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Cette réunion de deux jours, organisée conjointement au Maroc par l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO), l'agence des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'Organisation de la conférence islamique (OCI), a rassemblé des ministres de près de 50 pays islamiques et des représentants de plus de 20 organisations internationales arabes et islamiques, qui ont adopté une Déclaration [dite de Rabat] prônant la fin des pratiques traditionnelles néfastes, l'élimination des disparités entre garçons et filles à l'école, ainsi que la prise de mesures urgentes pour remédier aux taux de mortalité beaucoup trop élevés des enfants et des mères dans certains pays islamiques "Les participants ont exprimé leurs préoccupations face à la situation tragique des enfants dans nombre de pays islamiques et la nécessité d'une initiative collective urgente propre à relever ces défis", indique un communiqué publié à l'issue de la Conférence.
Selon l'Unicef, le quart des 2,3 milliards d'enfants de la planète vivent dans des pays de l'OCI - aussi bien en Afrique qu'en Asie et qu'au Moyen-Orient. Donner à ces enfants les moyens de vivre, de s'épanouir et de réaliser pleinement leur potentiel, tout en respectant et en appliquant des valeurs islamiques comme la tolérance, la solidarité et la protection des plus vulnérables, est fondamental, pour l'avenir de leur pays bien sûr, mais aussi pour celui du monde. Dans les pays islamiques, près de 4,3 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies évitables et de malnutrition. Environ 6 millions d'enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition, près de 23% de la population n'a pas accès à de l'eau potable, et 45% à des installations d'assainissement adéquates. En Afrique subsaharienne, notamment, les enfants sont menacés par les conflits armés, le VIH/SIDA et la pauvreté. Le 21 septembre 2005, un rapport de l'Unicef avait souligné l'urgence de respecter les droits et de répondre aux besoins de plus de 600 millions d'enfants du monde islamique, dans les domaines de la pauvreté et de l'éducation, et salué les efforts déjà entrepris par les pays de l'Organisation de la Conférence islamique. Sources : Nations unies et Unicef, New York, novembre 2005. [L'Organisation de la Conférence islamique
(OCI) est la deuxième plus grande organisation intergouvernementale
après les Nations unies. Elle compte 57 Etats membres et
quatre Etats observateurs. Aux termes de sa charte, l'OCI vise
à promouvoir la solidarité islamique et la coopération
entre ses Etats membres et observateurs dans les sphères
politique, économique, sociale, culturelle, humanitaire,
scientifique et tout autre domaine apparenté. L'OIC jouit
du statut d'observateur aux Nations unies, à titre réciproque,
et coopère avec l'ONU dans tous les domaines pertinents,
notamment le soutien aux gouvernements des Etats membres pour
promouvoir le développement économique et social
de leur pays et de leur population. |