NOUVEAUX TRAITES
[2006-2007]

Convention internationale sur les disparitions forcées [2006]

Rapport à l'AG Onu
[ 140 ko]

La Convention en bref
Le texte de la Convention

[ 170 ko]

La signature de la Convention [Paris,2007]
Discours Jacques Chirac
Dossier de presse, Paris [ 48 ko]
Le Monde Droits de l'homme

Convention pour la protection des droits des handicapés
La Convention en bref
Le texte de la Convention
Le Protocole facultatif

[Rapport du Comité spécial, 248 ko]

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FRANCE, FEVRIER 2007 / NATIONS UNIES, TRAITES INTERNATIONAUX
__Une soixantaine d'Etats signent le traité international sur les disparitions forcées
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Accueil de Marta Vasquez Ocampo, représentante des "Mères de mai"
par Philippe Douste-Blazy.
Photo : Affaires étrangères, Paris.
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Une soixantaine de pays ont signé, le 6 février 2007, lors d’une cérémonie à Paris, une convention internationale "pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées" - dont ont été victimes des dizaines de milliers de personnes dans le monde, notamment en Amérique latine - adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies, le 20 décembre 2006. Le texte, préparé sous l'impulsion de la France et de l'Argentine, entrera en vigueur avec une valeur contraignante sitôt qu'il aura été ratifié par vingt pays.
Il instaure un régime important de prévention et de protection, reconnaissant notamment aux proches des victimes de disparitions forcées et à leurs défenseurs un droit à l'information, à la vérité, et à des réparations. Ces éléments reprennent certaines dispositions figurant dans les statuts de la Cour pénale internationale (CPI) siégeant à La Haye.
Il s'agit du premier traité visant à interdire, en toutes circonstances, "la pratique généralisée ou systématique de la disparition forcée", c'est-à-dire l'enlèvement de personnes et leur détention dans des lieux secrets - souvent accompagnée de tortures - et cela quels que soient les auteurs de ces forfaits, qu'ils soient les agents d'un Etat (police, armée) ou tout groupe non étatique, telles milices ou guérillas.
Une pratique odieuse fondée sur la terreur
La cérémonie s’est déroulée en présence notamment de la sénatrice Cristina Kirchner, épouse et représentante du président argentin; de la haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, Louise Arbour; du président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, et de la représentante des "Mères de la place de Mai" en Argentine, Marta Vasquez Ocampo.
Symbole du combat contre l'impunité, Marta Vasquez Ocampo, a salué "un jour mémorable". "Loin d'être un tragique vestige des "guerres sales" du passé, cette pratique honteuse [des disparitions forcées] existe encore sur tous les continents", a déclaré Louise Arbour. "Ce traité comble un manque flagrant dans le droit international relatif aux droits de l'homme en formulant de manière explicite l'interdiction de ces disparitions", a-t-elle estimé
Dans un message lu par le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, le président français Jacques Chirac s'est félicité de la volonté ainsi exprimée par les Etats d'"en finir avec la pratique odieuse fondée sur la terreur, le mensonge et l'oubli". "La réhabilitation des disparus lorsque leur mémoire a été souillée et leur dignité bafouée, et la réparation, non seulement matérielle, mais aussi morale, due à leurs familles et à leurs proches est également essentielle. La Convention inscrit ainsi, pour la première fois, la reconnaissance du droit de savoir la vérité comme norme internationale", a-t-il ajouté.
La Convention internationale :
définit le crime de disparition forcée;
- fait reconnaître de nouveaux droits, en particulier le droit des victimes à connaître la vérité sur les circonstances des disparitions forcées, ainsi que leur droit à la protection et à la réparation;
oblige les Etats à prendre des mesures préventives en renforçant les garanties autour de la détention;
stipule que les adoptions issues de disparitions forcées peuvent être annulées. Elle met en place un mécanisme de suivi doté de pouvoirs d'enquête;
crée un organe de suivi général, le Comité des disparitions forcées. Composé de dix membres, pour une durée de quatre ans, il remplira, outre les fonctions classiques d'un organe de traité (examen des rapports des Etats), une fonction préventive en lançant des appels et en effectuant des visites sur place.
LES PAYS SIGNATAIRES. 57 pays ont signé le texte de la Convention : Albanie, Algérie, Argentine, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap Vert, Chili, Chypre, Comores, Congo, Costa Rica, Croatie, Cuba, Finlande, France, Ghana, Grenade, Guatemala, Haïti, Honduras, Inde, Japon, Kenya, Liban, Lituanie, Luxembourg, Madagascar, Maldives, Mali, Malte, Maroc, Mexique, Moldavie, Monaco, Mongolie, Monténégro, Niger, Paraguay, Portugal, Samoas, Sénégal, Serbie, Sierra Leone, Suède, Macédoine, Tchad, Tunisie, Ouganda, Uruguay et Vanuatu.

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