Campagne suisse contre les mines antipersonnel


Droits de l'enfant
Signons !La guerre devrait épargner les enfants. Avec les mines antipersonnel, c'est pourtant le contraire qui se produit. Les enfants jouent, courent et s'amusent souvent sans arrière-pensée. Par leur innocence, il sont des victimes toutes désignées de l'arme des lâches que représentent les mines antipersonnel.

Les mines antipersonnel tuent ou mutilent près de 10'000 enfants dans le monde par année, en moyenne 27 chaque jour En outre l'explosion d'une mine bouleverse complètement non seulement la vie et l'avenir de l'enfant, mais aussi ceux de sa famille.

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a condamné l'utilisation des mines antipersonnel, en dénonçant les violations directes des droits essentiels garantis pour les enfants, qui ont été définis dans la Convention internationale sur les droits de l'enfants :

PhotoLe droit de vivre. Chaque jour, des enfants sont tués par des mines. Outre les explosions, certains enfants meurent de maladies ou de malnutrition, car les mines qui infestent les chemins et les routes peuvent les empêcher d'accéder à la nourriture ou aux soins.

Le droit aux soins médicaux. Un enfants amputé aurait besoin d'une nouvelle prothèse chaque six mois. La plupart n'auront jamais cette chance et ne bénéficieront que d'une seule prothèse pour toute leur enfance et utiliseront tant bien que mal des béquilles fabriquées artisanalement. De plus, l'accompagnement psychologique et social est insuffisant quand il n'est pas complètement absent.

Le droit à la protection. Avec la dissémination des mines antipersonnel, qui ne font pas la différence entre le pas d'un enfant et celui d'un soldat, le droit à la protection pour les enfants lors d'un conflit armé est clairement violé. Mais ce droit est également bafoué après la fin des conflits, puisque dans certaines régions les activités normales telles qu'aller à l'école ou jouer dans la nature continueront de présenter des risques majeurs..

Le droit à l'éducation. Dans les campagnes, lorsqu'un chef de famille est mutilé par une mine et qu'il n'arrive plus à assurer les besoins de ses proches, il arrive souvent que ses enfants soient envoyés à la ville, pour mendier ou exécuter de petits boulots. Leur droit d'aller à l'école et de recevoir une formation s'envole donc avec l'explosion d'une mine.

Pour que les droits des enfants soient respectés, il faut interdire complètement les mines antipersonnel.

Campagne suisse contre les mines antipersonnel. Tél et fax : (+41.22) 328.01.73.
E-mail : ereusse@worldcom.ch

Crédit photo Michel Sarti, Camp de Kao I Dang, Thaïlande, 1982.