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L'actualité des droits de l'homme 2009 2008 2007 2006 2005 2004 2003 2002 2001 2000 |
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AFRIQUE_5 mai, Paris. La doyenne des juges du pôle financier de Paris, la juge Françoise Desset, estime que la plainte pour "recel de détournement de fonds publics" visant les présidents Omar Bongo du Gabon, Denis Sassou-Nguesso du Congo et Teodoro Obiang de Guinée équatoriale, déposée par l'association Transparence international (TI), est recevable.
AFRIQUE DU SUD_9 mai, Pretoria. Jacob Zuma prête serment comme quatrième chef d'Etat de l'Afrique du Sud lors d'une cérémonie où il s'engage à respecter l'esprit de "réconciliation" du premier président noir du pays Nelson Mandela, présent aux festivités. [Jacob Zuma, qui a été élu président le 6 mai par le Parlement issu des élections générales du 22 avril, a juré de "protéger tous les Sud-Africains et d'encourager le respect de leurs droits", lors de sa prestation de serment.] ALGERIE_9 avril, Alger. Abdelaziz Bouteflika réélu à la présidence pour un troisième mandat avec 90,24% des voix. Le chef de l'Etat algérien est âgé de 72 ans. Sur 20,595 millions d'inscrits, 15.351.303 citoyens algériens ont pris part au vote, soit un taux de participation de 74,54%. Deux partis de l’opposition, le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), avaient appelé au boycottage du scrutin. Abdelaziz Bouteflika avait été élu en 1999, puis réélu en 2004 avec 84,99% des voix. [Dans sa première déclaration, le président algérien a déclaré : "La maturité politique qui a prévalu lors de cette élection présidentielle est un signe prometteur qui nous préserve en nous armant d'une démocratie PRÉSIDENT DEPUIS DIX ANS. 1963-1978 Ministre des Affaires étrangères | 1981 Se retire de la politique | 1989 Intègre le comité central du Front de libération nationale (FLN) | 15 avril 1999 Elu président de la République, il fait adopter une loi de "réconciliation nationale" pour mettre fin aux violences | 8 avril 2004 Réélu président | 9 avril 2009 Elu pour un troisième mandat après la modification de la Constitution en 2008. ALLEMAGNE_30 juin, Karlsruhe. La Cour constitutionnelle de Karlsruhe juge le traité de Lisbonne conforme à la Constitution, mais réclame, après sa ratification en 2008 par le Bundestag et le Bundesrat, les deux chambres du Parlement, l'adoption d'une loi d'accompagnement garantissant les prérogatives du Parlement allemand. [Les droits de codécision du Parlement allemand doivent être inscrits dans une loi, ce que certains observateurs interprètent comme une limite fixée à l'intégration européenne. Outre l'Allemagne, trois autres Etats membres de l’Union européenne (UE), parmi les Vingt-Sept, n'ont toujours pas ratifié le traité : l'Irlande, qui doit organiser un second référendum à l'automne, ainsi que la Pologne et la République tchèque dont les présidents eurosceptiques tardent à signer.] _5 juin, Buchenwald. La chancelière allemande Angela Merkel déclare "s'incliner devant toutes les victimes" du nazisme à l'occasion d'une visite avec le président américain Barack Obama à l'ancien camp de concentration de Buchenwald (est de l'Allemagne) où périrent 56’000 personnes jusqu'à sa libération par les Américains le 11 avril 1945. ["Pourquoi une telle chose a-t-elle pu arriver ?", s'est-elle interrogé, affirmant que l'Allemagne devait garder vivace le souvenir de la Shoah pour qu'elle ne se reproduise jamais. "Nous, les Allemands, avons la volonté absolue de tout faire pour qu'une telle chose ne se reproduise plus jamais", a-t-elle poursuivi. BIRMANIE_16 juin, New York. Une pétition signée par 670’000 personnes est adressée au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Elle entend faire pression sur lui afin qu'il s'engage personnellement pour obtenir de la junte birmane la libération de ses prisonniers politiques. L'ancien président tchèque Vaclav Havel, la vice-présidente de l'Union des femmes birmanes, Khin Omar, et les anciens prisonniers politiques Tate Naing et Aung Din, font partie du groupe à l'origine de cet appel. [Quelque 2’100 prisonniers politiques sont détenus par la junte birmane. Depuis octobre 2008, 350 personnes ont été condamnées à des peines allant jusqu'à 104 années de prison. La lauréate du Nobel de la paix Aung San Suu Kyi est en cours de jugement pour violation des termes de son assignation à résidence.]
