droitshumains.org
2008-L'actualité des droits de l'homme dans le monde

puce Retour
L'actualité des
droits de l'homme


 2009 

Iran. La crise Politique

Etats-Unis. La politique américaine
[Investiture Obama]

France. L'actualité

Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2008 

France. Actualité et débats
Géorgie. Le conflit avec la Russie
Chine. Les Jeux olympiques [Août]

Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2007 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2006 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2005 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2004 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2003 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2002 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2001 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2000 
Janvier à décembre


| Afghanistan | Afrique | Afrique du Sud | Algérie | Allemagne | Amérique du Sud | Angleterre | Angola | Arabie Saoudite | Argentine | Arménie | Asie Centrale | Australie | Autriche | Bahrein | Bengladesh | Belgique | Bénin | Birmanie | Bolivie | Bosnie | Brésil | Bulgarie | Burundi | Cambodge | Cameroun | Canada | Centreafrique | Chili | Chine | Colombie | Congo | Corée | Corée du Nord | Côte d'Ivoire | Croatie | Cuba | Égypte | Equateur | Espagne | Etats-Unis | Éthiopie | Europe | France | Grande-Bretagne | Grèce | Guatémala | Haïti | Hongrie | Inde | Indonésie | Irak | Iran | Irlande du Nord | Israël/et territoires palestiniens | Italie | Japon | Kenya | Kosovo | Koweït | Liban | Liberia | Libye | Macédoine | Malaisie | Maroc | Mauritanie | Mexique | Monde arabe | Monténégro | Namibie | Nepal | Nicaragua | Nigeria | Ouganda | Ouzbékistan | Pakistan | Paraguay | Pays baltes | Pays-Bas | Pérou | Philippines | Pologne | République Centrafricaine | Roumanie | Russie | Russie/Tchétchenie | Rwanda | Sahara Occidental | Sénégal | Serbie | Serbie/Kosovo | Serbie-Montenegro | Sierra Leone | Somalie | Soudan | Sri Lanka | Sud-Est asiatique | Suisse | Syrie | Soudan | Tchad | Taiwan | Tchétchénie | Thaïlande | Timor-Leste | Togo | Tunisie | Turquie | Turkmenistan | Ukraine | Union Africaine | Union Européenne | Vatican | Vénézuela | Vietnam | Yougoslavie [Ex-] | Zimbabwe |
–––> ET AUSSI...

AFGHANISTAN

_8 février, Munich. Le président afghan Hamid Karzaï, qui participait à la Conférence sur la sécurité de Munich, propose aux talibans non liés à Al-Qaïda ou aux "réseaux terroristes" de rentrer en Afghanistan. Rappelant que des élections régionales et présidentielle doivent avoir lieu le 10 août, il estime que c’est "le bon moment pour [lui] de lancer le processus de réconciliation".

"Il n'y a aucune chance que nous réussissions sans une forme de réconciliation" nationale, précise Hamid Karzaï. "Je demanderais à la communauté internationale de nous soutenir en cela, totalement, et d'afficher une position commune et non divisée".

AFRIQUE

_19 février, Bruxelles. La Belgique introduit une plainte devant la Cour internationale de Justice (CIJ) contre le Sénégal concernant le respect par ce pays "de son obligation de poursuivre" l'ancien président du Tchad Hissène Habré "ou de l'extrader vers la Belgique aux fins de poursuites pénales".

"Dans sa requête, la Belgique soutient que le Sénégal, où M. Habré vit en exil depuis 1990, n'a pas donné suite à ses demandes répétées de voir l'ancien président tchadien poursuivi en justice au Sénégal, à défaut d'être extradé vers la Belgique, pour des faits qualifiés, notamment, de crimes de torture et de crimes contre l'humanité", selon un communiqué de la CIJ.

          

_3 février, Addis Abeba. Le président sénégalais Abdoulaye Wade, reprochant à la communauté internationale un manque de soutien financier pour organiser le procès de l'ancien président tchadien Hissène Habré, menace désormais de le remettre à l'Union africaine (UA).

"Finalement, l'histoire d'Hissène Habré va se retourner contre le Sénégal. Certains nous accusent de ne pas vouloir le juger, mais qu'ils comprennent que l'on ne nous donne pas les moyens de le juger", assure le président sénégalais dans un entretien à l'Agence France-Presse (AFP) en marge du sommet de l'Union Africaine (UA).

Interrogé pour savoir ce qu'il comptait faire en l'absence de financements, Abdoulaye Wade évoque deux options : "ou je le renvoie chez lui", mais dans ce cas, estime-t-il, c'est l'actuel président tchadien Idriss Deby Itno "qui va avoir des problèmes"; "ou je le renvoie au président de l'UA", devenu le 2 février, pour un an, le leader libyen Mouammar Kadhafi.

[Abdoulaye Wade affirme que le Sénégal - chargé il y a deux ans et demi par l'UA de juger Hissène Habré qui réside dans ce pays - ne veut pas enterrer le dossier de l'ancien président tchadien accusé de "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture". "J'ai accepté premièrement parce que je sais que sinon aucun autre Etat n'aurait accepté [...] et parce que je suis contre l'impunité",souligne-t-il. "Deuxièmement, je ne veux pas qu'un chef d'Etat africain soit jugé à l'extérieur. Alors il faut bien qu'on le juge ici, en Afrique".

