droitshumains.org
2008-L'actualité des droits de l'homme dans le monde

puce Retour
L'actualité des
droits de l'homme


 2009 

Iran. La crise Politique

Etats-Unis. La politique américaine
[Investiture Obama]

France. L'actualité

Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2008 

France. Actualité et débats
Géorgie. Le conflit avec la Russie
Chine. Les Jeux olympiques [Août]

Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2007 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2006 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2005 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2004 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2003 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2002 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2001 
Janvier à mars
Avril à juin
Juillet à septembre
Octobre à décembre

 2000 
Janvier à décembre


| Afghanistan | Afrique | Afrique du Sud | Algérie | Allemagne | Amérique du Sud | Angleterre | Angola | Arabie Saoudite | Argentine | Arménie | Asie Centrale | Australie | Autriche | Bahrein | Bengladesh | Belgique | Bénin | Birmanie | Bolivie | Bosnie | Brésil | Bulgarie | Burundi | Cambodge | Cameroun | Canada | Centreafrique | Chili | Chine | Colombie | Congo | Corée | Corée du Nord | Côte d'Ivoire | Croatie | Cuba | Égypte | Equateur | Espagne | Etats-Unis | Éthiopie | Europe | France | Fidji | Gabon | Grande-Bretagne | Grèce | Guatémala | Haïti | Honduras | Hongrie | Inde | Indonésie | Irak | Iran | Irlande | Irlande du Nord | Israël/et territoires palestiniens | Italie | Japon | Kenya | Kosovo | Koweït | Liban | Liberia | Libye | Macédoine | Malaisie | Maroc | Mauritanie | Mexique | Monde arabe | Monténégro | Namibie | Nepal | Nicaragua | Nigeria | Ouganda | Ouzbékistan | Pakistan | Paraguay | Pays baltes | Pays-Bas | Pérou | Philippines | Pologne | République Centrafricaine | Roumanie | Russie | Russie/Tchétchenie | Rwanda | Sahara Occidental | Sénégal | Serbie | Serbie/Kosovo | Serbie-Montenegro | Sierra Leone | Somalie | Soudan | Sri Lanka | Sud-Est asiatique | Suisse | Syrie | Soudan | Tchad | Taiwan | Tchétchénie | Thaïlande | Timor-Leste | Togo | Tunisie | Turquie | Turkmenistan | Ukraine | Union Africaine | Union Européenne | Vatican | Vénézuela | Vietnam | Yougoslavie [Ex-] | Zimbabwe |
–––> ET AUSSI...

AFGHANISTAN

_15 avril, Kaboul. Quelque 300 Afghanes défilent à Kaboul pour protester contre la nouvelle loi sur le futur "Statut personnel des chiites" - loi qui doit régir les questions du mariage, du divorce et de l'héritage pour la minorité chiite représentant environ 15% de la population en Afghanistan. "Nous ne voulons pas une loi [du genre] taliban, nous voulons une loi démocratique, nous voulons une loi qui garantisse la dignité humaine", scandent les manifestants.

     Point de vue  Les femmes afghanes sont sacrifiées [Emma Bonino]

[La manifestation, organisée par les mouvements de défense des droits de la femme, a été débordée par une foule en colère de quelque 200 femmes et 300 hommes criant des slogans en faveur de la loi. "S'opposer à cette loi c'est s'opposer à l'islam, à la religion et à la Constitution", a affirmé l’un des participants. Certains de ces hommes ont jeté des poignées de gravier et des cailloux sur les manifestantes, jeunes pour la plupart. Certains des hommes hurlaient "mort aux esclaves des chrétiens".]

_14 avril, Kaboul, Un des plus hauts responsables religieux de la minorité chiite d'Afghanistan, Mohammad Asif Mohseni, défend le projet de loi controversé sur les femmes, dénonçant les critiques occidentales comme une "invasion culturelle" qui va selon lui à l'encontre de la démocratisation du pays.

"Cette pression politique est une invasion culturelle, qui part du principe qu'une culture est meilleure que les autres", dénonce-t-il lors d'une intervention publique dans une université de Kaboul.

     Points de vue L'opium et l'obsession de la sexualité féminine [Tahar Ben Jelloun]
                                         Sale temps pour les femmes en Afghanistan [Elisabeth Badinter]

[Cette nouvelle législation a pourtant été définie démocratiquement par les parlementaires afghans, sur les principes "de la démocratie même que l'Occident défend" en Afghanistan, estime Mohammad Asif Mohseni. Selon lui, toute nouvelle modification du texte par le gouvernement constituerait une violation de la Constitution.

"Le ministère de la Justice n'a pas le droit de changer" la loi qui prévoit que les chiites [environ 15% de la population] aient leur propre Code de la famille, assure-t-il.]

Le "Statut personnel des chiites" suscite également quelques critiques dans le pays. Cinq membres du gouvernement ont ainsi lancé une pétition, signée depuis lors par 200 responsables et intellectuels afghans, pour mettre en garde contre une "talibanisation" légale du pays.]

_2 avril, Genève. La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, appelle le gouvernement afghan à annuler une nouvelle loi signée par le président Hamid Karzaï, estimant qu'elle restreint sérieusement les droits des femmes en Afghanistan et est contraire à la Constitution afghane et aux normes universelles en matière de droits de l'homme.

Pour Navi Pillay, ce texte marque un retour en arrière pour les Afghanes. "Le fait qu'une nouvelle loi s'adresse aux femmes de cette façon en 2009 est extraordinaire et répréhensible. Cela rappelle les décrets du régime des talibans dans les années 1990", explique-t-elle dans un communiqué publié à Genève.

          

AFRIQUE

_5 mai, Paris. La doyenne des juges du pôle financier de Paris, la juge Françoise Desset, estime que la plainte pour "recel de détournement de fonds publics" visant les présidents Omar Bongo du Gabon, Denis Sassou-Nguesso du Congo et Teodoro Obiang de Guinée équatoriale, déposée par l'association Transparence international (TI), est recevable.

Les trois chefs d'Etats africains, "ainsi que des membres de leur entourage", sont soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné.

Pour Daniel Lebègue, ancien directeur de la Caisse des dépôts et actuel président de la section française de TI, il s’agit d’une "décision historique qui augure de la fin de l’impunité pour les dirigeants corrompus dans le monde". Son objectif : obtenir la restitution des biens détournés, puis leur affectation a des projets de développement bénéficiant au plus démunis.

Le parquet de Paris a fait appel de l'ordonnance du juge. La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris, qui contrôle le travail des juges, sera donc appelée à trancher sur l'opportunité de déclencher l'action publique dans ce dossier.

[Déposée le 2 décembre 2008 par la section française de l'organisation non gouvernementale Transparency international, cette plainte avec constitution de partie civile concerne les chefs de recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de bien social, abus de confiance et complicités. Elle dénonce "les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier a été acquis en France" par les trois chefs d’Etat africains.

L'ordonnance rendue par la magistrate ouvre la voie à une enquête judiciaire. Le Parquet de Paris avait demandé à la doyenne des juges d'instruction de constater l'irrecevabilité de la plainte. Dans une note adressée le 8 avril à la juge d'instruction, le procureur de la République estimait que Transparence International France ne pouvait justifier d'un "préjudice personnel et direct" liés aux agissements qu'elle entend dénoncer. Il estimait que l'association "ne saurait être directement et spécialement touchée par (ces) faits, eux-mêmes peu circonscrits".

Hôtels particuliers, villas, piscines, Bugatti et Mercedes... La police avait enquêté en 2007 sur le patrimoine de cinq chefs d'Etat africains en France - le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Burkinabé Blaise Compaoré, l'Angolais Eduardo Dos Santos, et le Guinéen Teodoro Obiang. Cette démarche avait été interprétée à l’époque comme une rupture avec la "Françafrique". Depuis, l'affaire a été classée sans suite.]

AFRIQUE DU SUD

_9 mai, Pretoria. Jacob Zuma prête serment comme quatrième chef d'Etat de l'Afrique du Sud lors d'une cérémonie où il s'engage à respecter l'esprit de "réconciliation" du premier président noir du pays Nelson Mandela, présent aux festivités.

[Jacob Zuma, qui a été élu président le 6 mai par le Parlement issu des élections générales du 22 avril, a juré de "protéger tous les Sud-Africains et d'encourager le respect de leurs droits", lors de sa prestation de serment.]

ALGERIE

_9 avril, Alger. Abdelaziz Bouteflika réélu à la présidence pour un troisième mandat avec 90,24% des voix. Le chef de l'Etat algérien est âgé de 72 ans. Sur 20,595 millions d'inscrits, 15.351.303 citoyens algériens ont pris part au vote, soit un taux de participation de 74,54%. Deux partis de l’opposition, le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), avaient appelé au boycottage du scrutin. Abdelaziz Bouteflika avait été élu en 1999, puis réélu en 2004 avec 84,99% des voix.

[Dans sa première déclaration, le président algérien a déclaré : "La maturité politique qui a prévalu lors de cette élection présidentielle est un signe prometteur qui nous préserve en nous armant d'une démocratie émanant de nos valeurs et de notre amour de la patrie".]

PRÉSIDENT DEPUIS DIX ANS. 1963-1978 Ministre des Affaires étrangères | 1981 
Se retire de la politique | 1989 Intègre le comité central du Front de libération nationale (FLN) | 15 avril 1999 Elu président de la République, il fait adopter une loi de "réconciliation nationale" pour mettre fin aux violences | 8 avril 2004 Réélu président | 9 avril 2009 Elu pour un troisième mandat après la modification de la Constitution en 2008.

