
Traité simplifié
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EUROPE, 13 JUILLET 2008 | LE Sommet de Paris pour la Méditerranée
__L'Union pour la Méditerranée officiellement constituée
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Photo Elysée.
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Le Sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) a réuni, le 13 juillet 2008, sous la verrière du Grand Palais, à Paris, 43 chefs d'Etat ou de gouvernement de tous les pays de l'Union européenne (UE) et de la plupart de ceux du pourtour méditerranéen, dont MM. Al-Assad Syrie), Olmert (Israël), Abbas (Palestine) et Bouteflika (Algérie), et exception faite du colonel libyen Kadhafi et du roi du Maroc Mohammed VI, représenté par son frère.
Ce sommet qui avait pour volonté de renforcer et d'approfondir la coopération entre les deux rives de la Méditerranée, a abouti à la signature de l'acte fondateur de l'UPM, pour "bâtir ensemble un avenir de paix et de démocratie", dont "un soutien au processus de paix israélo-palestinien" et l'engagement de "renforcer la démocratie". Six projets, retenus par l'Union européenne, ont été lancés, dont celui de la dépollution de la Méditerranée.
L'UPM regroupera 43 pays européens, maghrébins et proche orientaux -, représentant quelque 750 millions d'habitants, du continent européen et de la rive sud de la Méditerranée. Un sommet des pays membres de l'UPM est prévu tous les deux ans, et les ministres des affaires étrangères devraient se rencontrer annuellement.
Le "geste de paix" des pays arabes
"Le monde entier vous regarde", a lancé Nicolas Sarkozy, lors de son discours d'ouverture, félicitant le "geste de paix" des pays arabes ayant accepté de participer à ce projet basé sur des partenariats et un équilibre Nord-Sud.
"Il faut que chacun fasse un effort sur lui-même comme les Européens l'ont fait pour mettre un terme à l'engrenage fatal de la guerre et de la violence [...] Ce que nous avons su faire, il n'y a aucune raison que les peuples de la Méditerranée ne le réussissent pas", a poursuivi le chef de l'Etat français, ému "de voir dans la même salle autant de chefs d'Etat arabes et le Premier ministre israélien". "C'est ensemble que nous allons construire la paix en Méditerranée, comme hier nous avons construit la paix en Europe", a-t-il ajouté.
"Faire plus" que le Processus de Barcelone
Le président égyptien Hosni Moubarak, co-président de l'UPM, a également souhaité que la "nouvelle phase" lancée par l'UPM soit "la phase de la paix au Proche-Orient". "J'invite le président [palestinien] Abou Mazen, le Premier ministre [israélien Ehoud] Olmert à poursuivre sur la voie des négociations de paix pour réaliser la paix totale et globale", a-t-il déclaré.
Le dirigeant égyptien a estimé que le Processus de Barcelone, lancé en 1995 entre les Européens et le sud de la Méditerranée, n'avait pas fonctionné en raison de l'échec du "processus de paix au Moyen-Orient", insistant sur la nécessité d'"apprendre la leçon de la période précédente, pour savoir quelles étaient les causes de notre échec". "Il ne s'agit pas d'effacer Barcelone, il s'agit, à partir de l'acquis de Barcelone, de faire plus", a-t-il ajouté.
Une nouvelle dynamique en faveur du partenariat en Méditerranée
Partant du constat que les écarts de développement se creusent entre les deux rives, aggravant ainsi les risques d'instabilité dans l'ensemble de la région, le chef de l'Etat français, désormais avec l'ensemble de ses homologues européens et méditerranéens, a initié une nouvelle dynamique en faveur du partenariat en Méditerranée. Il s'agit de s'appuyer sur les acquis du Processus de Barcelone, inauguré, il y 13 ans, à l’initiative notamment de l’Espagne et de la France, mais aussi d’en développer considérablement l’ambition, le fonctionnement et les moyens d’action.
Trois principes simples mais essentiels fondent le projet d'Union pour la Méditerranée : une mobilisation politique au plus haut niveau par des sommets de chefs d'Etat et de gouvernement tous les deux ans; une gouvernance sur un pied d'égalité incarnée par une co-présidence nord-sud et un secrétariat permanent paritaire; une priorité donnée aux projets concrets de dimension régionale créateurs de solidarités de fait.
Les projets de coopérations
Au programme des premières coopérations : les problématiques environnementales et énergétiques, avec notamment des propositions en faveur de la dépollution de la Méditerranée, du développement de l'énergie solaire et de la gestion de l'eau; des réponses aux risques naturels accrus et aux déficits d'infrastructures de transport, grâce notamment à des programmes conjoints de protection civile et de développement d'autoroutes maritimes; les défis du développement économique et social en Méditerranée qui pourraient en partie être relevés grâce à des actions d'appui aux petites et moyennes entreprises, et par des programmes de soutien à l'enseignement supérieur et à la recherche.
En annexe de la déclaration figurent six projets sur lesquels l'Union pour la Méditerranée doit prendre son essor.
Environnement. "La dépollution de la Méditerranée",
Transports. "Les autoroutes maritimes et terrestres", pour accroître les échanges et faciliter "la liberté de mouvement des personnes et des biens",
Répondre aux catastrophes naturelles. "La protection civile" à l'échelle de la région,
Energies. "Les énergies alternatives (le plan solaire méditerranéen)"
Education. "L'université euro-méditerranéenne", qui aura son siège en Slovénie,
Economie. "L'initiative méditerranéenne de développement des affaires".
Juillet 2008.

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