africain, Thabo Mbeki, médiateur de la Communauté pour le développement de l'Afrique australe au Zimbabwe, propose un plan plutôt bien accueilli par l'opposition, révèle "The Guardian".

Le président Robert Mugabe, dont la réélection est très contestée, resterait en fonctions et ferait de l'opposant Morgan Tsvangirai son Premier ministre, jusqu'à ce qu'une nouvelle Constitution soit négociée et que de nouvelles élections soient organisées, précise le journal britannique, citant une source du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai.

[Selon cette source, le plan de Thabo Mbeki propose que Robert Mugabe reconnaisse les résultats du premier tour de la présidentielle du 29 mars, remporté par Morgan Tsvangirai. "Le plus important est que [le plan] reconnaît le résultat de l'élection du 29 mars et tout gouvernement sera une transition vers de nouvelles élections", selon cette source. Source : lemonde.fr]

_2 juillet, Harare. Le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, rejette la résolution de l'Union africaine (UA) appelant à former un gouvernement d'union nationale."Un gouvernement d'union nationale ne répondrait pas aux problèmes que rencontre le Zimbabwe et ne refléterait pas la volonté du peuple zimbabwéen", déclare-t-il.

["Le gouvernement est prêt à un dialogue avec qui que ce soit, un dialogue pour l'unité nationale au Zimbabwe", a décla le ministre de l'information, Sikhanyiso Ndlovu.

Le président sud-africain, Thabo Mbeki, médiateur dans la crise au Zimbabwe, a, de son côté, souhaité que le régime et l'opposition négocient. "Tout le monde est convaincu que seule [la formation] d'un gouvernement largement représentatif incluant tous les partis politiques du Zimbabwe dans un cadre qu'ils auront eux-mêmes choisi [...] peut permettre au Zimbabwe d'aller de l'avant".]

_1er juillet, Charm el-Cheikh. Le Sommet de l'Union africaine (UA) appelle à la formation d'un "gouvernement d'unité nationale" au Zimbabwe face aux pressions des Occidentaux exigeant des sanctions contre le président Robert Mugabe.


–––> ET AUSSI... <–––––––––––––––––––––––––

_DIALOGUE INTERRELIGIEUX

_18 juillet, Madrid. Les représentants des trois grandes religions monothéistes, réunis à Madrid, concluent leurs travaux par un appel à combattre "les causes profondes du terrorisme [...], un phénomène universel qui doit être combattu sérieusement, de manière juste et responsable, grâce à un effort international commun".

La conférence de Madrid a souhaité l'organisation d'une session spéciale de l'Assemblée générale des Nations unies consacrée au dialogue interreligieux.

[Dans son discours d'ouverture, le 16 juillet, le roi Abdallah a lancé un appel à la tolérance en assurant que "les différences ne doivent pas conduire à des conflits". "Les tragédies que nous avons connues n'ont pas été causées par la religion mais par l'extrémisme de certains croyants, dans toutes les religions et dans tous les systèmes politiques".]

_16 juillet, Madrid. Ouverture, à l'initiative du roi Abdallah d'Arabie saoudite, d'une Conférence mondiale sur le dialogue interreligieux. Le roi Juan Carlos, le secrétaire général du Congrès juif mondial, Michael Schneider, et le cardinal Jean-Louis Tauran, responsable du dialogue avec l'islam pour le Vatican, participent à cette rencontre qui rassemble quelque 220 représentants des trois monothéismes, et vise à "promouvoir la justice et la paix, [a] préserver la structure familiale et [a] faire face aux fléaux du terrorisme, de l'injustice et des stupéfiants".

[A la Mecque, le 20 décembre 2007, à l'occasion de l'Aïd el-Adha, qui marque la fin du pèlerinage, le roi Abdallah avait invité les musulmans à se rappeler "ce qui réunit les religions, les croyances et les cultures". Soucieux d'améliorer l'image de l'islam, il souhaite "contrer les défis de l'enfermement, de l'ignorance et de l'étroitesse de vue, pour que le monde comprenne les préceptes de l'islam sans animosité".

En juin 2008, le souverain saoudien avait défendu son idée devant des centaines de savants musulmans, sunnites et chiites, réunis à La Mecque. Il leur avait rappelé que les valeurs communes aux trois monothéismes "répugnent la traîtrise, rejettent le crime, combattent le terrorisme". Depuis son accession au trône, en 2005, le roi Abdallah, "gardien des saintes mosquées" de La Mecque et Médine, s'efforce aussi d'atténuer les antagonismes entre les deux grands courants de l'islam que sont le sunnisme et le chiisme.]

_LIBERTE DE LA PRESSE

_26 septembre, Paris. Robert Ménard, fondateur et secrétaire général de "Reporters sans frontières" (RSF), annonce qu'il quitte ses fonctions, "par envie de faire autre chose". "Cela fait deux ans que j'y réfléchissais. Je reste un militant de RSF, mais je vais trouver une autre façon de continuer le combat que je mène pour les droits de l'homme", explique Robert Ménard, qui précise avoir préféré partir "une fois la campagne sur la Chine terminée".

[Son successeur au poste de secrétaire général, Jean-François Julliard, 35 ans, travaille pour RSF depuis 1998.]

_PAUVRETE

_17 juillet, Genève. La réduction de moitié de la pauvreté d'ici à 2015 hors d'atteinte, constate le rapport annuel de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Les pays les moins avancés (PMA) bénéficient d'une forte croissance économique, mais celle-ci ne se traduit pas par une réduction de la pauvreté. Résultat : les PMA "ne sont pas près d'atteindre l'objectif d'une réduction de moitié de l'indice de la pauvreté entre 1990 et 2015".

En 2005, précise le document, 36 % de la population des PMA vivaient dans l'extrême pauvreté. "Même si l'indice de la pauvreté diminue lentement, le nombre de personnes vivant avec moins de 1 dollar ou moins de 2 dollars par jour était plus grand en 2005 qu'en 2000", ajoute la Cnuced.

_PEINE DE MORT

_10 septembre, New York. Cinq pays, au premier rang desquels l'Iran, sont responsables à eux seuls de la totalité des 32 exécutions capitales de jeunes de moins de 18 ans recensées depuis janvier 2005, selon un rapport rendu public par l'organisation américaine Human Rights Watch (HRW).

         Plus d'info Hrw

Parmi les 32 exécutions de mineurs pratiquées depuis 2005, 26 ont eu lieu en Iran, deux en Arabie Saoudite, autant au Soudan, une au Yemen et une au Pakistan, rapporte l'organisation dans une étude d'une vingtaine de pages.

_RELIGIONS

_19 septembre, Washington. Le rapport annuel du département d’Etat américain "sur la liberté religieuse dans le monde" note "une détérioration des libertés religieuses" en Algérie, Chine, Jordanie et Egypte en 2007 et 2008.
Selon John Hanford, responsable de ce rapport publié chaque année par Washington, "il y a eu des problèmes en Algérie et en Jordanie, pays qui sont traditionnellement plus respectueux des minorités religieuses". Le rapport fait état de "certains progrès" en Arabie Saoudite et d’un statu quo en Birmanie, Erythrée, Iran, Corée du Nord, Soudan et Ouzbékistan.

         Plus d'info               LE RAPPORT - Résumé [ 48 ko] - Préface [ 48 ko]

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