[Jusque là assignée à résidence à Rangoun, la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 - et principale opposante au régime birman -, a été placée en détention à la prison d'Insein, à Rangoon, où son inculpation lui a été formellement notifiée CHINE_24 juin, Pékin. Incarcéré depuis plus de six mois sans jugement dans un "hôtel" de la banlieue de Pékin, le dissident chinois Liu Xiaobo formellement arrêté, annonce l'agence de presse Chine nouvelle. Les raisons de l'arrestation de M. Liu, 53 ans, sont liées à des "activités présumées visant à la subversion et au renversement du système socialiste", précise l’agence. [Cet écrivain et ancien professeur d'université a été l'un des rédacteurs et signataires de la Charte 08 qui, à la fin de l'année 2008, avait appelé à des réformes démocratiques et demandait la fin du monopole du parti unique. C'est aujourd'hui cet engagement qui lui vaut cette inculpation pour des motifs considérés en Chine comme très graves.] _7 juin, Paris. Le dalaï-lama évoque une "orchestration" par la Chine des émeutes de mars 2008 au Tibet et une campagne pour le discréditer, alors qu'il effectue un séjour à Paris il a été fait "citoyen d'honneur" de la ville de Paris par le maire, Bertrand Delanoë. COLOMBIE_29 juin, Washington. Recevant le président colombien, Alvaro Uribe, à la Maison Blanche, Barack Obama évoque "une préoccupation commune aux deux partis [américains] et partagée par l'administration et le Congrès, que la question des droits de l'homme en Colombie soit résolue". [Le Congrès américain en fait une condition pour ratifier l'accord de libre-échange entre les deux pays, signé en 2006. Les démocrates ont exprimé leurs inquiétudes quant aux assassinats de syndicalistes. "Le président Uribe lui-même reconnaît qu'il y a encore du travail à accomplir", a préciséle président américain, à propos des exécutions sommaires ou de la surveillance illégale.] _10 juin, Montréal. En déplacement au Canada, le président colombien Alvaro Uribe défend l'image de son pays au sujet des droits de l'homme. CONGO | République démocratique_20 mai, New York. Human Rights Watch (HRW) dénonce "les crimes de guerres commis par les soldats de l'armée congolaise" dans l'est de la République démocratique du Congo. L'organisation américaine a demandé à une délégation du Conseil de sécurité des nations unies en visite à Kinshasa de les "condamner vigoureusement". "L'armée congolaise est responsable d'exactions répandues et cruelles contre ses propres concitoyens qui équivalent à des crimes de guerre", affirme HRW. [A Kinshasa, le ministre congolais de l'Information a dénoncé des "mensonges" et accusé HRW de se ranger du côté des rebelles. "Ça devient vraiment ridicule [...] Nous allons mettre fin à toutes ces accusations", a dit Lambert Mende.] COREE DU NORD_12 juin, New York [Nations unies]. Le Conseil de sécurité alourdit le régime de sanctions en vigueur contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC), après son essai nucléaire du 25 mai 2009. _29 mai, Pyongyang. Condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies pour son essai nucléaire du 25 mai, la Corée du Nord procède à un nouveau tir de missile à courte portée (130 km), au large de sa côte est. C'est le septième tir de ce type effectué dans la semaine. [La Corée du Sud, qui avait un statut d'observateur au PSI, a annoncé sa décision d'en devenir membre à part entière, après que la Corée du Nord a procédé à un nouvel essai nucléaire et au lancement de plusieurs missiles. "Notre armée ne sera plus liée par l'accord d'armistice dans la mesure où les Etats-Unis ont fait entrer les pantins [la Corée du Sud] au sein du PSI", annonce un communiqué émis par le détachement militaire nord-coréen dans le village neutre de Panmunjon, au centre de la Zone démilitarisée (DMZ).]
["Ignorant les objections partagées en commun par la communauté internationale, la République démocratique populaire de Corée a de nouveau testé un engin nucléaire", a regretté le ministère chinois des affaires étrangères dans un communiqué, exprimant l'"opposition résolue" du gouvernement : "La Chine demande fermement à la Corée du Nord de tenir ses promesses de dénucléarisation et de cesser toutes actions qui pourraient encore un peu plus envenimer la situation".] _25 mai, Pyongyang. Le Corée du Nord "a procédé avec succès à un nouvel essai nucléaire souterrain le 25 mai dans le cadre de ses mesures destinées à renforcer ses capacités de dissuasion nucléaire", indique l'agence de presse officielle du régime KCNA. [La Corée du Nord agitait la menace de représailles depuis sa condamnation par les Nations unies à la suite d'un tir de fusée à longue portée au-dessus du Japon début avril. Cet essai nucléaire probable, qui aurait été accompagné de tirs de missiles, a provoqué de vives réactions internationales. _13 avril, New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies condamne le tir de fusée balistique effectué le 5 avril par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), qui contrevient à sa résolution 1718 d’octobre 2006, et exige qu'elle s'abstienne de tout nouveau tir.