ALLEMAGNE

_30 juin, Karlsruhe. La Cour constitutionnelle de Karlsruhe juge le traité de Lisbonne conforme à la Constitution, mais réclame, après sa ratification en 2008 par le Bundestag et le Bundesrat, les deux chambres du Parlement, l'adoption d'une loi d'accompagnement garantissant les prérogatives du Parlement allemand.

[Les droits de codécision du Parlement allemand doivent être inscrits dans une loi, ce que certains observateurs interprètent comme une limite fixée à l'intégration européenne. Outre l'Allemagne, trois autres Etats membres de l’Union européenne (UE), parmi les Vingt-Sept, n'ont toujours pas ratifié le traité : l'Irlande, qui doit organiser un second référendum à l'automne, ainsi que la Pologne et la République tchèque dont les présidents eurosceptiques tardent à signer.]

     Point de vue  [Angelica Schwall-Düren]

_5 juin, Buchenwald. La chancelière allemande Angela Merkel déclare "s'incliner devant toutes les victimes" du nazisme à l'occasion d'une visite avec le président américain Barack Obama à l'ancien camp de concentration de Buchenwald (est de l'Allemagne) où périrent 56’000 personnes jusqu'à sa libération par les Américains le 11 avril 1945.

"Incompréhension, effroi : il n'y a pas de mots pour décrire ce qui est arrivé de terrible à tant de gens dans ce camp et dans les autres camps de concentration et d'extermination", ajoute Angela Merkel.

["Pourquoi une telle chose a-t-elle pu arriver ?", s'est-elle interrogé, affirmant que l'Allemagne devait garder vivace le souvenir de la Shoah pour qu'elle ne se reproduise jamais. "Nous, les Allemands, avons la volonté absolue de tout faire pour qu'une telle chose ne se reproduise plus jamais", a-t-elle poursuivi.

Evoquant "la responsabilité particulière" de l'Allemagne, Angela Merkel, qui est née après la Seconde guerre mondiale, a souligné : "Nous, les Allemands, considérons que maintenir vivace le souvenir de la Shoah en tant que rupture de civilisation fait partie de notre raison d'Etat". "Il n'y a qu'ainsi que nous puissions façonner notre avenir", selon elle.]

BIRMANIE

_16 juin, New York. Une pétition signée par 670’000 personnes est adressée au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Elle entend faire pression sur lui afin qu'il s'engage personnellement pour obtenir de la junte birmane la libération de ses prisonniers politiques. L'ancien président tchèque Vaclav Havel, la vice-présidente de l'Union des femmes birmanes, Khin Omar, et les anciens prisonniers politiques Tate Naing et Aung Din, font partie du groupe à l'origine de cet appel.

Le texte appelle Ban Ki-moon et son envoyé spécial en Birmanie, Ibrahim Gambari, à s'assurer de la libération d'Aung San Suu Kyi, figure de proue de l'opposition démocratique, et des autres prisonniers politiques. "La libération de tous les prisonniers politiques est le premier pas et le plus important vers la liberté et la démocratie en Birmanie", dit le texte.

[Quelque 2’100 prisonniers politiques sont détenus par la junte birmane. Depuis octobre 2008, 350 personnes ont été condamnées à des peines allant jusqu'à 104 années de prison. La lauréate du Nobel de la paix Aung San Suu Kyi est en cours de jugement pour violation des termes de son assignation à résidence.]

_13 mai, Rangoon. Aung San Suu Kyi, 63 ans, arrêtée et inculpée avec ses deux assistantes pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence. Une semaine plus tôt, un Américain avait fait intrusion de façon rocambolesque dans sa maison, où elle est enfermée sous étroite surveillance. La junte lui reproche d'avoir violé la loi selon laquelle il faut "protéger l'Etat des dangers émanant d'éléments subversifs".

[Jusque là assignée à résidence à Rangoun, la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 - et principale opposante au régime birman -, a été placée en détention à la prison d'Insein, à Rangoon, où son inculpation lui a été formellement notifiée

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon s'est dit "gravement préoccupé" par l'emprisonnement de Aung San Suu Kyi et les nouvelles accusations portées contre elle, et a appelé à sa libération. "Mme Suu Kyi est un partenaire essentiel du dialogue pour une réconciliation nationale en Birmanie", a souligné Ban Ki-moon dans un communiqué. Il "appelle le gouvernement à ne pas prendre de nouvelles mesures qui puissent remettre en cause cet important processus".]

     Simulacre de légalité en Birmanie [Frédéric Debomy, Stéphane Hessel]

CHINE

_24 juin, Pékin. Incarcéré depuis plus de six mois sans jugement dans un "hôtel" de la banlieue de Pékin, le dissident chinois Liu Xiaobo formellement arrêté, annonce l'agence de presse Chine nouvelle. Les raisons de l'arrestation de M. Liu, 53 ans, sont liées à des "activités présumées visant à la subversion et au renversement du système socialiste", précise l’agence.

[Cet écrivain et ancien professeur d'université a été l'un des rédacteurs et signataires de la Charte 08 qui, à la fin de l'année 2008, avait appelé à des réformes démocratiques et demandait la fin du monopole du parti unique. C'est aujourd'hui cet engagement qui lui vaut cette inculpation pour des motifs considérés en Chine comme très graves.]

_7 juin, Paris. Le dalaï-lama évoque une "orchestration" par la Chine des émeutes de mars 2008 au Tibet et une campagne pour le discréditer, alors qu'il effectue un séjour à Paris – il a été fait "citoyen d'honneur" de la ville de Paris par le maire, Bertrand Delanoë.

Le leader spirituel tibétain affirme avoir reçu des témoignages selon lesquels "trois camions de Tibétains qui étaient inconnus ont été amenés le 14 [mars] au matin [à Lhassa, la capitale régionale du Tibet]". Il a ajouté soupçonner une "orchestration" du gouvernement, précisant que les évènements ont commencé le 10 mars et non pas le 14 comme les Chinois le disent, ajoutant que jusque là la police et l'armée n'étaient pas intervenues.

_3 juin
, Washington. Les Etats-Unis demandent à la Chine de fournir une version publique de ce qui est arrivé aux victimes et aux disparus de la répression du "printemps de Pékin" de juin 1989, place Tiananmen.

          

COLOMBIE

_29 juin, Washington. Recevant le président colombien, Alvaro Uribe, à la Maison Blanche, Barack Obama évoque "une préoccupation commune aux deux partis [américains] et partagée par l'administration et le Congrès, que la question des droits de l'homme en Colombie soit résolue".

[Le Congrès américain en fait une condition pour ratifier l'accord de libre-échange entre les deux pays, signé en 2006. Les démocrates ont exprimé leurs inquiétudes quant aux assassinats de syndicalistes. "Le président Uribe lui-même reconnaît qu'il y a encore du travail à accomplir", a préciséle président américain, à propos des exécutions sommaires ou de la surveillance illégale.]

_10 juin, Montréal. En déplacement au Canada, le président colombien Alvaro Uribe défend l'image de son pays au sujet des droits de l'homme.

Au niveau des droits de l'homme, "que la Colombie ait encore des problèmes, c'est un fait, mais nous faisons de grands efforts", reconnaît le président colombien. "La Colombie a démantelé les organisations paramilitaires, a affaibli la guérilla mais tant que subsiste le narcotrafic... il y a un danger", ajoute-t-il, en défendant la politique de sécurité musclée qu'il mène depuis près de sept ans. "Les résultats sont là : il y avait 4’000 enlèvements par année en Colombie, l'an passé il y en a eu 197. Et il y a encore eu une réduction importante cette année".

CONGO | République démocratique

_20 mai, New York. Human Rights Watch (HRW) dénonce "les crimes de guerres commis par les soldats de l'armée congolaise" dans l'est de la République démocratique du Congo. L'organisation américaine a demandé à une délégation du Conseil de sécurité des nations unies en visite à Kinshasa de les "condamner vigoureusement". "L'armée congolaise est responsable d'exactions répandues et cruelles contre ses propres concitoyens qui équivalent à des crimes de guerre", affirme HRW.

Depuis la fin d'une opération conjointe inédite des armées rwandaise et congolaise menée dans l'est (du 20 janvier à fin février) contre les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda, la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) appuie les militaires congolais dans la traque des rebelles.

[A Kinshasa, le ministre congolais de l'Information a dénoncé des "mensonges" et accusé HRW de se ranger du côté des rebelles. "Ça devient vraiment ridicule [...] Nous allons mettre fin à toutes ces accusations", a dit Lambert Mende.]

COREE DU NORD

_12 juin, New York [Nations unies]. Le Conseil de sécurité alourdit le régime de sanctions en vigueur contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC), après son essai nucléaire du 25 mai 2009.

Présentée par les Etats-Unis, la France, le Japon, la République de Corée et le Royaume-Uni, la résolution 1874 (2009), adoptée à l'unanimité, étend les mesures d'embargo sur les armes prévues par la résolution 1718 (2006) à tous les types d'armes et de matériels connexes, à l'exception des armes légères et de petit calibre. Sont également concernés, les opérations financières, la formation, les conseils, les services ou l'assistance techniques liés à leur fourniture, à leur fabrication, à leur entretien ou à leur utilisation.

          

_29 mai, Pyongyang. Condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies  pour son essai nucléaire du 25 mai, la Corée du Nord procède à un nouveau tir de missile à courte portée (130 km), au large de sa côte est. C'est le septième tir de ce type effectué dans la semaine.

27 mai
, Pyongyang. La Corée du Nord menace la Corée du Sud d'une réponse militaire après l'adhésion de Séoul à l'Initiative de sécurité anti-prolifération (PSI) et affirme n'être plus liée par l'armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée.

