Textes fondateurs-Sources suisses



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Libertés et Franchises de Genève


__Défense et illustration des franchises de Genève
par Catherine Santschi
Archives de l’Etat de Genève

BOURGEOIS ET SYNDICS

Le Livre des Franchises

Le Livre des Franchises. En 1451, les syndics et le Conseil firent copier dans un volume de parchemin somptueusement relié les textes des Franchises, les formules des serments prêtés par l'évêque et ses officiers et, successivement, tous les privilèges essentiels qui pouvaient être considérés comme des extensions des Franchises. Le volume fut complété par des illustrations d'une valeur symbolique puissante. Mais tandis qu'à la Réforme les images qui rappelaient d'une manière ou d'une autre les anciennes croyances (telles que figures d'anges ou de saints) étaient impitoyablement rasées, la page ci-contre, présentant le banneret et les bâtons insignes du pouvoir des quatre syndics, est demeurée intacte. Archives d'Etat de Genève, ms. hist.22.

La défense et l'illustration des franchises appartiennent d'abord aux bourgeois de la ville, qui en sont les premiers usagers. La jouissance des libertés et franchises est même une des définitions du bourgeois, de celui qui a adhéré à la communauté : c'est ainsi qu'en 1339, avant la codification écrite des franchises, le plus ancien acte d'association à la communauté des bourgeois qui nous soit conservé précise qu'une fois reçu, le nouveau bourgeois et ses héritiers, faisant résidence dans la ville de manière continue, "pourront et devront user et jouir dorénavant des franchises et libertés de ladite cité, de la même manière que les autres bourgeois de ladite cité ont usé habituellement des susdites franchises et libertés" [1]. Toutefois, c'est seulement dans les actes de bourgeoisie postérieurs à 1387 qu'apparaît l'obligation, pour les nouveaux bourgeois, "de garder et d'observer de tout leur pouvoir les franchises, libertés, bons usages, coutumes, statuts et toutes les ordonnances de ladite cité, faites et à faire par les syndics et conseillers de ladite cité".

Procureurs élus par le Conseil général avec les pleins pouvoirs pour agir dans l'intérêt de la communauté, les quatre syndics ont évidemment une responsabilité éminente dans la défense et l'observation des franchises. C'est pourquoi la plus ancienne mention du serment des syndics élus qui se trouve dans les registres du Conseil comporte un engagement "de garder et de faire garder et conserver les franchises et libertés de ladite cité" (6 février 1442) [2]. Mais déjà auparavant, les documents de l'activité des syndics et de leurs conseillers nous montrent que c'est à eux qu'incombe le devoir de faire observer les franchises, de rappeler aux bourgeois et citoyens leurs obligations à cet égard, voire d'interdire l'usage des franchises à ceux qui n'ont pas été reçus à la bourgeoisie. Les syndics et le Conseil ont aussi la compétence d'accorder à un individu le droit d'user des franchises et libertés de la Ville pour une durée limitée, par exemple un an, moyennant la prestation d'un serment et le payement d'un droit modique. Enfin ce sont aussi les syndics et Conseil ordinaire qui déterminent, par rapport aux franchises, jusqu'où s'étendent les droits et les devoirs de chacun. Il existait à Genève une catégorie de personnes dites "franches" : au printemps 1480, ces hommes prétendirent être au bénéfice d'une exemption de monter la garde; le Conseil ordinaire dut déclarer à quatre reprises que chacun, y compris les "franchi" et aussi les docteurs, était tenu de monter la garde [3].Up

L'EVEQUE ET SES OFFICIERS

Missel de Genève

Missel de Genève, XIVe Siècle. Manuscrit sur parchemin de 161 folios; 415 x 292 cm. Oeuvre d'un scriptorium genevois du XIVe siècle, composé pour la cathédrale Saint-Pierre.
Au folio 95 deux miniatures représentent le Christ en croix entouré de la Vierge et de saint Jean et, dans une lettrine T (e igitur), la descente de l'Esprit saint sur les Apôtres. Au bas de la page, une troisième miniature avec les armoiries de Genève tenues par deux anges, a été exécutée au début du XVIe siècle. Bibliothèque publique et universitaire Ms. lat. 29.

