Logo Une Europe de la culture



Europe

> Jacques Chirac : la culture au cœur de l’Europe

> Pourquoi les Rencontres ?
> La Déclaration de Berlin

> Renaud Donnedieu de Vabres
> José Manuel Barroso

> L'Europe de la culture
• les aspects institutionnels
les chiffres

FRANCE, PARIS, MAI 2005 / LES RENCONTRES POUR L'EUROPE DE LA CULTURE
__L'Europe de la culture : les aspects institutionnels

1/ LE TRAITE ET LA CULTURE

Le traité actuel. Ce n'est qu'avec le Traité de Maastricht, en 1991, qu'une place est officiellement dévolue à la culture dans la construction européenne avec l'introduction d'un article spécifique. Sur la base de l'article 151 du traité instituant la Communauté européenne, des actions d'encouragement de la coopération entre Etats membres et, si nécessaire, d'appui et de complément de leur action en matière culturelle peuvent être adoptées selon la procédure de codécision, avec un vote à l'unanimité au Conseil. Quant aux mesures de soutien dans le domaine de l'audiovisuel, elles se fondent sur l'article 157 du traité CE, relatif à l'industrie, qui prévoit, depuis le traité de Nice, une procédure de codécision et un vote à la majorité qualifiée au Conseil.

Le projet de Constitution pour l'Europe. La Constitution renforcera la capacité d'action de l'Union en matière culturelle :

puce dès son préambule, elle cite les héritages culturels de l'Europe, la nécessité pour l'Europe de demeurer "un continent ouvert à la culture" et la devise de l'Union européenne "Unie dans la diversité" ( nouvelle disposition );
puce dans ses objectifs, la Constitution établit que l'Union respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique, et veille à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen ( article I-3, nouvelle disposition );
puce la Constitution réaffirme que l'Union tient compte des aspects culturels dans son action transversale afin notamment de respecter et de promouvoir la diversité de ses cultures. (article III-280 alinéa 4 : reprise des dispositions existantes);
puce la Constitution facilitera l'adoption des actions d'appui comme les programme culturels puisqu'une décision à la majorité qualifiée est prévue, au lieu de l'unanimité (article III-280 nouveauté en ce qui concerne la majorité qualifiée);
puce en maintenant l'unanimité pour la négociation et la conclusion d'accords commerciaux en matière de services culturels et audiovisuels, lorsque ceux-ci risquent de porter atteinte à la diversité culturelle et linguistique de l'Union, le Traité constitutionnel offre la garantie aux Etats membres que l'Union sera en mesure de défendre à l'extérieur une conception ambitieuse de la diversité culturelle (article III-315 paragraphe 4 alinéa a) : disposition dans la continuité des dispositions existantes).

2/ LES INSTITUTIONS CHARGEES DE LA CULTURE

Deux commissaires se partagent depuis novembre 2004 dans la nouvelle Commission les attributions culturelles : M. Jan Figel en charge des questions d'éducation, de formation, culture et multilinguisme et Mme Viviane Reding en charge des questions de société de l'information et médias, qui disposent, chacun, d'une direction générale placée sous leur autorité (Direction générale "éducation et culture", Direction générale "société de l'information et médias").

Le Conseil des ministres en charge de la culture et de l'audiovisuel se réunit au moins une fois tous les semestres, en plus de réunions informelles à l'initiative de chaque présidence. Deux groupes de travail préparent ces sessions du Conseil des ministres : le comité des affaires culturelles et le groupe audiovisuel.Haut de page

Toutefois, de nombreuses décisions affectant la culture sont également traitées par différentes directions générales de la Commission européenne et différentes sessions du Conseil des ministres. Sont notamment concernées les DG Relations extérieures (aspects culturels de l'aide au développement), Concurrence (aides d'état aux industries culturelles), Marché Intérieur, Taxe et Union douanière (TVA sur les biens culturels), Justice et affaires intérieures (lutte contre le trafic des œuvres d'art), ainsi que la DG Régions (financement de projets culturels dans le cadre de la politique régionale).

La commission "culture et éducation" du Parlement européen est saisie pour élaborer des rapports au fond ou pour avis sur les sujets culturels et audiovisuels, qui sont ensuite soumis en session plénière.

3/ LE BUDGET DE LA CULTURE

Les programmes spécifiquement dédiés à la culture et à l'audiovisuel, Culture 2000 et Media représentent un peu moins de 130 millions d'euros par an dans l'UE à 25 jusqu'en 2006 inclus, soit moins de 0,12 % du budget communautaire et 28 centimes d'euros par an et par habitant.

La Commission européenne propose pour 2007-2013 une augmentation à périmètre comparable de l'ordre de 35 % du programme culture 2007 et de 62 % du programme Media 2007. Pour la période 2007-2013 la Commission européenne propose que 214 millions d'euros soient alloués annuellement aux deux programmes, soit 0,15% du budget communautaire et un peu moins de 45 centimes d'euros par an et par habitant.

4/ LES PRINCIPAUX DISPOSITIFS TRANSVERSAUX PERMETTANT DE FINANCER DES ACTIVITES CULTURELLES

Les fonds structurels participent, pour une part importante, au financement de projets culturels s'agissant de la période actuelle de programmation 2000-2006. Il ressort d'une étude du Commissariat général du Plan que les co-financements européens pour des projets culturels s'élèvent à 160 millions d'euros en moyenne annuelle pour la période du 1er janvier 2000 au 31 juillet 2004, pour la France uniquement, avec un effet de levier important sur les collectivités publiques puisque le montant global des investissements culturels ainsi réalisés s'est élevé à 1,8 milliard d'euros sur les quatre ans et demi.

Il existe d'autres programmes contribuant au financement des actions culturelles :

puce le 6e Programme cadre pour la recherche et le développement (PCRD), qui finance notamment le projet Minerva pour la coordination des politiques de numérisation du patrimoine culturel;
puce le programme eContenu, pour la valorisation des contenus européens sur les réseaux mondiaux;
puce eTen, pour la valorisation des services de la société de l'information, qui finance notamment le projet Michael, pour la création d'un portail commun d'accès au patrimoine culturel numérisé;
puce le programme Socrates, pour le financement d'activités d'éducation (qui contient l'action Erasmus d'échanges d'étudiants en enseignement supérieur);
puce le programme Leonardo, pour le financement d'activités de formation professionnelle;
puce certains programmes de coopération extérieure qui ont des volets culturels : MEDA pour le partenariat euro-méditerranéen et plus particulièrement le sous-programme Euromed-Heritage, le Fonds européen de développement (FED) en faveur des partenaires d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, et le programme Asia pour la coopération avec les pays asiatiques et plus particulièrement le sous-programme Asia-Urbs pour l'aménagement urbain (qui a par exemple permis de co-financer des actions de restauration du patrimoine de l'ancienne capitale impériale vietnamienne).
Haut de page