L'Union européenne à 25

Europe


 Traité simplifié


UNION EUROPEENNE, 23 JUIN 2007 | UN TRAITE INSTITUTIONNEL POUR L’EUROPE
__A la une de la presse française

"L'Europe dit oui à l'avenir" [La Croix], "Le Traité qui sauve l'UE" [Libération], "Mini traité, maxi embrouille" [L'Humanité] : la plupart des quotidiens consacrent leur "une" aux résultats du Sommet européen au cours duquel les dirigeants des 27 pays membres de "se sont difficilement accordés sur un texte simplifié […] à Bruxelles" [Libération].

Un compromis adopté après des "négociations laborieuses"

"C'est vraiment un miracle". A l'issue du sommet européen, le Premier ministre finlandais Matti Vanhanen a résumé "le sentiment général" [Reuters] qui s'est dégagé le 23 juin après "un "rude marathon nocturne", qui a permis de "lever un à un tous les obstacles" [La Croix].

Avant que Varsovie se rallie au compromis final, "la Chancelière allemande [Angela Merkel] a proposé aux Etats membres de l’UE de convoquer une CIG sans la Pologne pour adopter le futur traité", indique Euractiv.fr, qui ajoute : "les Britanniques [ont] accepté le compromis après avoir obtenu gain de cause sur différents points : la disparition de la Charte des droits fondamentaux du corps du texte, l’élimination des symboles de l’UE et le changement de dénomination du ministre des Affaires étrangères".

Plusieurs journalistes parlent d'un "'traité Frankenstein'" [Libération, Reuters]. C'est "un texte délibérément opaque, recousu à la va-vite, bricolé avec de larges bouts du défunt traité constitutionnel", regrette l'éditorialiste de Libération, tout en reconnaissant que "s'il s'agit d'un texte a minima, [il] a le mérite d'exister". Pour La Croix, c'est une "réforme ambitieuse adoptée".

La plupart des quotidiens reconnaissent que "le Président français et la Chancelière allemande sont les artisans [de ce] succès" [La Croix]. "Nicolas Sarkozy tient son premier succès diplomatique", affirme Le Monde, tandis que La Croix indique que le président français "a confirmé ses talents de metteur en scène". Pour Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, "ce compromis est un succès pour l'Europe, pour la France et pour Nicolas Sarkozy" [Le Figaro].

Accord historique pour la droite, réactions mitigées pour la gauche

"A Bruxelles, l'accord a été accueilli avec soulagement", rapporte Le Figaro. "La crise a été évitée, l'Europe peut repartir sur de nouvelles bases", écrit le journal.

Libération note quant à lui que "la gauche du non, qui espérait un choc "salutaire" permettant l'avènement d'une Constitution plus sociale n'a donc rien obtenu, si ce n'est la disparition de la 'concurrence libre et faussée' des objectifs de l'Union".

Le compromis permet "à la Grande-Bretagne, le vrai gagnant de ce sommet, d'obtenir ce qu'elle voulait depuis longtemps : un statut à part qui lui permet de prendre ce qui l'intéresse dans l'UE et de ne pas participer au reste", analyse le journal.

"Pour donner un véritable avenir à l'Union, c'est un autre verrou qui devra sauter dans l'esprit de l'ensemble des Européens, cela se nomme la confiance : celle de chacun envers tous ses partenaires, et celle de tous en une seule Europe, qu'ils n'ont certes pas fini de construire", commente La Croix.

"La CIG qui s’ouvrira au mois de juillet devra adopter un "traité modificatif" avant la fin de l’année 2007, et pas un traité simplifié selon les termes employés jusqu’à présent par Nicolas Sarkozy" [Euractiv.fr].

Source : site web touteleurope.fr
Haut de page