Genève, ville du droit international humanitaire

Les principales règles du droit humanitaire


Toute guerre met des vies en danger. Les règles du droit humanitaire ont pour but de protéger la vie : protéger la vie des civils et des combattants mis hors de combat en faisant respecter leurs droits; protéger –autant que faire se peut- la vie des combattants, ou du moins leur éviter des maux superflus, en réglementant la nature des armes utilisées.

Protection des civils et des combattants mis hors de combat

    Les combattants doivent faire clairement la distinction entre ceux qui ne participent pas au combat –civils, journalistes, personnel sanitaire, membres d'organisations humanitaires, religieux- et ceux qui participent au combat.
    Les personnes qui ne participent pas aux hostilités et celles mises hors de combat ont droit au respect de leur vie et de leur intégrité physique et morale. Elles doivent être protégées et traitées avec humanité sans distinction.
    Les combattants capturés et les civils se trouvant sous l'autorité de l'adversaire ont droit au respect de leur vie, de leur dignité, de leurs droits personnels et de leurs convictions. Ils doivent être protégés contre tout acte de violence ou de représailles. Ils ont le droit d'échanger des nouvelles avec leur famille et de recevoir des secours.
    Les blessés et malades doivent être soignés sans distinction par la partie qui les a en son pouvoir.
    Il est interdit de tuer, blesser ou torturer un adversaire qui se rend ou qui est hors de combat.
    Ni la population civile, ni les personnes civiles, ni les biens civils ne doivent être l'objet d'attaques. Les attaques ne doivent être dirigées que contre les objectifs militaires
    Certains bâtiments et biens, tels que hôpitaux, lieux de culte, ambulances, jouissent d'une protection spéciale et ne doivent pas être attaqués. Des signaux clairement reconnaissable – dont la croix rouge et le croissant rouge sur fond blanc- sont utilisés pour les identifier et doivent être scrupuleusement respectés.

Limitation des méthodes et des moyens de la guerre

    Les parties en conflit et les membres de leurs forces armées n'ont pas un droit illimité quant au choix des méthodes et moyens de guerre.
    Il est interdit d'employer des armes ou des méthodes de guerre de nature à causer des pertes inutiles ou des souffrances excessives.
    Sont notamment interdits: l'emploi de gaz asphyxiants, toxiques ou similaires et de moyens bactériologiques; les techniques de modification de l'environnement; les armes produisant des éclats non localisables aux rayons X; les armes à laser aveuglantes; les armes chimiques.
    Sont limités aux objectifs strictement militaires : l'emploi de mines, pièges et autres dispositifs à déclenchement automatique ou àHaut distance; l'emploi d'armes incendiaires.