Mais, le président sénégalais met en avant la difficulté de financer le procès : "j'ai dit dès le départ que le Sénégal ne paierait pas les frais de ce procès et c'est là où le bât blesse". Les bailleurs de fonds potentiels, dont la France, ont jugé trop élevé le budget prévisionnel, d'un montant de 18 milliards de FCFA (27,4 millions d'euros), dont les deux tiers partiraient en frais de fonctionnement.]

_2 février, Addis-Abeba. Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine, réunis pour le douzième sommet de l'organisation en Ethiopie, élisent le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à la tête de l'Union pour un an, en remplacement du président tanzanien Jakaya Kikwete.

[A 66 ans, Mouammar Khadafi est l'un des chefs d'Etat du continent au pouvoir depuis le plus longtemps. Il a accédé au pouvoir à 27 ans, par un coup d'Etat en 1969 alors qu'il était jeune colonel. Partisan des Etats-Unis d'Afrique et artisan de la transformation de l'Organisation de l'unité africaine en Union africaine en 2001, le nouveau président de l'Union a déclaré dans son discours inaugural "espérer que son mandat sera un temps de travail sérieux et pas seulement de mots".]

ARGENTINE

_13 février, Buenos Aires. Un "symbole de la terreur sous la dictature" en Argentine, l'ancienne Ecole navale de génie mécanique (ESMA), transformé en Centre international pour la promotion des droits de l'homme, inauguré par le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), Koïchiro Matsuura.

Cette inauguration clôture la campagne de commémoration par l'Unesco du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

          

BOLIVIE

_25 janvier, La Paz. Le président bolivien Evo Morales proclame la "refondation de la Bolivie" après l'adoption par référendum, avec près de 60% des voix, d'une nouvelle Constitution donnant une place prépondérante aux communautés indigènes, à la justice sociale et au rôle de l'Etat.

[Le premier président indien de Bolivie a proclamé, du balcon présidentiel, la fin de l'Etat colonial "grâce à la conscience du peuple bolivien". "C'est la fin des immenses exploitations agricoles et des grands propriétaires", lance-t-il, devant une foule joyeuse massée sur la place d'Armes. La nouvelle Loi fondamentale accorde une meilleure représentation des Indiens au Congrès. Elle permettra, selon lui, d'améliorer le niveau de vie de la majorité indigène.

Le texte renforce les pouvoirs et prérogatives de l'Etat, notamment sur les ressources naturelles du pays. Il prévoit par ailleurs que l'Etat bolivien se sépare de l'Eglise catholique en devenant "indépendant" des religions, qu'il reconnaît toutes, mais sans statut particulier pour l'une d'entre elles.]

CAMBODGE

_30 janvier, Genève. Des milliers de Cambodgiens sont victimes d'expulsions, plus de 130 familles ayant été ainsi récemment virées de force de leurs domiciles en faveur d'un promoteur immobilier, déplore la rapporteuse spéciale des Nations unies sur le droit à un logement convenable, Raquel Rolnik.

Raquel Rolnik juge l'augmentation des expulsions au Cambodge "très alarmante". Des dizaines de milliers de gens pauvres auraient été expulsés, déplacés et contraints à vivre sans domicile fixe, souligne-t-elle.

Selon elle, il y a au Cambodge "une tendance à une violation des droits de l'homme avec ces expulsions : un manque systématique de protections procédurales; des compensations inéquitables; un manque de solutions efficaces à ces expulsions ; l'usage excessif de la force; le harcèlement, l'intimidation et la criminalisation des ONG et des avocats travaillant sur le problème".

_19 janvier. Le premier procès international d'un ex-responsable Khmer rouge s'ouvrira le 17 février. L'ex-tortionnaire présumé Kaing Guek Eav, alias "Douch", sera jugé pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

[Le tribunal parrainé par les Nations unies et se penche depuis 2006 sur les violences de masse commises sous le régime ultra-communiste des Khmers rouges (1975-1979).]

CHILI

_30 janvier, Santiago. L'ancien chef de la police secrète chilienne sous la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990), le général à la retraite Manuel Contreras, condamné à la double perpétuité pour deux assassinats perpétrés en 1974. La cour d'appel de Santiago a confirmé la peine prononcée en première instance.

Manuel Contreras était jugé pour les meurtres de l'ex-commandant en chef de l'armée chilienne Carlos Prats et de son épouse. Il a aussi été condamné à 20 ans de prison en tant que chef de l'association de malfaiteurs commanditée pour commettre ce double homicide en posant la bombe qui fit sauter la voiture du couple le 30 septembre 1974, à Buenos Aires.

[Huit autres militaires et civils chiliens ont été condamnés à des peines allant de 20 à 541 jours de prison, pour complicité et association de malfaiteurs.]

