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Non seulement 98 pays sont mal partis pour atteindre l'objectif
d'une réduction des deux tiers de la mortalité infantile
d'ici à 2015 - objectif fixé par la Déclaration
du millénaire -, mais le sida et les conflits
ont entraîné une hausse du décès des
enfants, indique un rapport de l'Unicef : "Progrès
pour les enfants" publié le 7 octobre 2004,
à New York, par l'agence des Nations unies pour
l'enfance. Au rythme actuel, le taux moyen de mortalité des moins de cinq ans diminuera d'environ un quart d'ici à 2015, un chiffre bien inférieur à la réduction des deux tiers fixée par les "Objectifs de développement du Millénaire". Selon l'agence, 90 pays ont des chances sérieuses d'atteindre la cible d'une diminution des deux tiers de la mortalité infantile d'ici à 2015 alors que 98 sont très mal partis. Au plan régional, les données collectées par le rapport montrent que si la plus grande partie du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, l'Amérique latine et les Caraïbes, et l'Asie de l'Est et le Pacifique sont les mieux placés pour atteindre l'objectif de réduction fixé par la Déclaration du Millénaire, l'Europe centrale et de l'Est, l'Asie du Sud et l'Afrique subsaharienne devront désormais prendre des mesures d'exception pour s'en approcher. "Progrès pour les enfants" classe les pays en fonction de leur taux annuel moyen de progrès depuis 1990, année à partir de laquelle sont calculés les progrès en vue de la réalisation de l'objectif de réduction de la mortalité infantile des deux tiers d'ici à 2015 - un objectif approuvé par tous les gouvernements dans le cadre des "Objectifs du Millénaire" pour le développement. Par mortalité infantile, on entend le nombre d'enfants qui meurent avant d'avoir 5 ans exprimé par rapport à 1'000 naissances viables. En 2002 par exemple, l'année la plus récente pour laquelle on dispose de données d'ensemble, les pays industrialisés enregistraient un taux de mortalité infantile moyen de 7 décès pour 1'000 naissances alors que ce taux s'élevait à 158 décès pour 1'000 naissances pour les pays les moins avancés. Pour l'UNICEF, il s'agit d'une mesure fondamentale des progrès
d'un pays. Les tableaux régionaux figurant dans le rapport permettent de mesurer le rythme des progrès accomplis par les nations en ce qui concerne la mortalité infantile entre 1990 et 2002. Le but d'une réduction des deux tiers supposait un taux moyen annuel de progrès de 4,4% environ entre 1990 et 2015. Le rapport révèle qu'aucune région n'est parvenue à atteindre ce rythme même si 50 pays, à titre individuel, ont réussi à le faire. Quelque 78 pays n'ont même pas réussi à faire régresser de 2% par an en moyenne leur mortalité infantile. Les pays qui n'ont pas progressé au rythme prévu
depuis 1990 sont désormais confrontés à une
tâche bien plus considérable encore. Au moins 39
pays doivent maintenant faire chuter leur mortalité de
plus de 8% par an, en moyenne, avant 2015, pour atteindre l'objectif.
Il établit aussi le lien entre la prévalence du VIH/sida et la mortalité infantile, particulièrement évident en Afrique subsaharienne. Le Botswana, le Zimbabwe et le Swaziland, qui ont enregistré certaines des augmentations des taux de mortalité infantile les plus rapides du monde (2e, 3e et 4e respectivement) font également partie des pays où les taux de prévalence du VIH sont les plus élevés du monde - 37, 25 et 39 pour cent respectivement. Autres facteurs importants, mis en évidence dans le rapport, les effets des conflits armés et de l'instabilité sociale, comme en Iraq et en Afghanistan. 98 PAYS SONT MAL PARTIS POUR ATTEINDRE L'OBJECTIF D'UNE REDUCTION DES DEUX TIERS D'ICI A 2015; LE SIDA ET LES CONFLITS ENTRAINENT CERTAINES NATIONS EN MARCHE ARRIERENew York, 7 octobre 2004 - De nouvelles données présentées par l'UNICEF montrent que les progrès accomplis vers la réduction de la mortalité infantile sont d'une lenteur alarmante, alors même qu'il existe des interventions d'un coût modique et qui ont déjà fait leur preuve. L'UNICEF a déclaré que 90 pays ont de bonnes chances d'atteindre la cible d'une diminution des deux tiers de la mortalité infantile d'ici à 2015, 98 sont très mal partis vers cet objectif et que, de manière générale, on progresse bien trop lentement. Au rythme actuel, le taux moyen de mortalité des moins de cinq ans diminuera d'environ un quart d'ici à 2015, bien en dessous de la réduction des deux tiers dont sont convenus les dirigeants de la communauté internationale.