Le respect des franchises doit être ensuite et surtout imposé à l'évêque et à ses officiers. Au moment de prendre leurs fonctions, tous ceux qui sont appelés à rendre la justice, à exercer la police ou à participer d'une manière ou d'une autre à l'application des franchises, doivent prêter serment devant les quatre syndics d'observer et de garder les libertés et les franchises de la cité. C'est ainsi que le 20 mai 1410, le Conseil ordinaire reçoit le serment du lieutenant du vidomne, c'est-à-dire de l'officier chargé de rendre la justice au nom du vidomne (qui est alors le duc de Savoie), serment de "maintenir les droits de la ville et d'observer les usages et les franchises". Aussitôt après, et sans doute en contrepartie du serment qu'il vient de prêter, le lieutenant obtient que le "badellus" (le bedeau, sorte d'huissier et d'officier de police de la Communauté) jure de ne pas exercer l'office du vidomne du coucher au lever du soleil [4]. Up

Plus tard, ce ne seront plus seulement les officiers chargés de la police et de la justice civile et pénale qui devront jurer d'observer les franchises de la cité, mais aussi les représentants de l'administration spirituelle de l'évêché : ainsi en 1457, le Conseil général reçoit le serment de François Charles, procureur fiscal de la cour spirituelle de Genève [5]; et en 1496, les syndics et le Conseil font enregistrer les serments de Jean Orioli, sous-administrateur de l'évêché de Genève au nom de l'évêque Philippe de Savoie, de Pierre de Châteauvieux, vicaire général de l'évêché, ainsi que de Pierre Gruet et d'Amblard Goyet, officiaux [6].

Surtout, ce sont les évêques successeurs d'Adhémar Fabri qui, avant d'entrer en fonction, doivent prêter serment d'observer et de maintenir les franchises. Le premier texte que nous possédions d'un de ces serments, est celui prêté le 17 octobre 1418 par Gui d'Albi, docteur ès lois, chanoine de Paris et de Genève, au nom de l'évêque Jean de Rochetaillée, patriarche de Constantinople. La cérémonie a lieu à la cathédrale Saint-Pierre. Le chanoine a les deux mains ouvertes, les paumes posées l'une à côté de l'autre sur le missel placé sur le maître-autel, ouvert à la page où l'on lit : Te igitur clementissime pater, et jure que le nouvel évêque - ou plutôt administrateur - observera toutes les libertés et franchises, us et coutumes, écrits et non écrits, qui ont été introduits jusqu'alors et toujours observés dans ladite Eglise et cité de Genève. Le procureur promet en outre que lorsque l'évêque viendra lui-même à Genève, il prêtera personnellement le même serment [7].

Acte du duc Louis de Savoie

Acte du duc Louis de Savoie du 7 octobre 1457, concédant aux citoyens deux privilèges pour la tenue des foires de Genève. Bien qu'émanant d'un prince de la maison de Savoie, cet acte fut considéré comme une extension des Franchises. Archives d'Etat de Genève, P.H. 625.Up

Mais déjà, auparavant, en 1409, nous voyons le Conseil rétribuer Jean du Nant, clerc, pour une copie en quarante feuillets de papier du texte des Franchises remis au seigneur évêque [8]. L'évêque est Jean de Bertrand, élu par le Chapitre, confirmé le 4 décembre 1406 par le pape Benoît XIII. L'évêque a-t-il désiré, au moment d'entrer en fonctions, prendre connaissance des franchises octroyées par son prédécesseur, afin de savoir à quoi il s'engageait ? C'est probable. A partir de Jean de Rochetaillée, tous les évêques prêteront serment d'observer les franchises selon le même cérémonial, personnellement ou par l'intermédiaire d'un procureur.

Le rôle du prince-évêque dans la défense et l'illustration des franchises est particulier, puisque c'est lui qui les a octroyées et qu'il est à certains égards la source du droit - à certains égards, car les usages en vigueur doivent être reconnus par les citoyens, par les anciens, par les personnes d'autorité et dépositaires de la mémoire de la communauté. Ainsi, l'évêque jure d'observer les franchises et de les faire observer par ses officiers, mais il peut aussi les préciser, les modifier, les compléter et même les diminuer. C'est ainsi que le 9 mars 1444, le duc de Savoie Amédée VIII, pape sous le nom de Félix V, tout récemment nommé administrateur de l'évêché de Genève, prête serment par l'intermédiaire d'un procureur d'observer les franchises de la cité [9]. Mais deux mois et demi plus tard, le 22 mai 1444, ce serment ne l'empêche pas de confirmer les franchises par une bulle, en supprimant une série d'articles relatifs aux privilèges des usuriers et des bâtards [10].

