Les droits de l'enfant






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NATIONS UNIES
, OCTOBRE 2006 / LA SITUATION DES ENFANTS DANS LE MONDE
__La violence à l'encontre des enfants : un rapport prône une tolérance zéro face à toutes les formes de violence

Quelque 150 millions de filles et 73 millions de garçons ont subi des rapports sexuels forcés, selon l'Etude des Nations unies sur la violence à l'égard des enfants présentée, le 11 octobre 2006, à l'Assemblée générale de l'organisation mondiale.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a participé à cette Etude aux côtés d'autres agences des Nations unies, 53'000 enfants ont été victimes en 2002 d'infanticides, 150 millions de filles et 73 millions de garçons âgés de moins de 18 ans ont subi des rapports sexuels forcés et d'autres formes de violence sexuelle.

Selon l'Organisation internationale du travail (OIT), 218 millions d'enfants en 2004 travaillaient, dont 126 millions dans des conditions dangereuses.

L'enquête fournit aussi des informations sur la fréquence des divers types de violence subis par les enfants au sein de la famille, à l'école, dans les établissements de soins non conventionnels, les centres de détention, sur le lieu de travail et au sein des collectivités.

Elle explique que la vulnérabilité est souvent en rapport avec l'âge des enfants. Les plus jeunes sont plus souvent victimes de violence physique, alors que les abus sexuels surviennent souvent une fois que l'enfant est devenu adolescent.

Les filles sont plus souvent victimes que les garçons et sont également plus souvent abandonnées. Le statut social est aussi un facteur qui contribue à rendre certains enfants plus vulnérables que d'autres, ajoute l'enquête.

 Un état global de la violence

Etablie sous la direction de Paulo Sergio Pinheiro, expert indépendant nommé par Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, l'Etude présente un état global de la violence à l'encontre des enfants et propose des recommandations sur la manière de prévenir et de combattre ce problème. Elle fournit des informations sur la fréquence des divers types de violence subis par les enfants au sein de la famille, à l'école, dans les établissements de soins non conventionnels, les centres de détention, sur le lieu de travail et au sein des collectivités.

Affirmant qu'aucune violence ne saurait être justifiée, Paulo Sergio Pinheiro a exhorté toutes les sociétés, quelles que soient leurs conditions culturelles, économiques et sociales, à y mettre fin.

Les Etats et les sociétés civiles doivent transformer les attitudes qui normalisent la violence. Les secteurs sociaux doivent également aborder le problème de la violence de manière efficace, et une plus grande collecte de données et de recherches sont nécessaires pour mieux comprendre ce problème caché. Notre plus grand échec est de n'avoir pas entendu les voix des enfants, a affirmé Paulo Sergio Pinheiro.

Source : Nations unies, New York, octobre 2006.
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