CUBA_3 juin, San Pedro Sula (Honduras). L'Organisation des Etats américains (OEA) décide de réintégrer en son sein de Cuba, dont elle avait décidé la "suspension" en 1962. La décision a été prise "sans conditions", par consensus, précise le ministre équatorien des Affaires étrangères Fander Falconi. Ce qui veut dire que les Etats-Unis ont donné leur accord. [La résolution adoptée à San Pedro Sula n'entraîne pas un retour automatique de Cuba au sein de l'OEA : il appartiendra à Cuba de demander ou non sa réintégration. "La participation de Cuba [...] sera le résultat d'un processus à engager à l'initiative de son gouvernement", précise le texte.] EQUATEUR_24 mai, Quito. Le président équatorien Rafael Correa, qui recevait son allié vénézuélien Hugo Chavez pour un sommet consacré notamment au renforcement des liens énergétiques entre ces deux pays membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), annonce qu'il proposera "formellement la création d'organismes qui défendent les citoyens et les gouvernements légitimement élus contre les abus de la presse". [Rafael Correa a précisé qu'il ferait cette proposition à l'Union des nations sud-américaines (Unasur), dont il assumera la présidence tournante en juin. Il a en outre promis d'"assainir" la presse de son pays, "corrompue et instrument de l'oligarchie", "principal ennemi du changement". "L'Equateur peut compter sur tout l'appui du Venezuela dans sa lutte interne contre ce phénomène qui frise la folie fasciste", a renchéri Hugo Chavez.] _24 mai, Quito. Le président équatorien Rafael Correa, qui recevait son allié vénézuélien Hugo Chavez pour un sommet consacré notamment au renforcement des liens énergétiques entre ces deux pays membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), annonce qu'il proposera "formellement la création d'organismes qui défendent les citoyens et les gouvernements légitimement élus contre les abus de la presse". [Rafael Correa a précisé qu'il ferait cette proposition à l'Union des nations sud-américaines (Unasur), dont il assumera la présidence tournante en juin. Il a en outre promis d'"assainir" la presse de son pays, "corrompue et instrument de l'oligarchie", "principal ennemi du changement". "L'Equateur peut compter sur tout l'appui du Venezuela dans sa lutte interne contre ce phénomène qui frise la folie fasciste", a renchéri Hugo Chavez.] ESPAGNE_30 juin, Strasbourg. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) confirme la décision de la justice espagnole qui, en 2003, avait déclaré le parti Batasuna - vitrine politique de l'organisation séparatiste basque armée ETA - illégal à cause de ses liens avec une organisation terroriste. _25 mai, Madrid. L'organisation séparatiste basque ETA annonce une nouvelle et "efficace" campagne de violence, a l'issue d'une période de "réflexion" devant prendre fin "avant l'été". [L’ETA avait repris ses attentats à la mi-2007 après une trêve de 15 mois.] EUROPE_10 mai, Berlin. A quatre semaines des élections européennes, la Chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy tiennent un meeting commun, à Berlin, l'une pour rappeler son opposition à une adhésion de la Turquie à l'Union, l'autre pour dénoncer l'idée d'une "Europe sans frontières". [Le président français, qui est un opposant de longue date à une adhésion de la Turquie, a, lui aussi, dénoncé l'idée d'un élargissement indéfini de l'Union, sans toutefois citer ce pays. "Quand Angela Merkel dit : l'Europe doit avoir des frontières, elle a raison, parce qu'une Europe sans frontières sera une Europe sans volonté, sans identité, sans valeurs. Et, si l'Europe ne défend pas ses valeurs, qui le fera a la place de l'Europe ?", a souligné Nicolas Sarkozy.] _30 mars, Strasbourg. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) déclare irrecevable le recours d'un officier mauritanien, Ely Ould Dah, condamné par défaut à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Nîmes, en 2005, pour des actes de torture et de barbarie commis en Mauritanie.
