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UNICEF / LA PROTECTION DE LENFANT
__Les orphelins et les enfants vulnérables
Les orphelins et les enfants vulnérables
sont privés de leur premier rempart, leurs parents. Les
causes, temporaires ou permanentes, sont notamment les suivantes
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Centre de jour de Kibera, Nairobi (Kenya). Unicef / Pirozzi
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ils ont perdu leur famille immédiate ou tuteurs (orphelins),
ils ont perdu le contact avec leur famille immédiate. C'est le cas des enfants des rues, des enfants déplacés non accompagnés ou des enfants réfugiés,
ils sont séparés de leurs parents. C'est le cas lorsque ces derniers sont incarcérés ou lorsque les enfants ont été enlevés,
leur famille immédiate s'est déchargée sur autrui de sa responsabilité à leur égard.
c'est le cas, par exemple, des enfants handicapés ou des enfants de familles pauvres qui sont placés dans un établissement spécialisé,
on leur prodigue des soins hospitaliers de longue durée, par exemple pour raison de santé, telle que la sérologie positive au VIH,
ils sont placés, à la suite d'une décision administrative ou judiciaire, dans un centre éducatif, un centre de détention provisoire, un établissement de rééducation ou un établissement pénitentiaire. C'est le cas, par exemple, des auteurs présumés ou reconnus coupables d'une infraction ou des enfants demandeurs d'asile.
Les raisons peuvent en être très variées,
mais la séparation d'avec les parents et la famille est
le plus souvent préjudiciable au bien-être et au
développement général de l'enfant. Qui plus
est, le placement dans un établissement spécialisé
n'est pas souvent la meilleure solution pour les enfants livrés
à eux-mêmes.
Les enfants ne bénéficiant plus des conseils
et de la protection de leur famille immédiate sont souvent
plus vulnérables et ils courent un plus grand risque de
devenir les victimes de la violence, de l'exploitation, de la
traite, de la discrimination ou d'autres formes de mauvais traitements.
Dans les situations de conflit, la séparation involontaire
d'avec la famille et la communauté et le fait de ne plus
pouvoir compter sur leur protection, l'enfant étant parfois
amené à quitter le pays, augmentent très
sensiblement pour lui le risque d'exposition à la violence,
aux sévices physiques, à l'exploitation, voire à
la mort. Les enfants qui survivent sont aux prises avec la malnutrition,
la maladie, les traumatismes physiques et psychologiques, et des
problèmes de développement cognitif et affectif.
Les filles non accompagnées risquent tout particulièrement
d'être victimes de violences sexuelles. Les garçons
non accompagnés, quant à eux, courent un grand risque
de participation forcée ou "volontaire" à
la violence et aux conflits armés.
En Europe centrale et orientale seulement, près
de 1,5 million d'enfants sont à la charge de l'Etat.
En Russie, le nombre annuel d'"enfants livrés
à eux-mêmes" a plus que doublé au cours
des dix dernières années en dépit de la chute
du taux de natalité.
Les conflits ont rendu orphelins ou séparé de leur famille 1 million d'enfants dans les années 90.
On estime qu'entre 2 et 5 % des réfugiés sont des enfants non accompagnés.
En 2010, on prévoit que 106 millions
d'enfants de moins de 15 ans auront perdu l'un de leurs parents
ou les deux. Parmi eux, on s'attend à ce que le nombre
des enfants rendus orphelins par le VIH/SIDA dépasse 25
millions. Dans 12 pays d'Afrique, on prévoit que les orphelins
représenteront au moins 15 % des enfants de moins de 15
ans en 2010.
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