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2007
__Ban Ki-moon dénonce la persistance des pratiques et des stéréotypes qui portent atteinte aux femmes
Mary Robinson : les droits des femmes peuvent être intégrés à toutes les cultures
| LE MESSAGE DE BAN KI-MOON |
La violence contre les femmes et les filles demeure un problème généralisé dans de nombreuses sociétés, trop souvent couvert ou tacitement toléré, a accusé le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, devant l'Assemblée générale, le 6 mars 2007, à New York.
"Il faut mettre fin aux pratiques, aux coutumes et aux stéréotypes qui portent atteinte aux femmes et veiller à ce que celles-ci aient accès à l'éducation, aux soins de santé et à la propriété", a-t-il déclaré lors d'un débat consacré à la Promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes.
"L'égalité entre hommes et femmes est un objectif en soi et la condition nécessaire pour construire un monde plus juste, plus pacifique et plus prospère", a insisté Ban Ki-moon, soulignant que "lorsque les femmes sont véritablement engagées et responsabilisées, cela profite à toute la société". "D'innombrables études confirment que l'égalité entre femmes et hommes est une nécessité à la paix et à la sécurité", a-t-il rappelé.
Pourtant, "dans presque tous les pays, celles-ci continuent d'être sous-représentées dans les processus de prise de décisions" et "le travail des femmes continue d'être sous-évalué, mal payé ou pas rémunéré du tout". Par aillleurs, "sur plus de 100 millions d'enfants qui ne sont pas scolarisés, la majorité de ces enfants sont des filles et sur plus de 800 millions d'analphabètes, la majorité sont des femmes", a souligné Ban Ki-moon.
BAN KI-MOON : LA JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES EST IMPORTANTE EN CE QU’ELLE SOULIGNE LA RESPONSABILITE DE TOUS DE FAIRE EVOLUER LES VALEURS ET LES MENTALITES
Message du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2007.
C’est un plaisir et un honneur pour moi de vous adresser mes vœux les plus chaleureux à l’occasion de la Journée internationale des femmes, la première qu’il m’est donné de célébrer en qualité de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. J’espère que, toutes et tous, vous viendrez à voir en moi, dans les années à venir, votre représentant et votre allié.
Cette journée est une occasion pour nous tous femmes et hommes de nous unir pour défendre une cause qui est celle de toute l’humanité. L’autonomisation des femmes n’est pas qu’un but en soi, elle est une condition de l’amélioration de la vie de chacun de nous sur la planète.
Nul ne peut contester l’évidence de cette réalité. Et nul ne peut nier les résultats du Sommet mondial [des chefs d’Etats] de 2005 où les dirigeants ont réaffirmé que l’égalité des sexes et les droits de l’homme pour tous sont indispensables au progrès du développement, de la paix et de la sécurité.
Et pourtant, nous sommes encore bien loin de traduire cette conception en pratique universelle. Dans presque tous les pays, les femmes restent sous-représentées aux postes de décision. Le travail des femmes continue d’être sous-évalué, sous-payé ou pas payé du tout. Plus de 100 millions d’enfants ne sont pas scolarisés, et ce sont en majorité des filles. Plus de 800 millions d’adultes ne savent pas lire, et ce sont en majorité des femmes.
Pire que tout, la violence contre les femmes et les filles ne recule pas, quels que soient le continent, le pays et la culture. Elle fait des ravages dans la vie des femmes, dans leur famille et dans la société tout entière. La plupart des sociétés interdisent cette violence pourtant, dans la réalité, elle est trop souvent dissimulée ou tacitement admise.
C’est la raison pour laquelle la Journée internationale des femmes est si importante. Elle permet de dire clairement qu’il est de notre responsabilité d’œuvrer pour faire évoluer les valeurs et les mentalités. Elle nous appelle à travailler en collaboration avec les gouvernements, les organisations internationales, la société civile et le secteur privé. Elle nous exhorte à oeuvrer en faveur d’une transformation des relations entre les femmes et les hommes, à tous les niveaux de la société. Elle nous oblige à renforcer tous les moyens permettant d’autonomiser les femmes et les filles, depuis l’éducation jusqu’au microcrédit.
Les Nations unies doivent être à l’avant-garde de cette action. Je m’engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’elles jouent ce rôle, non seulement à l’occasion de la Journée internationale des femmes, mais chaque jour. Je me réjouis à la perspective de travailler à vos côtés pour notre mission collective.
Source : Nations unies, New York, mars 2007.

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