FIDJI_15 avril, Genève. Navi Pillay dénonce le limogeage des magistrats et les restrictions imposées aux médias, après l'abrogation de la Constitution de 1997 et l'imposition de l'état d'urgence, le 10 avril 2009. "On ne saurait sous-estimer le dommage à long terme causé par l'atteinte à des institutions aussi fondamentales que la justice et les médias", déclare la haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, qui demande un retour à l'Etat de droit, le rétablissement de la justice et la fin de la censure médiatique. [Tous les juges et magistrats ont été renvoyés de leur poste en vertu d'un décret présidentiel du 10 avril, au lendemain d'une décision de la Cour d'appel qualifiant d'illégale la nomination d'un gouvernement intérimaire dans le cadre du coup d'Etat de 2006. GABON_8 juin, Barcelone. Le président du Gabon Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort à l'âge de 73 ans en Espagne, annonce son Premier ministre Jean Eyeghe Ndong. HAITI_11 mai, New York. L'exclusion économique est une menace pour la stabilité politique et la sécurité humaine en Haïti, déclare l'expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Haïti nommé par le secrétaire général des Nations unies, Michel Forst, à l'issue d'une mission de douze jours dans le pays. HONDURAS
[Le secrétaire des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé que le président Zelaya soit rétabli dans ses fonctions. Il s'agit du premier putsch militaire réussi en Amérique centrale depuis la fin de la Guerre froide.] IRAK_30 juin, Bagdad. Six ans après l'invasion américaine, l'Irak reprend le contrôle total de ses villes et de ses agglomérations. Cette journée historique, marquée par une parade militaire à Bagdad,est toutefois été endeuillée par un attentat meurtrier à Kirkouk, au nord. [SIX ANS DE CONFLIT. 20 mars 2003,
Invasion de l'Irak | 9 avril, entrée des Américains à Bagdad. Chute du dictateur irakien Saddam Hussein | 1er mai, George Bush annonce la "fin des combats majeurs". _6 mai, Genève. Le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme et la Mission d'assistance des Nations unies pour l'Irak (Manui) dénoncent la fin du moratoire sur la peine de mort en Irak. "Douze personnes ont été pendues [le] 3 mai 2009. On estime que 115 autres prisonniers risquent d'être exécutés bientôt", indique un communiqué. Les deux agences des Nations unies soulignent qu'à l'heure actuelle le système judiciaire irakien ne garantit pas de procédures suffisamment équitables au sens de l'article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Elles s’inquiètent du recours aux aveux obtenus sous la torture ou sous la pression, du non respect du droit à ne pas témoigner contre soi-même, ce qui rend l'imposition de la peine de mort arbitraire. Toute exécution qui ne respecterait pas l'article 14 du Pacte, auquel l'Irak est partie, constitue une violation du droit à la vie consacré dans l'article 6 du même Pacte, soulignent-elles [Le Haut Commissariat défend l'abolition de la peine de mort en toutes circonstances et a recommandé au gouvernement irakien un moratoire en attendant une révision du Code pénal.]
IRLANDE_20 mai, Dublin. Une commission d'enquête irlandaise publie un rapport dénonçant des décennies d'abus sexuels, survenus à partir des années 1930 aux années 1990 dans les institutions pour enfants dirigées par l'Eglise catholique, accusée d'avoir gardé le silence. "Les abus sexuels étaient endémiques dans les institutions pour garçons", écrivent les auteurs du rapport, précisant que les filles étaient quant à elles "soumises à des abus sexuels [qui] n'étaient pas érigés en système". [Réagissant au rapport, le cardinal Sean Brady, numéro un de l'Eglise catholique irlandaise, s'est déclaré "profondément désolé et extrêmement honteux". Selon lui, ce rapport est "une étape vers l'établissement de la vérité [...] et l'assurance que ces abus ne se reproduisent plus".] LIBAN_8 juin, Beyrouth. La coalition "anti-syrienne" dite du 14-Mars, soutenue par l'Occident, obtient obtenu 71 des 128 sièges à pourvoir du Parlement, contre 57 pour le mouvement chiite Hezbollah (et ses alliés druzes et chrétiens). "C'est un grand jour pour l'histoire du Liban démocratique", a déclaré le chef de file de la coalition, Saad Hariri fils de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, assassiné en février 2005. [Le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah, a dit "accepter" les résultats des élections "avec un esprit sportif et démocratique". Mais, a-t-il souligné dans un discours télévisé, "l'opposition a également préservé son poids au sein du Parlement" malgré les "mensonges fabriqués pour faire peur à l'opinion publique" lors de la campagne.]