CONGO | République démocratique

_2 février, New York. Human Rights Watch (HRW) demande au président congolais Joseph Kabila de faire arrêter le chef d'état-major de la rébellion congolaise Bosco Ntaganda, rallié à Kinshasa, mais recherché par la Cour pénale internationale (CPI), et de le transférer devant cette juridiction.

"Le Congo est un Etat partie au Statut de Rome, qui a établi la CPI, et a donc une obligation légale de coopérer avec la Cour, notamment en appréhendant les personnes sous mandat d'arrêt et en les remettant à la Cour", ajoute l’organisation de défense des droits de l’homme..

[Bosco Ntaganda, chef d'état-major de la rébellion congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), passé le 16 janvier 2009 dans le camp de Kinshasa, est sous le coup d'un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes de guerre, notamment l'enrôlement d'enfants en 2002-2003 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).]

CUBA

_2 février, La Havane. La situation des droits de l'homme n'a pas connu "d'amélioration significative" en 2008 à Cuba, qui comptait, fin janvier, 205 prisonniers politiques, contre 234 il y a un an, affirme la Commission cubaine pour les droits de l'homme et la réconciliation nationale, dans un rapport remis à la presse étrangère. Les "détentions arbitraires provisoires" concerneraient 1'500 personnes.

En 2008, "la situation des droits fondamentaux n'a pas connu d'amélioration significative. En matière de droits politiques, civils et économiques, [Cuba] continue de présenter la pire situation" de toute l'Amérique latine, estime l’organisation dissidente cubaine, qui relève que 66 des 205 détenus politiques sont considérés comme des "prisonniers de conscience" par Amnesty International.

_2 janvier, La Havane. Le président cubain Raul Castro se déclare une nouvelle fois prêt à dialoguer "directement", "sans intermédiaire", et d'égal à égal avec le président américain élu Barack Obama.

"Nous sommes disposés à le faire quand ils le veulent, sans intermédiaires, directement, mais nous ne sommes pas pressés, nous n'y tenons pas à tout prix", a ajouté Castro, insistant sur le fait qu'un tel dialogue doit se faire "sans qu'aucune ombre ne soit portée sur notre souveraineté".

_1er janvier, La Havane. Lors de la commémoration du 50e anniversaire du régime castriste, le président cubain Raul Castro affirme que la révolution cubaine est plus forte que jamais, mais doit livrer une "lutte incessante" face à la menace des Etats-Unis.

Le frère cadet de Fidel Castro a salué les réalisations de la révolution communiste et mis en garde contre les périls qui la guettaient. "Jamais l'ennemi ne cessera de se montrer agressif, traître et dominateur. Il est temps de penser à l'avenir, aux cinquante prochaines années où nous devrons toujours mener une lutte incessante. [...] Je ne tente d'effrayer personne, c'est la vérité".

[Fidel Castro, âgé de 82 ans, n'est plus apparu en public depuis son opération à l'été 2006.]

ESPAGNE

_30 janvier, Madrid. La justice espagnole ouvre une enquête pour "crimes contre l'Humanité" visant l'ex-ministre israélien de la défense Benjamin Ben-Eliezer et six hauts militaires israéliens, pour un bombardement meurtrier commis en 2002 à Gaza.

          

PAKISTAN

_16 février, Peshawar. Le gouvernement pakistanais signe un accord avec des talibans qui leur permettent désormais d'appliquer la loi islamique dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, situé entre l'Afghanistan et l'Inde, à environ 150 kilomètres de la capitale pakistanaise.

          

[L'accord a été scellé lors d'une rencontre entre les représentants du religieux radical Maulana Sufi Mohammad et ceux du gouvernement de la province de la Frontière du Nord-Ouest ( NWFP ). Depuis 2007, les talibans combattent les forces gouvernementales pour instaurer la charia dans cette zone montagneuse passée sous leur contrôle. Ils avaient annoncé le 15 février un cessez-le-feu de dix jours dans le but d'obtenir d'Islamabad cette concession.

L'Inde a exprimé son inquiétude après l'annonce de cet accord entre les autorités pakistanaises et des islamistes sur l'application de la charia dans la vallée de Swat. Les "talibans ne sont rien d'autre qu'une organisation terroriste" et "ne croient en rien d'autre qu'en la destruction et la violence", a réagi le ministre indien des Affaires étrangères, Pranab Mukherjee. "Selon moi, les talibans représentent un danger pour l'humanité", a-t-il ajouté.]

_5 février, New York. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, annoncé son intention d'établir une "Commission d'enquête de trois personnes pour "déterminer les faits et circonstances de l'assassinat en 2007 de l'ancien Premier ministre du Pakistan, Benazir Bhutto".

Dans une lettre au Conseil de sécurité, M. Ban précise que la Commission aurait un mandat de six mois au maximum et n'aurait pas le mandat de mener une enquête criminelle. Cette fonction, souligne-t-il, "incomberait toujours aux autorités pakistanaises". La Commission serait composée d'un panel de trois personnalités reconnues ayant l'expérience appropriée, ainsi qu'une réputation de probité et d'impartialité.