"Progrès pour les enfants" classe les pays en fonction de leur taux annuel moyen de progrès depuis 1990, année sur laquelle se base l'objectif de réduire la mortalité infantile des deux tiers d'ici à 2015 - un objectif approuvé par tous les gouvernements dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement. La mortalité infantile se réfère au nombre d'enfants qui meurent avant d'avoir 5 ans, sur 1'000 naissances vivantes. En 2002 par exemple, l'année la plus récente pour laquelle on dispose de données d'ensemble, les pays industrialisés enregistraient un taux de mortalité infantile moyen de 7 décès pour 1 000 naissances. Le taux des pays les moins avancés, eux : 158 décès pour 1'000 naissances. L'UNICEF estime que la mortalité infantile est la mesure fondamentale des progrès d'un pays. Les tableaux régionaux figurant dans le rapport permettent de mesurer le rythme des progrès accomplis par les nations en ce qui concerne la mortalité infantile entre 1990 et 2002. Le but d'une réduction des deux tiers supposait un taux moyen annuel de progrès de 4,4 pour cent environ entre 1990 et 2015. Le rapport révèle qu'aucune région n'est parvenue à atteindre ce rythme, même si 50 pays, à titre individuel, ont réussi à le faire. Quelque 78 pays n'ont même pas réussi à atteindre un taux de progression annuel moyen de 2 pour cent dans la régression de la mortalité infantile. Ces chiffres montrent clairement que les pays qui n'ont pas progressé au rythme prévu depuis 1990 sont désormais confrontés à une tâche bien plus considérable encore. Au moins 39 pays doivent maintenant faire chuter leur mortalité de plus de 8 pour cent par an, en moyenne, avant 2015 pour atteindre l'objectif. MARCHE ARRIÈRE. Les taux de mortalité infantile varient considérablement entre régions et pays mais ce qui est extrêmement préoccupant, ce sont ces pays dont les taux de progrès ont été négatifs ; autrement dit, ces pays sont en train de reculer et leurs taux de mortalité infantile s'aggravent. Dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne et de la Communauté d'Etats indépendants, les enfants ont moins de chances d'arriver à l'âge de 5 ans qu'en 1990. Le VIH/SIDA reste l'une des principales causes qui affectent
les tendances de la mortalité infantile, en Afrique subsaharienne
en particulier. Le Botswana, le Zimbabwe et le Swaziland, qui
ont enregistré certaines des augmentations des taux de
mortalité infantile les plus rapides du monde (2e, 3e et
4e respectivement) font également partie des pays où
les taux de prévalence du VIH sont les plus élevés
du monde - 37, 25 et 39 pour cent respectivement. Autres facteurs
importants de cette grimpée en flèche des taux de
mortalité infantile, les effets des conflits armés
et de l'instabilité sociale, comme en Iraq et en Afghanistan.
En dépit d'une légère amélioration, la Sierra Leone continue d'enregistrer le taux de mortalité infantile le plus élevé du monde : plus d'un enfant sur quatre y meurt avant d'avoir 5 ans (284 décès pour 1 000 naissances par an). En moyenne, les pays d'Amérique latine et des Caraïbes ont obtenu l'amélioration la plus substantielle, bien que des écarts importants soient en train de se creuser à l'intérieur des pays de la région. La pauvreté et les discriminations de toutes sortes empêchent de grands nombres d'enfants de ces pays d'avoir accès à des services de base. La Malaisie, Malte et l'Egypte ont accompli les progrès les plus importants au total, même si l'Egypte continue de se battre contre la polio. C'est l'Irak qui a perdu le plus de terrain depuis 1990. CAUSES. Des conditions d'accouchement inadéquates - peu ou pas de soins de santé pour les mères, absence de personnel formé lors des accouchements - sont à l'origine de la majorité des décès que l'on peut prévenir. Les maladies infectieuses et parasitaires, comme la diarrhée et des infections respiratoires aiguës, viennent ensuite, suivies par le paludisme et la rougeole. Des infections respiratoires aiguës et la diarrhée sont la cause d'environ un tiers des décès d'enfants. La malnutrition contribue à plus de la moitié des décès d'enfants. Autres facteurs, l'eau insalubre et des conditions d'hygiène inadéquates. "La communauté internationale dispose des outils nécessaires pour améliorer la survie des enfants, encore faudrait-il qu'elle s'en serve", fait valoir Mme Bellamy. "Les vaccins, les suppléments de micronutriments et des moustiquaires traitées à l'insecticide ne coûtent pas cher, et permettraient de sauver des millions d'enfants. Mais ces instruments et techniques ne sont pas disponibles pour suffisamment d'enfants. C'est cela qui doit changer. Aucun gouvernement ne peut être autorisé à laisser 10 années de plus passer en obtenant aussi peu de progrès pour ses enfants. Les dirigeants ont accepté ces buts et il faut les placer devant leurs responsabilités". Sur un plan régional, la plus grande partie du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, l'Amérique latine et les Caraïbes, et l'Asie de l'Est et le Pacifique sont bien partis pour atteindre l'objectif. Mais l'Europe centrale et de l'Est, l'Asie du Sud et l'Afrique subsaharienne devront prendre des mesures extraordinaires pour s'en approcher. |