__Carol Bellamy, Unicef : l'adoption des deux protocoles renforce les normes internationales pour la protection des enfants
Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) a salué l'adoption, le 25 mai 2000, à New York, par l' Assemblée générale des Nations unies, de deux protocoles à la Convention internationale des droits de l'enfant qui, selon Carol Bellamy, directrice de l'Unicef, "renforcera les normes internationales pour la protection des enfants".
Pour l'Unicef, le Protocole facultatif relatif à la vente d'enfants, à la prostitution des enfants et à la pornographie mettant en scène des enfants "accorde une attention particulière à la pénalisation de ces atteintes graves aux droits des enfants et souligne l'importance d'accroître la sensibilisation de l'opinion et la coopération internationale afin de les combattre".
Protocole facultatif relatif aux enfants dans les conflits armés contribue, selon l'Unicef, "à renouveler la détermination de la communauté internationale à mettre fin à la victimisation croissante et tragique de centaines de milliers d'enfants qui continuent d'être exploités pour mener les guerres des adultes".
Le Fonds des Nations unies pour l'enfance soutient les deux Protocoles et encourage les gouvernements à les ratifier aussi promptement que possible.
"Les organisations et les individus du monde entier ont uvré dur pour amener ces protocoles à la vie", a déclaré Carol Bellamy, directrice générale de l'Unicef. "Nous pensons qu'il incombe à chaque gouvernement d'adhérer à ces normes élevées et de les adopter rapidement".
Carol Bellamy fait remarquer que la Convention internationale des droits de l'enfant a été adopté par davantage de pays que n'importe quel autre traité international. "La reconnaissance et l'application des droits des enfants sont la pierre de touche de notre progrès en tant que civilisation", souligne-t-elle. C'est pourquoi je suis pleinement confiante que ces Protocoles facultatifs seront universellement adoptés". Elle ajoute que l'Unicef espère que les Etats profiteront de l'occasion du prochain Sommet du Millénaire pour annoncer leur engagement ferme en faveur des protocoles.
Pour ce qui est du Protocole relatif à l'implication d'enfants dans les conflits armés, l'Unicef indique qu'il stipule que les Etats doivent faire une déclaration, consécutive à la ratification, concernant l'âge à partir duquel les forces nationales permettront un enrôlement bénévole, ainsi que les mesures que les Etats prendront pour s'assurer qu'un tel recrutement ne soit jamais forcé ou contraint. Pour l'Unicef, cette clause est particulièrement importante car bien que le Protocole facultatif fixe à 18 ans l'âge minimum pour l'enrôlement obligatoire, il n'impose pas 18 ans comme âge minimum pour un enrôlement volontaire.
Pour cette raison, Mme Bellamy appelle les Etats qui ratifient le Protocole facultatif "à faire des déclarations qui soient sans équivoque en entérinant l'âge de 18 ans en tant qu'âge minimum à partir duquel le recrutement volontaire sera permis".
L'Unicef se dit encouragé par les engagements qui ont déjà été pris par nombre d'Etats pour adopter des législations qui institutionnalisent 18 ans comme âge minimum légal pour toutes les formes d'enrôlement et d'implication dans des activités militaires. Elle note en particulier que les Etats signataires de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant se sont également engagés à appliquer 18 ans comme âge minimum et que, lors de la récente Conférence de Lomé sur la promotion et la protection des droits des enfants et des femmes, les ministres de l'Afrique de l'Ouest et centrale ont réaffirmé leur engagement à maintenir 18 ans comme âge minimum pour le recrutement volontaire et non-volontaire dans les forces armées. |