PAKISTAN_7 mai, Mingora. Des milliers d'habitants de la vallée pakistanaise de Swat, à 125 km au nord-ouest de la capitale, fuient les combats entre l'armée pakistanaise et les talibans. [En février, le gouvernement et les talibans avaient conclu un pacte prévoyant un retour au calme en échange de l'instauration de la charia, la loi islamique. Cet accord a volé en éclats, les taliban progressant territorialement à partir de la vallée de Swat pour s'implanter dans les districts voisins de Buner, Lower Dir ou encore Shangla.] _15 avril, Peshawar. Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, signe un texte introduisant la charia dans les régions du nord-ouest du pays, y compris dans la vallée du Swat, après le vote d'une résolution par le Parlement. [Les Etats-Unis, l'allié du Pakistan dans la lutte contre le terrorisme, ont exprimé leurs inquiétudes quant à l'application de la loi islamique dans la région. "Nous sommes déçus que le Parlement n'ait pas pris en considération les inquiétudes légitimes concernant les droits civils et les droits de l'Homme", a souligné le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs.] PEROU_7 avril, Lima. Le tribunal de Lima condamne l'ancien président péruvien Alberto Fujimori à 25 ans de prison pour violations des droits de l'homme pendant sa présidence, de 1990 à 2000. REPERES. 1990. L'ingénieur Alberto Fujimori, fils d'immigrés japonais, est élu à la présidence du Pérou. | 1992. Le chef de l'Etat dissout le Congrès, prend le contrôle de la justice et assume les pleins pouvoirs avec les militaires. | 1993. La nouvelle Constitution est approuvée par référendum. | 1995. Alberto Fujimori est réélu. | 2000. Alberto Fujimori est à nouveau réélu, mais il s'enfuit au Japon et envoie par fax sa démission, à la suite d'un scandale. | 2007. Extradition du Chili. | 2009. Condamnation à vingt-cinq ans de prison par la Cour suprême. RUSSIE_16 avril, Moscou. La Russie met fin à dix ans d'opération "antiterroriste" dans sa république caucasienne de Tchétchénie. "Le chef du Comité [antiterroriste national] [...], Alexandre Bortnikov, a annulé à minuit [22 heures en France] le 16 avril l'ordre déclarant que le territoire de la république [de Tchétchénie] était une zone d'opération antiterroriste", indique un communiqué du Comité. "Cette décision vise à créer les conditions pour normaliser la situation dans la région, restaurer et développer ses infrastructures économiques et sociales", poursuit-il. Le régime de sécurité comprenant couvre-feu, barrages routiers et perquisitions périodiques a été levé. [Le président russe, Dmitri Medvedev, avait donné un ordre en ce sens le 27 mars. Une source au sein des forces de l'ordre russes avait indiqué, en mars, qu'une telle décision donnerait le signal du départ pour "plus de 20’000 militaires des troupes russes de l'intérieur déployés" en Tchétchénie.] SOMALIE_5 juin, Genève. Le nombre de Somaliens contraints de fuir leurs maisons à Mogadiscio atteint maintenant le chiffre de 96’000 personnes depuis le début des combats entre les forces gouvernementales et les groupes armés d'opposition le 8 mai dernier, indique le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). _18 avril, Mogadiscio. Le Parlement de transition somalien approuve à l'unanimité le projet de loi du gouvernement instaurant la loi coranique (charia) dans le pays, en guerre civile depuis 1991. "Il y a avait 340 membres du Parlement présents à la session et ils ont voté à l'unanimité pour l'instauration de la charia en Somalie", indique le vice-président du Parlement, Osman Elmi Boqore. "Nous avons un gouvernement islamique". [Le contrôle d'une très grande partie de la Somalie échappe aux institutions de transitions somaliennes, Parlement et gouvernement. La majorité du centre et du sud du pays est tenu par les insurgés islamistes. Le nord est divisé en deux entités autoproclamées autonomes, la région du Puntland et la "République" du Somaliland.] SRI LANKA_18 juin, New York. Ban Ki-moon exprime, lors du gala de la Foreign Policy Association, sa vive préoccupation quant à la situation humanitaire au Sri Lanka et à la nécessité urgente de rechercher la responsabilité des auteurs de violations des droits de l'homme après la campagne militaire contre les indépendantistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Ceux qui ont commis des violations des droits de l'homme devront en répondre devant la justice, déclare le secrétaire général des Nations unies. _29 mai, Londres et Paris. Plus de 20’000 civils ont été tués dans les dernières semaines du conflit entre l'armée sri-lankaise et la guérilla séparatiste des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), affirme The Times, à Londres, dans son édition du 29 mai 2009. [Le quotidien français Le Monde, dans son édition datée du 28 mai, a dénoncé "le silence coupable de l’ONU qui a minimisé le nombre de civils tués". Citant une cellule onusienne ayant collecté des données auprès notamment d'employés locaux des Nations unies, d'organisations non gouvernementales et de médecins, "Le Monde" affirme que "l’ONU a caché l’ampleur des massacres au Sri Lanka", où l’armée "aurait tué quelque 20'000 personnes", et lui reproche d’avoir "ménagé le régime de Colombo".] _26 mai, Colombo. Le gouvernement du Sri Lanka indique qu'il détient plus de 9’000 ex-rebelles tamouls présumés, la plupart envoyés dans des "centres de réhabilitation", une semaine après la fin de la guerre. [L'armée sri-lankaise et le président Mahinda Rajapakse avaient proclamé les 18 et 19 mai la victoire militaire sur les Tigres tamouls - en anéantissant toute leur direction, dont leur chef Velupillaï Prabhakaran - et la fin d'une guerre qui a fait entre 80’000 et 100’000 morts.] _26 mai, Genève. Navi Pillay demande l’ouverture "d’une enquête "internationale, indépendante et crédible" sur les allégations de violations des droits de l’homme au Sri Lanka. "Il y a de fortes raisons de penser que les deux parties [au conflit] ont grossièrement bafoué le principe fondamental de l'inviolabilité des civils", affirme la haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme devant le Conseil des droits de l'homme en ouverture d'une session extraordinaire sur le Sri Lanka.