RUSSIE

_19 janvier, Moscou. Stanislav Markelov, un avocat russe spécialiste des crimes commis en Tchétchénie abattu au cœur de Moscou. Il a été tué alors qu'il revenait d'une conférence de presse où il avait dénoncé la libération anticipée de l'ex-colonel russe Iouri Boudanov, condamné à 10 ans de prison en 2003 pour avoir étranglé trois ans plus tôt Elza Koungaïeva, une Tchétchène de 18 ans. Il était l'avocat de la famille de la jeune fille.

La journaliste stagiaire, Anastassia Babourova, qui l'accompagnait, est morte de blessures à la tête. Elle travaillait au bi-hebdomadaire Novaïa Gazeta, un journal qui dénonce les exactions commises durant les deux guerres de Tchétchénie et pour lequel avait travaillé Anna Politkovskaïa, une journaliste spécialisée sur cette région et qui a été assassinée en octobre 2006.

[Me Markelov avait défendu Anna Politkovskaïa dans plusieurs affaires, dont l'une l'ayant opposée aux Omon, les forces spéciales du ministère russe de l'intérieur. Officiels tchétchènes et défenseurs des droits de l'homme ont dénoncé le meurtre de l'avocat. "Nous supposions et nous avions prévenu que Boudanov allait commettre d'autres crimes. On ne peut pas dire que c'est lui, mais on peut dire que ce sont ses partisans en accord avec lui", a réagi un porte-parole du représentant du président tchétchène pour les droits de l'homme, selon l'agence de presse Ria Novosti.

"Le meurtre dans le centre de Moscou d'un homme, d'un avocat qui s'occupait d'affaires politiques importantes a autant d'importance que l'assassinat d'Anna Politkovskaïa", a déclaré Lioudmila Alekseïeva, qui dirige le groupe Helsinki de Moscou, à l'agence Interfax.]

SRI LANKA

Les enfants sont les principales victimes du conflit au Sri Lanka. Photo Onu.

_13 mars, Genève. La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, exprime sa préoccupation face au nombre croissant de civils tués et blessés dans le conflit au nord du Sri Lanka, et le mépris apparent démontré pour leur sécurité, appelant à un cessez-le-feu pour permettre l'évacuation de la population civile.

Navi Pillay appelle le gouvernement sri lankais et les rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) à suspendre les hostilités afin de permettre l'évacuation de toute la population civile par terre ou par mer, indique un communiqué.

          

_5 février, Colombo. Le Sri Lanka accordera une amnistie aux rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) qui déposeraient les armes face à l'offensive de l'armée gouvernementale,  annonce le Premier ministre Ratnasiri Wickremanayake. "Il y a des informations selon lesquelles des groupes de gens participant à des activités terroristes dans le nord [de l'île] sont prêts à se rendre", assure-t-il. "C'est une sage décision et nous sommes disposés à les accueillir".

[Les Etats-Unis, l'Union européenne, le Japon et la Norvège – médiateurs et bailleurs de fonds au Sri Lanka – ont exhorté les LTTE à "discuter avec le gouvernement sri-lankais des modalités pour mettre fin aux hostilités, dont le dépôt de leurs armes et la renonciation à la violence".]

_2 février, Colombo. Le gouvernement sri-lankais exhorte quelque 200’000 civils tamouls, pris au piège des combats dans le nord-est de l'île entre l'armée et la rébellion tamoule à quitter la zone du conflit.

Les militaires sri-lankais et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul" (LTTE)  se livrent une bataille acharnée à huis clos dans le département de Mullaittivu, un triangle de 300 km2 encore aux mains des séparatistes tamouls.

[Le 1er février, l'hôpital de Puthukkudiriruppu a été bombardé à deux reprises, provoquant la mort de 9 personnes, a révélé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en se déclarant "choqué".]

_25 janvier, Colombo. L'armée sri lankaise est entrée dans Mullaittivu, la dernière ville tenue par les rebelles séparatistes des Tigres tamouls dans l'extrême nord-est de l'île, indique le gouvernement.

[Après avoir fait tomber, le 2 janvier, Kilinochchi, la "capitale" politique des Tigres, l'armée avance encore davantage vers les derniers repaires des insurgés, confinés dans la jungle sur une zone de 40 km de long sur 40 de large, dans la région de Mullaittivu, où vivent quelque 300’000 civils.]

SOUDAN

_17 février, New York. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé une nouvelle fois le gouvernement d'unité nationale du Soudan et le gouvernement régional du Sud-Soudan à cesser de recruter des enfants dans leurs forces armées, dans un rapport sur les enfants et le conflit armé dans ce pays.

"Je réitère mon appel au gouvernement d'unité nationale et au gouvernement du Sud-Soudan pour qu'ils honorent les engagements qu'ils ont pris de mettre fin au recrutement et à l'emploi d'enfants dans leurs forces", écrit Ban Ki-moon dans ce rapport remis au Conseil de sécurité et qui porte sur la période allant du 1er août 2007 au 30 décembre 2008.

"Je demande à tous les groupes armés au Soudan de cesser immédiatement et sans condition préalable de recruter et d'employer des enfants, et d'identifier et de remettre aux Nations unies les enfants qui sont déjà dans leurs rangs", ajoute-t-il.