[La Corée du Sud, qui avait un statut d'observateur au PSI, a annoncé sa décision d'en devenir membre à part entière, après que la Corée du Nord a procédé à un nouvel essai nucléaire et au lancement de plusieurs missiles. "Notre armée ne sera plus liée par l'accord d'armistice dans la mesure où les Etats-Unis ont fait entrer les pantins [la Corée du Sud] au sein du PSI", annonce un communiqué émis par le détachement militaire nord-coréen dans le village neutre de Panmunjon, au centre de la Zone démilitarisée (DMZ).]

_25 mai, New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies condamne le nouvel essai nucléaire effectué par la Corée du Nord et décidé de préparer une résolution qui pourrait comporter de nouvelles sanctions à l'égard de Pyongyang. "Les membres du Conseil ont exprimé leur ferme opposition et leur condamnation de l'essai nucléaire effectué le 25 mai 2009 par la Corée du Nord, qui constitue une claire violation de la résolution 1718", déclare l'ambassadeur de Russie Vitaly Tchourkine, au nom du Conseil qu'il préside en mai.

Qualifiant l’essai nucléaire coréen de violation "claire et sérieuse" des résolutions du Conseil, ils "exigent" que la Corée du Nord s'acquitte pleinement de ses obligations aux termes de ces résolutions.

["Ignorant les objections partagées en commun par la communauté internationale, la République démocratique populaire de Corée a de nouveau testé un engin nucléaire", a regretté le ministère chinois des affaires étrangères dans un communiqué, exprimant l'"opposition résolue" du gouvernement : "La Chine demande fermement à la Corée du Nord de tenir ses promesses de dénucléarisation et de cesser toutes actions qui pourraient encore un peu plus envenimer la situation".]

_25 mai, Pyongyang. Le Corée du Nord "a procédé avec succès à un nouvel essai nucléaire souterrain le 25 mai dans le cadre de ses mesures destinées à renforcer ses capacités de dissuasion nucléaire", indique l'agence de presse officielle du régime KCNA.

[La Corée du Nord agitait la menace de représailles depuis sa condamnation par les Nations unies à la suite d'un tir de fusée à longue portée au-dessus du Japon début avril. Cet essai nucléaire probable, qui aurait été accompagné de tirs de missiles, a provoqué de vives réactions internationales.

Le Conseil de sécurité des Nations unies avait condamné, le 13 avril, un tir de fusée balistique effectué le 5 avril par la Corée du Nord et a renforcé le régime de sanctions mis en place à son encontre en 2006.

En réponse à cette condamnation, Pyongyang avait annoncé son retrait des négociations à Six (Russie, Corée du Nord et Corée du Sud, Etats-Unis, Japon et Chine), l'arrêt de sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et la réactivation de ses installations nucléaires.]

_13 avril, New York. Le Conseil de sécurité des Nations unies condamne le tir de fusée balistique effectué le 5 avril par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), qui contrevient à sa résolution 1718 d’octobre 2006, et exige qu'elle s'abstienne de tout nouveau tir.

Dans une déclaration adoptée à l'unanimité, les membres du Conseil réaffirment que "la République populaire démocratique de Corée doit observer strictement les obligations que lui impose la résolution 1718".

Le Conseil décide par ailleurs d'élargir les sanctions prises à l'encontre de la Corée du Nord en 2006. "Le Conseil décide d'ajuster les mesures qu'il a imposées par le paragraphe 8 de sa résolution 1718 en désignant des entités et des marchandises, et prie le Comité créé par ladite résolution de s'acquitter de ses tâches à cet effet et de lui faire rapport le 24 avril 2009 au plus tard, et décide également que, faute pour le Comité d'agir, il interviendra lui-même pour ajuster les mesures le 30 avril 2009 au plus tard", selon le texte de la déclaration.

[Le Conseil demande que les négociations à six (Chine, République populaire démocratique de Corée, Japon, République de Corée, Fédération de Russie et Etats-Unis) reprennent rapidement aux fins d'une dénucléarisation vérifiable et pacifique de la péninsule de Corée et du maintien de la paix et de la stabilité dans la région.]

La Corée du Nord a fait savoir, le 14 avril, qu'elle considère désormais comme "inutiles" les négociations pour mettre fin à son programme nucléaire et annonce qu'elle compte redémarrer son usine de production de plutonium.]

CUBA

_3 juin, San Pedro Sula (Honduras). L'Organisation des Etats américains (OEA) décide de réintégrer en son sein de Cuba, dont elle avait décidé la "suspension" en 1962. La décision a été prise "sans conditions", par consensus, précise le ministre équatorien des Affaires étrangères Fander Falconi. Ce qui veut dire que les Etats-Unis ont donné leur accord.

"La Guerre froide a pris fin ce jour à San Pedro Sula", s'est félicité le président du Honduras Manuel Zelaya après l'annonce officielle de cette mesure.

[La résolution adoptée à San Pedro Sula n'entraîne pas un retour automatique de Cuba au sein de l'OEA : il appartiendra à Cuba de demander ou non sa réintégration. "La participation de Cuba [...] sera le résultat d'un processus à engager à l'initiative de son gouvernement", précise le texte.]

EQUATEUR

_24 mai, Quito. Le président équatorien Rafael Correa, qui recevait son allié vénézuélien Hugo Chavez pour un sommet consacré notamment au renforcement des liens énergétiques entre ces deux pays membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), annonce qu'il proposera "formellement la création d'organismes qui défendent les citoyens et les gouvernements légitimement élus contre les abus de la presse".

[Rafael Correa a précisé qu'il ferait cette proposition à l'Union des nations sud-américaines (Unasur), dont il assumera la présidence tournante en juin. Il a en outre promis d'"assainir" la presse de son pays, "corrompue et instrument de l'oligarchie", "principal ennemi du changement". "L'Equateur peut compter sur tout l'appui du Venezuela dans sa lutte interne contre ce phénomène qui frise la folie fasciste", a renchéri Hugo Chavez.]

_24 mai, Quito. Le président équatorien Rafael Correa, qui recevait son allié vénézuélien Hugo Chavez pour un sommet consacré notamment au renforcement des liens énergétiques entre ces deux pays membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), annonce qu'il proposera "formellement la création d'organismes qui défendent les citoyens et les gouvernements légitimement élus contre les abus de la presse".

[Rafael Correa a précisé qu'il ferait cette proposition à l'Union des nations sud-américaines (Unasur), dont il assumera la présidence tournante en juin. Il a en outre promis d'"assainir" la presse de son pays, "corrompue et instrument de l'oligarchie", "principal ennemi du changement". "L'Equateur peut compter sur tout l'appui du Venezuela dans sa lutte interne contre ce phénomène qui frise la folie fasciste", a renchéri Hugo Chavez.]

ESPAGNE

_30 juin, Strasbourg. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) confirme la décision de la justice espagnole qui, en 2003, avait déclaré le parti Batasuna - vitrine politique de l'organisation séparatiste basque armée ETA - illégal à cause de ses liens avec une organisation terroriste.

"Compte tenu de la situation existant en Espagne depuis plusieurs années concernant les attentats terroristes, ces liens peuvent être considérés objectivement comme une menace pour la démocratie", estiment les juges de Strasbourg dans un arrêt déboutant Herri Batasuna et Batasuna de leurs requêtes pour "violation du droit à la liberté d'association et d'expression".

Non seulement la CEDH n'a pas jugé que le Tribunal suprême espagnol avait violé la Convention européenne des droits de l'homme en prononçant leur dissolution, mais elle souligne que cette décision répond "à une nécessité sociale impérieuse". Pour l'instance européenne, "un parti politique dont les responsables incitent à recourir à la violence ou qui propose un projet ne respectant pas les règles de la démocratie ne peut recourir à la protection de la Convention européenne des droits de l'homme".

_25 mai, Madrid. L'organisation séparatiste basque ETA annonce une nouvelle et "efficace" campagne de violence, a l'issue d'une période de "réflexion" devant prendre fin "avant l'été".

"En tant qu'organisation armée, être efficace et avoir une stratégie efficace devient un objectif et une préoccupation dans notre réflexion", déclare un membre d'ETA au journal pro-indépendantiste basque "Gara". "A cet égard, avant l'été, nous allons clore un processus de réflexion et de réunions dont le but est de mettre en place une stratégie de lutte armée efficace".

[L’ETA avait repris ses attentats à la mi-2007 après une trêve de 15 mois.]

EUROPE

_10 mai, Berlin. A quatre semaines des élections européennes, la Chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy tiennent un meeting commun, à Berlin, l'une pour rappeler son opposition à une adhésion de la Turquie à l'Union, l'autre pour dénoncer l'idée d'une "Europe sans frontières".

"Nous devons parler des frontières de cette Europe", déclare Angela Merkel  la chancelière allemande lors de ce rassemblement organisé par les jeunes de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU). "Cela n'a pas de sens s'il y a toujours plus de membres et que nous ne pouvons plus rien décider".

"Il est juste de dire aux gens, lors de cette campagne pour les élections européennes, que nous ne pouvons pas faire entrer tout le monde en Europe en tant que membre à part entière", ajoute la chancelière allemande. "Notre position commune est donc la suivante : un partenariat privilégié pour la Turquie, mais pas une adhésion pleine et entière".