[C'est la première fois que les LTTE admettent officiellement que leur chef a été tué par l'armée sri-lankaise.]
[Le président Mahinda Rajapaksa a estimé que la sécurité devait être assurée "au vu de la présence possible d'éléments infiltrés des LTTE". L'armée de Colombo dit bloquer les accès des camps pour pouvoir repérer les séparatistes tamouls qui pourraient s'être cachés parmi les réfugiés. _22 mai, Colombo. Le gouvernement sri-lankais rend publiques les pertes militaires lors de la dernière phase du conflit avec les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE). Selon les chiffres du secrétaire à la défense, 6’200 soldats ont été tués et près de 30’000 blessés depuis juillet 2006, date à laquelle l'armée a lancé une offensive de grande ampleur contre les bastions des Tigres. [Au vu de ces nouveaux chiffres, le bilan du conflit sri-lankais, le plus long de l'histoire de l'Asie, devrait être revu à la hausse. Selon les Nations unies, entre 80’000 et 100’000 personnes ont été tuées depuis son déclenchement en 1983. Des estimations officieuses des Nations unies évoquaient le chiffre de 7’000 civils tués pour le seul mois de janvier 2009.] _19 mai. Le chef des Tigres tamouls du Sri Lanka, Velupillai Prabhakaran, est vivant, se porte bien et est en sécurité, affirme la rébellion. "Notre dirigeant bien-aimé est vivant et en sécurité. Il continuera de conduire la quête de dignité et de liberté pour le peuple tamoul", assure le chef des relations internationales des LTTE, Selvarasa Pathmanathan, dans un communiqué publié par le site Internet Tamilnet.com.
_18 mai, Colombo. L’armée sri lankaise annonce la victoire de ses troupes contre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) après la mort de tous les dirigeants de la guérilla séparatiste, dont son chef Velupillai Prabhakaran, et fait savoir que les combats sont terminés. ["On peut dire que le mouvement des Tigres, comme organisation politico-militaire, est quasiment détruit", explique Frédéric Bobin, correspondant du Monde en Asie du sud, tout en soulignant que "la question tamoule n'est pas réglée" et que, pour obtenir une paix durable, "le gouvernement va devoir faire des gestes s'il ne veut pas voir une nouvelle génération reprendre le flambeau des Tigres". Plus 250 dirigeants et cadres du LTTE ont été tués dans les ultimes combats sur les plages de Mullaitivu (nord-est).] _17 mai. Dans un communiqué publié sur l'un de ses sites internet la rébellion tamoule, cernée par l'armée dans une zone d'un kilomètre carré sur une côte du nord-est de l’île, et sans ressources, annonce avoir cessé le combat, tout en déplorant "le silence de la communauté internationale".