LE DUC DE SAVOIE ET LES FRANCHISES

Page de titre de la bulle du pape Félix V

Page de titre de la bulle du pape Félix V (le duc Amédée VIII de Savoie, devenu administrateur de l'évêché de Genève), confirmant les franchises d'Adhémar Fabri, tout en supprimant quelques articles. 22 mai 1444. Archives d'Etat de Genève, P.H. 558.


Le duc Amédée VIII n'est que le premier d'une longue série de membres de la maison de Savoie ou de familles vassales qui se sont trouvés sur le siège épiscopal de Genève, jouant un rôle de plus en plus ambigu à l'égard de la communauté des citoyens et conduisant à confondre toujours plus le pouvoir du prince-évêque avec les ambitions territoriales des princes de la maison de Savoie. Longtemps avant que les franchises d'Adhémar Fabri fussent rédigées par écrit, le comte de Savoie s'attribuait un rôle dans leur défense et leur illustration, se substituant ainsi au pouvoir légitime du prince-évêque. Déjà en 1285, le comte Amédée V, assurant de sa protection les citoyens en conflit avec leur évêque, leur garantissait leurs droits et leurs franchises. Cet acte est confirmé en 1356 par Amédée VI. Le 7 octobre 1457, le duc Louis de Savoie, à la requête des citoyens qui lui ont versé deux mille écus d'or, leur accorde deux privilèges de caractère économique, relatifs à l'organisation des foires : il reconnaît n'avoir pas droit au logement gratuit dans Genève pour lui et ses officiers, et s'engage à n'apporter aucun empêchement à ceux qui amènent des vivres et des marchandises à Genève, ni à saisir ces denrées sans verser une indemnité équitable [11]. Le 18 octobre 1457, le Conseil ordinaire décide de faire copier les lettres obtenues du duc de Savoie dans le Livre des Franchises [12]. Up

Ces interventions toujours plus appuyées dans le droit genevois culminent en 1519, époque où la lutte des citoyens pour leur indépendance a déjà commencé, et de dramatique façon. Les citoyens ayant conclu un traité de combourgeoisie avec la ville de Fribourg pour protéger leurs libertés, le duc Charles III, en dépit du serment qu'il a prêté aux franchises en 1508, oblige, sous la menace des armes, les Genevois à renoncer à leur alliance. L'évêque Jean de Savoie, qui ne peut rien refuser au duc, fait arrêter et décapiter Philibert Berthelier après un simulacre de procès le 23 août 1519, puis révoque les syndics en charge pour en nommer d'autres à sa dévotion. C'est dans cette situation de conflit que Charles III intervient à nouveau, impose son arbitrage dans un acte du 3 septembre 1519 qui modifie les franchises sur plusieurs points essentiels : ce texte, approuvé sous la menace par le Conseil général, apporte de graves restrictions à la liberté d'élection des syndics; le choix du peuple ne pouvait désormais se porter que sur huit candidats présentés par le Conseil ordinaire, le Conseil des Cinquante et cinquante citoyens désignés par les magistrats [13].

Il faudra la menace représentée par les villes de Berne et de Fribourg pour incliner le louvoyant évêque Pierre de La Baume en faveur de la liberté des citoyens et pour l'inciter à rétablir les franchises "énervées" par cet arbitrage. Le 5 février 1526, trois jours avant la conclusion du traité de combourgeoisie entre Genève, Berne et Fribourg, l'évêque déclare devant le Conseil général qu'il ne veut pas tolérer les articles imposés par le duc de Savoie en 1519, et les annule solennellement comme contraires aux franchises et aux libertés de la cité [14]. Par là - les événements ultérieurs le montreront bien - l'évêque reprenait formellement une de ses prérogatives essentielles de souverain, mais ce ne devait être que pour renforcer l'autonomie de la communauté.