          

UNION EUROPEENNE

_28 janvier, Bruxelles. Après l'annonce officielle du président américain Barack Obama de fermer définitivement le camp de Guantanamo, le 22 janvier, l'Union européenne se dit prête à aider les Etats-Unis à liquider ce lourd passif laissé par l'administration Bush.

Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, souhaite un "effort collectif" de la part des Etats de l’Union européenne (UE), notamment par l'accueil des prisonniers non dangereux, Afghans, Algériens, Chinois, Saoudiens, Tchadiens et Yéménites notamment.

Accepter une cinquantaine de  détenus "est la conséquence logique de notre engagement en faveur de la disparition de Guantanamo", affirme le chef de la diplomatie irlandaise, Michael Martin. Mais, cet "effort" n'est pas partagé par tous : beaucoup d’Etats de l’UE refusent catégoriquement la venue de cette menace terroriste potentielle sur leur territoire.

26 janvier, Bruxelles. Le Conseil des ministres européens des Affaires étrangères, présidé par le Tchèque Karel Schwarzenberg, vote le retrait de l'Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMI) de la liste des organisations terroristes définie par l'Union européenne (UE). Cette décision laisse sceptiques un certain nombre d'Etats de l’UE, dont l'Allemagne et la France, qui considèrent cette organisation comme dangereuse.

VATICAN

_26 février, Londres. L’évêque intégriste négationniste Richard Williamson - arrivé en Grande-Bretagne après avoir été déclaré persona non grata en Argentine - demande "pardon devant Dieu" à tous ceux qu’il a blessés pour ses déclarations négationnistes, dans une lettre au Vatican publiée à Rome par l’agence catholique Zenit. Dans cette lettre, l’évêque ne fait pas explicitement référence à la Shoah et aux juifs, mais "aux survivants et aux parents des victimes qui ont subi des injustices sous le IIIe Reich".

[Pour le Vatican, cette lettre, qui "n’est pas adressée au Saint Père ni à la commission Ecclesia Dei", chargée par le Vatican de négocier avec les intégristes, "ne semble pas respecter les conditions" formulées le 4 février, selon lesquelles l’évêque "devra prendre de façon absolument sans équivoque et publique ses distances avec ses positions concernant la Shoah".]

_25 février, Paris et Rome. Dans une interview publiée par le quotidien français Le Monde et reprise par le quotidien italien La Stampa, le théologien suisse Hans Küng estime que l'Eglise catholique "risque de devenir une secte" réunissant un petit nombre de "vrais catholiques" accrochés aux traditions. Il juge "scandaleux" que pour marquer le 50e anniversaire du lancement de Vatican II par Jean XXIII, "le pape n'ait pas fait l'éloge de son prédécesseur, mais ait choisi de lever l'excommunication de personnes opposées à ce concile" (les quatre évêques intégristes de la Fraternité Saint Pie X).

Pour le théologien, longtemps proche du cardinal Ratzinger avant de devenir un farouche opposant au pape, Benoît XVI "n'est pas à l'aise avec la modernité et la réforme".

[Le cardinal Angelo Sodano, doyen du collège des cardinaux et ex-secrétaire d'Etat de Jean Paul II, a estimé, à Radio Vatican, que les propos critiques de Hans Küng étaient des accusations "sans preuve".

"Si le texte de l'interview est exact, j'ai le devoir de dire qu'il s'agit d'affirmations sans preuve", déclare le cardinal, arguant de "l'engagement du pape à faire de l'Eglise une famille, la famille des fils de Dieu". "Une critique fraternelle est toujours possible au sein de l'Eglise [...]. Une critique amère, au contraire, ne contribue pas à l'unité de l'Eglise", ajoute le cardinal.]

Le théologien suisse assure que ses combats pour une réforme en profondeur de l'Eglise catholique l'intéressent moins que la cause qu'il défend ardemment depuis une vingtaine d'années : le rapprochement entre les religions. Une dynamique susceptible de créer "une éthique universelle" applicable à la science, à l'environnement, aux rapports sociaux ou à la paix.]

_12 février, Rome. Le pape juge la négation de la Shoah "intolérable et inacceptable", s’efforçant de tourner la page de l’énorme scandale suscité par la levée de l’excommunication d’un évêque négationniste.

"Toute négation ou minimisation du crime [de la Shoah] est intolérable et inacceptable", déclare Benoît XVI en recevant une délégation d’organisations juives américaines conduite par le rabbin new-yorkais Arthur Schneier.

"La haine et le mépris des hommes, des femmes et des enfants qui se sont manifestés pendant la Shoah était un crime contre Dieu et contre l’humanité. Cela doit être clair pour tous, en particulier pour ceux qui se situent dans la tradition des Ecritures, selon lesquelles tous les hommes sont créés à l’image de Dieu", ajoute-t-il.

_8 février, Berlin. Le pape Benoît XVI et la chancelière allemande Angela Merkel estiment que "la Shoah représente un avertissement pour l’humanité" au cours d’un entretien téléphonique, indique le Vatican dans un communiqué.

