Les droits de l'enfant





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NATIONS UNIES, SEPTEMBRE 2007 | UN RAPPORT DE L’UNICEF
__L'égalité des sexes produit un "double dividende" qui bénéficie aux enfants et aux femmes à la fois, affirme l'Unicef

Les progrès réels, quoique inégaux selon les continents, ont été accomplis récemment en matière de lutte contre la mortalité enfantine dans le monde, qui est à son plus bas niveau depuis 17 ans, annonce l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) dans un rapport publié le 13  septembre 2007 à New York.

Selon l'organisation onuséenne, le total mondial de décès d'enfants de moins de cinq ans est passé en 2006 sous la barre des 10 millions par an, à 9,7 millions, contre près de 13 millions en 1990. 3,1 millions décès d'enfants sont enregistrés en Asie du Sud et 4,8 millions en Afrique subsaharienne.

 Des progrès réels 

Des enfants d'âge préscolaire sourient lors du programme Consol Homes Orphan Care organisé pour les orphelins du Malawi avec le soutien de l'Unicef. Le taux de mortalité des moins de 5 ans a chuté de 29 pour cent dans le pays entre 2000 et 2004. Photo Unicef.


"Des progrès réels ont été accomplis en matière de survie des enfants, y compris un déclin du nombre annuel de décès d'enfants de moins de cinq ans", souligne l’Unicef, qui se réjouit de ces "solides progrès", qui se manifestent notamment en Amérique latine-Caraïbes, en Europe centrale et orientale, dans l'ex-URSS, en Asie orientale et Pacifique, ainsi que dans plusieurs régions d'Afrique.

"C'est un événement historique", a déclaré Ann Veneman, directrice générale de l'Unicef. "De plus en plus d'enfants survivent aujourd'hui. Nous devons maintenant prolonger cette réussite en matière de santé publique pour progresser encore vers la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement" (ODM).

Mais, elle ajoute que "la perte de 9.7 millions de jeunes vies chaque année est inacceptable". Il faut, dit-elle, augmenter les efforts en matière de santé publique pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) - adoptés par la communauté mondiale lors d'un sommet à New York en 2000 - qui visent à réduire de deux tiers la mortalité infantile entre 1990 et 2015, ce qui permettrait de sauver 5.4 millions de vies supplémentaires d'ici à 2015.

 L'Afrique centrale et de l'ouest la plus touchée 

Sur les 9.7 millions de décès d'enfants chaque année, 3.1 millions ont lieu en Asie du Sud et 4.8 millions en Afrique subsaharienne. Dans les pays en développement, la mortalité infantile est plus élevée dans les zones rurales et les ménages pauvres.

C'est en Afrique centrale et de l'Ouest que l'on enregistre les taux de mortalité infantile les plus élevés, mais les progrès réalisés en Afrique australe ont été sapés par la propagation du VIH/SIDA.

Dans certaines zones d'Afrique subsaharienne, des progrès significatifs ont été réalisés notamment au Malawi (diminution de 29% de la mortalité des moins de cinq ans de 2000 à 2004) et en Ethiopie, au Mozambique, en Namibie, au Niger, au Rwanda et en Tanzanie (diminution de 20%).

L'Amérique latine et les Caraïbes pourraient atteindre les OMD avec une moyenne de 27 décès pour 1’000 naissances, contre 55 décès pour 1000 naissances en 1990.

Ce déclin rapide de la mortalité des moins de cinq ans est aussi visible en Europe centrale et orientale, dans la Communauté d'Etats indépendants et en Asie orientale et Pacifique.

Selon les derniers chiffres, des progrès spectaculaires ont été enregistrés au Maroc, au Vietnam et en République dominicaine, où le taux a été réduit de plus d'un tiers. Il a diminué de 41% à Madagascar et de 48% à Sao Tomé-et-Principe.

 Des interventions sanitaires de base 

Une mère et son fils de 18 mois sous une moustiquaire donnée par C-NES, un partenaire de l'UNICEF dans l'Etat indien d'Assam. Photo Unicef.


"Comme le montre les progrès récents, il existe des solutions qui ont fait leur preuve", précise encore Ann Veneman. Ces progrès résultent en partie d'interventions sanitaires de base, tels que l'allaitement maternel dès les premiers jours de la vie, la vaccination anti-rougeole, les suppléments en vitamine A et l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide pour lutter contre la propagation du paludisme.

Par ailleurs, "la santé dans le monde bénéficie d'un soutien sans précédent", indique le communiqué, car "ce secteur peut compter sur un financement accru et des partenariats de plus en plus larges".

Les récentes statistiques proviennent de sources de données nationales, notamment des séries d'enquêtes auprès des ménages, des enquêtes en grappes à indicateurs multiples (MICS) et des enquêtes démographiques et sanitaires (EDS).

Sources : Nations unies et Unicef, New York, septembre 2007.
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