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UNICEF / LA SITUATION DES ENFANTS DANS LE MONDE, LE RAPPORT 2005
__La moitié des enfants du monde victime de la pauvreté, de la guerre et du sida
Plus d'un milliard d'enfants dans le monde souffrent
de privations extrêmes liées à la pauvreté,
à la guerre et au sida, 400 millions d'enfants n'ont
pas accès à l'eau potable, 270 millions ne bénéficient
pas de soins de santé et 90 millions souffrent de graves
privations alimentaires, selon le dernier rapport de l'agence
des Nations unies pour l'enfance.
"Malgré l'adoption quasi universelle de normes
de protection de l'enfance, plus de la moitié des enfants
du monde souffrent de privations extrêmes liées à
la pauvreté, à la guerre et au VIH/SIDA, autant
de facteurs qui les spolient de leur enfance et retardent le développement
des nations", indique le rapport 2005 du Fonds des Nations
unies pour l'enfance (UNICEF) rendu public, le 9 décembre
2004, à Londres et à New York.
Intitulé "La situation des enfants dans le monde
2005 : l'enfance en péril", le document
fait apparaître que "plus d'un milliard d'enfants sont
privés de l'enfance saine et protégée que
promet la Convention de 1989 relative aux droits de l'enfant -
le traité de défense des droits de l'homme le plus
accepté dans le monde".
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Caroll Bellamy, Londres. Photo Unicef.
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"Trop de gouvernements prennent délibérément
et, en toute connaissance de cause, des décisions qui en
pratique portent préjudice à l'enfance", dénonce
la directrice de l'UNICEF, Carol Bellamy, au cours d'une
présentation à la London School of Economics, rappelant
que "la pauvreté ne surgit pas de nulle part, la guerre
non plus, le sida ne se propage pas tout seul". "Il
s'agit de nos choix et nous en portons la responsabilité
collective".
Selon des études réalisées par l'UNICEF
en coopération avec la London School of Economics et l'Université
de Bristol, 640 millions d'enfants n'ont pas de logement adéquat,
500 millions n'ont pas accès à des installations
sanitaires, 400 millions n'ont pas accès à l'eau
salubre, 270 millions d'enfants ne bénéficient pas
de soins de santé, 140 millions ne sont jamais allés
à l'école et 90 millions d'enfants souffrent de
graves privations alimentaires.
Le rapport qui porte sur trois des facteurs les plus importants
qui menacent l'enfance aujourd'hui - la pauvreté, les conflits
et le VIH/SIDA - montre que les enfants paient un lourd tribut
dans les conflits armés.
"Près de la moitié des 3,6 millions de
personnes tuées depuis 1990 lors de guerres étaient
des enfants. Les enfants ne sont plus épargnés
et ils sont même au contraire dans certains cas pris comme
cibles ainsi qu'on a pu le voir en septembre 2004 lors de l'attaque
contre les écoliers de Beslan" (Fédération
de Russie), indique le rapport.
A propos du VIH/SIDA, le rapport rappelle que les conséquences
les plus visibles sur les enfants se manifestent par le nombre
important d'orphelins. L'UNICEF compte maintenant plus de 15 millions
d'orphelins dans le monde, dont huit sur dix en Afrique subsaharienne.
Mais le rapport montre que la pauvreté ne se limite pas aux pays en développement. Dans 11 des 15 pays industrialisés pour lesquels on dispose de données comparables, la proportion d'enfants vivant dans des ménages à faible revenu a augmenté au cours des dix dernières années, affirme l'UNICEF.
LE COMMUNIQUE DE L'UNICEF / La pauvreté, la guerre et le VIH/SIDA menacent la moitié des enfants du monde
New York - Londres, 9 décembre 2004 - La directrice
générale de l'UNICEF Carol Bellamy a officiellement
rendu public aujourd'hui le rapport phare de l'organisation, La
situation des enfants dans le monde 2005, à la London School
of Economics.
Cette année, le thème traité est la
triple menace que font peser sur l'enfance la pauvreté,
la guerre et le VIH/SIDA. S'appuyant sur des statistiques
détaillées provenant de tous les pays du monde,
le rapport affirme que plus d'un milliard d'enfants sont privés
des soins de santé et de la sécurité que
leur promet la Convention relative aux droits de l'enfant
adoptée en 1989 et ratifiée par la quasi-totalité
des gouvernements du monde.
Le rapport souligne que l'échec des gouvernements
à respecter les normes de la Convention provoque des dommages
permanents pour les enfants et bloque tout progrès
en faveur des droits de l'homme et du développement économique.
"Trop de gouvernements font des choix informés
et délibérés qui blessent véritablement
les enfants", a déclaré Mme Bellamy. "La
pauvreté ne vient pas de nulle part; la guerre ne se déclare
pas dans le vide; le SIDA ne se répand pas par sa propre
évolution. Ce sont des choix que nous faisons". Mme
Bellamy était accompagnée lors du lancement du rapport
par l'ambassadrice itinérante de l'UNICEF Vanessa Redgrave,
par le professeur Peter Townsend de la London School of Economics,
et par Temidayo Israel-Abdulai, un militant du Nigeria de 18 ans.
A l'issue de sa collaboration avec les chercheurs de la London
School of Economics et la Bristol University, l'UNICEF a conclu
que plus de la moitié des enfants du monde en développement
souffraient gravement du manque de biens ou de services essentiels
:
640 millions d'enfants n'ont pas de logement adéquat,
500 millions d'enfants n'ont pas accès à des installations d'assainissement,
400 millions d'enfants n'ont pas accès à l'eau salubre,
300 millions d'enfants ont un accès insuffisant à l'information (TV, radio ou journaux),
270 millions d'enfants sont totalement privés de services de soins de santé,
140 millions d'enfants, dont la majorité sont des filles, n'ont jamais été scolarisés,
90 millions d'enfants souffrent de privations alimentaires graves.
"La qualité de la vie d'un enfant dépend
des décisions qui sont prises chaque jour dans les foyers,
les communautés et les couloirs des gouvernements",
a dit Mme Bellamy. "Nous devons nous assurer que ces choix
sont sages et dans l'intérêt des enfants. Si nous
ne pouvons pas protéger l'enfance, nous n'atteindrons pas
nos objectifs en matière de droits de l'homme et de développement
économique. Ce qui vaut pour les enfants vaut pour les
nations. C'est aussi simple que cela".
Sources : Nations unies et Unicef, New York et Londres,
9 décembre 2004.
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