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LUNION EUROPEENNE A 25 / LES TEXTES DE REFERENCE
__Traité de Maastricht sur l'Union européenne - 1992
| Le traité signé le 7 février
1992 à Maastricht dépasse l'objectif
économique initial de la Communauté (réaliser
un marché commun) et lui donne une vocation politique.
Il marque une nouvelle étape dans le processus "d'une
union sans cesse plus étroite entre les peuples de l'Europe".
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Entré en vigueur le 1er novembre 1993, il institue
une Union européenne entre les 12 Etats membres de la
Communauté - Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne,
France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal
et Royaume-Uni - qui seront 15 en 1995.
Il permet de rassembler trois éléments.
On parle de 3 piliers :
la Communauté européenne (qui remplace
la CEE) avec des compétences supranationales étendues;
la coopération en matière de politique étrangère
et de sécurité commune;
la coopération en matière d'affaires intérieures
et de justice.
UNE CITOYENNETE EUROPEENNE. Le traité reconnaît
la citoyenneté européenne à toute personne
ayant la nationalité d'un Etat membre de l'Union. La citoyenneté
européenne est donc conditionnée par la citoyenneté
nationale, mais elle donne de nouveaux droits :
le droit de circuler et de résider librement
dans les pays de la Communauté;
la protection à l'étranger de la part des
ambassades et des consulats de n'importe quel Etat membre;
le droit de voter et d'être élu dans l'Etat
où l'on réside pour les élections européennes
et municipales sous certaines conditions;
le droit de pétition devant le Parlement européen;
le droit de déposer auprès du Médiateur
européen une plainte concernant un mauvais fonctionnement
de l'administration communautaire.
UNE UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE
La décision de créer une monnaie unique au 1er
janvier 1999 sous l'égide d'une Banque centrale européenne,
parachève l'intégration économique et monétaire
au sein du marché unique. L'Union économique et
monétaire se réalise en trois étapes :
la première étape s'achevant au 31 décembre
1993, libéralise la circulation des capitaux;
la deuxième étape, à partir du 1er
janvier 1994, instaure une coordination renforcée des
politiques économiques, visant à réduire
l'inflation, les taux d'intérêt et les fluctuations
des changes, de même qu'à limiter les déficits
et la dette publique des Etats. Ces critères doivent assurer
la convergence des économies des Etats membres préalablement
nécessaire à l'utilisation d'une monnaie unique.
Le passage est préparé par l'IME, Institut monétaire
européen;
la troisième et dernière étape est
celle de la création d'une monnaie unique au 1er
janvier 1999, et de l'établissement d'une Banque centrale
européenne (BCE).
LES COMPETENCES DE LA COMMUNAUTE S'ELARGISSENT. Avec
le traité de Maastricht, les compétences
communautaires sont étendues à de nouveaux domaines
(éducation, formation professionnelle, culture, santé
publique, protection des consommateurs, réseaux transeuropéens,
politique industrielle) selon le principe de subsidiarité,
c'est-à-dire dans la mesure où les objectifs de
l'action envisagée ne peuvent être réalisés
de manière suffisante par les Etats membres au niveau national
ou local. L'action communautaire ne se substitue pas à
l'action des Etats, mais vient en complément.
La politique sociale entre désormais dans le champ
communautaire. Le protocole social, bien que non signé
par le Royaume-Uni est annexé au Traité. Ainsi,
sont désormais adoptées par l'ensemble des Etats
membres (sauf le Royaume-Uni) des dispositions communes sur les
conditions de travail, l'égalité entre hommes et
femmes, l'intégration des personnes exclues du marché
du travail, la sécurité sociale...
POLITIQUE ETRANGERE ET DE SECURITE COMMUNE (PESC). Prenant
appui sur le mécanisme de coopération politique
institué par l'Acte unique, le "deuxième pilier"
du traité de Maastricht instaure une politique étrangère
et de sécurité commune qui permet d'entreprendre
des actions communes en matière de politique étrangère.
La décision doit être prise à l'unanimité,
les mesures d'accompagnement pouvant être prises à
la majorité qualifiée.
En matière de sécurité, l'Union européenne
définit une politique dont l'objectif est de conduire à
une défense commune, en s'appuyant sur l'Union de l'Europe
Occidentale (UEO). Les Etats membres peuvent toutefois continuer
à agir pour leur propre compte, à condition de ne
pas aller à l'encontre des décisions prises en commun.
AFFAIRES INTERIEURES ET JUSTICE. Le "troisième
pilier" a été conçu pour faciliter et
rendre plus sûre la libre circulation des personnes entre
les pays de l'UE. Les décisions se prennent à l'unanimité
et portent sur les domaines suivants :
règles de franchissement des frontières
extérieures de la Communauté et renforcement des
contrôles (à partir de 1996, les mesures sur les
visas doivent être décidées à la majorité
qualifiée, mais un Etat membre peut toujours prendre les
dispositions nécessaires pour assurer sa sécurité
intérieure et l'ordre public);
lutte contre le terrorisme, la criminalité, le
trafic de drogue et la fraude internationale;
coopération en matière de justice pénale
et civile;
création d'un Office européen de police
(Europol) doté d'un système d'échange d'informations
entre les polices nationales;
lutte contre l'immigration irrégulière;
politique commune d'asile.
LA REVISION DU TRAITE. Le traité prévoit
sa propre révision, notamment en ce qui concerne les institutions
communautaires, en vue de l'élargissement. La conférence
intergouvernementale réunie en 1996-97 a débouché
sur la signature par les gouvernements des Etats membres du traité
d'Amsterdam, le 2 octobre 1997. Ce nouveau traité
est entré en vigueur le 1er mai 1999 après ratification
par chaque pays membre.
Texte du traité : http://europa.eu.int/eur-lex/fr/search/search_treaties.html
Union européenne : recueil des traités - Tome
I, volume 1, UE, Commission européenne, EUR-OP, Office
des publications officielles des Communautés européennes,
1999, 20 euros, en vente à l'Eurolibrairie de Sources d'Europe
(Tél.: 01.41.25.12.69)
Source : Centre d'information sur l'Europe, 2004.
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