TRADUCTION ET DIFFUSION

remière page de l'édition de 1507

Première page de l'édition de 1507 des Franchises.

Pour faire respecter les franchises, il faut les connaître et les diffuser. Dès le 28 février 1430, le Conseil ordinaire décide de lire à chacune de ses séances du mardi deux ou trois chapitres des franchises. Mesure qui ne fut que de peu de fruit, a noté quelqu'un en marge du registre [15]. Aussi le Conseil charge-t-il son secrétaire, Michel Montyon, citoyen de Genève et notaire, d'en exécuter une traduction française, pour laquelle le copiste reçoit deux florins en 1455 [16]. Dès lors, personne ne pouvait prétendre ignorer le contenu des franchises, sous le prétexte par exemple qu'elles étaient rédigées dans une langue savante. Le Conseil général en tire bientôt les conséquences : le 3 juin 1459, il décrète que les syndics doivent réunir le Conseil général le premier dimanche de chaque mois, et que le secrétaire de la Communauté doit lire six ou sept chapitres des franchises et les prononcer en public dans la langue maternelle. Ensuite chaque membre du Conseil général doit et peut déclarer s'il a été victime de quelque excès ou de quelque infraction aux franchises [17]. Cette disposition, qui augmente les compétences du Conseil général, prélude à une autre décision très importante : le 5 décembre 1518, réuni dans la halle de Rive, le Conseil général décrète qu'il est seul compétent pour tout ce qui touche aux franchises, et que désormais aucune question y relative ne peut être traitée, et encore moins conclue au Conseil ordinaire ou au Conseil des Cinquante si elle n'a pas été préalablement approuvée par le Conseil général. [18] Up

Une décision d'une telle portée n'était exécutable que si le texte des franchises était connu et répandu parmi tous les bourgeois et citoyens qui composaient le Conseil général. C'est pourquoi l'impression des franchises, dans la traduction de Montyon, réalisée en 1507 par Jean Belot, bourgeois de Genève, en 27 pages in octavo constitue une étape décisive dans l'histoire non seulement du texte, mais dans celle des libertés politiques, de l'autonomie de la Communauté et de sa marche vers la création d'une République souveraine. Aussi bien, l'un des premiers actes de souveraineté, la nomination, le 7 novembre 1529, d'un lieutenant de justice pour remplacer le vidomne défaillant, se réfère expressément aux franchises [19].

LES DOCTEURS AU SECOURS DES FRANCHISES

Dans leur lutte quasi quotidienne pour faire respecter les franchises, particulièrement par les officiers du vidomne et contre les prétentions du duc de Savoie, les syndics multiplient les démarches, vont montrer le texte des franchises à ceux qui les ont violées, et en cas de contestation sur l'interprétation font appel à des hommes instruits qui leur fournissent des avis de droit utiles à leur cause. Les index des registres du Conseil publiés par la Société d'histoire et d'archéologie de Genève mentionnent plusieurs dizaines de ces "venerabiles viri", "doctores" ou "licentiati", envoyés en mission auprès de l'évêque, de ses vicaires généraux ou à Chambéry affronter les juristes du duc de Savoie, ou même simplement consultés sur un point de droit. Il y aurait une belle étude à faire sur ces hommes dont le savoir juridique et l'habileté ont contribué à consolider les franchises et à approfondir la notion de droit et de liberté des citoyens.Up

Page de titre du traité

Page de titre du traité rédigé en 1486 par le juriste Jean Bagnyon pour défendre les libertés de la ville de Genève et prouver qu'elle ne dépendait pas du duc de Savoie. Ce traité ne fut imprimé que quelques années après sa rédaction, peut-être en 1493. Bibliothèque publique et universitaire, Df 789 Rés.