[Le 3 février, Angela  Merkel avait jugé que la "clarification du Vatican" sur la réintégration de l’évêque négationniste Richard Williamson était "insuffisante". Elle a ensuite qualifié de "positif" le fait que le Vatican ait demandé à Richard Williamson de renier publiquement ses propos sur la Shoah.

Richard Williamson a été délié de ses devoirs à la tête du séminaire de La Reja, en Argentine, par le supérieur de la fraternité Saint-Pie X en Amérique latine, Christian Bouchacourt. "Les déclarations de Mgr Richardson ne reflètent en aucune manière la position de notre communauté", affirme-t-il.]

_9 février, Berlin. Dans une interview donnée à l'hebdomadaire Der Spiegel, l'évêque intégriste Richard Williamson refuse de renier les propos négationnistes qu’il a tenus lors d’un entretien diffusé, en janvier, par la télévision suédoise : "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz [...]. Je pense que 200’000 à 300’000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz".

A l’injonction du Vatican lui ordonnant de revenir sur ses propos négationnistes, clarifier ses positions, Richard Williamson réplique qu'il va se pencher sur les "preuves" historiques de l'existence des chambres à gaz avant d'envisager une "rectification". "Il s'agit de preuves historiques, pas d'émotions. Et si je trouve des preuves, alors je rectifierai [les propos tenus]. Mais, cela va prendre du temps", affirme l'évêque.



Au Spiegel, il affirme avoir "fait des recherches dans les années 1980" sur ce sujet et avoir été, "pour cette raison, convaincu de l'exactitude" des positions qu'il défend. "Je dois tout réexaminer encore une fois et voir les preuves", dit-il. Et d'ajouter : "toute ma vie, j'ai toujours cherché la vérité".

[La levée l’excommunication de Richard Williamson – ainsi que celle de trois autres évêques intégristes de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X  –, intervenue le 24 janvier, a suscité un tollé dans de nombreux pays, en particulier dans les milieux catholiques d'Allemagne, et déclenché une crise qui a compromis les relations du Vatican avec le judaïsme.]

_28 janvier, Rome. Benoît XVI fait part de sa "pleine et indiscutable solidarité" avec les juifs, après les déclarations d'un évêque intégriste qui a nié l'existence des chambres à gaz pendant la Seconde Guerre mondiale. "La Shoah doit être pour tous un avertissement contre l'oubli, la négation et le réductionnisme", rappelle-t-il.

Le pape demande également aux quatre évêques intégristes, dont il a annulé l'excommunication, de reconnaître "l'autorité du pape et le concile Vatican II", qui avait mis fin à une tradition chrétienne attribuant aux juifs la mort du Christ.

[Les déclarations de l'un de ces évêques, Mgr Richard Williamson, niant l'existence des chambres à gaz et affirmant que la Shoah avait fait "200 à 300’000 morts" a suscité un vif émoi dans le monde.]

_21 janvier, Rome. Le pape Benoît XVI annule l'excommunication de quatre évêques intégristes, dont un négationniste, pour ramener dans le giron de l'Eglise catholique leurs 150’000 adeptes. Un décret de la congrégation pour les évêques, lève l'excommunication de Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X (FSSPX), ainsi que celles de Bernard Tissier de Mallerais, de Richard Williamson et d’Alfonso de Galaretta.

Cette mesure qui constitue "un pas très important vers la reconstitution de la pleine communion de l'Eglise" concrétise "l'engagement personnel" de Benoît XVI pour mettre fin à vingt ans de schisme, souligne le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi. Le père Lombardi assure que le geste "bienveillant" du pape en direction du petit groupe ultra-conservateur et les propos négationnistes de l'évêque Robert Williamson n'ont "rien à voir", ajoutant que la FSSPX a d'ailleurs "pris ses distances" avec lui sur ce point.

[Ce prélat britannique de 67 ans a nié l'existence des chambres à gaz, dans un entretien diffusé par la télévision suédoise au moment même où le Vatican s'apprêtait à rendre publique la levée de l'excommunication prononcée en 1988 contre lui et ses trois collègues. "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz [...] Je pense que 200’000 à 300’000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz", a-t-il déclaré.]

ZIMBABWE

_12 février, Genève. La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, demande au nouveau gouvernement d'unité nationale du Zimbabwe de restaurer l'Etat de droit et réitère son inquiétude concernant les disparitions de responsables de l'opposition, l'utilisation de la torture pour obtenir de faux aveux et les infractions à l’indépendance du système judicaire.

          

_11 février, Harare. Morgan Tsvangirai, chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) et principal opposant au chef de l’Etat, Robert Mugabe, prête serment. "Moi, Richard Morgan Tsvangirai jure de servir le Zimbabwe dans les fonctions de Premier ministre", déclare-t-il. Il a aussi demandé l'arrêt immédiat des violences politiques.

Agé de 56 ans, Morgan Tsvangirai avait remporté le premier tour de l'élection présidentielle le 29 mars 2008, mais renoncé à se présenter au second tour le 27 juin en raison du climat de violences.