[Le président français, qui est un opposant de longue date à une adhésion de la Turquie, a, lui aussi, dénoncé l'idée d'un élargissement indéfini de l'Union, sans toutefois citer ce pays. "Quand Angela Merkel dit : l'Europe doit avoir des frontières, elle a raison, parce qu'une Europe sans frontières sera une Europe sans volonté, sans identité, sans valeurs. Et, si l'Europe ne défend pas ses valeurs, qui le fera a la place de l'Europe ?", a souligné Nicolas Sarkozy.]

_30 mars, Strasbourg. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) déclare irrecevable le recours d'un officier mauritanien, Ely Ould Dah, condamné par défaut à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Nîmes, en 2005, pour des actes de torture et de barbarie commis en Mauritanie.

La Cour, qui rappelle que l'interdiction de la torture est inscrite dans la Charte africaine des droits de l'homme et qu'il s'agit de "l'une des valeurs fondamentales des sociétés démocratiques", s'appuie sur l'article 689-1 du code de procédure pénale français qui prévoit qu'"en application des conventions internationales [...] peut être poursuivie et jugée par les juridictions françaises, si elle se trouve en France, toute personne qui s'est rendue coupable, hors du territoire de la République", d'actes de torture.

La Cour affirme, dans le même temps, le principe de la compétence universelle : "Ecarter cette législation [française] au profit de décisions ou de lois de circonstances adoptées par l'Etat du lieu de l'infraction, agissant pour protéger ses propres ressortissants ou, le cas échéant, sous l'influence, directe ou indirecte, des auteurs de ces infractions, en vue de les disculper, conduirait à paralyser tout exercice de la compétence universelle".

[La Cour européenne consacre ainsi le principe de compétence universelle qui permet de juger dans n'importe quel pays l'auteur de faits, en violation de certains textes internationaux. Le président d'honneur de la Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH), Patrick Baudouin, juge cette décision importante : "C'est l'affirmation que c'est bien la loi pénale du pays où se trouve le présumé coupable qui s'applique. Si la Cour avait accepté cette requête, cela aurait été un feu vert donné à tous les dictateurs et tortionnaires pour faire passer des lois d'amnistie dans leur pays".]

FIDJI

_15 avril, Genève. Navi Pillay dénonce le limogeage des magistrats et les restrictions imposées aux médias, après l'abrogation de la Constitution de 1997 et l'imposition de l'état d'urgence, le 10 avril 2009. "On ne saurait sous-estimer le dommage à long terme causé par l'atteinte à des institutions aussi fondamentales que la justice et les médias", déclare la haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, qui demande un retour à l'Etat de droit, le rétablissement de la justice et la fin de la censure médiatique.

"L'état d'urgence ne devrait être utilisé que lorsqu'il existe une menace grave à la nation, pas pour saper les pouvoirs et contre-pouvoir de la bonne gouvernance", a rappelé Navi Pillay.

[Tous les juges et magistrats ont été renvoyés de leur poste en vertu d'un décret présidentiel du 10 avril, au lendemain d'une décision de la Cour d'appel qualifiant d'illégale la nomination d'un gouvernement intérimaire dans le cadre du coup d'Etat de 2006.

D'autre part le gouvernement a décidé de censurer les médias par un règlement limité à 30 jours mais renouvelable. Le règlement daté du 10 avril réduit aussi le droit de rassemblement et donne de larges pouvoirs à l'armée et à la police d'arrestation et de détention.]

GABON

_8 juin, Barcelone. Le président du Gabon Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort à l'âge de 73 ans en Espagne, annonce son Premier ministre Jean Eyeghe Ndong.

HAITI

_11 mai, New York. L'exclusion économique est une menace pour la stabilité politique et la sécurité humaine en Haïti, déclare l'expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Haïti nommé par le secrétaire général des Nations unies, Michel Forst, à l'issue d'une mission de douze jours dans le pays.

"Pour les citoyens haïtiens, le manque de respect, de protection et de satisfaction de leurs droits économiques, sociaux et culturels, est de plus en plus souvent perçu comme une grave injustice et comme un déni des avancées enregistrées par ailleurs dans le monde", souligne Michel Forst.

L'expert indépendant souligne que l'interdépendance et l'indivisibilité des droits de l'homme ne doivent pas seulement se proclamer, mais qu'elles doivent aussi se manifester concrètement.

          

HONDURAS

_28 juin, Tegucigalpa. Des militaires agissant sur ordre de la justice arrêtent puis expulsent au Costa Rica le président du Honduras, Manuel Zelaya, qui était sur le point d'organiser une consultation populaire jugée illégale par la Cour suprême. Huit ministres ont aussi été arrêtés.

Le président du Congrès, Roberto Micheletti, a été désigné quelques heures plus tard nouveau chef de l'Etat du Honduras par le Parlement et a décrété un couvre-feu de 48 heures.

[Le secrétaire des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé que le président Zelaya soit rétabli dans ses fonctions. Il s'agit du premier putsch militaire réussi en Amérique centrale depuis la fin de la Guerre froide.]

Le président américain Barack Obama a appelé tous les protagonistes "au respect des normes démocratiques, de l'Etat de droit et des principes de la Charte démocratique interaméricaine" de l’Organisation des Etats américains. "Toutes les tensions et tous les différends qui peuvent exister doivent être résolus pacifiquement par le biais du dialogue et sans ingérence extérieure", a-t-il ajouté.]

IRAK

_30 juin, Bagdad. Six ans après l'invasion américaine, l'Irak reprend le contrôle total de ses villes et de ses agglomérations. Cette journée historique, marquée par une parade militaire à Bagdad,est toutefois été endeuillée par un attentat meurtrier à Kirkouk, au nord.

Le Premier ministre Nouri al-Maliki a tenu à faire coïncider symboliquement ce départ des forces américaines des centres urbains avec le premier jour de la révolte contre les occupants britanniques, le 30 juin 1920.

Les Américains se sont ainsi regroupés dans des bases hors des villes au terme d'un pacte de sécurité bilatéral qui prévoit aussi le retrait d'Irak de toutes leurs troupes d'ici à la fin de l'année 2011. La sécurité dans les localités est prise en charge par les 500'000 policiers et 250'000 militaires irakiens.

[SIX ANS DE CONFLIT. 20 mars 2003,
Invasion de l'Irak | 9 avril, entrée des Américains à Bagdad. Chute du dictateur irakien Saddam Hussein | 1er mai, George Bush annonce la "fin des combats majeurs".
8 avril 2004, Le scandale de la prison d'Abou Ghraib éclate | 8 novembre, offensive des marines sur la ville sunnite de Fallouja.
19 novembre 2005, 24 civils irakiens tués par des marines à Haditha. Procès et condamnations.
7 juin 2006, le chef d'Al-Qaida en Irak, Abou Moussab Al-Zarkaoui, est tué dans un raid aérien | 30 décembre. Condamné à mort en novembre, Saddam Hussein est pendu à Bagdad.
10 janvier 2007
George Bush annonce 30’000 soldats supplémentaires.
26 novembre 2008. Bagdad et Washington signent un accord de désengagement militaire.

1er janvier 2009

L'Irak prend le contrôle de la "zone verte" à Bagdad.]

_6 mai, Genève. Le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme et la Mission d'assistance des Nations unies pour l'Irak (Manui) dénoncent la fin du moratoire sur la peine de mort en Irak. "Douze personnes ont été pendues [le] 3 mai 2009. On estime que 115 autres prisonniers risquent d'être exécutés bientôt", indique un communiqué.

Les deux agences des Nations unies soulignent qu'à l'heure actuelle le système judiciaire irakien ne garantit pas de procédures suffisamment équitables au sens de l'article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Elles s’inquiètent du recours aux aveux obtenus sous la torture ou sous la pression, du non respect du droit à ne pas témoigner contre soi-même, ce qui rend l'imposition de la peine de mort arbitraire. Toute exécution qui ne respecterait pas l'article 14 du Pacte, auquel l'Irak est partie, constitue une violation du droit à la vie consacré dans l'article 6 du même Pacte, soulignent-elles

[Le Haut Commissariat défend l'abolition de la peine de mort en toutes circonstances et a recommandé au gouvernement irakien un moratoire en attendant une révision du Code pénal.]

_29 avril, New York. La Mission d'assistance des Nations unies pour l'Irak (Manui) reste préoccupée par la situation des droits fondamentaux dans le pays, notamment en ce qui concerne les prisons et le traitement des femmes.

Dans un rapport couvrant la période de juillet à décembre 2008, la MANUI constate "un large éventail d'abus des droits de l'homme et réitère que la sécurité sera durable si des mesures supplémentaires sont prises pour renforcer l'Etat de droit et lutter contre l'impunité".

Le rapport note d'importants progrès institutionnels et législatifs, dont l'adoption de la Convention contre la torture du 10 décembre 1984, l'inclusion de dispositions pour les minorités dans le droit électoral, et l'adoption de la loi sur la Haute Commission des droits de l'homme. Toutefois, la situation dans les prisons et centres de détention reste préoccupante et le système reste trop souvent fondé sur des aveux plutôt que sur des preuves.

Le rapport révèle aussi de nombreux épisodes de violences contre les femmes à travers le pays. Trop de "crimes d'honneurs" - des meurtres perpétrés par la famille de la victime – restent encore enregistrés comme des suicides.

IRLANDE

_20 mai, Dublin. Une commission d'enquête irlandaise publie un rapport dénonçant des décennies d'abus sexuels, survenus à partir des années 1930 aux années 1990 dans les institutions pour enfants dirigées par l'Eglise catholique, accusée d'avoir gardé le silence. "Les abus sexuels étaient endémiques dans les institutions pour garçons", écrivent les auteurs du rapport, précisant que les filles étaient quant à elles "soumises à des abus sexuels [qui] n'étaient pas érigés en système".

