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"Plus de 200 millions de jeunes, soit 18% de la jeunesse mondiale vivent avec moins de 1 dollar par jour, et 515 millions avec moins de 2 dollars par jour", indique le rapport publié, le 4 octobre 2005, par le Département des affaires économiques et sociales (DESA) des Nations unies rapport qui souligne que, dans le domaine de la pauvreté, "il n'est pas clair si la situation s'est améliorée ou détériorée depuis 1995". Le bilan est en revanche plus positif sur le plan de l'éducation. Depuis 1995, le nombre de jeunes achevant leur cycle d'études primaires n'a cessé d'augmenter, quatre jeunes sur cinq fréquentent un établissement d'enseignement secondaire et le nombre d'étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur s'est accru, affirme le rapport. "Il y environ 100 millions de jeunes actuellement suivant un enseignement de niveau universitaire. La génération des jeunes actuelle est de loin la mieux éduquée". Cependant, nuance le rapport, "113 millions d'enfants ne vont pas à l'école et encore 130 millions de jeunes sont analphabètes". Bien que les jeunes aient une meilleure éducation, le chômage a par contre augmenté à un niveau record. Avec 88 millions de chômeurs, le taux de chômage des jeunes est le taux le plus élevé jamais enregistré. C'est dans la région de l'Asie occidentale et du Nord de l'Afrique en en Afrique Subsaharienne que le taux du chômage chez les jeunes est le plus élevé, précise le rapport. Sur le plan de la santé, les chiffres ne sont pas bons. Dix millions de jeunes vivent actuellement avec le VIH/SIDA, la plupart en Afrique et en Asie. Le sida reste la première cause de mortalité chez les jeunes. Concernant l'abus des drogues, le rapport note la tendance sans précédent de prendre des drogues synthétiques. Le rapport note également que la demande de substances illicites au sein des jeunes dans les pays en voie de développement s'est accrue pour atteindre les niveaux de pays industrialisés. Le rapport note aussi qu'il n'y a pas eu de progrès en ce qui concerne les jeunes et les conflits armés, malgré un cadre juridique international pour protéger les mineurs et empêcher leur enrôlement dans des situations de conflit. Enfin, le rapport regrette que les politiques de jeunesse
soient motivées par des stéréotypes négatifs
de jeunes, incluant la délinquance, l'abus des drogues
et la violence. Ce qui semble être oublié, précise-t-il,
c'est que les jeunes sont une force positive pour le développement,
la paix et la démocratie. LES PRINCIPALES CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS DU RAPPORT2005 : cela va faire dix ans que l'Assemblée générale a adopté le Programme d'action mondial pour la jeunesse (1995). Avec plus de 200 millions de jeunes vivant dans la pauvreté, 130 millions de jeunes analphabètes, 88 millions de jeunes sans emploi et 10 millions de jeunes souffrant du VIH/SIDA, il est clair qu'il est nécessaire de renouveler l'engagement à poursuivre les buts du Programme d'action mondial. Dans le Rapport mondial sur la jeunesse 2005, un rapport officiel de l'Assemblée générale, il est noté que trop souvent, les politiques de jeunesse sont motivées par des stéréotypes négatifs de jeunes, incluant la délinquance, l'abus des drogues et la violence. Ce qui semble être oublié, c'est que les jeunes sont une force positive pour le développement, la paix et la démocratie. Le rapport donne un aperçu complet des dix sphères de priorités du Programme d'action mondial sur la jeunesse et les cinq thèmes additionnels qui furent identifiés en 2003. Il souligne trois problèmes d'actualité auxquels les jeunes et les dirigeants doivent faire face, à savoir :
APERÇU DES PRINCIPALES CONCLUSIONS
DOUZE RECOMMANDATIONS 1. Compte tenu du fait que 200 millions de jeunes vivent dans la pauvreté, 130 millions étant illettrés, 88 millions étant dans le chômage et 10 millions vivant avec le VIH/SIDA, il importe de renouveler les engagements envers les objectifs du Programme d'action mondial. 2. La dichotomie qui existe entre les jeunes de pays développés d'une part, et ceux des pays en développement, d'autre part, s'estompe du fait de l'urbanisation, de la mondialisation et de l'apparition, dans le monde, d'une culture de la jeunesse, alimentée par les médias. 3. Trop souvent, les politiques concernant les jeunes
sont influencées par les stéréotypes défavorables
associés à la délinquance juvénile,
la toxicomanie et la violence au sein des jeunes. 4. Investir dans la jeunesse doit commencer avec l'enfance. On doit s'engager et investir davantage en faveur des Objectifs du millénaire pour le développement, ce qui aura des bénéfices considérables pour les jeunes de 2015. 5. On doit augmenter les investissements dans la jeunesse. 6. Les jeunes devraient être considérés comme des partenaires dans la réussite des Objectifs du millénaire pour le développement 7. Les gouvernements, à tous les niveaux, sont encouragés à développer et mettre en place des politiques intégrées en faveur des jeunes, en tenant compte des différentes aires de priorité pour le développement des jeunes. Ils doivent aussi apporter une attention particulière sur les groupes de jeunes dans le besoin, tels que les handicapés, les jeunes migrants et les jeunes autochtones. 8. Un ensemble d'indicateurs vérifiables, dont certains pourraient être extraits des Objectifs du Millénaire pour le développement des jeunes, permettrait de mieux mesurer les progrès accomplis à l'avenir pour les jeunes. 9. Lors du 10ème anniversaire du Programme d'action mondial pour la jeunesse, il serait bienvenu d'explorer la possibilité d'allouer un mandat pour une meilleure coordination au sein du système des Nations unies. 10. L'Assemblée générale pourrait envisager d'adopter officiellement les cinq nouvelles questions importantes abordées dans le rapport, et les ajouter aux priorités du Programme d'action mondial. Les renseignements fournis dans le rapport justifient cette démarche. 11. Les jeunes devraient se joindre aux délégations officielles qui assisteront aux séances spéciales de l'Assemblée générale organisées lors de sa soixantième session pour marquer le dixième anniversaire du Programme d'action mondial pour les jeunes, en 2005. 12. Les gouvernements devraient continuer à évaluer leurs politiques en faveur des jeunes et à impliquer les jeunes dans cette évaluation. |