[Peu après la prestation de serment, Robert Mugabe - 85 ans le 21 février - a promis de coopérer avec son nouveau Premier ministre. "Je tends la main de l'amitié et de la coopération, une coopération chaleureuse et solidaire au service de notre grand pays, le Zimbabwe", assure-t-il. "Si hier nous étions des adversaires [...], aujourd'hui nous nous tenons unis. C'est une victoire pour le Zimbabwe".]

_30 janvier, Harare. Le conseil national du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) donne son approbation pour que Morgan Tsvangirai prenne part à une coalition gouvernementale en tant que Premier ministre.

[Mi-septembre 2008, Morgan Tsvangirai et le président Robert Mugabe avaient conclu un accord de partage du pouvoir, mais il n'était jamais entré en vigueur notamment en raison de différends sur l'attribution de certains portefeuilles ministériels comme l'Intérieur, les Finances et l'Information.

"Cette étape est vraiment cruciale pour instaurer une stabilité politique et elle constitue le premier pas vers une relance économique du pays", a déclaré le président sud-africain Kgalema Motlanthe. "Cette fois, nous avons la base politique pour réussir une avancée au Zimbabwe", a-t-il ajouté.]

_30 janvier, Paris. La France appelle à la libération des opposants et militants des droits de l'homme emprisonnés au Zimbabwe, après l'accord sur la participation du principal parti d'opposition, le MDC de Morgan Tsvangirai, au gouvernement d'union nationale qui sera formé avec le parti du président Robert Mugabe.

"La France jugera ce gouvernement sur ses actes, au premier chef sur la libération des opposants et militants des droits de l'homme emprisonnés, en particulier Mme Jestina Mukoko, et sur d'autres signes positifs dans le domaine de la gouvernance et le rétablissement de l'Etat de droit", fait savoir le ministère des Affaires étrangères.

[Jestina Mukoko est une militante des droits de l'homme, dirigeante de l'organisation non gouvernementale respectée Zimbabwe Peace Project.]

_29 janvier, New York. La crise humanitaire ne cesse d'empirer au Zimbabwe, où sept millions de personnes dépendent d'une aide alimentaire pour survivre alors que le taux de chômage a atteint un nouveau pic à 94%, indiquent des agences des Nations unies.

"Au total, environ sept millions de personnes auront besoin d'une assistance" pour tenir jusqu'à la prochaine récolte en avril, déclare le porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) en Afrique australe, Richard Lee.

[Cette disette n'est qu'une facette de la crise économique et humanitaire qui affecte le Zimbabwe, où l'ensemble du secteur productif est au point mort, si bien que le chômage a atteint le niveau record de 94%, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).
Les infrastructures de santé et d'assainissement sont également en ruines et une épidémie de choléra, qui a fait près de 3’100 morts et 59’000 malades depuis août, continue de se propager, d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS).]

_21 janvier, Johannesburg. Graca Machel, épouse de Nelson Mandela, qualifie d’illégitime le régime du président Robert Mugabe. "Tout gouvernement qui s’attaque à son propre peuple perd toute légitimité", déclare-t-elle lors d’une conférence de presse au cours de laquelle des activistes zimbabwéens annoncent une grève de la faim.


–––> ET AUSSI... <–––––––––––––––––––––––––

_ENVIRONNEMENT

_20 février, Nairobi. Le lancement de négociations en vue de l’adoption d’un mécanisme de gestion mondiale du mercure, un métal lourd utilisé dans l'industrie et qui est aussi un polluant toxique, décidé par les ministres de l'environnement de 140 pays lors du Conseil d'administration du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

          

_INTERNET

_10 février, Bruxelles. Dix-sept sites de socialisation en ligne actifs en Europe, dont Facebook et MySpace, signent un accord visant à limiter les risques pour les mineurs, annonce la Commission européenne.

Les sites signataires sont Dailymotion, Facebook, Google/YouTube, Microsoft Europe, MySpace, Yahoo! Europe, Netlog, Arto, Bebo, Giovani.it, Hyves, Nasza-klaza.pl, One.it, Skyrock, StudiVZ, Sulake/Habbo Hotel et zap.lu. Ils se sont engagés à empêcher les enfants trop jeunes à utiliser leurs services et à placer sur leur site un bouton "signaler un abus" accessible et simple d'emploi. Ils ont aussi garanti qu'ils rendraient bien visibles les options permettant de choisir entre différents degrés de protection de la vie privée en déterminant qui peut accéder aux données mises en ligne.

Enfin, les profils des mineurs devraient être automatiquement rendus privés et accessibles uniquement pour les "amis" reconnus – et pas directement à partir du site ou par l'intermédiaire d'un moteur de recherche.

[Les sites de socialisation en ligne comptent plus de 41,7 millions d'utilisateurs réguliers en Europe, avec une moyenne de trois heures par mois. Ils sont en forte croissance, avec 107,4 millions d'utilisateurs prévus en 2012, selon les données citées par la Commission.]

_LANGUES

_19 février, Paris. Sur les quelques 6’000 langues existant dans le monde, plus de 2’500 d'entre elles sont menacées, selon l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), qui lance la version électronique de la nouvelle édition de son Atlas des langues en danger dans le monde.