Le rapport dénonce également de nombreux autres mauvais traitements, qu'ils aient été physiques, tels "des punitions corporelles sévères", ou mentaux. "Un climat de peur, créé par des sanctions omniprésentes, excessives et arbitraires, s'est propagé à la majeure partie des institutions, en tout cas à toutes les institutions de garçons", écrivent ainsi les auteurs du rapport, "Les enfants vivaient dans un climat de terreur quotidien, en se demandant d'où viendraient les prochains coups".

"Ces endroits n'étaient pas des foyers d'accueil", explique John Kelly, coordinateur d'une association d'aide aux victimes et qui a lui-même subi des sévices. "C'étaient des goulags. Les enfants étaient loués à des fermiers comme esclaves". La plupart des victimes étaient des jeunes gens en situation difficile, souvent orphelins ou délinquants. "Il y avait des murs de dix mètres d'épaisseur. C'était une garnison militaire. Ils n'utilisaient pas nos noms. Nous avions tous un numéro", explique-t-il.

[Réagissant au rapport, le cardinal Sean Brady, numéro un de l'Eglise catholique irlandaise, s'est déclaré "profondément désolé et extrêmement honteux". Selon lui, ce rapport est "une étape vers l'établissement de la vérité [...] et l'assurance que ces abus ne se reproduisent plus".]

LIBAN

_8 juin, Beyrouth. La coalition "anti-syrienne" dite du 14-Mars, soutenue par l'Occident, obtient obtenu 71 des 128 sièges à pourvoir du Parlement, contre 57 pour le mouvement chiite Hezbollah (et ses alliés druzes et chrétiens). "C'est un grand jour pour l'histoire du Liban démocratique", a déclaré le chef de file de la coalition, Saad Hariri – fils de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, assassiné en février 2005.

[Le chef du parti chiite, Hassan Nasrallah, a dit "accepter" les résultats des élections "avec un esprit sportif et démocratique". Mais, a-t-il souligné dans un discours télévisé, "l'opposition a également préservé son poids au sein du Parlement" malgré les "mensonges fabriqués pour faire peur à l'opinion publique" lors de la campagne.]

_1er mai 2009, New York. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, souligne l'importance de la démilitarisation des milices au Liban, au premier rang desquelles le Hezbollah, dans un nouveau rapport au Conseil de sécurité.

La dissolution et le désarmement des milices libanaises et non libanaises constituent un élément nécessaire pour la consolidation complète du Liban en tant qu'Etat souverain et démocratique, ajoute Ban Ki-moon.

          

PAKISTAN

_7 mai, Mingora. Des milliers d'habitants de la vallée pakistanaise de Swat, à 125 km au nord-ouest de la capitale, fuient les combats entre l'armée pakistanaise et les talibans.

"Afin de restaurer l'honneur et la dignité de notre pays et afin de protéger les gens, nous avons demandé aux forces armées d'éliminer les combattants islamistes et les terroristes", déclare le Premier ministre, Youssouf Raza Gilani, dans un discours à la nation.

[En février, le gouvernement et les talibans avaient conclu un pacte prévoyant un retour au calme en échange de l'instauration de la charia, la loi islamique. Cet accord a volé en éclats, les taliban progressant territorialement à partir de la vallée de Swat pour s'implanter dans les districts voisins de Buner, Lower Dir ou encore Shangla.]

_15 avril, Peshawar. Le président pakistanais, Asif Ali Zardari, signe un texte introduisant la charia dans les régions du nord-ouest du pays, y compris dans la vallée du Swat, après le vote d'une résolution par le Parlement.

Sufi Muhammad, chef fondateur du groupe Tehrik-e- Nafaz-e- Shariat-e-Mohammadi (TNSM), et le gouvernement de la province de la Frontière du Nord- Ouest (NWFP) ont passé, en février, un accord prévoyant l'entrée en vigueur de la loi islamique dans la vallée du Swat en échange du retour de la paix.

[Les Etats-Unis, l'allié du Pakistan dans la lutte contre le terrorisme, ont exprimé leurs inquiétudes quant à l'application de la loi islamique dans la région. "Nous sommes déçus que le Parlement n'ait pas pris en considération les inquiétudes légitimes concernant les droits  civils et les droits de l'Homme", a souligné le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs.]

PEROU

_7 avril, Lima. Le tribunal de Lima condamne l'ancien président péruvien Alberto Fujimori à 25 ans de prison pour violations des droits de l'homme pendant sa présidence, de 1990 à 2000.

L'accusation avait requis trente ans de prison, la défense avait réclamé l'acquittement pur et simple. Alberto Fujimori était jugé pour son rôle d'instigateur présumé dans deux massacres de civils qui ont fait 15 morts en 1991 et 10 morts en 1992, dont des femmes et des enfants, perpétrés par un "escadron de la mort" dans le cadre de la guerre sans pitié et des opérations occultes menées alors par l'Etat contre les guérillas d'extrême gauche. Il était aussi jugé pour les séquestrations d'un journaliste et d'un entrepreneur à la même époque.

"Ces délits constituent des crimes d'Etat, et les deux premiers des crimes contre l'humanité", a précisé le président du tribunal Cesar San Martin, justifiant la peine infligée à Alberto Fujimori, "la plus grave et la plus lourde autorisée par le code pénal".

Arrêté en 2005 au Chili - où il s'était rendu après s'être réfugié pendant cinq ans au Japon -, puis détenu au Pérou après avoir été extradé en septembre 2007, l'ancien président, âgé de 70 ans, ne devrait pas sortir de prison avant le 10 février 2032. Il a déposé un recours en nullité.

REPERES. 1990. L'ingénieur Alberto Fujimori, fils d'immigrés japonais, est élu à la présidence du Pérou. | 1992. Le chef de l'Etat dissout le Congrès, prend le contrôle de la justice et assume les pleins pouvoirs avec les militaires. | 1993. La nouvelle Constitution est approuvée par référendum. | 1995. Alberto Fujimori est réélu. | 2000. Alberto Fujimori est à nouveau réélu, mais il s'enfuit au Japon et envoie par fax sa démission, à la suite d'un scandale. | 2007. Extradition du Chili. | 2009. Condamnation à vingt-cinq ans de prison par la Cour suprême.

RUSSIE

_16 avril, Moscou. La Russie met fin à dix ans d'opération "antiterroriste" dans sa république caucasienne de Tchétchénie. "Le chef du Comité [antiterroriste national] [...], Alexandre Bortnikov, a annulé à minuit [22 heures en France] le 16 avril l'ordre déclarant que le territoire de la république [de Tchétchénie] était une zone d'opération antiterroriste", indique un communiqué du Comité. "Cette décision vise à créer les conditions pour normaliser la situation dans la région, restaurer et développer ses infrastructures économiques et sociales", poursuit-il. Le régime de sécurité – comprenant couvre-feu, barrages routiers et perquisitions périodiques – a été levé.

[Le président russe, Dmitri Medvedev, avait donné un ordre en ce sens le 27 mars. Une source au sein des forces de l'ordre russes avait indiqué, en mars, qu'une telle décision donnerait le signal du départ pour "plus de 20’000 militaires des troupes russes de l'intérieur déployés" en Tchétchénie.]

SOMALIE

_5 juin, Genève. Le nombre de Somaliens contraints de fuir leurs maisons à Mogadiscio atteint maintenant le chiffre de 96’000 personnes depuis le début des combats entre les forces gouvernementales et les groupes armés d'opposition le 8 mai dernier, indique le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

"En plus de ce dernier recensement, on estime que 35’000 autres personnes sont toujours à l'intérieur de la ville, à la recherche d'un abri dans des plus zones sûres car elles n'ont aucun moyen de fuir. Quelque 26’000 personnes se sont organisées pour fuir vers des sites de fortune dans le corridor d'Afgooye à environ 30 kilomètres au sud-est de Mogadiscio, rejoignant ainsi les 400’000 personnes déplacées qui y ont déjà trouvé un abri. Les 35’000 autres ont fui vers différentes régions de la Somalie. Certains d'entre eux ont également rejoint les pays voisins", assure le HCR.

_18 avril, Mogadiscio. Le Parlement de transition somalien approuve à l'unanimité le projet de loi du gouvernement instaurant la loi coranique (charia) dans le pays, en guerre civile depuis 1991. "Il y a avait 340 membres du Parlement présents à la session et ils ont voté à l'unanimité pour l'instauration de la charia en Somalie", indique le vice-président du Parlement, Osman Elmi Boqore. "Nous avons un gouvernement islamique".

[Le contrôle d'une très grande partie de la Somalie échappe aux institutions de transitions somaliennes, Parlement et gouvernement. La majorité du centre et du sud du pays est tenu par les insurgés islamistes. Le nord est divisé en deux entités autoproclamées autonomes, la région du Puntland et la "République" du Somaliland.]

SRI LANKA

_18 juin, New York. Ban Ki-moon exprime, lors du gala de la Foreign Policy Association, sa vive préoccupation quant à la situation humanitaire au Sri Lanka et à la nécessité urgente de rechercher la responsabilité des auteurs de violations des droits de l'homme après la campagne militaire contre les indépendantistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Ceux qui ont commis des violations des droits de l'homme devront en répondre devant la justice, déclare le secrétaire général des Nations unies.

_29 mai, Londres et Paris. Plus de 20’000 civils ont été tués dans les dernières semaines du conflit entre l'armée sri-lankaise et la guérilla séparatiste des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), affirme The Times, à Londres, dans son édition du 29 mai 2009.