_15 mai, New York. Le Conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies sur la prévention du génocide, Francis Deng, met en garde les auteurs de violations des droits de l'homme au Sri Lanka sur leur responsabilité pénale internationale. [Le 13 mai, le Conseil de sécurité des Nations unies s'était dit "gravement préoccupé" par "la crise humanitaire qui s'aggrave" au Sri Lanka et a exhorté les belligérants à "assurer la sécurité des civils et à respecter leurs obligations au regard du droit international humanitaire". "Nous n'avons aucun problème avec cela", s'est contenté de répondre le ministre.] _11 mai, New York. Ban Ki-moon se déclare "horrifié" par la mort de centaines de civils au Sri Lanka, les 9 et 10 mai, dans un conflit qui a déjà fait des milliers de morts ces derniers mois. [Ban Ki-moon a appelé à plusieurs reprises les parties au conflit à cesser d'utiliser des armes lourdes, notamment des mortiers, dans les zones où sont concentrés les civils. On compte près de 200'000 personnes déplacées de cette zone vers une zone contrôlée par le gouvernement, mais il reste probablement encore au moins 50’000 personnes prises au piège.] _30 avril, Colombo. Le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapakse, exclut tout cessez-le-feu avec les Tigres tamouls acculés dans le nord-est de l'île. "Nous n'avons aucun projet de cessez-le-feu avec les Tigres, mais il leur reste juste un peu de temps pour déposer leurs armes et se rendre, même si nos opérations militaires s'achèvent", déclare-t-il, dans un discours à la télévision. [En visite au Sri Lanka, les ministres français et britannique des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et David Miliband, n'ont pas obtenu de Colombo une trêve "humanitaire" dans sa guerre contre les rebelles tamouls, ni même un accès humanitaire aux civils piégés dans les combats.] _30 avril, New York-Genève. Il resterait quelque 50’000 personnes prises au piège sur une bande côtière de 6 km2 au nord-est du Sri Lanka entre les indépendantistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et l'armée sri lankaise, indique le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). [Plus de 6’500 civils auraient été tués et 14’000 blessés depuis janvier 2009. Au total, plus de 70’000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit à la fin des années 1970.] _16 avril, Genève. La fin du cessez-le-feu temporaire décrété au Sri Lanka par le gouvernement dans son conflit avec les rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) marqué par des combats à proximité de la "zone à l'abri des tirs", avec des tirs à l'arme légère, au mortier et des attaques aériennes. SYRIE_19 mai, Damas. L'écrivain syrien Michel Kilo libéré après avoir purgé une peine de trois ans de prison pour avoir appelé à la reprise des relations diplomatiques avec le Liban, un appel considéré comme un crime politique. Agé de 69 ans, cet écrivain avait signé la Déclaration Damas-Beyrouth en 2006, un document soutenu par 500 intellectuels et militants politiques syriens et libanais. Peu après, il avait été interpellé et emprisonné pour atteinte au moral de la nation. TUNISIE_18 mai, Tunis. Dix-sept Tunisiens condamnés à des peines allant de huit à douze ans de prison pour avoir eu des liens avec un groupe terroriste, selon l'un de leurs avocats. Les accusés se voyaient reproché d'avoir fourni des armes et des informations à cette organisation. [Depuis 2003, environ 2’000 personnes ont été arrêtées en Tunisie pour des affaires de terrorisme, d'après leurs défenseurs.] VATICAN_15 mai, Tel-Aviv. Benoît XVI appelle à la réalisation d'une solution à deux Etats pour le conflit israélo-palestinien, dans un discours à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv, à la fin de son pèlerinage en Terre sainte, qui l'a conduit, outre Israël, en Cisjordanie occupée et en Jordanie. "Que la solution à deux Etats devienne une réalité, qu'elle ne reste pas un rêve", espère le pape, qui ajoute : "Permettez-moi d'en appeler à tous les peuples de ces terres. Assez d'effusions de sang, assez de combat, assez de terrorisme, assez de guerre". "Qu'il soit universellement reconnu que l'Etat d'Israël a le droit d'exister et de jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement acceptées", poursuit le chef de l'Eglise catholique. "De la même façon, reconnaissons que le peuple palestinien a le droit à une patrie souveraine et indépendante afin de vivre dans la dignité et se déplacer librement". [Le pape a par ailleurs a dénoncé "l'extermination brutale" des juifs par les nazis, peu avant de quitter l'Etat hébreu où son précédent discours sur la Shoah avait été jugé trop timide.]
