Les instruments internationaux relatifs à la prévention et à la lutte contre le terrorisme




TERRORISME

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NATIONS UNIES, 13 AVRIL 2005 / LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME
__Les Nations unies adoptent une Convention réprimant le terrorisme nucléaire


puce Les obligations des Etats
puce Vers une convention générale contre le terrorisme

LogoL'Assemblée générale des Nations unies a adopté à l'unanimité, le 13 avril 2005, une Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire. Le texte, adopté par consensus par les 191 Etats membres de l'organisation, ne concerne pas les guerres "classiques". Il sera présenté à la signature des chefs d'Etat ou de gouvernement à partir du 14 septembre 2005, lorsqu'ils seront réunis en sommet à New York, en prélude à la session annuelle qui marquera le 60e anniversaire de la création des Nations unies.

Outre l'adoption de cette convention pour la répression du terrorisme nucléaire, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a appelé à la conclusion d'une convention d'ensemble sur le terrorisme, dont les négociations achoppent toujours.

Cette convention vient s'ajouter à douze autres conventions déjà existantes contre le terrorisme. Son adoption permet de couvrir avec des instruments juridiques pratiquement toutes les formes possibles de terrorisme, selon Nicolas Michel, secrétaire général adjoint des Nations unies pour les affaires juridiques, qui a évoqué "une avancée majeure après sept ans de négociations".

L'adoption de ce texte constitue, selon lui, "une amélioration importante de l'actuel arsenal légal contre le terrorisme". Douze conventions existent déjà et l'adoption de celle-ci, la 13e, "permettra de couvrir par des instruments légaux pratiquement toutes les formes possibles de terrorisme", a souligné Nicolas Michel.

Le texte, qui comporte 28 articles, affirme notamment que "commet une infraction au sens de la Convention toute personne qui, illicitement et intentionnellement, détient des matières radioactives ou détient un engin […] ou utilise ou endommage une installation nucléaire de façon à libérer ou risquer de libérer des matières radioactives". Ceci, précise le texte, "dans l'intention d'entraîner la mort d'une personne ou de lui causer des dommages corporels graves ou de causer des dégâts substantiels à des biens ou à l'environnement".

Le texte souligne que "les activités des forces armées en période de conflit armé, au sens donné à ces termes en droit international humanitaire […], ne sont pas régies par la présente Convention".

LA CONVENTION. Fruit d'intenses négociations qui ont duré sept ans, le texte de la convention définit les actes de terrorisme nucléaire et couvre un large éventail de cibles possibles, y compris les attaques perpétrées contre des centrales nucléaires ou des réacteurs nucléaires.

La convention, élaborée sur la base d'une proposition présentée par la Fédération de Russie en 1998, s'applique également aux menaces et tentatives d'actes de terrorisme nucléaire, ainsi qu'à la participation à ces actes, en tant que complice. Elle encourage en outre les Etats à coopérer pour prévenir les attaques terroristes, notamment par l'échange d'informations et l'entraide judiciaire liées à des enquêtes criminelles et à des procédures d'extradition.

Cet instrument jouera un rôle crucial pour empêcher des terroristes d'avoir accès aux armes de destruction massive, dont l'usage pourrait engendrer des conséquences catastrophiques. Il contribuera à renforcer le cadre juridique international visant à réprimer et combattre le terrorisme, ainsi qu'à promouvoir l'Etat de droit. Il complétera les 12 conventions internationales existantes dans le domaine de la lutte contre le terrorisme.
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