Faisant référence à des "sources aux Nations unies", le quotidien ajoute que le "nombre de victimes a ensuite explosé, avec 1’000 civils tués en moyenne chaque jour, entre fin avril et le 19 mai", le lendemain de la mort du chef de la rébellion tamoule, Vellupillai Prabhakaran.


"La majorité [des civils] a péri sous les canons du gouvernement" visant notamment les rebelles qui utilisaient les camps de réfugiés comme boucliers humains, souligne le Times. "Cela porterait le bilan final à plus de 20’000" morts, relève le journal, précisant qu'une source des Nations unies lui avait indiqué que le bilan serait même "supérieur". Les Nations unies ont a estimé à 7’000 le nombre de civils tués au cours des quatre derniers mois d'un conflit séparatiste qui a duré 37 ans.

          

[Le quotidien français Le Monde, dans son édition datée du 28 mai, a dénoncé "le silence coupable de l’ONU qui a minimisé le nombre de civils tués". Citant une cellule onusienne ayant collecté des données auprès notamment d'employés locaux des Nations unies, d'organisations non gouvernementales et de médecins, "Le Monde" affirme que "l’ONU a caché l’ampleur des massacres au Sri Lanka", où l’armée "aurait tué quelque 20'000 personnes", et lui reproche d’avoir "ménagé le régime de Colombo".]

_26 mai, Colombo. Le gouvernement du Sri Lanka indique qu'il détient plus de 9’000 ex-rebelles tamouls présumés, la plupart envoyés dans des "centres de réhabilitation", une semaine après la fin de la guerre.

Le ministre de l'Information, Mahinda Yapa Abeywardena précise que sur ces 9’100 anciens combattants des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), 1’600 sont "interrogés" pour leurs liens présumés avec des "attentats terroristes" perpétrés tout au long des 37 années de conflit séparatiste.

[L'armée sri-lankaise et le président Mahinda Rajapakse avaient proclamé les 18 et 19 mai la victoire militaire sur les Tigres tamouls - en anéantissant toute leur direction, dont leur chef Velupillaï Prabhakaran - et la fin d'une guerre qui a fait entre 80’000 et 100’000 morts.]

_26 mai, Genève. Navi Pillay demande l’ouverture "d’une enquête "internationale, indépendante et crédible" sur les allégations de violations des droits de l’homme au Sri Lanka. "Il y a de fortes raisons de penser que les deux parties [au conflit] ont grossièrement bafoué le principe fondamental de l'inviolabilité des civils", affirme la haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme devant le Conseil des droits de l'homme en ouverture d'une session extraordinaire sur le Sri Lanka.

"Une enquête internationale, indépendante et crédible [...] devrait être envoyée et vérifier les circonstances, la nature et l'ampleur des violations du droit international et du droit international humanitaire", a-t-elle ajouté.

[Selon Navi  Pillay, la rébellion des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) a mené une "campagne de violence [qui] a terrorisé la population de toutes les communautés ethniques du Sri Lanka et brutalement éliminé les Tamouls modérés qui ont osé faire acte de dissidence" au cours du conflit. De leur côté, les forces gouvernementales du Sri Lanka sont mises en cause pour leurs attaques indiscriminées contre des civils, en particulier "l'utilisation d'artillerie contre des régions densément peuplées".

Les allégations selon lesquelles les troupes gouvernementales ont délibérément tué des membres des LTTE essayant de se rendre ou "hors de combat" constitueraient "de graves violations du droits de la guerre si elles étaient confirmées", a averti Navi Pillay.]

_24 mai. Les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) reconnaissent officiellement la mort récente de leur chef Velupillai Prabhakaran. "Nous annonçons aujourd'hui avec une tristesse indicible et le coeur lourd que notre leader incomparable, le commandant suprême des Tigres de libération de l'Eelam tamoul, a atteint le martyre en combattant contre l'opération militaire du gouvernement sri-lankais", déclaré dans un communiqué le responsable des Tigres pour les relations internationales, Selvarasa Pathmanathan.

[C'est la première fois que les LTTE admettent officiellement que leur chef a été tué par l'armée sri-lankaise.]

_24 mai, Colombo. Le gouvernement sri-lankais rejette la demande d'un accès sans restriction aux camps de déplacés tamouls, tout en promettant au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, de restaurer la démocratie dans les territoires repris aux séparatistes tamouls et de réintégrer les enfants-soldats enrôlés dans la rébellion.

[Le président Mahinda Rajapaksa a estimé que la sécurité devait être assurée "au vu de la présence possible d'éléments infiltrés des LTTE". L'armée de Colombo dit bloquer les accès des camps pour pouvoir repérer les séparatistes tamouls qui pourraient s'être cachés parmi les réfugiés.

En revanche, "lorsque les conditions s'amélioreront, il n'y aurait pas d'objections à une telle assistance de la part d'organisations véritablement intéressées par le bien-être" des déplacés, ajoute-t-il.]

_22 mai, Colombo. Le gouvernement sri-lankais rend publiques les pertes militaires lors de la dernière phase du conflit avec les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE). Selon les chiffres du secrétaire à la défense, 6’200 soldats ont été tués et près de 30’000 blessés depuis juillet 2006, date à laquelle l'armée a lancé une offensive de grande ampleur contre les bastions des Tigres.

[Au vu de ces nouveaux chiffres, le bilan du conflit sri-lankais, le plus long de l'histoire de l'Asie, devrait être revu à la hausse. Selon les Nations unies, entre 80’000 et 100’000 personnes ont été tuées depuis son déclenchement en 1983. Des estimations officieuses des Nations unies évoquaient le chiffre de 7’000 civils tués pour le seul mois de janvier 2009.]

_19 mai. Le chef des Tigres tamouls du Sri Lanka, Velupillai Prabhakaran, est vivant, se porte bien et est en sécurité, affirme la rébellion. "Notre dirigeant bien-aimé est vivant et en sécurité. Il continuera de conduire la quête de dignité et de liberté pour le peuple tamoul", assure le chef des relations internationales des LTTE, Selvarasa Pathmanathan, dans un communiqué publié par le site Internet Tamilnet.com.

La télévision publique sri-lankaise a diffusé, le 19 mai, la vidéo d'un corps sans vie qu'elle présente comme étant celui du chef des Tigres tamouls, Velupillai Prabhakaran. Les images montrent le buste de l'homme vêtu d'un uniforme militaire et portant semble-t-il une blessure à la tête. Une partie du front est couverte d'un chiffon bleu, et le crâne repose sur un journal couvert de sang. La vidéo permet aussi de distinguer une plaque militaire frappée du code "0.01" et la carte d'identité du chef des LTTE.

_18 mai, Colombo. L’armée sri lankaise annonce la victoire de ses troupes contre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) après la mort de tous les dirigeants de la guérilla séparatiste, dont son chef Velupillai Prabhakaran, et fait savoir que les combats sont terminés.

"Toutes les opérations militaires ont été stoppées grâce à la prise du dernier bout de territoire" de moins d'un kilomètre carré dans le nord-est qui était encore contrôlé par les Tigres tamouls, déclare le chef de l'armée de terre, le général Sarath Fonseka.

["On peut dire que le mouvement des Tigres, comme organisation politico-militaire, est quasiment détruit", explique Frédéric Bobin, correspondant du Monde en Asie du sud, tout en soulignant que "la question tamoule n'est pas réglée" et que, pour obtenir une paix durable, "le gouvernement va devoir faire des gestes s'il ne veut pas voir une nouvelle génération reprendre le flambeau des Tigres". Plus 250 dirigeants et cadres du LTTE ont été tués dans les ultimes combats sur les plages de Mullaitivu (nord-est).]

_17 mai. Dans un communiqué publié sur l'un de ses sites internet la rébellion tamoule, cernée par l'armée dans une zone d'un kilomètre carré sur une côte du nord-est de l’île, et sans ressources, annonce avoir cessé le combat, tout en déplorant "le silence de la communauté internationale".

"C'est notre peuple qui meurt en ce moment sous les bombes et les obus, de maladie et de faim. Nous ne pouvons pas permettre qu'il leur arrive d'autres maux. Il ne nous reste plus qu'un seul choix : enlever à l'ennemi leur dernier et médiocre prétexte pour assassiner notre peuple. Nous avons décidé de faire taire nos armes", déclarent les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE).

LA PLUS ANCIENNE GUERILLA D'ASIE : 36 ANS DE LUTTE SEPARATISTE.
1972
. Révision de la Constitution remettant en cause les droits de la minorité tamoule, notamment en matière linguistique. Création des Nouveaux Tigres tamouls (TNT).
1976. Les TNT deviennent les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE), sous la direction de Vellupilai Prabhakaran. Les Tigres tamouls, réclament l'indépendance du nord et du nord-est du Sri Lanka, peuplé à 75 % de Cinghalais bouddhistes.
1983. Début de la guerre civile. Les LTTE, qui se proclament "unique représentant du peuple tamoul", éliminent physiquement les groupes rivaux, au cours des années qui suivent. La première "St-Barthélémy" de "traitres" tamouls, en 1986 à Jaffna, élimine 175 membres du Telo, un parti rival. Les corps sont exposés et brûlés dans les rues. .
1993. Le LTTE assassine le président Ranasinghe Premadasa.
2002. Cessez-le-feu sous l’égide de la Norvège.
2005. Election du président nationaliste Mahinda Rajapakse, qui promet de défaire le LTTE. Reprise des combats.
2008. Colombo se retire des accords de 2002 et mène une offensive contre le LTTE, repoussé dans le nord de l’île. En novembre, les Tigres tamouls, qui ont longtemps contrôlé le nord et l'est de l'île, perdent le contrôle de toute la côte occidentale de l'île.
2009. Les Tigres ne tiennent plus que quelques poches de résistance. Kilinochchi, leur "capitale" politique, tombe le 2 janvier. Le 17 mai, l’armée sri-lankaise annonce sa victoire sur le LTTE. Depuis 1983, selon les Nations unies, la guerre entre l'armée srilankaise et les rebelles tamouls a fait de 80 à 100'000 morts et 800’000 personnes ont été déplacées.

