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UNICEF, NOVEMBRE 2005 / LES PRATIQUES DE MUTILATIONS GENITALES FEMININES
Environ trois millions de femmes sont victimes de l'excision chaque année rien que sur le continent africain. 100 à 140 millions de femmes à travers le monde auraient subi, à divers degrés, une mutilation sexuelle, selon des estimations publiées par le rapport. Sa pratique, qui est étroitement liée à l'appartenance ethnique, semble être en déclin dans certains pays (Bénin, Bukina Faso, Nigeria, Yémen), mais reste stable dans d'autres (Côte d'Ivoire, Egypte, Niger, Soudan). Selon les pays et les traditions locales, les MGF incluent des pratiques qui vont d'une coupure au clitoris jusqu'à l'ablation totale des parties génitales externes et la suture de la vulve. "Cette pratique constitue une violation du droit des filles et des femmes à l'intégrité physique, porte atteinte à leur liberté et constitue une forme extrême de violence et de discrimination", selon l'Unicef. L'excision est interdite par les législations nationales de nombreux pays africains et du Moyen-Orient et est condamnée par la Convention internationale sur les droits de l'enfant, rappelle le rapport. Elle n'est prescrite par aucune religion, même si des justifications religieuses sont souvent avancées par ceux qui la pratiquent. Parmi les tendances relevées dans le rapport - fruit de deux ans de recherches par des agences onusiennes et des ONG locales - l'Unicef note la globalisation du phénomène. L'excision ne se limite plus au seul continent africain, mais est également pratiquée au Moyen-Orient et dans les communautés immigrées en Occident (Europe occidentale, Etats-Unis, Australie, Nouvelle Zélande). Mettre un terme au développement de ce phénomène
s'avère une tâche difficile, selon le rapport. L'Unicef en appelle à une campagne accrue au niveau des pouvoirs publics, des systèmes éducatifs et des médias, afin de créer un lien entre les garanties légales qui existent sur la question et les communautés concernées. |