| SUISSE - 1777 |
__Joseph-Ignaz Zimmermann : Guillaume Tell et le refus de la tyrannie
Extraits de Guillaume Tell, de JJ. Zimmermann Werner - Le nombre de conjurés croît de jour en jour. Et aussi la colère, la fidélité et la confiance enfantine en celui qui est notre libérateur. Arnold - Quoi, le chapeau, cet ancien signe d'une belle liberté serait maintenant transformé en monument d'une basse servitude? [ ] Tell (au bailli) - Celui que tous craignent craint chacun. L'orgueil s'anéantit lui-même et c'est contre lui que tous les traits sont tournés. Jamais je ne préférerai la servitude à mes jours. Une vie sans liberté m'est à charge [ ]. Tell a pris la défense des droits des hommes en se dressant sans crainte contre les brigands effrénés; que cela soit mon honneur, mon salaire. Gessler - La populace ne doit pas savoir qu'elle a une volonté, que la nature lui a donné des droits, une dignité humaine; que l'Etat lui a donné la propriété. Ces connaissances dangereuses doivent être totalement extirpées. [ ] Gessler (à Hedewig) - La nature te pare de dons remarquables: ne les enfouis pas. Place-toi devant les autres et distingue-toi d'eux. Hedewig (répondant au bailli). - Notre pays ne connaît pas de distinctions, si ce n'est celle qu'accorde la vertu à une femme. Werner (au bailli) - Tu ne plieras pas notre courage avec des menaces. Il augmentera par la résistance aussi longtemps que notre bonne conscience nous protège. Je parle en homme libre [ ] Même si j'avais le roi en face de moi [ ] et toutes ces âmes nées libres doivent te paraître odieuses. [ ] Tell - Ce bonheur [d'avoir chassé le bailli], chers concitoyens, n'est que le premier pas. Rappelez-vous que la liberté doit être consolidée. (Personnages cités dans l'extrait: Tell; Hedewig, sa
femme; Werner et Arnold, les amis de Tell; Gessler, le bailli
tyrannique, nommé par les Habsbourg, seigneurs du pays.)
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