_15 mai, New York. Le Conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies sur la prévention du génocide, Francis Deng, met en garde les auteurs de violations des droits de l'homme au Sri Lanka sur leur responsabilité pénale internationale.

"Les deux parties doivent se souvenir que des individus peuvent être tenus pour personnellement responsables de crimes de guerre et d'autres crimes internationaux commis lors de conflits qui peuvent relever d'une juridiction internationale", déclare Francis Deng.

"Il n'est pas trop tard pour que le gouvernement et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) mettent fin à un conflit de plus en plus brutal et poursuivent une voie pacifique et la réconciliation avec la population d'ethnie tamoule", ajoute-t-il. "Ce conflit polarisé est lié à des questions d'identité dans lesquelles l'ethnicité et la religion jouent un rôle profond de division".

_14 mai, Colombo. Le gouvernement sri-lankais rejette les pressions internationales pour arrêter sa guerre contre les rebelles tamouls, quelques heures après un appel du Conseil de sécurité des Nations unies à épargner les dizaines de milliers de civils.

"Nous n'allons pas céder à la pression internationale pour stopper l'offensive" contre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), déclare le ministre chargé des Médias, Lakshman Yapa Abeywardena.
"Au Pakistan et en Afghanistan, il y a des conflits similaires, mais personne ne leur réclame un accord de paix ou un cessez-le-feu. Il n'y a pas de pression internationale là bas. [Alors] pourquoi sommes nous les seuls à être visés ?"

[Le 13 mai, le Conseil de sécurité des Nations unies s'était dit "gravement préoccupé" par "la crise humanitaire qui s'aggrave" au Sri Lanka et a exhorté les belligérants à "assurer la sécurité des civils et à respecter leurs obligations au regard du droit international humanitaire". "Nous n'avons aucun problème avec cela", s'est contenté de répondre le ministre.]

_11 mai, New York. Ban Ki-moon se déclare "horrifié" par la mort de centaines de civils au Sri Lanka, les 9 et 10 mai, dans un conflit qui a déjà fait des milliers de morts ces derniers mois.

"Le secrétaire général [des Nations unies] est profondément préoccupé par la poursuite du recours aux armes lourdes dans cette situation", affirme une déclaration qui déplore "le manque de respect total montré par les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) pour la sécurité des civils", qui a conduit à ce que des milliers de personnes restent bloquées dans la zone de conflit.

"Le monde observe de près les événements qui se déroulent au Sri Lanka et n'accepteront pas davantage de violations du droit international", prévient Ban Ki-moon.

[Ban Ki-moon a appelé à plusieurs reprises les parties au conflit à cesser d'utiliser des armes lourdes, notamment des mortiers, dans les zones où sont concentrés les civils. On compte près de 200'000 personnes déplacées de cette zone vers une zone contrôlée par le gouvernement, mais il reste probablement encore au moins 50’000 personnes prises au piège.]

_30 avril, Colombo. Le président du Sri Lanka, Mahinda Rajapakse, exclut tout cessez-le-feu avec les Tigres tamouls acculés dans le nord-est de l'île. "Nous n'avons aucun projet de cessez-le-feu avec les Tigres, mais il leur reste juste un peu de temps pour déposer leurs armes et se rendre, même si nos opérations militaires s'achèvent", déclare-t-il, dans un discours à la télévision.

[En visite au Sri Lanka, les ministres français et britannique des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et David Miliband, n'ont pas obtenu de Colombo une trêve "humanitaire" dans sa guerre contre les rebelles tamouls, ni même un accès humanitaire aux civils piégés dans les combats.]

_30 avril, New York-Genève. Il resterait quelque 50’000 personnes prises au piège sur une bande côtière de 6 km2 au nord-est du Sri Lanka entre les indépendantistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) et l'armée sri lankaise, indique le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

Près de 172’000 civils sont sorties de la zone de conflit, dont 2’000 blessés et aides-soignants dans les hôpitaux. Près de 200’000 personnes ont été déplacées par le conflit depuis le début de l'année 2009.

[Plus de 6’500 civils auraient été tués et 14’000 blessés depuis janvier 2009. Au total, plus de 70’000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit à la fin des années 1970.]

_16 avril, Genève. La fin du cessez-le-feu temporaire décrété au Sri Lanka par le gouvernement dans son conflit avec les rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) marqué par des combats à proximité de la "zone à l'abri des tirs", avec des tirs à l'arme légère, au mortier et des attaques aériennes.

Selon le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), plus de 64’000 personnes ont fui les zones de conflit, dont 63’000 sont relogées dans des camps et quelque 800 se trouvent dans des hôpitaux.

SYRIE

_19 mai, Damas. L'écrivain syrien Michel Kilo libéré après avoir purgé une peine de trois ans de prison pour avoir appelé à la reprise des relations diplomatiques avec le Liban, un appel considéré comme un crime politique. Agé de 69 ans, cet écrivain avait signé la Déclaration Damas-Beyrouth en 2006, un document soutenu par 500 intellectuels et militants politiques syriens et libanais. Peu après, il avait été interpellé et emprisonné pour atteinte au moral de la nation.

TUNISIE

_18 mai, Tunis. Dix-sept Tunisiens condamnés à des peines allant de huit à douze ans de prison pour avoir eu des liens avec un groupe terroriste, selon l'un de leurs avocats. Les accusés se voyaient reproché d'avoir fourni des armes et des informations à cette organisation.

[Depuis 2003, environ 2’000 personnes ont été arrêtées en Tunisie pour des affaires de terrorisme, d'après leurs défenseurs.]

VATICAN

_15 mai, Tel-Aviv. Benoît XVI appelle à la réalisation d'une solution à deux Etats pour le conflit israélo-palestinien, dans un discours à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv, à la fin de son pèlerinage en Terre sainte, qui l'a conduit, outre Israël, en Cisjordanie occupée et en Jordanie.

"Que la solution à deux Etats devienne une réalité, qu'elle ne reste pas un rêve", espère le pape, qui ajoute : "Permettez-moi d'en appeler à tous les peuples de ces terres. Assez d'effusions de sang, assez de combat, assez de terrorisme, assez de guerre".

"Qu'il soit universellement reconnu que l'Etat d'Israël a le droit d'exister et de jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement acceptées", poursuit le chef de l'Eglise catholique. "De la même façon, reconnaissons que le peuple palestinien a le droit à une patrie souveraine et indépendante afin de vivre dans la dignité et se déplacer librement".

[Le pape a par ailleurs a dénoncé "l'extermination brutale" des juifs par les nazis, peu avant de quitter l'Etat hébreu où son précédent discours sur la Shoah avait été jugé trop timide.]

_13 mai, Bethléem. Visitant le camp de réfugiés d'Aïda, près de Bethléem, Benoît XVI dénonce la construction de la barrière de séparation israélienne en Cisjordanie, un "rappel incontournable de l'impasse où les relations entre Israéliens et Palestiniens semblent avoir abouti".

"Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes, il est tragique de voir des murs continuer à être construits", lance le pape à quelques mètres de la construction.

[Présentée par Israël comme une "clôture antiterroriste", la barrière, qui doit s'étendre à terme sur plus de 650 kilomètres et empiète sur la Cisjordanie, est qualifiée de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens. Sa construction est en outre jugée illégale par la Cour internationale de justice (CIJ) et les Nations unies.]

_13 mai, Bethléem. En visite à Bethléem, en Cisjordanie, Benoît XVI apporte son soutien à l'établissement d'une "patrie palestinienne souveraine". Accueilli dans la ville natale du Christ par le président palestinien Mahmoud Abbas, le pape s'adresse à son hôte dans ces termes : "Monsieur le président, le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l'intérieur de frontières reconnues au niveau international".

Le pape lance un appel "aux nombreux jeunes qui vivent aujourd'hui sur l'ensemble du territoire palestinien" : "Ayez le courage de résister à toutes les tentations que vous pourriez ressentir de vous livrer à des actes de violence ou de terrorisme".

[A son arrivée, Benoît XVI avait commencé par assurer la population de la bande de Gaza de sa "profonde compassion", après l'offensive israélienne de décembre-janvier 2009. Il avait également appelé le monde à oeuvrer à une solution pacifique au conflit

De son côté, Mahmoud Abbas a dénoncé l'occupation israélienne et estimé qu'il était "grand temps de mettre fin aux souffrances".]

_11 mai, Tel Aviv. Lors d'un bref discours prononcé à l'aéroport de Tel Aviv, où il est accueilli par le président Shimon Peres et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Benoît XVI qualifie l'antisémitisme de "répugnant" et "totalement inacceptable" et plaide pour la création d'un Etat palestinien afin de réconcilier Israéliens et Palestiniens.

[Le pape s’est prononcé pour la création d'un Etat palestinien qui permettrait, selon lui, à chaque peuple de "vivre en paix dans (son) pays respectif". "Je plaide, avec tous les responsables, pour un examen de chaque voie possible vers une résolution juste des difficultés considérables afin que les deux peuples puissent vivre en paix dans leur pays respectif, dans des frontières sûres et reconnues internationalement", a-t-il souligné.]