Nous ne donnerons ici qu'un exemple, et il s'agit de Jean Bagnyon, bachelier ès lois, citoyen de Lausanne, qui reçut la bourgeoisie de Genève en récompense de son labeur en faveur des libertés genevoises dans l'affaire des subsides de 1486-1487. En novembre 1486, le duc de Savoie, mis en difficulté par les entreprises militaires de Louis II, marquis de Saluces, demande aux Genevois de lui accorder un subside comme le lui ont accordé ses sujets savoyards. Pour se défendre et pour prouver qu'ils sont sujets de l'Evêque et non du Duc, les Genevois font établir des copies et un inventaire de tous leurs titres principaux - ce sera le premier inventaire des archives de la Communauté. L'auteur de l'inventaire, le notaire Amédée Favier, prépare en outre un mémoire à l'intention du légiste qui devra porter la réponse des citoyens à Chambéry. Pour défendre leur cause, les citoyens demandent des mémoires à divers jurisconsultes : on en possède huit, fournis par quatre personnages différents [20]. En outre un citoyen de Lausanne, Jean Bagnyon, auteur également du Roman de Fierabras le géant (imprimé à Genève en 1478), s'employa à défendre les droits des Genevois et de leur évêque dans un long Traité latin, compilé avant le mois d'avril 1487, mais imprimé peut-être seulement en 1493 : en effet, le 17 mai de cette année, il envoya ce traité relié au Conseil, demandant qu'on lui loue une certaine maison (mais comme elle était à vendre, on ne lui répondit pas).

Le petit volume, intitulé Tractatus de et super libertatibus, franchesiis, preeminenciis ac exemptionibus a subjectione dominiorum temporalium eminentis fructifere et solaciose civitatis Gebennarum, (Traité de et sur les libertés, franchises, prééminences et exemptions de la sujétion des dominations temporelles de l'éminente, féconde et délectable cité de Genève) examine les fondements bibliques de l'autorité : Dieu cause première, le pouvoir du souverain Pontife et des prélats d'Eglise, la sublimité du Saint Empire, et enfin le pouvoir des évêques de Genève, dépendant directement de l'empereur. A partir de là, l'auteur conteste le droit du duc de Savoie de lever des subsides sur les villes de Genève et de Lausanne, et donne des avis "pour que chaque seigneur doive se contenter de ses frontières". Cet ouvrage curieux démontre plus l'érudition et l'agilité théologiques et l'étendue des lectures de son auteur, que la légitimité de la cause genevoise [21].

Des arguments du même type seront employés en 1536 par un autre jurisconsulte lausannois à la solde de la communauté de Genève, Jean-Louis Blécheret, pour justifier la conquête du Pays de Vaud par les Bernois et la délivrance de Genève opprimée par la Savoie [22]. Dans la situation extrême où était alors Genève, les juristes reconnaissaient l'utilité d'un Etat puissant et d'une armée bien organisée pour défendre les libertés de la ville.

 NOTES 
[1] Les sources du droit du canton de Genève, Emile Rivoire et Victor van Berchem, Arau, t. l, pp. 134-135. [2] Ibid., p. 343. [3] Ibid., t.2, p. 58. [4] Ibid., t. 1, p. 272. [5] Les Registres du Conseil..., t. 1, p. 219. [6] Les sources du droit..., t.2, pp. 130-131. [7] Ibid., t. 1, p. 279-281. [8] Les Registres du Conseil, t. 1, p. 2. [9] Les sources du droit..., t. 1, pp. 354-355. [10] Ibid., pp. 355-357. [11] Ibid., pp. 414-417. [12] Les registres du Conseil..., t. 1, p. 238. [13] Les sources du droit..., t. 2, pp. 212-217. [14] Ibid., t. 2, pp. 246-247. [15] Les registres du Conseil..., t. 1, p. 132. [16] AEG, Finances M4, 5e compte, f. 59 r.-v. [17] Les registres du Conseil..., t. 1, p. 303. [18] Les sources du droit..., t. 2, p. 212. [19] Ibid., pp. 270-271. [20] Gustave Vaucher, L'affaire des subsides, 1486 1489. Quelques documents, dans Mélanges Paul-Edmond Martin (Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, t. 40), Genève, 1961, pp. 417-435. [21] Henri-Léonard Bordier, Jean Bagnyon, avocat des libertés de Genève en 1487, dans Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, t. 17, 1872, pp. 1-38; cf. Antal Lökkös, Catalogue des incunables imprimés à Genève 1478-1500, Genève, Bibliothèque publique et universitaire, 1978, pp. 198-199, n° 100. [22] Bibliothèque de la Bourgeoisie de Berne, Ms. hist. helv. VI/51.
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