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NATIONS UNIES, OMS, NOVEMBRE 2006 / LA SITUATION DES ENFANTS DANS LE MONDE
__Pour la première fois depuis les années 1980, un rapport fait état d'amélioration en matière de survie des enfants en Afrique - mais plus d'un million de bébés africains meurent encore dans leur premier mois de vie
Un demi-million de bébés africains meurent
le jour même de leur naissance. Ils sont plus d'un million
à mourir chaque année au cours des 28 premiers jours
de leur vie. La moitié de ces décès de nouveau-nés
se produisent dans cinq pays : Nigeria, République démocratique
du Congo, Ethiopie, Ouganda et Tanzanie. Rien qu'au Nigeria, plus
de 255'000 nouveau-nés décèdent chaque année.
Dans un rapport intitulé "Une chance
pour les nouveau-nés en Afrique", l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) affirme que les deux tiers de
ces décès pourraient être évités,
si les femmes et les bébés bénéficiaient
d'interventions sanitaires peu coûteuses. Il s'agit, notamment,
de vacciner les femmes contre le tétanos, d'assurer la
présence d'accoucheurs expérimentés, de traiter
rapidement les infections du nouveau-né.
Les mères doivent apprendre à appliquer des mesures
d'hygiène appropriées, à dispenser à
leurs bébés la chaleur dont ils ont besoin et à
les allaiter. Sauver 800'000 bébés par an ne coûterait
pas plus qu'un milliard de dollars supplémentaires par
an, selon l'agence des Nations unies.
Six pays africains à faible revenu - le Burkina
Faso, l'Erythrée, Madagascar, le Malawi, l'Ouganda et la
République unie de Tanzanie - ont réussi à
réduire sensiblement les décès parmi les
nouveau-nés, indique le rapport. La Tanzanie, par exemple,
a enregistré une baisse de 30% de la mortalité infantile
et de 20% du nombre de décès de nouveau-nés
au cours des cinq dernières années.
L'Afrique subsaharienne reste la région du monde la
plus dangereuse pour un enfant à naître - avec 1,16
millions de bébés qui meurent chaque année
au cours de leurs 28 premiers jours de vie.
Les auteurs du rapport avertissent que les occasions de sauver
des vies de nouveau-nés dans le cadre de programmes existants
sont souvent manquées. Si deux tiers des femmes en Afrique
reçoivent des soins prénatals, elles ne sont que
10% à bénéficier d'un traitement préventif
contre le paludisme. Et 1% seulement des mères vivant avec
le VIH se voient administrer le traitement recommandé pour
prévenir la transmission mère-enfant du virus du
sida.
De bonnes nouvelles...
Le rapport comporte des données et des analyses nouvelles
rassemblées par une équipe de 60 auteurs et neuf
organisations internationales sous l'égide du Partenariat
pour la santé de la mère, du nouveau-né et
de l'enfant (PMNCH).
Ce Partenariat représente des pays en développement
et des pays donateurs, des organismes non gouvernementaux, des
fondations et des organisations multilatérales, en particulier
l'OMS.
"De bonnes nouvelles nous arrivent d'Afrique", a
déclaré Joy Lawn, corédactrice du
rapport, qui travaille en Afrique pour Saving Newborn Lives/Save
the Children-US. "Alors que pratiquement aucune amélioration
n'avait été relevée depuis les années
1980 en matière de survie de l'enfant africain, le fait
que plusieurs grands pays d'Afrique aient fait état en
2006 d'une réduction spectaculaire du risque que courent
les enfants de décéder nous donne de nouveaux espoirs
de progrès plus rapides sur la voie de la sauvegarde des
enfants africains", a-t-elle ajouté.
LE COMMUNIQUE DE L'OMS - GENEVE
Une chance pour les nouveau-nés d'Afrique
L'Afrique subsaharienne reste la région du monde la
plus dangereuse pour un enfant à naître - avec 1.16
million de bébés qui meurent chaque année
au cours de leurs 28 premiers jours de vie -, mais six pays africains
à faible revenu, le Burkina Faso, l'Erythrée, Madagascar,
le Malawi, l'Ouganda et la République unie de Tanzanie,
ont réussi à réduire sensiblement les décès
parmi les nouveau-nés, selon un nouveau rapport
rendu public [le 22 novembre 2006 à Genève]..
Ce rapport, intitulé Une chance pour les nouveau-nés
d'Afrique, comporte des données et des analyses nouvelles
rassemblées par une équipe de 60 auteurs et neuf
organisations internationales sous l'égide du Partenariat
pour la santé de la mère, du nouveau-né et
de l'enfant (PMNCH). Ce partenariat représente des pays
en développement et des pays donateurs, des organismes
non gouvernementaux, des fondations et des organisations multilatérales,
notamment l'Organisation mondiale de la santé.
