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Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef)






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NATIONS UNIES, UNICEF, AVRIL 2205 / LA FIN DU MANDAT DE CAROL BELLAMY
 __L’Unicef : "Elle a brisé des tabous sur les questions du tourisme sexuel et du travail des enfants dans les pays pauvres et du trafic des enfants pour les pays industrialisés"

Le Représentant spécial des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, Olara A. Otunnu, a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni le 20 janvier 2004, à New York, à prendre des mesures concrètes de protection concernant les enfants exposés aux conflits armés. Il a formulé l'espoir que le Conseil "assumerait ses responsabilités, en engageant des actions contre les parties" concernées, notamment en adoptant des sanctions à leur égard.

Carol BellamyLa directrice du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), Carol Bellamy, achève son mandat et transmet à son successeur - Ann Veneman, ancienne ministre de l'agriculture des Etats-Unis - "un héritage centré sur la lutte pour la survie des enfants, mais aussi sur la protection des enfants contre l'exploitation", indique un communiqué publié le 27 avril 2005, à New York.

"Tout en poursuivant la tradition de l'UNICEF dans les domaines de l'immunisation et de la nutrition, Carol Bellamy, directrice de l'Unicef pendant 10 ans, a joué un rôle fondamental pour faire de la question des abus sexuels, de l'exploitation et du trafic des enfants une priorité dans l'agenda de la communauté internationale", explique le texte. "Elle a brisé des tabous sur les questions du tourisme sexuel et du travail des enfants dans les pays pauvres et du trafic des enfants pour les pays industrialisés".

La question des enfants abandonnés, des enfants dans les conflits et des enfants emprisonnés a également fait partie de ses priorités. "Au cours de son mandat, Carol Bellamy n'a pas eu peur de se confronter aux leaders des gouvernements qui échouent à protéger les enfants, voyageant au Soudan, au Sri Lanka et en Sierra Leone pour la démobilisation des enfants soldats et rencontrant les Taliban en Afghanistan pour aborder la question de leur refus d'éduquer les filles", rappelle l'Unicef.

La directrice de l'Unicef, qui a été nommée en 1995 par le secrétaire général de l'époque, Boutros Boutros-Ghali, et reconduite dans ses fonctions en 1990, s'est faite pendant 10 ans l'avocate de "l'éducation pour tous, et particulièrement pour les filles", selon elle, clé de la lutte contre le sida, l'exploitation et la pauvreté. "Quand les femmes sont éduquées, quand elles ont la possibilité d'avoir un revenu, quand elles sont en bonne santé, leurs enfants ont une meilleure chance de pouvoir aller à l'école et de grandir pour devenir à leur tour des citoyens productifs elles-mêmes. C'est pourquoi assurer l'éducation des filles et le droit des femmes est centrale dans la mission de l'Unicef"

La mortalité infantile dans le monde a baissé de 16% depuis 1990

Carol Bellamy a dressé un bilan positif de son mandat, lors d'une conférence de presse donnée au siège des Nations unies, notant que la mortalité infantile dans le monde avait baissé de 16% depuis 1990 et que les ressources de l'agence avait presque doublé en dix ans, passant d'environ 800 millions de dollars en 1994 à 1,8 milliards en 2004.

Elle a fait remarquer que la mortalité infantile dans le monde avait baissé de 16% depuis 1990, la polio de 99% depuis 1988, la rougeole de 40% depuis 1988 et les maladies diarrhéiques de 50% depuis 1990.

"Le principal obstacle que l'UNICEF rencontre dans son combat contre la faim dans le monde est la mauvaise gouvernance", a déploré Carol Bellamy. "Plus serait fait pour les enfants dans le monde, s'il y avait une meilleure gouvernance de la part des pays riches comme des pays pauvres", a-t-elle expliqué.

Source : Nations unies, New York, avril 2005.
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