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TERRORISME

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NATIONS UNIES, 8 SEPTEMBRE 2006 / LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME
__Les Nations unies adoptent une "stratégie mondiale de lutte contre le terrorisme"


puce Les débats           puce Le message de Kofi Annan

Assemblée générale des Nations uniesL'Assemblée générale des Nations unies a adopté à l'unanimité, le 8 septembre 2006, à New York, une résolution condamnant le terrorisme et définissant une stratégie mondiale de lutte contre "un fléau inacceptable, quel qu'en soient les auteurs ou les mobiles".

Kofi Annan s'est félicité de l'adoption "historique" de cette résolution à trois jours du 5e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Cet anniversaire, souligne le secrétaire général des Nations unies dans un "message", "est l'un des nombreux rappels solennels des conséquences horribles et injustifiables du terrorisme partout dans le monde". Il a appelé tous les Etats à "honorer toutes les victimes du terrorisme en agissant promptement pour mettre en oeuvre tous les aspects de la stratégie" adoptée par l'Assemblée générale de l'organisation internationale.

Dans cette résolution non contraignante, adoptée par consensus c'est-à-dire sans vote, les 192 Etats membres "condamnent fermement et sans équivoque le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, quels que soient ses auteurs, ses motivations et sa localisation, car il constitue l'une des plus sérieuses menaces pour la paix et la sécurité internationale". Ils s'engagent, en termes généraux, à prendre des mesures pour "traiter les problèmes qui sont à la source du terrorisme" et "empêcher et combattre le terrorisme".

Parmi les problèmes en question, le texte mentionne "les conflits non résolus qui se prolongent", "les violations des droits de l'homme, la discrimination ethnique, nationale et religieuse, la marginalisation socio-économique et l'absence de bonne gouvernance".

Les Etats s'engagent également à prendre des mesures pour "accroitre leur capacité de lutte contre le terrorisme et renforcer le rôle du système onusien dans ce domaine", et pour "assurer le respect des droits de l'homme et de l'Etat de droit en tant que fondement essentiel de cette lutte".

Une absence de définition universelle du terrorisme

Plusieurs délégations, notamment la Syrie, le Liban, l'Iran, le Soudan et Cuba, ont déploré que le texte ne fournisse pas de définition légale universelle du terrorisme, éternel sujet de désaccords aux Nations unies, en particulier parmi les pays du Proche-Orient, où ceux qui sont considérés comme "terroristes" par les uns, ou sont définis comme "combattants de la liberté" par d'autres.

L'ambassadeur de la Syrie, Bachar al-Jaafari, a estimé que le texte était "déséquilibré et plein de défauts", déplorant qu'il ne fasse pas de dictinction entre le terrorisme et le droit des peuples sous occupation à l'autodéfense, dans une référence aux Palestiniens. Selon, lui, le texte de la résolution est "largement en dessous des attentes des Etats membres du fait qu'il ne mentionne pas le terrorisme d' Etat".

[Cette nouvelle Stratégie répond aux demandes faites par les chefs d'Etat et de gouvernement lors du sommet mondial des Nations unies, en septembre 2005, à New York Les dirigeants mondiaux avaient alors appelé à la conclusion, d'ici à septembre 2006, d'une Convention globale sur le sujet, ce qui reste à faire faute de consensus sur une définition acceptable pour tous du mot terrorisme.]Up