>Traités internationaux |
LOrganisation internationale du travail adopte, en juin 1999, à Genève, une Convention et une Recommandation interdisant les pires formes de travail des enfants
M. Somavia a annoncé que le BIT va dans l'immédiat lancer une campagne mondiale de ratification - ratification nécessaire pour que la nouvelle Convention se traduise dans la législation et la pratique nationales. A cette campagne sera associé le Programme international pour l'abolition du travail des enfants (IPEC). Bill Clinton : Offrir aux enfants le XXIe siècle qu'ils méritent
"En donnant vie aux normes fondamentales du travail, [...], en mettant un terme aux pires formes de travail des enfants, a-t-il ajouté, nous offrirons à nos enfants le XXIème siècle qu'ils méritent". Kofi Annan : une victoire pour les enfants partout dans le mondeKofi Annan, secrétaire général des Nations unies, a, pour sa part, déclaré que l'adoption de cette nouvelle convention "est une victoire pour les enfants partout dans le monde", "et en particulier pour les dizaines de millions d'entre eux qui travaillent, souvent dans des conditions dangereuses, à un âge où ils devraient être à l'école. "Je ne doute pas, a-t-il ajouté, que les Etats vont rapidement ratifier cette Convention, et agir de manière à ce que les enfants soient enfin protégés de l'esclavage, de la conscription, de la prostitution et autres violations flagrantes de leurs droits." 250 millions d'enfants de 5 à 14 ans travaillent dans le mondeLe Bureau international du travail (BIT) estime à 250 millions le nombre d'enfants de 5 à 14 ans qui travaillent, rien que dans le monde en développement. La moitié à peu près travaillent à plein temps, tandis que les autres poursuivent tant bien que mal leur scolarité. Dans certains cas, près de 70 pour cent de ces enfants sont affectés à des travaux dangereux. Sur ce total de 250 millions d'enfants, quelque 50 ou 60 millions, âgés de 5 à 11 ans, travaillent dans des conditions qui peuvent être considérées comme dangereuses, compte tenu de leur âge et de leur vulnérabilité. Sources : Organisation internationale du travail (OIT), Genève ; Département de l'information (DPI), Nations unies, New York, 17 juin 1999. |