_9 mai, Amman. Benoît XVI dénonce dans l'enceinte de la mosquée al-Hussein ben Talal la "manipulation idéologique de la religion" qui peut déboucher sur des violences. Il s'élève en faux contre ceux qui "soutiennent" que "la religion est nécessairement une cause de division dans notre monde" et "prétendent que, moins d'attention est prêtée à la religion, [...] mieux cela est".

Admettant "l'existence de tensions et de divisions entre les membres des différentes traditions religieuses", le pape assure que "c'est souvent la manipulation idéologique de la religion, parfois à des fins politiques, qui est le véritable catalyseur des tensions et des divisions, et parfois même des violences dans la société".

"Musulmans et chrétiens, précisément à cause du poids de leur histoire commune si souvent marquée par des incompréhensions, doivent aujourd'hui s'efforcer d'être connus et reconnus comme des adorateurs de Dieu (...) toujours conscients de l'origine commune et de la dignité de toute personne humaine", ajoute-t-il.

[A Amman, Benoît XVI a rappelé le rôle "déterminant" du roi jordanien "dans la promotion d'une meilleure compréhension des vertus proclamées par l'islam". Et récusé la théorie du choc des civilisations. "Nous pouvons dire que ces précieuses initiatives [de dialogue] ont obtenu de bons résultats, favorisant la promotion d'une alliance des civilisations entre l'Occident et le monde musulman, mettant en échec les prédictions de ceux qui considèrent inévitables la violence et les conflits".]

_9 mai, Mont Nebo [Jordanie]. Au deuxième jour de son voyage au Proche-Orient, Benoît XVI se rend au mont Nebo - site où le prophète Moïse a vu la Terre promise avant de mourir -, à 40 kilomètres au sud-ouest d'Amman, poursuivant son pèlerinage en Terre sainte.

Le pape appelle à la "réconciliation" entre chrétiens et juifs. "Ici, sur les pas des innombrables pèlerins qui nous ont précédés au cours des siècles, nous sommes provoqués à mesurer plus pleinement le don de notre foi et à grandir dans cette communion qui transcende toute frontière de langue, de race et de culture", déclare-t-il.

"L'antique tradition du pèlerinage sur les lieux saints nous rappelle le lien inséparable qui unit l'Eglise et le peuple juif", souligne Benoît XVI. "Puisse aujourd'hui notre rencontre nous inspirer un amour renouvelé pour les écrits de l'Ancien Testament et le désir de dépasser tous les obstacles à la réconciliation des chrétiens et des juifs dans le respect mutuel et la coopération au service de cette paix à laquelle la parole de Dieu nous appelle".

_8 mai
, Amman. "A la différence des pèlerins du passé, je ne viens pas avec des présents ou des offrandes. Je viens simplement avec une intention, une espérance : prier plus particulièrement pour le don précieux de l'unité et de la paix très spécialement au Moyen-Orient", déclare Benoît XVI dans un discours prononcé peu après son arrivée à Amman, en Jordanie.

"Paix pour chaque personne, pour les parents et les enfants, pour les communautés, paix pour Jérusalem, paix pour la Terre sainte, pour la région, paix pour la famille humaine tout entière", ajoute-t-il.

[La "liberté religieuse est, naturellement, un droit fondamental et mon espérance fervente et ma prière sont que le respect des droits inaliénables et de la dignité [...] soient toujours plus affirmés et défendus non seulement au Moyen-Orient mais partout dans le monde", a également souligné le pape à l'aéroport international d'Amman, où il a été accueilli par le roi Abdallah II, un descendant du prophète Mahomet, et la reine Rania.

Avec ce voyage, du 8 au 15 mai, en
Jordanie, en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, le Vatican entend inscrire le pèlerinage papal en Terre sainte dans la tradition pontificale. Soucieux d'arpenter la "patrie terrestre de Jésus", auquel il a consacré un ouvrage théologique et personnel en 2007, Benoît XVI a précisé qu'il abordait la région en "pèlerin de la paix et de l'unité".]

_12 avril, Rome. A l'occasion des célébrations de Pâques, Benoît XVI lance un appel en faveur de la paix au Proche-Orient et en Afrique. Dans son message au monde, prononcé de la place Saint-Pierre au Vatican, le chef de l'Eglise catholique demande des "efforts renouvelés, persévérants et sincères" pour le règlement du conflit israélo-palestinien. Le pape est  attendu en Jordanie et en Israël du 8 au 15 mai 2009.

[Le pape a également évoqué l'Afrique, près de trois semaines après son déplacement au Cameroun et en Angola. Il a exhorté le continent africain à utiliser "les armes de la justice et de la vérité, de la miséricorde, du pardon et de l'amour".  L'Afrique "souffre de façon démesurée de conflits interminables et cruels - souvent oubliés" -, mais aussi "de la faim, de la pauvreté, de la maladie".

Benoît XVI a également estimé "urgent de redécouvrir des perspectives capables de redonner l'espérance" en un temps d'"insuffisance globale de nourriture, de trouble financier, de pauvretés anciennes et nouvelles, de changement climatique préoccupant, de violence et de misère [... et] d'un terrorisme toujours menaçant".]


–––> ET AUSSI... <–––––––––––––––––––––––––

_DROIT A LA SANTE

_16 juin, New York et Genève. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, et le directeur exécutif du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), Michel Sidibé, ont condamné les discriminations qui entravent les soins aux malades du sida, en particulier les 80 pays de l'Assemblée générale des Nations unies qui ont encore des lois criminalisant l'homosexualité.

"Bien que je sois très encouragé par les progrès et le'soutien de la communauté internationale dans le traitement du VIH/sida, il nous faut lutter contre les préjudices, la discrimination et la stigmatisation", a déclaré Ban Ki-moon, à l'issue d'une séance de l'Assemblée générale des Nations unies sur le thème de "l'Accès universel et les droits de l'homme".

          

_11 juin, Genève. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) déclenche le niveau 6 d'alerte maximale face à la grippe A (H1N1), désormais considérée comme une pandémie mondiale, la première du siècle. "Le virus ne peut pas être arrêté", a souligné la directrice de l'OMS, Margaret Chan.

Le virus A(H1N1) a contaminé 28’774 personnes dans 74 pays et fait 144 morts dans sept pays, selon le bilan publié par l'OMS. L'organisation internatioanle a prévenu les pays les plus affectés qu'ils devaient se préparer à "une deuxième vague d'infection".

                      Grippe : le niveau 6

TROIS PRÉCÉDENTS AU XXE SIÈCLE. > La "grippe espagnole". Causée par un virus de type H1N1, elle a fait, entre 1918 et 1919, de 50 à 100 millions de morts. Vaccins, antiviraux et antibiotiques capables de traiter les infections secondaires n'existaient pas.
> La "grippe asiatique". En 1957, un virus de type H2N2 a provoqué quatre millions de morts.
> La grippe de Hongkong. En 1968, un virus (H3N2) est responsable de 2 millions de morts.
> Sans oublier la grippe saisonnière qui est à l'origine, chaque année, de 3 à 5 millions de cas graves et de 250’000 à 500’000 décès, selon l'Institut Pasteur (France).

_DROITS DE L'ENFANT

_16 juin, New York. Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies sur les enfants et les conflits armés, Radhika Coomaraswamy, appellent à une action urgente pour protéger les enfants affectés par les conflits armés, dans un rapport publié à New York.

Ce rapport qui fait le point plus de dix ans après le rapport intitulé : L'impact des conflits armés sur les enfants, qui avait été réalisé par Graça Machel, experte indépendante désignée par le secrétaire général des Nations unies. Ce rapport déterminant avait conduit à la création du Bureau du représentant spécial du secrétaire général sur les enfants et les conflits armés.

          


| Afghanistan | Afrique | Afrique du Sud | Algérie | Allemagne | Amérique du Sud | Angleterre | Angola | Arabie Saoudite | Argentine | Arménie | Asie Centrale | Australie | Autriche | Bahrein | Bengladesh | Belgique | Bénin | Birmanie | Bolivie | Bosnie | Brésil | Bulgarie | Burundi | Cambodge | Cameroun | Canada | Centreafrique | Chili | Chine | Colombie | Congo | Corée | Corée du Nord | Côte d'Ivoire | Croatie | Cuba | Égypte | Equateur | Espagne | Etats-Unis | Éthiopie | Europe | France | Fidji | Gabon | Grande-Bretagne | Grèce | Guatémala | Haïti | Honduras | Hongrie | Inde | Indonésie | Irak | Iran | Irlande | Irlande du Nord | Israël/et territoires palestiniens | Italie | Japon | Kenya | Kosovo | Koweït | Liban | Liberia | Libye | Macédoine | Malaisie | Maroc | Mauritanie | Mexique | Monde arabe | Monténégro | Namibie | Nepal | Nicaragua | Nigeria | Ouganda | Ouzbékistan | Pakistan | Paraguay | Pays baltes | Pays-Bas | Pérou | Philippines | Pologne | République Centrafricaine | Roumanie | Russie | Russie/Tchétchenie | Rwanda | Sahara Occidental | Sénégal | Serbie | Serbie/Kosovo | Serbie-Montenegro | Sierra Leone | Somalie | Soudan | Sri Lanka | Sud-Est asiatique | Suisse | Syrie | Soudan | Tchad | Taiwan | Tchétchénie | Thaïlande | Timor-Leste | Togo | Tunisie | Turquie | Turkmenistan | Ukraine | Union Africaine | Union Européenne | Vatican | Vénézuela | Vietnam | Yougoslavie [Ex-] | Zimbabwe |
–––> ET AUSSI...
#