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JANVIER 2003 / LA CONTRIBUTION FRANCO-ALLEMANDE A LA CONVENTION EUROPEENNE SUR L'ARCHITECTURE INSTITUTIONNELLE DE L'UNION
__La France et lAllemagne proposent une double présidence de lUnion, avec un président de la commission élu par le Parlement européen
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La France et l'Allemagne ont transmis au président
de la Convention sur l'avenir de l'Europe, Valéry
Giscard d'Estaing, le 15 janvier 2003, leur "contribution"
commune sur la future architecture de l'Europe qui prévoit
une double présidence pour l'Union européenne élargie.
Le président Jacques Chirac et le chancelier Gerhard
Schroeder "espèrent ainsi contribuer à
une avancée décisive dans la discussion sur cette
question centrale".
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Ce document est intitulé "Contribution franco-allemande
à la Convention européenne sur l'architecture institutionnelle
de l'Union". Il propose que le président de la
Commission européenne soit élu par le Parlement
européen et que le Conseil européen soit présidé
par un président élu par ses pairs à la majorité
qualifiée, pour une période de cinq ans ou de deux
ans et demi renouvelable.
En préambule, Allemands et Français déclarent
souhaiter "réussir une réforme des institutions
qui réponde à trois exigences: clarté, légitimité
et efficacité".
La contribution franco-allemande est divisée en
six chapitres.
1. Conseil européen. Le document indique
que, "dans une Europe élargie, il est indispensable
de donner une continuité, une stabilité et une visibilité
à la direction du Conseil européen".
"Le Conseil européen élit son président
à la majorité qualifiée pour une durée
de cinq ans ou de deux ans et demi renouvelables. Cette personnalité
exerce ses fonctions à temps plein pendant la durée
de son mandat". Il a deux fonctions principales: "il
prépare, préside et anime les travaux du Conseil
européen" et "représente l'Union sur la
scène internationale".
2. Commission européenne. Les deux pays
affirment parallèlement que la "légitimité
[de la Commission] doit être mieux assurée".
"Sa désignation et celle de son président doivent
intervenir au lendemain des élections du Parlement européen.
Après l'élection du président de la Commission
par le Parlement européen à une majorité
qualifiée de ses membres, il est approuvé par le
Conseil européen statuant à la majorité qualifiée".
"Le président de la Commission constitue son collège
en tenant compte des équilibres géographiques et
démographiques", indique le document qui ajoute que,
"après approbation du Parlement européen, les
membres de la Commission sont nommés par le Conseil, statuant
à la majorité qualifiée".
3. Parlement européen. La France et l'Allemagne
proposent que "toute extension de la règle du pouvoir
majoritaire au Conseil doit s'accompagner automatiquement d'un
pouvoir de codécision conféré au Parlement
européen".
4. Conseil des ministres. Le Conseil "doit
être efficace: "les décisions doivent être
prises, en règle générale, à la majorité
qualifiée".
5. Action extérieure de l'Union. Le document
propose que les fonctions de haut représentant et de commissaire
chargé des relations extérieures soient exercées
par un ministre européen des Affaires étrangères.
"Le Conseil européen nomme le ministre européen
des affaires étrangères à la majorité
qualifiée, en accord avec le président de la Commission
européenne". Il participe "en tant que membre
de la Commission doté d'un statut spécial aux réunions
de la Commission". "En matière de politique étrangère
et de sécurité commune, les décisions sont
prises en général à la majorité qualifiée",
sauf en matière de sécurité et de défense
où les décisions sont prises à l'unanimité.
6. Parlements nationaux. Pour mieux associer
les parlements nationaux aux décisions de l'UE, ils "interviennent
dans le contrôle du principe de subsidiarité, par
un mécanisme d'alerte précoce".
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