Les auteurs ont identifié ce qui a permis aux six
pays distingués dans le rapport de retourner la situation.
Par exemple :
au Malawi, un engagement au niveau de la présidence
en faveur de la santé de la mère, du nouveau-né
et de l'enfant, ainsi que des investissements accrus de la part
des partenaires pour faire face au manque de ressources humaines,
en République-Unie de Tanzanie, la délégation
du pouvoir de dépense au niveau du district. Les administrateurs
de santé de district fixent des priorités basées
sur les décès au niveau local, ce qui s'est traduit
par un accroissement des dépenses du gouvernement consacrées
aux soins de santé maternels et infantiles essentiels,
en Ouganda, les performances des services de santé
par district sont comparées chaque année et publiées
dans le journal national,
en Erythrée des progrès importants ont
été réalisés depuis 20 ans en matière
de réduction des décès d'enfants, grâce
à une large couverture de services de santé publique
de base, qui incluse les populations pauvres,
au Burkina Faso les femmes pauvres n'ont pas à
payer le coût catastrophique d'une césarienne pratiquée
d'urgence, souvent supérieur au revenu annuel moyen d'une
famille.
Cependant, près d'un demi-million de bébés
africains meurent le jour même de leur naissance - la
plupart à domicile et hors statistiques. Selon le rapport,
le Liberia connaît la mortalité néonatale
la plus élevée du monde, avec 66 décès
pour 1'000 naissances, contre moins de 2 décès pour
1'000 naissances au Japon et 6 pour 1'000 en Lettonie. La moitié
des 1.16 million de décès de nouveau-nés
qui surviennent en Afrique se produisent dans seulement cinq pays
- Nigeria, République démocratique du Congo, Ethiopie,
Ouganda et République-Unie de Tanzanie. Rien qu'au Nigeria,
plus de 255'000 nouveau-nés décèdent chaque
année.
"La santé des nouveau-nés a été
victime d'un disfonctionnement - les enfants perdus, anonymes
et non-dénombrés de l'Afrique," a déclaré
le Dr Francisco Songane, directeur du Partenariat. "Nous
devons compter les décès de nouveau-nés et
les faire compter, au lieu d'accepter ces morts comme si elles
étaient inévitables. Les progrès réalisés
par ces six pays africaines démontrent que même les
pays les plus pauvres du monde peuvent prendre soin de leurs nouveau-nés,
leurs citoyens les plus vulnérables. Ils ont montré
la voie - nous devons saisir cette occasion."
La Présidente du Parlement panafricain, Mme Gertrude
Mongella, dirige l'action en faveur de la santé de
la mère, du nouveau-né et de l'enfant au sein de
l'Union africaine et au Parlement panafricain à Johannesburg.
"Assurer des soins essentiels à chaque femme, à
chaque bébé et à chaque enfant d'Afrique
dépendra de nous, les utilisateurs de cette publication.
Nous avons un rôle à jouer en tant que gouvernements
pour diriger, en tant que responsables politiques pour garantir
des interventions essentielles et assurer l'équité,
en tant que partenaires et donateurs pour soutenir les programmes,"
a-t-elle déclaré.
Les auteurs du rapport avertissent que les occasions de
sauver des vies de nouveau-nés à l'intérieur
de programmes existants sont souvent manquées : par
exemple, si les deux tiers des femmes en Afrique reçoivent
des soins prénatals, elles ne sont que 10% à bénéficier
d'un traitement préventif contre le paludisme, et 1% seulement
des mères vivant avec le VIH se voient administrer le traitement
recommandé pour prévenir la transmission mère-enfant
du VIH/SIDA.
Le rapport révèle que les deux tiers des décès
de nouveau-nés en Afrique subsaharienne - près de
800'000 bébés par an - pourraient être évités
si 90% des femmes et des bébés bénéficiaient
d'interventions sanitaires praticables et peu-coûteuses.
Il s'agit notamment de vacciner les femmes contre le tétanos,
d'assurer la présence d'accoucheurs expérimentés,
de traiter rapidement les infections du nouveau-né et d'apprendre
aux mères à appliquer des mesures d'hygiène
appropriées, à dispenser à leurs bébés
la chaleur dont ils ont besoin et à les allaiter.
Sauver des vies ne coûterait qu'environ US $ 1.39 par
tête - ou US $1 milliard par an. Selon le rapport, cette
dépense profiterait aussi à d'autres, en particulier
au million d'enfants mort-nés et aux 250'000 mères
qui perdent également la vie chaque année.
Sources : Nations unies, New York et Genève,
novembre 2006.
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