L'Atlas permet des recherches selon plusieurs critères et classe les 2’500 langues en danger répertoriées suivant cinq niveaux de vitalité différents : vulnérable, en danger, sérieusement en danger, en situation critique et éteinte (depuis 1950).

          

_MONDIALISATION

_30 janvier, Davos [Suisse]. La crise financière mondiale pourrait conduire à la création d'un Conseil économique des Nations unies fondé sur une charte, à l'image du Conseil de sécurité, déclare Angela Merkel, lors du Forum économique de Davos. La chancelière allemande, souligne la nécessité d'une charte en faveur de l'ordre économique mondial.

[Angela Merkel estime que le G20 est le bon forum pour discuter d'une telle charte qui porterait notamment sur la régulation des marchés, la libéralisation du commerce ou encore la protection de l'environnement. Selon elle, le groupe des huit pays les plus industrialisés (G8) ne suffit pas. "Le G20 est un bon format. Limité pour l'instant aux ministres des finances, il pourrait être réuni au niveau des chefs d'Etat".

Le G20 regroupe les membres du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon), plus l'Afrique du Sud, l'Arabie saoudite, l'Argentine, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, la Russie, la Turquie et l'Union européenne.]

_28 janvier, New York. Quinze grands cabinets d'avocats à travers le monde participeront à une mission dirigée par les Nations unies destinée à déterminer si, et comment, le droit national des affaires et son application favorisent un environnement respectueux des droits de l'homme, annonce le représentant spécial du secrétaire général sur les droits de l'homme et les affaires, le professeur John Ruggie.

          

_REFUGIES

_10 janvier, Londres. Phil Woolas, secrétaire d'Etat à l'immigration, déclare que la Convention de Genève de 1951 sur le droit asile doit être révisée. Elle "a été écrite pour protéger les individus des persécutions dans leur pays. Nombre de ceux qui demandent l'asile aujourd'hui le font pour des motifs économiques", explique-t-il.

[En 2000, Jack Straw, ministre de l'intérieur, avait ouvert ce débat, arguant que les demandes d'asile devaient être faites quand les individus étaient encore dans leur pays, ou dans des pays voisins.

Les étrangers qui cherchent à passer outre-Manche espèrent y obtenir le statut de réfugié. Plus de 200’000 personnes attendent, certaines depuis plus de dix ans, de savoir si elles peuvent bénéficier de l'asile. Dans ce contexte, les demandes ont été ramenées de quelque 80’000 en 2002, à 20’000 en 2007, l'Afghanistan étant leur premier pays d'origine (2’500), suivi de l'Iran (2’210) puis de la Chine (2’100).]

_TRAFIC D'ETRES HUMAINS

_12 février, New York. La lutte contre le trafic d'être humains est entravée par un manque de données et une véritable négligence de la part des gouvernements, affirme un rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), qui porte pour la première fois sur un total de 155 pays.

"L'opinion publique commence à être sensibilisée à la réalité de l'esclavage moderne, mais de nombreux gouvernements nient encore cette réalité et sont même négligents lorsqu'il s'agit d'informer ou de poursuivre les auteurs de ces crimes", déclare Antonio Maria Costa, directeur exécutif de l'ONUDC.

          


| Afghanistan | Afrique | Afrique du Sud | Algérie | Allemagne | Amérique du Sud | Angleterre | Angola | Arabie Saoudite | Argentine | Arménie | Asie Centrale | Australie | Autriche | Bahrein | Bengladesh | Belgique | Bénin | Birmanie | Bolivie | Bosnie | Brésil | Bulgarie | Burundi | Cambodge | Cameroun | Canada | Centreafrique | Chili | Chine | Colombie | Congo | Corée | Corée du Nord | Côte d'Ivoire | Croatie | Cuba | Égypte | Equateur | Espagne | Etats-Unis | Éthiopie | Europe | France | Grande-Bretagne | Grèce | Guatémala | Haïti | Hongrie | Inde | Indonésie | Irak | Iran | Irlande du Nord | Israël/et territoires palestiniens | Italie | Japon | Kenya | Kosovo | Koweït | Liban | Liberia | Libye | Macédoine | Malaisie | Maroc | Mauritanie | Mexique | Monde arabe | Monténégro | Namibie | Nepal | Nicaragua | Nigeria | Ouganda | Ouzbékistan | Pakistan | Paraguay | Pays baltes | Pays-Bas | Pérou | Philippines | Pologne | République Centrafricaine | Roumanie | Russie | Russie/Tchétchenie | Rwanda | Sahara Occidental | Sénégal | Serbie | Serbie/Kosovo | Serbie-Montenegro | Sierra Leone | Somalie | Soudan | Sri Lanka | Sud-Est asiatique | Suisse | Syrie | Soudan | Tchad | Taiwan | Tchétchénie | Thaïlande | Timor-Leste | Togo | Tunisie | Turquie | Turkmenistan | Ukraine | Union Africaine | Union Européenne | Vatican | Vénézuela | Vietnam | Yougoslavie [Ex-] | Zimbabwe |
–––> ET AUSSI...
#