_13 mai, Bethléem. Visitant le camp de réfugiés d'Aïda, près de Bethléem, Benoît XVI dénonce la construction de la barrière de séparation israélienne en Cisjordanie, un "rappel incontournable de l'impasse où les relations entre Israéliens et Palestiniens semblent avoir abouti". "Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes, il est tragique de voir des murs continuer à être construits", lance le pape à quelques mètres de la construction. [Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière, qui doit s'étendre à terme sur plus de 650 kilomètres et empiète sur la Cisjordanie, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens. Sa construction est en outre jugée illégale par la Cour internationale de justice (CIJ) et les Nations unies.] _13 mai, Bethléem. En visite à Bethléem, en Cisjordanie, Benoît XVI apporte son soutien à l'établissement d'une "patrie palestinienne souveraine". Accueilli dans la ville natale du Christ par le président palestinien Mahmoud Abbas, le pape s'adresse à son hôte dans ces termes : "Monsieur le président, le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l'intérieur de frontières reconnues au niveau international". Le pape lance un appel "aux nombreux jeunes qui vivent aujourd'hui sur l'ensemble du territoire palestinien" : "Ayez le courage de résister à toutes les tentations que vous pourriez ressentir de vous livrer à des actes de violence ou de terrorisme". [A son arrivée, Benoît XVI avait commencé par assurer la population de la bande de Gaza de sa "profonde compassion", après l'offensive israélienne de décembre-janvier 2009. Il avait également appelé le monde à oeuvrer à une solution pacifique au conflit _11 mai, Tel Aviv. Lors d'un bref discours prononcé à l'aéroport de Tel Aviv, où il est accueilli par le président Shimon Peres et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Benoît XVI qualifie l'antisémitisme de "répugnant" et "totalement inacceptable" et plaide pour la création d'un Etat palestinien afin de réconcilier Israéliens et Palestiniens. [Le pape s’est prononcé pour la création d'un Etat palestinien qui permettrait, selon lui, à chaque peuple de "vivre en paix dans (son) pays respectif". "Je plaide, avec tous les responsables, pour un examen de chaque voie possible vers une résolution juste des difficultés considérables afin que les deux peuples puissent vivre en paix dans leur pays respectif, dans des frontières sûres et reconnues internationalement", a-t-il souligné.] _9 mai, Amman. Benoît XVI dénonce dans l'enceinte de la mosquée al-Hussein ben Talal la "manipulation idéologique de la religion" qui peut déboucher sur des violences. Il s'élève en faux contre ceux qui "soutiennent" que "la religion est nécessairement une cause de division dans notre monde" et "prétendent que, moins d'attention est prêtée à la religion, [...] mieux cela est". [A Amman, Benoît XVI a rappelé le rôle "déterminant" du roi jordanien "dans la promotion d'une meilleure compréhension des vertus proclamées par l'islam". Et récusé la théorie du choc des civilisations. "Nous pouvons dire que ces précieuses initiatives [de dialogue] ont obtenu de bons résultats, favorisant la promotion d'une alliance des civilisations entre l'Occident et le monde musulman, mettant en échec les prédictions de ceux qui considèrent inévitables la violence et les conflits".] _9 mai, Mont Nebo [Jordanie]. Au deuxième jour de son voyage au Proche-Orient, Benoît XVI se rend au mont Nebo - site où le prophète Moïse a vu la Terre promise avant de mourir -, à 40 kilomètres au sud-ouest d'Amman, poursuivant son pèlerinage en Terre sainte.
_12 avril, Rome. A l'occasion des célébrations de Pâques, Benoît XVI lance un appel en faveur de la paix au Proche-Orient et en Afrique. Dans son message au monde, prononcé de la place Saint-Pierre au Vatican, le chef de l'Eglise catholique demande des "efforts renouvelés, persévérants et sincères" pour le règlement du conflit israélo-palestinien. Le pape est attendu en Jordanie et en Israël du 8 au 15 mai 2009. [Le pape a également évoqué l'Afrique, près de trois semaines après son déplacement au Cameroun et en Angola. Il a exhorté le continent africain à utiliser "les armes de la justice et de la vérité, de la miséricorde, du pardon et de l'amour". L'Afrique "souffre de façon démesurée de conflits interminables et cruels - souvent oubliés" -, mais aussi "de la faim, de la pauvreté, de la maladie".
> ET AUSSI... <_DROIT A LA SANTE _16 juin, New York et Genève. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le directeur exécutif du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), Michel Sidibé, ont condamné les discriminations qui entravent les soins aux malades du sida, en particulier les 80 pays de l'Assemblée générale des Nations unies qui ont encore des lois criminalisant l'homosexualité. _11 juin, Genève. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) déclenche le niveau 6 d'alerte maximale face à la grippe A (H1N1), désormais considérée comme une pandémie mondiale, la première du siècle. "Le virus ne peut pas être arrêté", a souligné la directrice de l'OMS, Margaret Chan. TROIS PRÉCÉDENTS AU XXE SIÈCLE. > La "grippe espagnole". Causée par un virus de type H1N1, elle a fait, entre 1918 et 1919, de 50 à 100 millions de morts. Vaccins, antiviraux et antibiotiques capables de traiter les infections secondaires n'existaient pas. _DROITS DE L'ENFANT _16 juin, New York. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies sur les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, appellent à une action urgente pour protéger les enfants affectés par les conflits armés, dans un rapport publié à New York.
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